Poétique, mâtiné d'un romantisme intelligent, ce film de Joachim Trier raconte une femme d'aujourd'hui, ses doutes, ses tourments, parvient à en faire un personnage autant attachant qu'humain. Il revisite le thème du trio amoureux pour mieux s'intéresser au fossé générationnel et ce tout en filmant ses acteurs comme à travers une lentille d'irrévérence poétique (plus de détails : https://pamolico.wordpress.com/2021/10/12/julie-en-12-chapitres-joachim-trier/)
Un film au scénario impeccable, d'une poésie remarquable. L'actrice principale est juste fabuleuse. Celle dont le personnage recherche la vie avec un grand V. Une quête de frissons, d'amour, de légèreté.
Tout est fluide, la mise en scène est géniale ! Voilà un film qui fait du bien, qui émeut et qui fait rire. Un film comme on est les aime : juste, sincère et beau. A voir.
Pour une fois c'est la bande annonce qui nous avait tapé dans l'œil et motivé pour aller voir "Julie en 12 chapitres" du norvégien Joachim Trier. La bande annonce était traversée de manière fulgurante par une actrice lumineuse (superbement filmée) : Renate Reinsve (prix d'interprétation à Cannes). Le film ne déçoit pas malgré son sujet en apparence pas très vendeur : les déboires (sentimentaux et autres) d'une trentenaire. Mais c'est un peu plus fin que cela : Julie/Renate ne peut/veut pas entrer dans le moule études - boulot - mari - enfants, ... Un esprit rebelle qui ne veut pas plier et que l'on suit pendant quelques années au fil de ses trajectoires erratiques, de changement en changement, de rupture en rupture. Un esprit rebelle qui a besoin de temps pour se situer et qui voudrait bien posséder le pouvoir magique d'arrêter ce temps trop exigeant (très belle scène). Une jeune femme incertaine mais essentielle à ceux qui ont la chance de la croiser. C'est superbement filmé et les acteurs masculins sont, pour une fois, à la hauteur de l'héroïne. On a droit à de très beaux moments de cinéma et en prime, on découvre un peu de la vie de nos voisins norvégiens, c'est très instructif aussi !
Globalement déçue. Rien à voir avec Oslo 31 août. C'est assez déprimant, trop long, malgré quelques critiques de notre société assez intéressantes et amusantes.
A travers un canevas basique de comédie romantique, Joachim Trier livre in fine une "dramédie" à la délicatesse et au lyrisme tout simplement délectable. L'occasion (tout comme Fleabag dans un registre plus satirique) de dresser le portrait d'une femme moderne à travers l'ère post-MeToo.
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3,5
Publiée le 23 juin 2022
Trente ans, l'âge où l'on est censé avoir bien avancé dans la vie avec idéalement un travail et une famille, mais aussi l'âge où l'on commence à nous regarder différemment si l'on n’est pas au même niveau que les autres personnes du même âge. Il peut y en avoir plusieurs au cours d'une existence, mais Julie est à un carrefour de sa vie. Dans ce film divisé en plusieurs chapitres, on suit simplement Julie alors qu'elle tente de trouver sa place dans ce monde que ce soit professionnellement ou sentimentalement. J'ai vu Julie comme une femme assez sûre d'elle, mais en même temps très indécise comme si elle avait peur d'aller au bout des choses pour ne pas se rendre compte qu'elle s'était trompée. La médecine, la psychologie ou l'écriture, elle ne sait pas trop... Aksel ou Eivind, ça dépend de la période. Joachim Trier dresse donc le portrait d'une femme moderne tiraillée par l'incertitude qui est remarquablement incarnée par Renate Reinsve, lauréate du prix d'interprétation féminine à Cannes en 2021, qui est juste éblouissante. Une actrice fraiche et spontanée à l'image de cette quête du bonheur très agréable à suivre.
À 30ans, Julie est une jeune femme pleine de ressources mais qui cherche encore sa voie. Bien qu’heureuse en couple avec Aksel, elle refuse l’enfant qu’il désire et le quitte pour Eivind, avec qui elle démarre une nouvelle vie…
A travers 12 chapitres (comme son titre l’indique), le réalisateur norvégien Joachim Trier nous fait découvrir de l’intérieur, 12 moments forts de la vie d’une femme (insatisfaite) en proie à des conflits intérieurs et parfois, à des échecs.
Pendant 120 minutes, on part à la rencontre de Julie, de ses errements sentimentaux à son instabilité professionnelle. Elle est en quête perpétuelle d’un bonheur incertain et privilégie la liberté aux carcans que lui impose la société moderne.
Julie (en 12 chapitres) (2021) est une rom-com générationnelle authentique qui parlera au plus grand nombre (mais surtout auprès de la génération Y). La mise en scène formelle et la remarquable direction artistique viennent parfaire le reste. Superbement incarné par Anders Danielsen Lie et la lumineuse et spontanée Renate Reinsve (La Convocation - 2025), très justement récompensée par le Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes.
Joachim Trier n’a jamais refait aussi bien que Oslo, 31 août, son chef d’oeuvre. Même si Back home était plutôt réussi (pas vu son dernier Thelma). Ce nouveau film présenté à Cannes et auréolé du prix d’interprétation féminine pour Renate Reinsve (mérité, elle est formidable, de chaque scène elle tient tout le film sur ses épaules), même si le thème est différent, se rapproche par certains côtés d’Oslo. Une certaine ambiance, une certaine mélancolie, quelques jolies scènes comme suspendues. Une belle mise en scène, un scénario profond, léger aussi parfois, divisé donc en douze chapitres, douze moments (autour de ses amours) de la vie Julie, jeune femme qui se cherche. On s’attache rapidement à elle, son histoire pouvant se rapprocher par moment peu ou prou de la notre. J’ai trouvé le film très agréable, souvent drôle, parfois grave, jamais moralisateur. Mon seul reproche serait la présence de la voix off parfois inutile, répétant ce que l’actrice est entrain de dire. A noter aussi, la présence de Anders Danielsen Lie la révélation d’Oslo. Au final, un beau film, dans l’air du temps, qui confirme tout le bien qu’on pensait déjà de son metteur en scène Joachim Trier.
Un portrait plutôt mélancolique. Évidemment dû à sa façon de voir la vie. Qui compte le plus dans sa relation ? C’est peut-être cette question qui la rend triste. Ce qui ne la rend pas heureuse et ce qui lui fait croire qu’elle est la personne la pire au monde (traduction du titre norvégien) Un beau film en tout cas. Touchant et beau. Je n’ai pas du tout ressenti les chapitres comme un découpage, mais comme une façon mentale d’évoluer dans ses relations.
Les tribulations à la fois drôles et poignantes d’une jeune trentenaire en quête identitaire, illuminée par l’interprétation solaire (récompensée à Cannes) de Renate Reinsve.
Beaucoup de charme, pour ce film malheureusement très irrégulier, certains chapitres sont très bons, mais la majorité, sont assez insipides, se basant sur un scénario très, trop banal, avec le thème de la femme de 30 ans qui ne sait pas ce qu’elle veut , un premier compagnon gentil, tout pour plaire , puis lassitude , puis un 2eme idem gentil mais dont elle se lasse aussi . Elle ne veut pas d’enfant, mais en veut peut -être, elle veut être libre et indépendante, mais en couple. A la fois un peu « bateau », pas très innovant, et tournant parfois à l’absurde, on a envie de la bousculer un peu, pour l’aider à prendre de bonne décision et enfin trouver le bonheur. Au final 2 chapitres de très haute voltige, beaucoup de poésie dans celui où la jeune fille va retrouver son nouvel amour en courant au travers d’une ville qui s’est figée, comme si ce temps-là était fixé pour l’éternité, tous les personnages sont immobiles. Et puis la scène de la 1ere rencontre de ce même couple, où ils ne veulent pas tromper leur partenaire respectif , ils se confient de secrets très intimes y compris de l’ordre des fantasmes sexuels , mais sans passer à l’acte. Délicieux. Dommage que tout le film n’ait pas sut tenir le niveau de ces 2 chapitres. D’ailleurs l’épilogue surprendra un peu, pas très en phase.
Les thématiques percutantes de ce film et les magnifiques performances d'acteurs m'ont complètement bouleversée, je ne m'attendais pas à une telle claque. Une oeuvre intelligente, pleine de tendresse, pleine de vérités pour les trentenaires d'aujourd'hui, un récit bouleversant de bout en bout, surtout dans sa dernière partie qui m'a littéralement arraché les larmes. D'un réalisme rare, très émouvant.
L'histoire de Julie, jeune norvégienne de presque 30 ans, indécise jusqu'au bout des doigts, préférant vivre le jour présent plutôt que se projeter dans un avenir qu'elle imagine flou, que ce soit professionnellement comme affectivement.
Fausse comédie romantique, le film nous parle des errances et des surprises de la vie, qu'elles soient positives ou négatives. Parfois drôle, jamais lourd. Parfois touchant, jamais tire-larmes. Parfois cru, jamais tape-à-l’œil.
Malgré des chapitres parfois un peu inégaux, une petite capsule de tendresse (souvent), de cruauté (parfois) et de liberté (toujours) qui n'en fait jamais trop, et ose quelques belles trouvailles de mise en scène au passage.
Et au milieu de ce récit à l'esprit mélancolique, la rayonnante Renate Reinsve qui irradie le film de par sa présence, ses doutes, ses coups de gueule et ses rires. Rêveuse, imprévisible, solaire, et très justement récompensée par le prix d'Interprétation Féminine au dernier Festival de Cannes. 7,5/10.