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chas
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4,0
Publiée le 16 octobre 2021
Je craignais que l’histoire, d’une trentenaire indécise ne ressemble à « Les amours d’Anaïs » https://blog-de-guy.blogspot.com/2021/10/les-amours-danais-charline-bourgeois.html mais ces deux heures norvégiennes sont bien plus riches justifiant pleinement la qualification comédie dramatique. Ce côté « en même temps » coïncide avec le caractère fort tout en étant fragile du personnage principal. Bonne élève devenue vendeuse après avoir fait médecine et photographe, elle quitte l’homme qu’elle aime lors d’une séquence magnifique justifiant son prix d’interprétation à Cannes. D’autres scènes poétiques, drôles ou mélancoliques se succèdent en douze chapitres auxquels s’ajoutent prologue et épilogue. Une voix off judicieuse permet un récit distancié évitant les effets appuyés. Tout est bien dosé et l’évocation de l’écoulement du temps à travers la différence d’âge des protagonistes entre 30 et 40 ans peut même passionner quelque septuagénaire qui préfèrera gloser sur ces dilemmes là que se reconnaître parmi quelque vieux entrevus à l’arrière plan. Au-delà des histoires d’amour où s’inventent des jeux de séduction originaux, le questionnement « avoir un enfant ou pas » emmène vers des dilemmes sociétaux traités avec nuance. La lucidité des milléniaux n’empêche pas la solitude. Léger et profond, ce cinéma nous emmène ailleurs tout en aiguisant nos obsessions : comment des êtres beaux, intelligents, vivant dans un environnement confortable, se tricotent du malheur … et du bonheur?
Je m'attendais à une claque, un beau film plein de vie, un point de vue fort sur la trentaine. Pas du tout: on est au niveau de Bridget Jones, avec un peu de tragédie et une image plus travaillée. Je ne comprends pas l'engouement.
Après un départ intéressant, le film se noie dans un fjord verbal. hormis l'actrice, les caractères sont mal choisis. Quant à la récupération d'illustrations musicales incongrues, on ressent le manque d'inspiration
À découper son propos en douze chapitre plus un prologue et un épilogue, Joachim trier, le réalisateur norvégien de ce petit bijou, prenait le risque d’assommer d’ennui le spectateur … C’est tout le contraire: les tribulations de Julie qui se cherche sans se trouver, à 30 ans, passant de la médecine à la psycho puis à la photo, en multipliant les aventures et qui ne trouve intéressant que les endroits improbables, est un rafraîchissement. Le film ne m’a pas vraiment donné envie d’apprendre le norvégien, mais il jette, en point d’orgue de cette trilogie, un regard bienveillant sur la société de ce pays et les rapports humains à Oslo : Julie se cherche mais jamais sa famille ne la contraint, alors qu’on devine que pour ses ascendantes il en fut tout autrement. Julie change de vie avec une surprenante facilité, se posant toujours la même question du sens qu’elle doit donner à sa vie. Le film passe de chapitre en chapitre grâce à la belle présence a l’écran de Renate Reinsve (prix d’interprétation féminine 2021 à Cannes) . La photo est superbe et les gros plans de profils sont magnifiques et que dire de cette séquence immobile qui est un petit moment de bonheur cinématographique… Malgré le temps qui passe, les ruptures et les épreuves, Julie reste identique à elle-même tandis que ses proches se fixent (Eivind) ou disparaissent (Aksel) … son hymne à la liberté est peut être d’ailleurs la clé qu’elle cherche sans savoir qu’elle la porte en elle-même.
Gros mansplaining aussi niais qu'incompréhensible à la fin ! Au demeurant les trois premiers quart sont plus qu'agréables et il y a cette scène incroyablement belle de rencontre via le jeu des infidélités acceptables. Une merveille
Julie est drôle. Julie est émouvante. Julie est d'une justesse folle. Julie est cruelle aussi, parfois. Bref elle est vivante. Un moment rare de cinéma !
D'emblée, on le sait, ce genre de découpage narratif qui fait une sorte de succession de courts métrages donne toujours un résultat inégal. Ainsi on constate que les différents segments ont des durées très très variables, ce qui est tout aussi peu judicieux car les plus courts sont quasi tous peu intéressants voir même carrément anecdotiques. Le choix de la voix Off s'avère aussi agaçante que superflue. Le film reste particulièrement bavard, et trop souvent pour des propos peu passionnant ou si convenus avec sa dose de clichés (bobo artiste, lesbienne, rapport au père, soirée drogue... etc...), sans compter des passages obscurs ou plutôt qui laissent perplexes (certains qualifieront de malaisantes) comme la partie bad trip. Il y a quelques scènes assez magiques comme la traversée de Oslo dans une ville immobile, l'alchimie entre l'actrice et ses deux partenaires offrent bien quelques instants de grâce mais dans l'ensemble le film est trop long, trop inégal, trop déjà vu voir même trop cérébral ce qui limite les émotions surtout dans la première partie. Une grande déception... Site : Selenie
Finalement pas si emballée que ça par cette Julie notamment par l’omniprésence de Renate Reinsve qui semble faire une bande demo de toutes les mimiques et émotions possibles. Anders Danielsen Lie m’a paru nettement meilleur dans une plus grande sobriété. Les chapitres sont eux aussi inégaux et la fin assez décevante. En conclusion c’est un film plaisant avec de beaux passages mais pas le chef d’œuvre vanté par beaucoup.
Je comprends pourquoi l actrice principale Renate Reinsve a reçu le prix de l'interprétation féminine au Festival de Cannes 2021, cette actrice est d une telle authenticité dans sa façon d'exprimer une large palette de sentiments humains !
Un film complet, et complexe sous ses airs simples, sur de nombreuses dimensions de la vie…. Ici norvégienne mais c est plus généralement occidental. Impossible de tout aborder ici. Déjà, sur la pression sociale que subissent des jeunes adultes sur la vie qu il est jugé "bien" et "normale", de mener aujourd'hui . Dans une société qui ne considère pas encore suffisamment la dimension de la psychée humaine, et qui presse insidieusement à être productif (travail, couple, enfants) avant de prendre le temps nécessaire pour se connaître soi même, s estimer, s aimer, afin d avancer dans la vie avec plus de sérénité et de conscience. Comme ici, cette jeune femme qui ne s aime pas suffisamment, et qui a besoin de temps et d experiences pour maturer, s engager, et être pleinement en lien avec les autres et elle-même…. je vois aussi un lien entre les problèmes de santé d Aksel et le mercantilisme. Je ne sais pas si le réalisateur avait cela en tête, mais symboliquement, le pancréas est en lien avec la liberté, la maitrise de soi, la gestion émotionnelle et un conflit vécu avec amertume en lien avec l'argent peut entraîner une pathologie de cet organe. Il y a aussi le sujet des familles monoparentales, et des fragilités que cela peut entraîner chez les enfants…. Au final , je dirais que c'est un beau film sur le chemin vers la vraie Liberté....
J'ai bien apprécié l'originalité des 12 chapitres…
" Julie (en 12 chapitres)" présenté cette année au festival de Cannes est un drame romantique qui finit par émouvoir . En effet même si une ambiance détendue est abordé une longue partie du film , le portrait de cette trentenaire norvégienne brillamment interprété par Renate Reinsve ( prix d'interprétation cette année au festival de Cannes) au fil du temps bouleverse par sa sincérité, simplicité et sa mélancolie représentant bien la femme moderne de notre époque occidentale .
Les palpitations du cœur d'une trentenaire vers l'épanouissement. Film tout en nuances de gris sans aucun manichéisme. L'actrice mérite amplement son prix d'interprétation féminine reçue à l'unanimité du jury de Cannes.
Ce film évoque les difficultés à trouver sa voie quand on est une jeune femme européenne dans un mode de vie qui s'est imposé un peu partout. Il faut être mince, sportif, branché. Les habitations doivent propres, rangées, épurées alors que les difficultés à gagner sa vie sont croissantes. Ici en l'occurrence, on finit serveur dans un café ou vendeuse en librairie malgré des années d'étude à décrocher un diplôme. Il y a une angoisse existentielle inavouée qui rend difficile tout projet familial s'imposant comme une évidence pour nos aînés et toute prise de risques. Dans ce contexte, vont s'affronter l'amour vécu comme salvateur surmontant tous les obstacles et la maladie destructrice. Au final comme un bateau après la tempête, on finit par trouver son chemin.
Assez circonspect sur l’intérêt d’un tel étalage pour un portrait de femme que Renate Reinsve assume joliment, avec talent, sur une palette de sentiments très large. Son prix d’interprétation à Cannes 2021 n’est pas usurpé , mais si l’auteur veut nous faire comprendre qu’un sujet usé jusqu’à la corde ( la quête amoureuse ) peut être transcendé par la magie de la mise en scène, c’est une réussite. Qui s’éternise … Le choix du sexe, du travail, de la responsabilité individuelle immanquablement liée un jour à celle de la collectivité, Joachim Trier nous fait une sorte de déclin de l’empire norvégien dans sa phase intermédiaire. Sur le terrain des sentiments diffus qui virevoltent au gré de ses humeurs, de ses sensations, de son cheminement personnel le film me parait tirer le meilleur parti d’un récit par ailleurs très classique. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com