Le film laisse hélas, un sentiment de confusion, ...Isabelle Huppert commence par un face à face embarassant presque face à son volant ( plan américian)...On retourne en 1960, on revient au présent, puis après on ne sait plus trop quelle époque on est.....Les flashbacks se succèdent imprécis et constituent une sorte de bric à brac, entre Cologne, Paris, ou autre pays....Les scènes sont étranges et relatent la disparition du fils, ou autre relation avec des écrivains (elle est éditrice)...C'est confus autant dans le scénario que dans les émotions...A certains moments je me suis vraiment demandé s'il fallait rire ou pleurer......C'est du cinéma presque désincarné, qui à mon humble avis raconte l'histoire d'un deuil, avec ses fantasmes inachevés.......On reste sur une impression de désordre...Morale Isabelle Huppert est capable de tout....Je ne conseille pas vraiment (revoyez un bon Chabrol)
Portrait troublant d’une femme tourmentée qui replonge dans ses souvenirs de jeunesse, incarnée par la charismatique Isabelle Huppert, mais la narration décousue manque de fluidité. 2,25
A l’occasion d’une retrouvaille fortuite d’un amour de jeunesse, duquel elle aura eu un enfant sans jamais le révéler à cet amant, le personnage principal de ce film évoque ses souvenirs, les faits saillants de sa vie. C’est un style assez littéraire. Le risque c’est l’ennui car il n’y a rien de vraiment passionnant ou d'exceptionnel dans cette narration. Et puis, lorsque le déroulé de ce scénario est déjà bien avancé survient le rappel d’un évènement que le spectateur ne pouvait pas deviner. Et ça change tout ! Il est bien entendu hors de question de dire quoi que ce soit là-dessus ici car c’est la clé et la justification de ce récit.
Sur la forme, réalisateur et scénariste français avec en tête d’affiche une actrice française de renom pour un film réputé être en version française. Las, de nombreuses scènes (un quart de la durée du film ?) sont soit en anglais, soit en allemand. Sous-titré comme il se doit. Sans être complètement rétif à la VOST (au risque de rater pas mal de films), quelques astuces ou adaptations scénaristiques auraient sans doute permis de réduire ces dialogues qui doivent être sous-titrés pour le commun des spectateurs. Les secrets de tournage nous révèlent bien que le scénario a été longuement travaillé. Pas sur ce point ?
Le film dans son ensemble n'est pas indispensable et je n'ai pas été bouleversée ni même touchée par ce drame. C'est trop décousu, mélangé, à travers plusieurs époques, les personnages etc. Dommage car j'ai aimé Isabelle Huppert, impeccable, beau rôle pour elle.
Que dire... Ce film de Laurent Larivière est assez déstabilisant lorsqu'il joue avec la chronologie de la vie de Joan (Isabelle Huppert et Freya Mavor dans sa jeune période). Celui-ci requiert une attention de tous les instants pour comprendre le destin de cette femme et des mystères qui l'entourent. Ce portrait à travers les époques souffre d'un manque de souffle allié à un style trop épuré à mon goût. Pour résumer l'ensemble, j'ai trouvé cette oeuvre assez ennuyante, ne parvenant au spectateur que trop rarement à s'attacher au personnage de Joan. Bancal, on a connu Isabelle Huppert plus inspirée.
Une narration en trois lieux et trois époques. Narration parallèle qui donne une impression de décousu. Impression corrigée en fin de film. Le problème est que pour arriver a la fin il faut avoir subit le début et on a du mal a comprendre où l'on va et où s'ennui. La fin ne rattrapant pas le début a éviter.
C’est une réalisation de Laurent Larivière après Je suis un soldat remarqué au Festival de Cannes 2015. Il a écrit le scénario avec François Decodts. Ce drame français est sorti le 14 septembre 2022 en salle.
Isabelle Huppert va de nouveau être torturée pour notre “plus grand plaisir” avec ce drame français. On plonge donc avec cette mère ayant beaucoup de doute sur ce qu’elle a réellement apporté à son fils alors qu’elle a eu très jeune.
On aurait aimé qu’À propos de Joan nous en livre plus. Durant une bonne partie du film, nous allons voir cette mère échanger avec son fils, que ce soit dans le présent ou dans les flash-back. Ces échanges ne vont pas être dénués d’intérêt, mais ils vont vite être répétitifs et donc ennuyants. Il y a un manque de fluidité entre les différents passages temporels.
Heureusement, la performance d’Isabelle Huppert est géniale. Le personnage de Tim n’est en revanche pas assez utilisé. Il est un dynamiteur rafraîchissant dans le scénario et vu le talent de Lars Eidinger, le voir plus aurait été appréciable. Swann Arlaud se débrouille très bien dans la peau du fils adulte.
En réalité l’intérêt d’À propos de Joan va prendre sens à la fin. Attention, la suite de la critique va révéler des points essentiels. C’est lorsqu’on apprend que l’enfant est mort qu’on va se refaire tout le film et beaucoup mieux comprendre chaque dialogue. C’est un moment très intense. L’image qu’on s’était faite sur Joan change complètement. D’abord, elle est vue comme une mère irresponsable n’assumant pas son rôle. En réalité, c’est une femme qui a été mère trop jeune, mais qui n’a pas pu assumer. Elle va faire une erreur, et la payer toute sa vie.
Film très sévèrement note est pourtant très original et fin et émouvant. Revirement de fin très intéressant. Sujet déjà traité mais très originalement mis en scène. Isabelle huppert égale à elle même: parfaite
Pour Isabelle Huppert magistrale une fois de plus dans ce rôle rempli de complexité Pour cette histoire qui se dévoile au fur et à mesure qu'elle se déroule
Beaucoup de déception.. L'idée de départ me plaisait beaucoup mais le traitement beaucoup moins. Entre certaines scènes absurdes spoiler: la mère qui devient geisha ou la scène de rupture dans l'escalier ou scabreuse, spoiler: le rêve érotique avec la pieuvre qui ressemble à un pou géant , je suis hélas sorti déçu. Il reste de belles confrontations mère / fille et mère /fils et un dénouement inattendu.
Ai vu "A propos de Joan" de Laurent Larivière. Ce film qui a des airs de partie de Rubick's Cube est bien plus puissant qu'il n'en a l'air. Au début tout parait compliqué, mélangé, alambiqué gratuitement. Les flashbacks s'enchainent dans le désordre, c'est seulement parce que le film se déroule dans 3 pays différents que le spectateur arrive à reconstruire le canevas. Toute la partie anglaise est relativement mal jouée (la palme revenant à Freya Mavor qui joue Joan jeune), la partie allemande semble inutile et pénible (Lars Eidinger peut être un peu pénible à force d'appuyer le trait) . Tout le film et le propos trouve son sens dans les scènes qui se déroulent en France. Ce film qui se mérite ne dévoile son vrai sujet qu'à la toute fin, d'une façon très subtile et rien qu'en cela il mérite d'être vu. Les scènes les plus puissantes sont les confrontations d'Isabelle Huppert et de Swann Arlaud et celles de la star avec Dimitri Doré : les deux acteurs jouant le même personnage à des âges différents. Joan qui est d'origine Irlandaise relit sa vie de sexagénaire dans le désordre. A la fin tout s'emboite et le Rubick's Cube reprend toutes ses faces uniformément colorées. Huppert, dont je n'ai pas loupé un film depuis au moins 35 ans, propose un jeu plus naturel et plus extraverti qu'on ne lui connaissait plus depuis longtemps. La mémoire de Joan étant bien plus énigmatique que le personnage, cela permet à l'actrice de jouer différemment avec son corps, ses regards. Dommage que le scénario s'éparpille sur des époques différentes pas toujours très bien reconstituées à l'écran. La réalisation n'est pas toujours très lisible non plus, pourquoi certaines scènes sont caméra à l'épaule sans vraiment de justification, d'autres sont assez académiques, certaines rédhibitoires (les scènes face caméra dans la voiture) et puis de temps en temps de vraies trouvailles. Un film qui demande probablement a être revu immédiatement pour en avoir une autre lecture, une fois qu'on en connait le vrai sujet.
Les bons acteurs jouent (comme ils peuvent) les dialogues et situations imposés par le scénario, pleurent, s'aiment, volent, se giflent. Mais un spectateur comme moi, ou un autre assis à ma gauche, ou celle assise devant, se pose la même question : que fais-je ici? On ne ressent aucune émotion, mais aucune. J'ai rarement vu ça aux cinéma.
J'ai beaucoup aimé. Jeu subtil d'Isabelle Huppert J'ai moins accroché sur quelques autres personnages, mais globalement c'est une belle réflexion sur le passé, les souvenirs et la nécessité de faire la paix avec. Isabelle Huppert très touchante.