Une intrigue charmante et guillerette pour une fin qui ne l’est pas. Une page se tourne dans la famille. J’ai aimé cette parenthèse enchantée en France où le passé devient un élément de souvenir joyeux. La saga de cette famille est vraiment luxueuse. C’est un travail d’écriture et de mise en scène remarquable je trouve.
Les qualités reconnues du premier épisode cinématographique se retrouvent en partie dans ce second opus. Toujours très proche du théâtre filmé, toujours interprété par une bande d'acteurs britanniques émérites, cet épisode raconte le tournage d'un film muet au crépuscule de cet art d'une part, et une visite en France dans une villa de rêve de la Côte d'Azur dont vient d'hériter de façon très surprenante la douairière de la famille, d'autre part. Les rapports humains entre maîtres et valets sont le sel de ces aventures, les amours dévoilées en sont le piment. Il faut se contenter de ce ballet de personnages engoncés dans leur rôle social et de dialogues souvent cinglants mais accompagnés d'une touche d'humour britannique jamais très loin. Pour le reste, rien de décoiffant, pas de recherche cinématographique particulière si ce n'est la qualité des décors et des costumes. On est resté sur la forme de l'entre deux guerres...
Si l'on retrouve toujours cet équilibre quasi miraculeux qui avait rendu la série si captivante, avec des personnages multiples qui ont chacun leur part de lumière, il faut quand même convenir que, au-delà du capital sympathie du casting, l'histoire perd sur grand écran d'une partie de la complexité initiale: il n'y a plus de "méchants" ou d'évolution notable, pas d'aspect vraiment sombre. C'est un peu comme si chaque personnage était arrivé au bout de son chemin, d'une certaine manière. La rythmique si particulière fonctionne encore car l'écriture a quand même de beaux restes, mais le sentiment s'impose d'une inspiration qui a bien failli manquer à l'appel.
L'ERE CONDITIONNEE. Mettre son abbey de lumière pour sombrer du coté de la Cote d'Azur. L'avènement du cinéma sonore comme attraction, transition des déboires de l'aristocratie anglaise. Un changement d'air à l'heure du thé et du retour du marquis de Montmirail. Jean Reno a aimé.
Le long métrage n'a pas le punch de réalisation de la série elle-même, on commence à ressentir l'étirement de l'écriture pour exploiter un bon filon. Il n'empêche, que l'on aime retrouver "nos" personnages comme un conte de fée, le soir avant de s'endormir. La beauté des lieux, des costumes, de la reconstitution font oublier l'inégalité flagrante de l'époque, avec cette fois-ci, un début de révolte, lorsque les domestiques sont appelés comme figurants à diner dans la grande salle, ou quand la fille Edith prend son indépendance comme journaliste. Les clichés sur les français sont standards, mais avec Carlson deviennent irrésistibles. La mise en parallèle du basculement de deux époques est bien vue: le départ de la douairière avec une Maggie Smith impériale spoiler: jusqu'à son dernier souffle, et la fin du cinéma muet, avec la star à voix de bécasse remise en place par les servantes de Downton!
Facile clin d'œil à Singing in the rain. spoiler: Mary n'a pas cédé au beau metteur en scéne, comme sa grand-mère il y a 50 ans, mais le vent du boulet ne passa pas loin.
Enfin, Barrow le butler lui cède à l'acteur californien, et quitte son job, pour vivre pleinement sa sexualité ailleurs, autre temps, autre mœurs.
Ce nouveau film est encore plus réussi que le précédent. Le scénario est un peu plus étoffé et on l'on s'intéresse un peu plus encore aux personnages. Les décors sont toujours aussi fastueux. En outre on découvre aussi de très belles vues de la côte d'Azur. Le film respire le charme, le chic et l'élégance britannique. C'est un petit bijou servi par un casting brillant. A déguster sans modération.
Ce deuxième volet de Downton abbey est aussi très réussi. Certes les très nombreux personnages sans rôles prédomidants déboussolent un peu le spectateur , mais c'est compensé par un fil directeur simple pour le scénario.Après un banctitre appréciable déjà sur l'image on sera vite conquis.Les décors sont superbes, les intérieurs somptueux et les costumes hors classe.La musique est à lahauteur de ce que nous voyons.Les dialogues mettent en avant un humour très " british" et pour compléter cet ensemble, il est très intéressant de découvrir ou redécouvrir les difficultés du cinéma à la charnière entre le muet et le parlant.On finit par s'habituer aux très nombreux acteurs et on se régale de ce film où l'esthétique est de mise.
J'ai adoré la série de 52 épisodes et les 6 saisons ... j'ai beaucoup aimé le film de 2019... et j'ai aimé le film de 2022 mais sans plus. Je ne sais pas ce qui s'est passé mais je reste un peu sur ma faim sur ce coup là. C'était assez ''mou'' pour tout dire. :/
“Downton Abbey” est une série télévisée de six saisons et diffusées entre 2010 et 2015. En 2019, la série s’est offert une belle suite au cinéma. Nous la retrouvons une nouvelle sur grand écran en 2022. “Downton Abbey 2 : Une nouvelle ère” est plutôt anecdotique. Une intrigue se forme autour de la comtesse douairière Lady Violet qui permet à la famille Crawley de quitter un temps le domaine anglais et de découvrir la chaleur de la Côte d’Azur. Certains personnages bénéficient d’une conclusion plus aboutie à leur histoire et les français Simon Curtis et Nathalie Baye viennent faire un petit coucou. “Downton Abbey 2 : Une nouvelle ère” est une suite convenable mais sans nouvelle saveur d’une très bonne série. Mais peut-être n’est-il pas nécessaire de proposer une troisième tentative. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
On retrouve cet "Univers" très particulier, so British, 1 siècle - et oui - en arrière (à quelques années près), hyper austère au niveau de l'architecture ou de l'étiquette, complètement décalé côté humour. Dans ce second film, l'action se déroule entre l'Angleterre et la côte d'Azur, et justement la découverte du lieu méditerranéen, constitue l'intrigue proposée. Quels décors et costumes !! Tout simplement époustouflants : d'abord la demeure style manoir, démesurée, aux décors "Agatha Christie", ensuite le nombre de personnages, la grande Bourgeoisie et l'ensemble du personnel de maison, confèrent une ambiance rétro savoureuse, subtilement imbriquée à un humour omniprésent, dans les regards et les répliques joliment construites. La découverte de la villa héritée dans le sud de la France, par ailleurs superbe, grandiose, devient le terrain de jeu, tout trouvé d'un scénario pétillant et relevé, pendant que le site Anglais devient lui un lieu de tournage d'un film, lui même trop drôle. C'est justement la transition du film muet, qui nous est détaillée ici avec l'envers du décor, les doublages hilarants.... Au total, un film drôle, raffiné et enivrant. La photographie est somptueuse, le casting hyper réussi (on a même N Baye et J Zaccaï) ; En bonus, on dévore des scènes de danse de Fox trot, à la musique typique nous donnant envie de sautiller, et de "revenir" à ces années dites plus "folles" ..... peut-être, insouciantes sans doute.....Chouette non ?.....!!**
Quel plaisir de retrouver ces personnages qui ont pris quelques années, dans une suite excellente, en tous points ! Le script nous emmène en France mais pas seulement puisqu'on suit aussi le tournage d'un film à Dowton Abbey. Aucun détail n'est oublié, ce qui fait la grande qualité de ce film.
Toujours un plaisir de découvrir un épisode de Downton Abbey dur grand écran. Si on ne connait pas la série je ne suis pas sûr qu'on comprenne tout à cet épisode mais si on est fan on ne sera pas déçu. Hormis la partie française plus chiche que je ne pensais, c'est un épisode fort en émotions qui vous mettra forcément la larme à l'oeil. Quant au réalisateur et au scénariste, ils ont réussi le tour de force de donner un rôle à quasiment tous les protagonistes en seulement 2 heures.
Une belle production servie par des lieux de tournage d'exception ne font pas un film. Une opération commerciale tout au plus sur fond de scénario guimauve et de dialogues faussement courroucés. Très beau et à la fois plat.