Si Lourdes est le centre de la création de ce nouveau film des frères Larrieu il n’est en rien assimilable au miraculé de Jean-Pierre Mocky . Ici l’apparition de la vierge est une véritable bénédiction pour notre héros qui sans trop le comprendre retrouve une famille qui l’attendait depuis vingt ans. L’homme se glisse alors dans son nouveau personnage et rencontre son frère, ses enfants ( l’idée de ce duo fraternel est magnifique ), et puis son amour de toujours et encore un autre amour peut-être plus emblématique. Arnaud et Jean-Marie Larrieu ont l’art, le don, l’intelligence de mêler à la légèreté des choses, une futilité de première importance. Même si on la doit à cette vierge improbable que Pat suit à la trace pour revivre une histoire qui ne lui appartient pas. Et reprendre ses chansons d’autrefois dans ce fatras de souvenirs que quelques pas de danses effacent joyeusement. On ne parlera pas de comédie musicale, mais d’un conte enchanté par la folle interprétation de Mathieu Amalric, grandement accompagné par Mélanie Thierry, Maïwenn, Galatea Bellugi, et Josiane Balasko, Bertrand Belin, Denis Lavant … L’affiche est riche, le film aussi Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
L'originalité et la musicalité est appréciable dans cette comédie de 2020 avec les masques. Un aspect poétique mais aussi un peu tortueux, onirique et si tout rentre dans l'ordre au final la moralité de l'ensemble n'est pas bien nette.
Portée par une ribambelle de bons comédiens et écrite par la fine fleur de la chanson française (Étienne Daho, Philippe Katerine, Bertrand Belin, Jeanne Cherhal, Dominique A), cette comédie musicale est signée des frères Larrieu, qui reviennent ici dans leur ville natale, Lourdes, porteuse d’une atmosphère décidément peu banale. En résulte un film un brin foutraque, histoire d’un clochard témoin de l’apparition d’une jeune femme dans les rues de Paris, qui va tenter de la retrouver dans la cité de Bernadette Soubirous, et y dégoter une famille de substitution. Tralala enchaîne des séquences musicales virtuoses et des passages plus paresseux, parfois proche du concert filmé. Un objet étrange, jamais désagréable mais qui laisse parfois l’impression d’un potentiel sous-exploité.
————————————————————————————————— Tralala, ou la comédie musicale à la française…Comme d’autres genres (fantastique, science fiction,) les comédies musicales font rarement l’unanimité; on adore ou on ne marche pas! Moi j’adore….. Bien sûr, on retrouve le côté farfelu des Larrieu…entre gravité et légèreté avec un peu de provocation. Amalric sorte de « musicien clochard » croise à la gare Montparnasse, une si belle jeune fille, qu’elle ne peut venir que de Lourdes ….et ressembler à la Vierge Marie…. il part donc à sa recherche….et retrouve une « famille » (?) un peu fantasque… Entre décors urbains poétiques, piste de danse ou lac entouré de montagnes on va et vient entre scènes magiques ou qui frôlent le ridicule. Ainsi, vous voyez que ce n’est pas évident…??? J’ai marché à fond!! Amalric et Mélanie Thierry sont splendides et j’ai découvert Bertrand Belin qui rayonne comme chanteur…et comédien.
Tralala (Mathieu Amalric), sorte de clochard céleste qui vit en électron libre, se retrouve à Lourdes, à la recherche d’une jeune fille qui lui est apparue prés de la gare Montparnasse et qui lui a délivré comme seul message : surtout ne soyez pas vous-même ! Sur place, on va le prendre pour un autre, disparu depuis 20 ans. Il ne va donc pas être lui-même l’espace de quelques jours et ce retour tant espéré va redonner le gout de vivre à l’entourage du jeune homme disparu. Tout cela en musique et en chansons. La bande originale du film est d’une grande cohérence malgré les compositeurs différents (un compositeur par interprète) et cela, grâce au travail de Renaud Letang. De même pour le film, les frères Larrieu parvenant à instaurer une unité de ton en instillant une ambiance drolatique et émouvante qui nous charme de plus en plus tout au long des deux heures de projection. La distribution est parfaite, emmenée par un M. Amalric omniprésent et excellent. Bertrand Belin, pour ses premiers pas d’acteur est plutôt bluffant. Décalé mais pas trop, « Tralala » est une sorte de petit miracle !
Ça part d'une bonne intention mais l'histoire est très très légère, donc c'est plus une suite de numéros chantés qu'une histoire qui se tient vraiment. Pas désagréable mais loin d'être inoubliable.
Un film généreux et doux... en apparence ! Les acteurs sont, comment dire ? nature ! et frenchiment talentueux, pas à l'américaine, quoi ! bien qu'ils chantent et dansent. C'est un grand petit film (pas d'effets spéciaux), plein d'émotions et surtout de sujets abordés sans trop avoir l'air d'y toucher. Tralala - la - l'air !
Le solaire Mathieu Amalric dirigé par les frères Larrieu signe une prestation déroutante. Son personnage, Tralala, alias Pat, va se rendre à Lourdes pour retrouver une fille croisée la veille à Paris. Comédie musicale loufoque emmenée par une pléiade d'acteurs connus et de compositeurs reconnus, "Tralala" prend son temps pour faire grimper les émotions et trouver le ton juste. Tout n'est pas parfait, mais on se laisse porter par la tendresse d'Amalric. Le tout donne un résultat enthousiasmant si on lâche prise devant ces chansons lumineuses. Josiane Balasko est elle aussi terriblement attachante dans cette oeuvre unique.
Fantaisie délicieuse. Un pur plaisir doux et désuet porté par d'excellents acteurs qui s'amusent, se laissent porter et nous embarquent avec eux. Une belle réussite qui fait du bien.
Je suppose que le prix à payer quand on se lance dans un projet qui sort vraiment des clous est de susciter un ressenti tranché et instinctif, qu’on ne parviendra jamais totalement à corriger par la réflexion et l’analyse. Un clochard céleste parisien, transfiguré par sa rencontre avec une jeune fille qu’il assimile à la Sainte Vierge, part à sa recherche à Lourdes, où la propriétaire d’une discothèque le confond avec son fils depuis longtemps disparu. Et tout ça en chantant, évidemment ! Alors, qu’est ce qui ne va pas dans ce film, qui est quand même traversé par deux ou trois petits moments de grâce, généralement quand Mélanie Thierry est à l’écran ? Je n’en suis pas certain, sa fantaisie et son originalité auraient pourtant dû me sembler rafraîchissantes….en fait, ‘Tralala’ est encore un de ces films que j’aurais voulu aimer…mais qui ne m’ont pas convaincu du tout. Toutes ces histoires d’amante retrouvée, de frère vaguement rancunier, d’enfant supposé, c’est très premier degré, c’est presque du vaudeville…et ça se marie très moyen avec de la musique et des paroles qui se veulent sensibles, inspirées, légères…sans vraiment parvenir à l’être. On voudrait bien être ému et on se retrouve juste goguenard face à cette avalanche de kitsch pas tout à fait assumée. . Si le fond du film avait été totalement barré et pas seulement un peu allumé, alors peut-être que…mais ‘Tralala’ ne parvient jamais à aligner les curseurs entre ses prétentions et le résultat, qu’il s’agisse du scénario ou de la sélection musicale. C’est sûr, entre la variétoche, la pop, l’électro tendance french touch et le hip-hop, il y a du choix…mais rien n’est vraiment très inspiré (faut dire que je n’ai pas vraiment d’atomes crochus avec Bertrand Belin ou Dominique A) ni très bien interprété. Au final, il s’agit juste d’un spécimen standard de “Film français”, dont l’originalité musicale s’évapore derrière un scénario futile et des interprétations globalement insipides.
Bashung aurait-il guéri à Lourdes d'un cancer incurable? Ce pseudo Bashung sauve cette comédie musicale assez affligeante. J'aurais aussi de l'indulgence pour Josiane Balasko qui s'en sort très bien en deejay improvisé et nous met par moment une ambiance disco. Mathieu Almaric s'en sort très bien dans son personnage de SDF mais est-ce suffisant pour faire un bon film,? La médiocrité de beaucoup de mélodies et cette substitution du SDF au fils prodigue à laquelle personne ne croit vraiment, rend tout ça très bancal.
La loose totale.. j’ai tenu 40 minutes..comment dire au monde entier de ne pas acheter le cinéma français. On ne croit pas un instant à cette histoire, les comédiens non plus d’ailleurs, la musique reste faible, je ne dis pas indigente..on a envie de raser le pauvre Amalric et de lui flanquer des claques, Balasko est un désastre. Ce film est vraiment à fuir, on le retrouvera en pôle position pour le navet de l’année.
Très difficile de noter ce film .... le scénario est disons le assez "moyen" (et je suis gentil). Quelques scènes sont vraiment réussies et très prenantes , mais trop de longueurs sabotent l'histoire ... fort heureusement le jeu des acteurs ( notamment Bertrand Belin ) sauve l’ensemble .. .d'ou ma note de 3 etoiles.
Une histoire assez classique sous forme de comédie musicale, le mythe de l'imposteur en chansons. Pas désagréable à regarder mais peu d'éléments qui suscitent une émotion ou une raison de se souvenir.