Derniers Avis : Nous nous sommes tant aimés ! - Page 6
Nous nous sommes tant aimés !
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Un visiteur
4,0
Publiée le 28 mars 2007
copie restaurée du chef d'oeuvre d'Ettore Scola, je ne l'avais jamais vu. Ce film n'a pas vieilli, et dépeint une amitié sur trente ans et le bilan final avec l'histoire italienne en fond et Rome en décor...subtil, amusant, mélancolique...une grande réussite...avec Vittorio Gassman, il est beau!! A voir ou revoir.
"C'eravamo tanto amati". Du titre, on ne sait quoi penser. Une enième romance sentimentale se profilerait-elle ? Loin de là car s'il s'agit bien d'un film traitant des émotions humaines, il n'en reste pas moins un modèle de réalisation dans la comédie. Scola a pris des risques, traité son sujet de manière originale et s'en est tiré avec de grands honneurs. Sa mise en scène est constituée de plans sans cesse surprenants, ne posant jamais sa caméra à l'endroit attendu. Par cette démarche, il surprend et permet ainsi une assistance bienvenue à sa description caractérielle, laquelle aurait pu sombrer dans un intérêt plus que désuet. Ses personnages ont tous un sens et ne prennent à aucun instant le dessus d'une intrigue admirablement ficelée. La narration joue aussi en la faveur de ce film remarquable et maîtrisé en tous points. Déroutante, elle garde un sens précis que beaucoup auraient laissé en cours de route. Elle capte toute l'attention du spectateur qui ne pourra alors sortir de cette oeuvre que difficilement. L'interprétation est bonne et retranscrit pleinement le propos du cinéaste ayant manifesté la volonté et réussite d'une direction assez précise sans tomber dans l'excès. La caricature sociale est plaisante, les rebondissements amusent et tiennent en haleine, l'humour fait mouche dans un quasi sans-faute... Il est vrai que l'on peut être rassuré par le niveau tant les grands noms occupent l'affiche mais il est surtout fort agréable de se dire que l'on a passé un très bon moment devant un film ne manquant pas de charme. Si "C'eravamo tanto amati" n'est pas un chef-d'oeuvre non plus, on pourra le qualifier par le biais de certaines séquences de "petite perle à découvrir".
Même si j'ai été un peu décu par ce film, il n'en reste pas moins très beau, très personnele t extrêmement réussi. Ettore Scola arrive à trouver un remarquable équilibre entre la mélancolie et la joie, à travers des personnages profondément humains et attachants. De plus, le thème de l'amour est traité avec une grande intelligence, sans la moindre bêtise. A noter la présence d'acteurs d'exception, à l'image de Vittorio Gassman, Nino Manfredi et Stefania Sandrelli, la grace incarnée. Un beau film.
Exemple incontournable de comédie douce-amère teintée de satire sociale, "Nous nous sommes tant aimés" est de ces films qui, quand bien même le temps les viellit, séduit toujours par une liberté de ton irréductible aux styles et tendances. Comme des yeux encore brillants sur un visage agé dont l'on devine la beauté passée.
Un peu déçu par ce classique. Si l’idée qui sert de base au scénario est bonne, elle ne me semble pas exploitée aussi bien qu’elle aurait méritée. Le début du film est très verbeux (italien, dirons les fans), sans qu’il s’en dégage une excitation, une vitalité particulière. Un peu assommant, en fait, même s’il y a des moments drôles. La suite est plus réussie, lorsque les vies des trois héros divergent et que leurs retrouvailles installent une atmosphère de nostalgie douce-amère. Mais ça me semble juste intéressant, pas renversant. Assurément, Scola veut éviter de trop en faire dans le sentimental et le larmoyant ; souci louable... mais n’est-il pas allé un peu loin ? L’interprétation est inégale. Au dessus du lot (évidemment), Vittorio Gassman, charismatique comme jamais. Très bon aussi, Stefano Satta Flores, dans son rôle de révolutionnaire caractériel. C’est sans doute le personnage le plus réussi: impossible de dissocier chez lui l’idéalisme militant de l’égoïsme et de la vanité de celui qui a passablement raté sa vie. Nino Manfredi nettement en dessous, pas vraiment marquant dans un rôle, il est vrai, plus passe-partout que ceux de ses comparses. Stefania Sandrelli, belle bien sûr, mais juste correcte dans un rôle finalement peu valorisant. A signaler aussi le beau-père de Gassman et sa trogne inoubliable. Au final, un film qui se voit agréablement, de beaux moments, un hommage ardent et tout à fait bienvenu au cinéma italien d’après-guerre (apparitions de De Sica, Fellini et d’un film d’Antonioni)... mais pas forcément un chef d’œuvre pour autant.
LA DOUCE VIE. De temps en temps, un petit classique du cinéma transalpin. Plus fringant que La Dolce Vita, le film d'Ettore Scola est un beau portrait, certes vieillissant, de l'Italie.
Tout simplement magique. Apologie de la nostalgie et distinction faite sur deux catégories d'Hommes: ceux qui ne pourront que vivre pour leux idéaux et ceux qui apprennent, avec le temps à s'asseoir dessus...Le tout avec une tendresse infinie...Et si on y ajoute à ça le rythme enjoleur de la langue italienne on en sort retourné.
Un pur chef d'oeuvre! Incontestablement une réussite absolue, les acteurs sont somptueux, le plus grand film italien du siècle vous propulsera dans une atmosphère romantique, presque mystique grâce aux effets spéciaux, un monde où les personnages sont plus vrais que nature et magnifiquement interprétés. La peinture réaliste de la vie politique de l'époque et de son atmosphère est fascinante. La musique est au diapason, les couleurs sont variées, le film fonctionnant avec flash-back révèle avec justesse et émotions la jalousie, la folie des grandeurs, la passion. Une leçon de vie.
Fresque douce amère sur l'Italie d'après guerre,regard nostalgique sur tout une génération qui a vécu avec ses illusions ... Des formidables numéros d'acteurs magnifiquement filmés par Scola. Un pur chef d'oeuvre !
Peut-être n'ai-je pas la maturité pour apprécier le film mais j'ai été incroyablement déçu de découvrir ce titre phare de la filmographie de Scola. La musique est atroce (entre la Boum et le téléfilm érotique de M6), le doublage est calamiteux, la couleur passée (version restaurée dit-on ?). Pour l'histoire, bof, rien de transcendant. Beaucoup d'égoïsme et d'amertume, certes, mais je n'ai jamais réussi à entrapercevoir un véritable moment de bonheur. L'art du faux est à son comble et flirte avec ses limites.
Sans doute un des films majeurs d'Ettore Scola. Impossible de décrire pourquoi cette oeuvre est si jubilatoire. Par miracle, tout fonctionne et nous touche. De la grâce à l'état pur, afin de nous rappeller à quel point Ettore Scola fut un grand cinéaste.