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AdriBrody
16 abonnés
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3,5
Publiée le 24 juin 2025
Bien que j'en ressorte légèrement déçu, Nous nous sommes tant aimés est un très bon film qui relate l'après-guerre italien et une société capitaliste qui possède son lot de problèmes. Quatre amis se séparent, vivent chacun leur vie. Dans un nouveau monde dicté par l'argent, les relations se déchirent et disparaissent. Un film plus intelligent donc que simplement montrer la joie de l'après-guerre, mais aussi le système qui n'en reste pas moins un nouveau problème. Hommage au cinéma italien, Nous nous sommes tant aimés est un film qui se perd parfois dans ce qu'il raconte mais qui retombe tout de même sur ses pattes.
Un chef-d'oeuvre sur le temps qui passe, nous éloigne de nos amours, de nos idéaux, de nos convictions... Et aussi de nos amis. C'est beau, drôle et triste à la fois et c'est assez créatif sur la forme pour que le temps, justement, passe si vite.
"Nous nous sommes tant aimés" ou le temps des désillusions. Résistants et libérateur de l'Italie, Antonio, Gianni et Nicola sont entrés dans l'après-guerre avec de communs espoirs marqués à gauche. Mais la société et la vie sont souvent réfractaires et les décennies se succèdent comme autant d'échecs ou de compromissions. Antonio le prolétaire reste le brancardier modeste qu'il était avant-guerre; Nicola l'intellectuel cinéphile, ne trouve aucun écho à ses revendications culturelles, tandis que Gianni, l'avocat, se met au service d'un industriel corrompu qui lui ouvre les portes de la grande bourgeoisie... Tout au long du film et de trente années, chacun de ces trois anciens amis séparés par la vie ou par une femme semble subir son existence, loin des rêves et des ambitions de jeunesse. On sent bien l'amertume portée par le sujet mais Scola détourne la gravité par la dérision, cette faculté inégalable et typique du cinéma italien, et découvre dans leur triste condition et leur désenchantement la part de ridicule de ces trois grands enfants tout à la fois vindicatifs et impuissants.
Ettore Scola dépeint les trente glorieuses, la reconstruction d’après-guerre, à travers les visions antagonistes de trois amis. Sur un triangle amoureux à la "Jules et Jim", il signe un film profondément politique, très frontal dans sa façon d’aborder ses thématiques.
Trois amis gauchistes. Qui ont ferraillé ensemble au temps de la Résistance Italienne. Depuis, après avoir abandonné femme et enfants, l'un a vu toute ses illusions se fracasser les unes après les autres. Les deux autres, bien que ne faisant plus partie de la même classe sociale, se sont embourgeoisés. Amis tantôt, presque inconnus quand ils se retrouvent tous les trois pour la première fois en 25 ans. Même en 1974, le thème des amis d'hier qui n'ont plus rien à se dire aujourd'hui, avait déjà était rebattu plus d'une fois. Mais, comme toujours, c'est la façon dont on raconte qui importe. Par exemple, dans "La chasse" de Saura, les trois protagonistes se retrouvaient dès le début du film, pour progressivement se haïr. Dans "Nous nous sommes tant aimés", si la finalité est la même (à un degré moindre, cependant), le cheminement, quant à lui, est inverse. En effet, les trois mecs ne se retrouvent qu'à la fin. Tout le reste du film détaille leur destin sur 25 ans. Leur évolution sociale et surtout humaine. Et aucun n'en sort grandi. Les cinéastes italiens de l'époque, tout comme les cinéastes ouest-allemands ne faisaient pas dans l'angélisme, lucides qu'ils étaient sur la nature humaine. Depuis plus de 40 ans, nous espérons tous que le cinéma transalpin renaisse de ses cendres, mais lui est-il possible de retrouver des Ettore Scola, des Vittorio Gassman ou des Nino Manfredi ? Là est toute la difficulté. En attendant, continuons à revoir ces monuments cinématographiques du passé pour que jamais ils ne disparaissent, on leur doit ça.
« Nous nous sommes tant aimés » est un film qui suscite des sentiments mitigés. D’un côté, il offre un regard touchant sur l’amitié et les idéaux de la jeunesse, mêlant nostalgie et critique sociale. Les acteurs, notamment Vittorio Gassman et Nino Manfredi, apportent beaucoup de charme et de sincérité à leurs rôles. Certaines scènes sont empreintes d’une belle sensibilité qui met en lumière les espoirs et les désillusions de l’après-guerre.
Cependant, j’ai trouvé l’ensemble parfois déséquilibré : la narration prend un rythme irrégulier et quelques passages m’ont paru trop longs ou confus. Malgré de belles trouvailles de mise en scène, l’intrigue s’étire parfois au détriment de l’émotion. Au final, le film ne m’a pas complètement convaincu, même s’il reste intéressant pour son contexte historique et son casting solide.
En résumé, « Nous nous sommes tant aimés » laisse l’impression d’un film aux bonnes intentions et à la sincérité indéniable, mais qui manque de cohérence pour réellement marquer les esprits.
Une réflexion intelligente, sensible et nostalgique sur l'inéluctable déclin de l'Italie colonisée par les américains et rongée par la société de consommation devenue société du spectacle : le chef d'oeuvre d'Ettore Scola !
C'est pour moi LE FILM ... C'est le GOAT, greatest of all time, enfin pour moi. Un film que j'aime revoir.
Dès le début avec les images des premières scènes, pendant la guerre, comme si elles étaient d'époque, j'ai été séduit. Puis le traitement de l'image change selon les époques. Ce que j'aime avant tout, c'est que le récit de l'amitié entre les protagonistes est superbement bien traitée. Ce que j'aime aussi, c'est bien sur le récit qui concerne les relations sociales entre classes différentes. Les histoires d'amour, les dialogues, vraiment tout me plait dans ce film. Et la scène où Giani avec son ami qui le retrouve et le prend pour un gardien de parking, scène mythique.
L’un des sommets de la comédie Italienne, en ce qu’il dépasse et transcende le genre pour aboutir à une œuvre extrêmement riche, inventive et émouvante. Se déroulant sur une trentaine d’années, le film se compose d’une succession de scènes entre trois amis, Antonio (formidable Nino Manfredi), Gianni (non moins formidable Vittorio Gassman) et Nicola, et leur amour commun, Luciana. Ettore Scola n’a pas fait le choix d’une « histoire » fluide, mais de mettre en scène les moments décisifs de leurs relations et leurs choix de vie. Les chefs d’œuvre peuvent comporter quelque scorie, et c’est ici le cas dans la première demi-heure avec une scène prématurément larmoyante (l’attachement aux personnages est peut-être encore insuffisant…). Mais pour l’essentiel, c’est une succession de scènes merveilleuses, avec des belles idées de mise en scène (la reprise dans le film du procédé théâtral d’expression des pensées), des magnifiques trouvailles scénaristiques (la scène de la cabine photographique ; celle du jeu « quitte ou double »,) des situations cocasses (le malentendu sur le parking) et des moments proprement magiques (l’ambulance arrivant sur le tournage de « La Dolce Vita» ; la conversation entre Gianni et son épouse défunte) ou bouleversants. D’une tendresse à la fois lucide et empathique pour ses personnages, le film génère des émotions profondes et diverses et le rire laisse souvent la place à la nostalgie et au désenchantement. Des trois personnages, le seul qui soit resté par ses actes fidèle à ses idées est Antonio, et c’est symboliquement logique que ce soit lui qui fasse la surprise finale de sa situation sentimentale à ses amis, au sein de cet autre symbole qu’est la veillée pour les inscriptions à l’école... Bien plus qu’une comédie, c’est un grand film d’amour, un grand film d’amitié, un magnifique témoignage social et un superbe hommage au Cinéma.
Le film deviens vraiment laid sur la fin .. tout est laid , les gens et les couleurs .. étrange .. cela avait pourtant bien commencé .. une forme d'inachevé .. un peu écœurant du coup ..
Sur fond de convictions politiques, trois amis et une femme passent les décennies. Et il faut bien l'avouer, 46 ans après la sortie du film, on s'ennuie. En 1976 sortait pourtant Rocky et l'année suivante Star Wars. Autant dire que le cinéma italien avait du plomb dans l'aile par rapport au cinéma américain. Pourtant à un moment on aperçoit Fellini et Mastroianni, comme un hommage à une époque révolue. La mise en scène est cependant assez originale comme lorsque les personnages principaux s'adressent au spectateur, ou lorsque des flashbacks en noir et blanc montrent les personnages dans leur jeunesse, ou encore quand un des personnages s'adresse à sa femme défunte. Cette histoire d'amour et d'amitié à quatre a mal vieilli et intéressera peut-être aujourd'hui quelques cinéphiles.
J'ai du mal à comprendre les critiques positives : ce film est un navet où l'action est inexistante et ou les acteurs n'arrêtent pas de parler pour ne rien dire, comme si le spectateur était un idiot à qui il fallait tout expliquer... Bref : 2 heures de grand vide. A éviter.
Un peu long et lent mais très profond par l'histoire qu'il raconte. Le personnage principal est tout sauf manichéen. L'amitié entre les 3 anciens résistants divisés par des histoires d'amour, une vision de la société différente est pleine de tensions et nuances. On voit également Rome et un clin d'oeil sympathique à Fellini.
3 gauchistes qui aiment la même femme, (qui représente peut-être l'Italie), s'engueulent, et ratent leur vie. Les hommages à de Sica, Fellini, Antonioni, n'ont aucun intérêt. Répéter 3 fois le même plan au début du film, non plus. Film bavard, mal post-synchronisé en VO, pessimiste, et très chiant.