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    ADN
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "ADN" et de son tournage !

    Cannes 2020

    Le film fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020.

    De Cannes à Deauville

    ADN fait partie des dix films ayant obtenu le label "Cannes 2020" à être présentés au Festival du Cinéma Américain de Deauville 2020.

    Note d'intention

    Désireuse de parler de transmission et d'origines, Maïwenn affirme avoir voulu faire avant tout « un film CONTRE le racisme et POUR les immigrés, peu importe de quelle génération ou de quelle origine géographique. Cela n’a aucune importance. J’ai voulu faire un film qui nous pousse à nous demander : mais d’où je viens en fait ? ».

    Genèse

    Alors qu'elle écrivait depuis 2016 un long-métrage compliqué à financer sur Madame du Barry, la maîtresse de Louis XV, Maïwenn se voit proposer par son producteur Pascal Caucheteux en 2019 de s'atteler à un autre film, moins coûteux, en attendant de pouvoir réaliser son projet initial. C'est à partir de notes qu'elle avait depuis quelques années qu'ADN a vu le jour.

    Un récit autobiographique ?

    Si le personnage qu'elle interprète dans ADN lui ressemble, tout comme le personnage du grand-père ressemble au sien, Maïwenn refuse le terme d'« autobiographique » pour décrire son film, qu'elle considère comme « réducteur et inadéquat ». Elle est cependant elle aussi partie à la recherche de ses origines algériennes : « Avant de tourner ce film j’étais très obsédée par des questions identitaires, d’où je venais, que représentait l’Algérie pour moi, au quotidien mais aussi dans mon âme intérieure, ces questions-là m’obsédaient jusqu’au point de m’empêcher de dormir, donc j’ai étudié mes origines, de façon boulimique, je n’étais jamais rassasiée. Puis je suis retournée en Algérie et là je me suis sentie Algérienne ».

    La participation de Mathieu Demy

    ADN est co-écrit par Maïwenn et Mathieu Demy, qui sont amis dans la vie. Quand Demy a perdu sa mère, Agnès Varda, Maïwenn lui a proposé de faire un film sur le deuil. Elle avait déjà écrit une première version seule, que Demy a enrichi de ses réflexions. Elle raconte : « On a partagé ce sujet de la perte : comment gérer le deuil d’un point de vue émotionnel, mais aussi toute la logistique que cela implique et qui est la partie drôle du film : les croque-morts, le service des pompes funèbres, les aides-soignants de la maison de retraite, les horaires à respecter mais aussi le choix du cercueil, du genre de la cérémonie, des gens qu’on invite, etc. On riait et on pleurait, et on n’était pas gênés de montrer nos émotions l’un à l’autre. Son regard a été précieux ».

    Retour aux sources ?

    Maïwenn désirait tourner ADN de façon légère, comme son premier film : en trois semaines, avec une équipe réduite dans une ambiance de court-métrage. Mais retrouver cette sensation n'a pas été évident : « après avoir fait Polisse et Mon Roi, le regard d’une équipe ne peut pas être tout à fait le même, et moi je n’étais plus la même réalisatrice non plus. Donc l’envie de retrouver la sensation de mes débuts s’est volatilisée en 30 secondes dès le premier jour ».

    Un casting très libre

    Maïwenn a laissé à ses comédiens très libres sur le plateau, afin de retrouver la liberté de son premier film. Le scénario écrit avec Mathieu Demy n’avait pas une forme classique : il s’agissait de scènes résumées avec des fragments de dialogues. Chaque comédien pouvait ainsi s’approprier le texte et improviser. La réalisatrice précise : « J’ai obtenu de tourner le film dans l’ordre chronologique, c’était incontournable, mais parfois je réécrivais un peu en fonction des scènes de la veille : des choses qui avaient été dites permettaient d’alléger les scènes suivantes, d’éviter les répétitions ».

    Un montage compliqué

    Maïwenn a travaillé sur le montage avec Laure Gardette, qui a monté tous ses films, sauf Mon Roi. Cette dernière, qui trouvait Maïwenn trop négative et pas assez sûre d’elle durant cette étape, lui a demandé de la laisser travailler seule sur le montage d’ADN. La réalisatrice se souvient : « Elle m’envoyait des textos tous les soirs pour me tenir au courant, ces textos se terminaient souvent par : « J’ai confiance, je sens qu’il y a un film, crois-moi ». En rentrant j’ai découvert un ours, très abouti, et j’étais contente, on a travaillé la matière pendant des mois et elle m’a réconciliée avec mon film ». Si elle récupère une soixantaine d'heures de rushes en moyenne sur un film, Laure Gardette s'est retrouvée avec 150h de rushes sur ADN. Elle a abouti à un premier montage de 5h30 qu'elle a réduit à 2h45 pour pouvoir le présenter à Maïwenn.

    Le choix des acteurs

    Maïwenn a imaginé dès le départ le rôle de la mère pour Fanny Ardant. Quant au rôle du père, elle l'a confié à Alain Françon, après l'avoir vu dans une scène des Garçons et Guillaume, à table !, sans savoir qu'il est un grand metteur en scène de théâtre : « Il était surpris que je lui propose le rôle et il a insisté pour me dire qu’il n’était pas comédien, mais je tenais à lui, j’adore son regard ».
    Pour Marine Vacth, Maïwenn ressent une parenté avec elle depuis Jeune et jolie : « je me suis sentie sur la même planète qu’elle, comme si je comprenais sa sauvagerie, son hygiène morale à rester en retrait, loin des mondanités et des réseaux sociaux ». Une attitude discrète qu'elle salue également chez d'autres de ses comédiens, comme Florent Lacger : « il est lui aussi très en retrait, et j’aime travailler avec des gens qui ne courent pas après les rôles, qui ont une vie riche ailleurs que dans le cinéma, qui s’intéressent à plein d’autres choses, ça leur donne une distance avec moi et le film que je trouve saine, et j’aime filmer des gens qui se foutent du cinéma ».
    Enfin, après Mon Roi, la réalisatrice dirige une nouvelle fois Louis Garrel, « une muse » qui amène un contrepoint comique à ADN : « Les gens l’ignorent mais Louis est comme ça dans la vie. Très drôle. Je voulais recueillir son humour, son intelligence et sa bienveillance ».
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