La Ligne
Note moyenne
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Pe R
Pe R

4 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2023
Quelle force. Film majestueux.

L'actrice principale est époustouflante, sa violence est toute autant singulière que touchante, alors qu'elle a un physique d'une grande douceur. Excellent choix d'actrice.
Valeria Bruni Tedeshi est également magistrale dans son rôle de mère toxique, qui est davantage tournée vers son nouvel jeune amoureux que vers ses filles.

Filles toutes profondément différentes, qui ont chacune choisi de se construire singulièrement, en réaction à cette mère que l'on devine ultra égocentrique et incapable de la moindre remise en question.
Une des filles va se tourner vers la religion quand l'autre va se ruer dans la maternité comme pour conjurer le déterminisme maternel familial ( enfin maternel) catastrophique.
Quant à la 3e fille, le film nous montre cette étape où elle semble bloquée au stade de la violence, ultime résurgence archaïque. Elle hurle sa rage et sa colère contre cette mère dysfonctionnante qui la rejette et lui faire tenir le mauvais rôle.

On devine l'origine de la violente dispute comme un prétexte, au détour d'une phrase : Margaret a voulu protéger la plus petite sœur de moqueries maternelles, que l'on devine banalisées et récurrentes.
Il y a chez cette héroïne violente quelque chose d'infiniment protecteur et maternel qui n'existe pas chez la mère.

Même la relation avec son ex amoureux incarné par Benjamin Biolay est magnifique, on sent la problématique de la violence absolument centrale malgré l'amour.
Enfin, la scène finale est un bijou de silence.

On met toute une vie à se remettre d'une telle mère.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2022
Découverte avec le très original « Home » puis « L’Enfant d’en haut » il y a dix ans, la cinéaste suisse Ursula Meier n’avait pas donné de nouvelles d’elle sur le grand écran depuis. Mais elle revient en force, après s’être consacrée à plusieurs séries, avec « La Ligne ». Un titre énigmatique pour un film qui l’est tout autant dans son déroulement. Ce long-métrage serait plutôt quelconque sans cette fameuse histoire de ligne justement: une histoire de famille comme on en voit tant avec une mère qui ne parle plus à l’une de ses filles. Mais une dispute violente va faire que la première porte plainte contre la seconde, la contraignant à une mesure d’éloignement par la police. A partir de là, une ligne de cent mètres va être tirée autour de la maison familiale. Et donner tout son sel et son piquant (en plus de son titre) à cette œuvre réussie et maîtrisée sur l’incommunicabilité. Et de tirer pleinement partie de ce postulat à la fois incongru et grave.

On adore la première scène. Elle est magistrale. Ladite dispute est filmée au ralenti au sein de la maison dans un tumulte infernal rappelant une chorégraphie. Enveloppé sous le fameux thème de musique classique Nisi Dominus de Philippe Jaroussky, elle impacte fortement la rétine et fait saliver pour la suite. Pareillement, celle qui clôture « La Ligne » est tout aussi réussie mais en mode mineur. Des regards qui se fuient et des corps qui se frôlent, cristalliseront l’impossible réconciliation entre cette mère fantasque, égoïste et inconséquente et sa fille violente et impulsive. Ou comment être très démonstratif dans une scène impressionnante et toute en suggestion dans une autre édifiante. Une entame et un épilogue faits de grâce, de fureur et de délicatesse. D’ailleurs la réalisation est très belle, jouant de ces décors rares d’une petite ville suisse anonyme enclavée entre les montagnes. Un film suisse ce n’est d’ailleurs pas si courant et ici il est vraiment bon.

L’intrigue suit donc les pas de Margaret, cette fille agressive dont on ne veut plus. Qui fait peur et dont les réactions sont imprévisibles. Jouée par l’intense Stéphanie Blanchard qui a co-écrit le scénario, elle est l’électron libre du film. Elle fait face à une Valéria Bruni-Tedeschi parfaite pour ce rôle de mère borderline. Entre les deux la douce India Hair joue les arbitres avec brio. Le sujet est lourd mais ce n’est jamais l’option du drame pur que choisit Meier. Mieux, elle privilégie même parfois une tonalité pince-sans-rire qui permet à « La Ligne » d’avoir plusieurs moments assez drôles. Sur un canevas banal, cette histoire de ligne et de mesure d’éloignement va rendre ce film original, étonnant et presqu’amusant malgré le drame qui se joue. Une très bonne surprise qui ne souffre que de quelques baisses de rythme en milieu de bobine.

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Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 janvier 2023
Un film sur la violence féminine, c'est rare (et pourtant…)
Mais comment est-il possible que la production ait laissé passer une bande-son aussi défectueuse ?
Les dialogues sont évidemment reconstitués en studio, mais nombre d'entre eux sont incompréhensibles.
Pourquoi la post production, constatant le problème, n'a pas simplement ajouté des sous-titres lorsque nécessaire ?
Le piano est doublé de manière totalement uniforme, si bien qu'il émet exactement le même timbre en intérieur qu'à l'extérieur, la même intensité de près ou de loin !
Et la prise de son n'est même pas stéréophonique (les trains passent de droite à gauche de l'écran, mais le son reste au centre, comme milieu du siècle dernier).
C'est dommage, car le film en soi est intéressant.

Film fumeur
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2023
Le film démarre sur une agression très violente de Margaret sur sa mère, chez elle. Pendant trois mois, Margaret doit se soumettre à une stricte mesure d'éloignement. Elle a interdiction formelle d'approcher sa mère à moins de 100 mètres. "La ligne" sera celle que Marion, la plus jeune soeur qui vit chez sa mère, va tracer tout autour de la maison, à 100 mètres. On fera aussi connaissance de Louise, la cadette, qui va accoucher de jumelles juste avant Noël. Le film va se centrer sur les quatre femmes : la mère, infantile et culpabilisante, Margaret, musicienne et dominée par une terrible colère prête à exploser à tout moment, Marion, collégienne tiraillée entre l'amour qu'elle ressent pour Margaret et celui qu'elle doit à sa mère, et Louise, qui dépense son énergie à jouer les médiatrices. L'action est resserrée à l'intérieur et au bord de la ligne. Pas d'explications ni de reconstitution, l'histoire se construit à mesure que le film se déroule.
Le jeu des quatre actrices est remarquable de pertinence et de finesse dans ce film troublant, qui illustre de manière très personnelle comment la famille reste le lieu privilégié de toutes les fureurs et passions contradictoires.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 août 2022
Il y a 15 ans, la réalisatrice suisse Ursula Meier a décroché le premier Valois du Festival francophone d'Angoulême. Son retour, cette année, dans la cité charentaise, avec La Ligne, confirme que son cinéma particulier témoigne d'une grande exigence, en s'attaquant souvent à des thématiques assez peu explorées. Ainsi en est-il avec son dernier film qui s'intéresse à la violence féminine, hors considérations sociales. Qui plus est dans le contexte d'une relation mère/fille complexe et que le film ne cherche pas à expliquer plus avant. Comme souvent chez Ursula Meier, La Ligne obéit à une structure flottante, qui surprend par une fausse linéarité et un refus de se conformer au dogme de la psychologie. Il y a assez peu de moments marquants dans le film mais ceux qui le sont impressionnent, à commencer par la scène d'ouverture, époustouflante. Il faut dès lors, afin de ne pas décrocher, suivre de près le fonctionnement de cette famille dysfonctionnelle (la mère a trois filles d'âges et de comportements très différents) et rechercher les ilots de tendresse qui existent, derrière une agressivité très prégnante. Si Valeria Bruni-Tedeschi et India Hair, notamment, jouent leur partition sans fausses notes, c'est du côté de la très physique Stéphanie Blanchoud qu'il faut chercher la prestation la plus percutante. Celle-ci, d'ailleurs, est également la coscénariste de La Ligne. Remarquable à plus d'un titre donc.
dan47
dan47

70 abonnés 163 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2023
surtout ne ratez pas les toutes premières scènes du film elles sont très belles. un film très émouvant. qui devrions nous condamner ? celle qui frappe ou celle qui reçoit les coups ? je vous laisse le plaisir de découvrir. c'est un film d'amour même dans la violence. c'est très bien joué. un bon scénario et une réalisation. un
plaisir de voir un bon film.
Cinemadourg

905 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 janvier 2023
Une femme de 35 ans fait peur à toute sa famille depuis des années à cause de ses sautes d'humeur et de son naturel agressif et bagarreur.
Après avoir blessé sa mère, elle est condamnée à une mesure d'éloignement de 100m du domicile familial pour une durée de 3 mois.
La plus jeune de la fratrie va alors tracer une ligne au sol matérialisant cette limite des 100m à ne plus franchir : cette soeur aînée colérique saura t-elle la respecter ?
Comme il est dur de plonger émotionnellement dans un drame porté par deux personnages vraiment antipathiques : cette maman égocentrique et pénible, et cette fille pétant les plombs pour un rien (à la limite de la maladie mentale).
Du coup, ce film véhicule beaucoup de fureur, de cris, de disputes et de vaisselles cassées, mais trop peu d'amour et de solutions : bref, je n'ai pas accroché.
Pénible.
Florence D.
Florence D.

9 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2023
Une histoire familiale abordée d'un point de vue audacieux. Le scénario se tient et il sert une étude construite des personnages, tous remarquablement interprétés. Une révélation.
FaRem

10 570 abonnés 11 438 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mai 2023
"La ligne" s'ouvre sur une grosse et violente dispute familiale impliquant Christina et sa fille Margaret. À la suite de cette scène jouée sur un air d'opéra comme si on était au théâtre, cette dernière n'a plus le droit d'approcher à moins de 100 mètres de sa mère. Le début d'une reconstruction individuelle et familiale à distance. "Ursula Meier" présente une famille bien toxique, mais le truc c'est qu'il s'agit justement d'une famille, donc on ne peut pas supprimer certaines personnes de notre vie d'un claquement de doigts. Entre l'impulsivité de l'une et l'hystérie de l'autre, on n'a pas affaire à la famille la plus attachante au monde. Cependant, leurs regrets et douleurs les rendent quand même attendrissantes d'une certaine manière. Ce n'est quand même pas facile de s'intéresser à des gens aussi peu sympathiques et cela fait défaut au film. Il y a des qualités, de jolis moments et de bonnes actrices, mais je suis resté sur ma faim.
AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 887 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 décembre 2023
On se demande encore quelles étaient les intentions d'Ursula Meier avec ce drame complètement bancal au message incompréhensible, où règnent un hermétisme et un flottement constant tant sur la forme que sur le fond.
Ufuk K

617 abonnés 1 718 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 janvier 2023
"La Ligne" est un drame suisse qui passe complètement à côté de son sujet . En effet durant tout le film je n'ai jamais compris le message que voulait véhiculait la réalisatrice Ursula Meier, les séquences s'enchainent en mode automatique dans une certaine hystérie, tout sonne faux durant 1h30, concernant les comédiens c'est souvent surjoué notamment Valeria Bruni-Tedeschi et India Hair quant à Benjamin Biolay il fait de la figuration, bref je me suis ennuyé et trouvé l'histoire risible voire grotesque devant certaines situations, une perte de temps.
velocio

1 537 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2023
La Suisse, ce pays si calme ... Eh bien, pas tant que ça si on en croit la réalisatrice suisse Ursula Meier qui, dans son film, met face à face Christina, une mère de 3 filles, davantage amoureuse ardente que véritable mère, et Margaret, chanteuse et véritable chat écorché, et, dès le début du film, la bagarre est féroce. Cela se passe dans le Valais, au milieu des montagnes, au cœur de l'hiver. Suite à la bagarre, Margaret est condamnée à ne pas se rapprocher de moins de 100 mètres de la maison familiale pendant 4 mois. La ligne, c'est celle que va tracer Marion, la fille la plus jeune, ligne que Margaret ne doit pas dépasser sous peine de passer par la case prison. On a donc une mère quinquagénaire, par ailleurs pianiste et quelque peu frappadingue (ça tombe bien, elle est interprétée par Valeria Bruni-Tedeschi !), une fille ainée, Margaret, interprétée par Stéphanie Blanchoud, une comédienne et chanteuse belgeo-suisse, belle découverte, qui ne supporte plus ce comportement et qui pète les plombs, et puis Marion, interprétée par, là aussi une belle découverte, la jeune suisse Elli Spagnolo, qui est tombée dans le mysticisme le plus profond. Reste Louise, la 3ème fille, interprété par l'excellente India Hair, qui va accoucher de 2 jumelles et qui est le seul membre de la famille à avoir un comportement normal. A ce titre, elle s'efforce de ramener le calme entre Christina et Margaret, une tâche plutôt ardue ! A noter que Allociné introduit Ray Lamontagne, un chanteur US que j'aime bien, dans le casting du film. Où l'ont ils vu ou entendu ?
Hélène S
Hélène S

11 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2023
Aussi dur / fort / beau que l'Enfant d'en haut, avec la découverte cette fois non pas de Léa Seydoux mais celles de Stéphanie Blanchoud et Elli Spagnolo et une bande son (dont leurs chants à toutes les deux !!!) également MAGNIFIQUE !
PLR
PLR

556 abonnés 1 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 janvier 2023
La première scène signe et met dans l’ambiance du film dit d’auteur. Une scène sans dialogues, seulement des images sur fond de musique classique. Une violence intrafamiliale entre la mère et sa fille qui se battent jusqu’à ce que l’une (la fille) l’emporte physiquement sur l’autre. Ceci devant les regards ébahis et médusés, l’impuissance surtout, du reste de la cellule familiale. Ce sera le point de départ de ce scénario et LE sujet. Le spectateur ne sait rien des raisons de cette situation. Il sera certainement tenu en haleine par l’attente d’une explication. Ce serait spoiler que j’en dise davantage ici. Pour ma part, mais ça n’engage que moi, dans ce scénario comme dans la vraie vie, j’ai toujours pensé qu’une telle violence qui se dispute à la haine nécessite d’être deux avec des torts qui ne peuvent certainement qu'être partagés ! Et potentiellement quelques problèmes psychologiques ou autres névroses. La mesure conservatoire d’éloignement de 100 mètres au moins et l’interdiction de tout contact entre la mère et la fille ayant été prononcée, le spectateur observera les tentatives, les échecs, les refus pour tenter de recoller les morceaux d’une relation familiale cassée en mille morceaux. C’est aussi stressant que dramatique. Pour les spectateurs qui auraient des doutes sur le genre cinématographique dans lequel classer ce film, disons que s’il doit être diffusé sur une chaine de télévision c’est plutôt pour Arte que n’importe quelle chaine généraliste grand public ou alors en seconde partie de soirée. Cela n’enlève rien aux qualités de cette mise en scène, de cette réalisation et de cette interprétation. Quatre jours que ce film est à l'affiche et je ne rédige ici que la quatorzième critique. C'est dire.
MisterDynamite
MisterDynamite

5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 février 2023
Un jeu d'acteur digne d'un spectacle de fin d'année pour certains acteurs, une bande son fait en studio, un scénario bancale, voilà ce que j'ai vu ou plutôt enduré.
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