La Disparition de Josef Mengele
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mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2025
Adapté du roman éponyme d'Olivier Guez, ce film tourné en noir et blanc joue sur la chronologie de la cavale de celui que l'on a surnommé "L'Ange de la Mort", Josef Mengele. L'action se situe dans un climat tendu, à la limite de la paranoïa, nous faisant voyager de planque en planque au gré des recherches pour mettre la main sur ce criminel nazi. Là où Kiril Serebrennikov ("Limonov") est réellement percutant, c'est quand il filme cet homme âgé inversant pratiquement les rôles, passant de bourreau à victime. Ce portrait de cette personne qui n'affiche aucun remords est assez percutant, montrant le pire de l'âme humaine. Instructif.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 octobre 2025
Après les gesticulations vaines de son Limonov le réalisateur russe revient en forme pour nous raconter la déchéance sud-américaine de l’Ange de La Mort du camp d’Auschwitz.
Un film qui ne ménage pas le spectateur et qui ne s’embarrasse pas avec le politiquement correct.
Comme toujours avec Serebrennikov.
Le noir et blanc glacial est fissuré lors d’une scène évoquant le camp de la mort tournée en 16mm couleur. Un instant suspendu extrêmement troublant qui est un peu l’antithèse de ce que a proposé Jonathan Glazer l’an passé.
Le réalisateur anglais utilisait le hors-champ, le russe lui braque sa caméra sur l’horreur absolue.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2025
Enfin du CINEMA! J'ai vu tellement de nanards ces derniers temps, pourtant dûment estampillés par la critique, que je commençais à me demander si le cinéma existait encore. Oui! Grâce à des cinéastes comme Kirill Serebrennikov, il existe encore... Il est vrai que Kirill est russe, et que les Russes, comme les Japonais et les Coréens ont encore une haute idée de l'art cinématographique....
Je ne dirai pas que c'est parfait dans la mesure où parfait implique une certaine idée de facilité; parce que, comme toute oeuvre exigeante, elle demande un peu d'effort de la part du spectateur. Il faut accepter les sauts d'une époque à l'autre, les profusions de personnages. L'oeuvre est malaisante, dérangeante, l'enfer ordinaire vue par un trou de serrure, le mal absolu dans la peau d'un pépère ronchon en tricot de peau. C'est filmé dans un noir et blanc magnifique, avec une focale qui s'attarde souvent sur le premier plan et laisse le reste dans un certain flou.
Et si on connait un peu la vie de ce sinistre individu, telle qu'exposée dans le livre d'Oliver Guez dont le film est inspiré, on constate qu'il retrace avec rigueur les pérégrinations en Amérique Latine du monstre qui cherche à tous prix à prolonger sa misérable existence...
Au début tout se passe bien. De 45 à 49 Mengele va vivre en Allemagne sans être inquiété. Il a été SS mais il est avant tout médecin. Et il faudra du temps pour qu'on découvre les "expériences" abominables qui étaient menées dans l"hopital" d'Auschwitz, sur les enfants, les jumeaux, les nains... .Dieu merci, on les épargne aux spectateurs, pour ne nous montrer que l'exploitation spoiler: d'un couple formé d'un père lourdement bossu, et de son fils, droit.... et de discussions aimablement scientifiques sur la meilleure façon de récupérer les os, faire bouillir les corps, etc
... Ah, les mystères de la génétique! Mengele a même une bourse pour mener ses recherches à bien... Puis, quand ça commence à sentir mauvais, c'est la fuite en Argentine, où il sera à nouveau retrouvé (par hasard après avoir effectué des avortements clandestins!!), puis au Paraguay, puis au Brésil, toujours guidé, aidé, protégé par la puissante nazi society d'Argentine, puis les nazis brésiliens.
Le Mossad a eu Eichmann. Le Mossad voudrait Mengele. Celui ci finit par atterrir dans une ferme sordide où son fils Rolf (Maximilian Meyer-Bretschneider) viendra le rejoindre spoiler: -sous un faux nom évidemment.
Rolf veut savoir. Il voudrait être sûr que ce que l'on raconte sur lui, sur ses expériences, c'est faux, ce sont des mensonges. Il rencontre un abominable vieillard -qu'il essaye d'aimer quand même- menteur, méchant, avare, colérique, paranoïaque, et qui ne renie rien, l'élimination des juifs, c'était une oeuvre de salubrité publique, comme de tuer les puces ou les moustiques... Pas de remords, pas de regrets -sauf ceux de ne pas avoir vu triompher le national socialisme. Terrifiant! On pense à Hannah Arendt. Ou le mal est banal puisqu'il peut s'incarner dans celui qui n'est, fondamentalement, qu'un minable prétentieux..
De façon cruellement ironique, les seuls passages en couleur -couleur lumineuse, gaie, et en fond sonore Siegmund chantant le printemps et l'éveil de l'amour, dans son magnifique duo avec Sieglinde- sont ceux d' Auschwitz. Mengele trie les arrivants qu'il pourra utiliser en sifflotant, heureux de vivre, le printemps est si beau! et son épouse -la première, Irene (Dana Herfurth) si charmante..
August Diehl, méconnaissable, porte trente ans d'histoire sur ses épaules. Il est incroyablement crédible.
C'est un film nécessaire. Ne le ratez pas, tant qu'il est encore sur les écrans!
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 novembre 2025
Le réconfort que livre le film est que le nazi Mengele aura passé sa vie à se cacher comme un rat. Mais l’horreur que distille aussi bien le film est que les ordures comme lui ont la vie dure et que jamais ils ne renoncent à leur idéologie mortifère.
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2025
Kirill Serebrennikov raconte la vie fugitive de 'l'Ange de la Mort" : Josef Mengele. Un film qui nous tient en haleine, tant on ressent cette tension de tous les instants que le personnage central subit tout au long du film. August Diehl est juste EXCEPTIONNEL dans le rôle. Une performance qui dépasse de loin tout ce que j'ai vu cette année au cinéma.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2026
Kirill Serebrennikov aime alterner entre la musique et l'histoire. Il passe donc de Tchaïkovski à Mengele. Guère de point commun si ce n'est celui de la complexité des liens familiaux. La folie de la femme pour le premier et l'incompréhension du fils pour ce film. Car Serebrennikov ne fait pas le biopic du monstre d'Auschwitz. Scalpel en main, il extrait les parties cachées de sa vie d'après et gratte sur ces pathétiques morceaux de vie pour voir s'il reste un peu de sang sur la mémoire de ce qui fut commis. Entre l'oubli, le déni et le regret, c'est un vieillard cynique que filme le réalisateur russe. Où se cache le mal ? Le mal est-il soluble dans le temps et l'espace ? Serebrennikov apporte ses réponses.
Violent mais brillant.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2026
Le fantomatique Mengele de fin de vie ressuscité, au travers de cette ombre on parcourt sa vie avec de nombreux flashbacks piochés de manière non chronologiques, le film est instructif non seulement sur le meurtrier nazi mais aussi sur les autres coupables non inculpés post guerre. Une réalisation et une interprétation du rôle principal rendent le film impactant, bel exercice cinématographique.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2026
Oeuvre magistrale, glaciale, comme son personnage principal incarné magistralement par DIEHL Les séquences en couleur correspondent aux horreurs filmées des activités à Auschwitz du médecin MENGELE. Et par contraste, la vie de ce monstre soit en Allemagne en 1956, soit en Argentine dans les années 1970 sont en Noir et Blanc. Edifiant et terrifiant !
1000gr2Sci
1000gr2Sci

23 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 octobre 2025
La Disparition de Josef Mengele n’est pas un film, c’est une descente au ralenti dans la fange d’un siècle qui a préféré oublier plutôt que comprendre. Le monstre s’y dérobe sans jamais se repentir, errant entre palmiers et impunité, comme un spectre qui bronze pendant que les morts réclament justice. La mise en scène refuse la facilité du procès : elle expose, elle gêne, elle glace sans effets, sans pathos, sans échappatoire. Un récit implacable, où l’horreur n’explose pas : elle suinte, lentement, jusqu’à l’écœurement.
Seb Rillette
Seb Rillette

10 abonnés 113 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2025
On suit mengele qui cherche à fuir par peur d etre arrêté ou exécuté. Le film met en avant la decheance de cet SS égocentrique qui ne renie rien.. La mise en scène est travaillé avec des decors lié souvent à la crémation ( urne,Cheminée...), quelques moment drole, et une athmosphere poisseuse. L acteur est incroyable...
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 novembre 2025
 LA DISPARITION DE JOSEF MENGELE - Kirill Serebrennikov | ⭐ 5,5/10

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Habitué à la compétition au Festival de Cannes, il est peu étonnant que le réalisateur russe ne se soit vu proposer qu'une projection dans le cadre de Cannes Première cette année, pour ce film assez déstabilisant.

Après Tchaïkowski et Limonov, Serebrennikov semble décidément affectionner porter à l'écran la vie de figures ambivalentes, arrogantes, moralement douteuses et détestables.

Le problème est qu'en faisant de Mengele un protagoniste filmé avec le même soin plastique que les artistes précédemment cités, Serebrennikov flirte dangereusement avec la glamorisation du mal.

En multipliant les sauts temporels et les retours en arrière, le réalisateur cherche sans doute à épouser la confusion mentale du personnage, mais le procédé se retourne contre lui-même : il crée de la distance plutôt que du vertige.

Chaque plan cherche à impressionner, mais derrière cette sophistication visuelle, le propos tourne rapidement en rond. Serebrennikov semble vouloir prouver qu’il peut tout oser, sans jamais devoir se demander pourquoi il le fait. Ainsi, le film transpire l’autosatisfaction d’un réalisateur conscient de sa virtuosité, qui semble plus intéressé par l’effet produit que par le sens de ce qu’il montre, la personnalité d'un tel monstre n'étant de toute façon jamais intéressante.

Le film conserve de véritables éclats de cinéma : des fulgurances visuelles où la mise en scène saisit l’horreur avec une justesse incroyable, comme lors d'une des rares scènes en couleur, tournée en super 8, provoquant une sidération proche de celle de la Zone d'Intérêt, dont une scène de baignade semble copiée à l'identique.

Bref, un film trop long, trop démonstratif, trop fasciné par sa propre noirceur. Une oeuvre visuellement impressionnante mais vaine, étouffée par l’ego de son auteur.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Nanto Nantais
Nanto Nantais

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2025
Un film aussi puissant et oppressant que la Zone d'intérêt L'un des meilleurs de cette rentrée. On comprend mieux tout le système mis en place par les nazis en Amérique latin pour organiser leur fuite et leur survie. La réalisation, poisseuse à souhait, est remarquable.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 janvier 2026
Si l'Histoire n'était pas passée avec son lot d'horreurs, le personnage de Mengele aurait-il pu être créé par le 7ème art? Sur une photographie N&B, d'incessants aller-retours spaciaux temporels, "l'ange de la mort" est raconté telle une autopsie mentale entre fuite paranoïaque, déni d'un "passé qui n'existe pas". En outre, il y a bien le constat politique de la complicité de certains pays d'Amérique du sud laissant vivre tout un microcosme organisé d'ex nazis. Dérangeant, décontenançant, le spectateur s'égare et stagne parfois stoïque aussi. On ne peut que saluer l'interprétation puissante d'A. Diehl dans cette évocation historique.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2026
1943, l’arrivée des trains à Auschwitz. Accueil par un orchestre de nains dans une incrustation vidéo en couleur, figurant des archives d’époque . Le film est en noir et blanc , mais elles sont bien tournées dans l’esprit de la fiction, pour dire au monde ce que son auteur, « l’ange de la mort » d’Auschwitz n’a jamais voulu admettre. Ses crimes, ses tortures, ses expériences médicales sur des cadavres, ou des vivants. A la fin de la guerre le docteur Mengele réussit à se fondre dans le paysage , et entame un périple (Amérique du Sud, Brésil, Argentine) au cours duquel sa paranoïa galopante révèle une personnalité psychopathique de plus en plus affirmée . Ce que constate son fils qui le rejoint dans sa cachette brésilienne, à la fin de sa vie . Ils se connaissent très peu et leurs échanges sont terribles. « Papa qu’as-tu fait à Auschwitz ? » . Quand il y répondra enfin, ce sera pour se dédouaner, nier, et espérer le renouveau de l’Allemagne nazie. Il le fait sous différentes formes qui deviennent assez répétitives vis-à-vis de sa détestation des juifs et des communistes , des toxicos, « des mal blanchis » … Ce qui aux yeux de Serebrennikov , réalisateur ordonné dans la relation historique ,le condamne à tout jamais : Mengele, boucher et dépeceur de l’humanité.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2025
La disparition de Josef Mengele semble faire l'objet de divers procès d'intention. On peut le comprendre pour une part, car le film adopte un point de vue inattendu : il nous immerge dans le quotidien de l'ancien médecin d’Auschwitz à trois périodes différentes de sa vie. Or, au quotidien, Mengele est un nazi absolu, donc il passe son temps à tenir des propos nazis, toujours dits au premier degré. Et ce n'est souvent que parce qu'il est admis dans nos sociétés que les nazis représentent le mal absolu, qu'on comprend la charge critique que le cinéaste met dans son film. Mais si vous mettez un sympathisant nazi devant le même film, il trouvera cela probablement très bien, et adhérera à cet efficace objet de propagande.
Serebrennikov sent évidemment le piège de ce dispositif, et il introduit le personnage de Mengele au travers d'une séquence contemporaine, dans une université brésilienne. Il ajoute le personnage du fils de Mengele, qui est nourri de culture antinazi et vient donc réclamer des comptes à son père. Enfin pour réduire encore l'ambiguïté, le cinéaste a eu la mauvaise idée d'introduire une scène en couleur qui se passe à Auschwitz en 1943. Mais c'est tourné d'une façon tellement cheap et cela montre des actes tellement loin des horreurs absolues qu'on connaît de Mengele que s'en est ridicule.
Plus généralement, La disparition de Josef Mengele est un bon film, bien mis en scène, bien joué, qui nous apprend plein de choses sur les nazis exilés en Amérique du Sud et sur la fin de vie de Mengele en particulier. Le noir et blanc très classieux rappelle évidemment La liste de Schindler. Serebrennikov n'écrase pas du tout son sujet sous le coup de ses mouvements de caméra, comme il l'a fait dans d'autres films. Ici la forme est vraiment au service du fond.
On découvre donc un homme qui cherche continuellement à minimiser ses actes, révèle oralement les horreurs commis par ses collègues, doit se cacher en permanence, mobilise la fortune de sa famille pour trouver des soutiens locaux, et subiit l'humiliation de vivre dans un pays qu'il méprise alors qu'il rêve du Reich éternel. Partout transpire son mépris pour tout ce qui n'est pas aryen ou allemand, etc. Néanmoins l'intérêt historique et l'expérience cinématographique l'emportent sur l'indignation et le film reste toujours intéressant à regarder.
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