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    Le Silence de la mer
    note moyenne
    3,5
    205 notes dont 42 critiques
    répartition des 42 critiques par note
    6 critiques
    13 critiques
    6 critiques
    11 critiques
    3 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur Le Silence de la mer ?

    42 critiques spectateurs

    Eselce
    Eselce

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    0,5
    Publiée le 13 septembre 2016
    Les monologues d'un allemand sur ses ressentis, son passé, la France... C'est ennuyeux, aujourd'hui. Et le narrateur qui ne fait que décrire les scènes visibles à l'écran et nous ajoute une deuxième voix sans discussion possible... L'oncle et la nièce font partie du décors. Pendant une heure, ils sont assis. Il fume sa pipe, elle coud. Le silence est pesant. Le son de l'horloge est omniprésent, coupé par les monologues de l'allemand. Heureusement que le film ne dure qu'1h20... C'est déjà bien long et n'offre qu'un intérêt historique plus autour du film et de son réalisateur qu'en son sein. Fade, je n'ai pas du tout aimé.
    il_Ricordo
    il_Ricordo

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    4,0
    Publiée le 28 août 2012
    Ce premier film de Melville, réalisé sans moyens, est l’éblouissante adaptation du bref récit de Vercors. On plonge véritablement dans cette histoire, et au fur et à mesure que le film se déroule sous nos yeux, c’est comme si l’on nageait dans le roman. Cette impression est due non pas tant à la fidélité de Melville pour le texte de Vercors, qu’au style particulièrement austère et sans ornements, emprunté directement au livre. Une narration simple, des cadrages basiques, une interprétation tranquille et sans ajout d’événements auxiliaires. Ainsi, il est dommage que Melville se soit servi par moments d’une musique trop encombrante, plutôt que de se contenter d’un confinement nécessaire au récit et de mettre en valeur la scène splendide où l’officier joue un prélude de Bach à l’harmonium. Les quelques flash-backs qui servent le film sont eux aussi importuns et détruisent l’unité d’espace si chère et si précieuse à cette atmosphère confinée et hivernale. Par ailleurs, donner au personnage de l’officier allemand une dimension humaine inhibe une partie de son intérêt, qui était d’être véritablement un spectre, une apparition brutale d’une conscience insoupçonnée chez les Allemands. A cet égard pourtant, le film est une réussite : Quand l’officier arrive dans la maison du narrateur, il est couvert d’un uniforme de la haine et de la violence. A ce vêtement terrifiant s’oppose l’arme la plus efficace que les occupés pussent montrer : le silence de leur mépris. Au fur et à mesure que les soirées passent, ils découvrent chez leur hôte involontaire un esprit et une délicatesse invisibles, si ce n’est dans ses manières affectées. Officier par accident, dans le hasard meurtrier de la guerre, il est musicien et aspire à une union des peuples dans l’âme de la culture. La culture doit unir les peuples, et pourtant l’on se bat. De cette absurdité, l’officier – dont on ne connaîtra jamais le nom, se fait le plus farouche détracteur. C’est d’une communion particulière, et née dans de mauvaises conditions, que s’établie un lien entre les Français et l’Allemand. Sobre, sans prétention, à l’image de l’œuvre réputée inadaptable de Vercors, Le Silence de la mer au Cinéma n’aurait pas pu être différent, souffrir d’ornements qui n’auraient fait que détruire la simplicité merveilleuse du récit. Dénué d’action et rempli de sens, il s’agit d’une rêverie troublante que berce le tic-tac imperturbable d’une vieille horloge, et la voix monotone du narrateur, perdu dans ses souvenirs.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    3,5
    Publiée le 19 mars 2016
    Jean-Pierre Grumbach devient Melville une fois qu'il a rejoint la France libre à Londres en 1942, en hommage à l'auteur de Moby Dick. C'est à ce moment-là qu'il découvre la nouvelle de Vercors Le Silence de la Mer, qu'il tournera en 1947 avec très peu de moyens. Déjà marquée par la Seconde Guerre mondiale, elle se retrouve au coeur de son premier long-métrage où il met en scène la cohabitation entre un officier allemand féru de culture française et ses deux hôtes français, un vieil homme et sa nièce. Melville tourne son oeuvre comme un huis-clos, où l'on reste une grande partie du temps dans une même pièce, un salon austère et froid où l'allemand évoquera la culture, son amour pour la France, son pays et le rapprochement qu'il souhaite entre la France et l'Allemagne face à deux personnes qui choissisent de rester silencieuses. Et c'est là que le film tire l'une de ses grandes forces, dans la façon dont Melville rend les personnages et enjeux passionnants malgré des scènes répétitives et des péripéties peu présentes. Melville fait confiance aux dialogues et pensées des personnages, tout en se montrant sobre derrière la caméra et, comme il le montrera régulièrement dans la suite de sa carrière à l'image du casse de Le Cercle Rouge, attaché à un certain réalisme. Il nous immerge dans ce salon, donnant l'impression d'être aux côtés des protagonistes et de vivre cette situation si compliquée, où l'amour, les réflexions ou autres pensées/sentiments ne peuvent s'exprimer. C'est là aussi que l'oeuvre montre, toute proportion gardée, une certaine limite, si on est immergé dans ce salon, c'est plus comme spectateur et Melville ne fait pas vraiment ressortir toute la force et surtout l'émotion de son récit. Le Silence de la Mer reste intéressant à plus d'un titre, porté en plus par d'impeccables comédiens, mais ne prend jamais une vraie et puissante dimension qui prendrait aux tripes. C'est dommage sans être préjudiciable, Melville montrant tout de même un vrai savoir-faire et mettant bien en avant de nombreux propos et souvent avec intelligence et finesses que ce soit avec des non-dits ou des regards. Premier long-métrage de Jean-Pierre Melville, Le Silence de la Mer lui permet d'aborder avec intelligence et finesse une cohabitation franco-allemande où il mettra en avant l'impossibilité de communiquer, d'aimer et tout simplement de s'exprimer, alors que la Guerre se révèle de plus en plus forte et grave.
    Jrk N
    Jrk N

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    2,0
    Publiée le 3 novembre 2018
    Personnellement j'apprécie peu le ton littéraire et lugubre des premiers films de Melville. On a l'impression d'entrer dans un mausolée et que Melville nous dit : recueillez-vous manant car le cinéma est grand. Cela ne convient d'ailleurs pas du tout au propos de Melville qui au lieu d'être moral est toujours narratif. Le Silence de la Mer, très mélodramatique, très théâtral ne tient pas bien l'usure du temps et on ne voit pas bien pourquoi il a eu un tel succès en dehors du fait qu'il parlait d'un sujet très sensible en 1949.
    lilybelle91
    lilybelle91

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    3,0
    Publiée le 12 mai 2013
    Un beau film sur la tolérance et le respect des différences, mêmes si le procédé narratif n'est pas évident et que le style à terriblement vieillit ! Un bon classique !!!
    haciol
    haciol

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    2,5
    Publiée le 8 juillet 2009
    Il faut croire qu'adapter un tel livre relève de l'impossibilité. On ne passe pas un mauvais moment, mais on n'est pas emballé non plus par ce film.
    chrbret
    chrbret

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    0,5
    Publiée le 2 novembre 2009
    un film très austère,traité avec minutie,précision,fidélité au roman,gravité,profondeur,sobriété... La musique omniprésente et désharmonieuse n'ajoute rien au récit,mais plutôt, le déssert,l'apauvrit... L'ensemble paraît long et ennuyeux... Le remake de Pierre Boutron(2004), est plus intéressant, plus expressif,moins statique...
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    5,0
    Publiée le 4 septembre 2017
    La désillusion d'un homme sur ses propres espérances. La croyance en la beauté et et la bonté des hommes, la fraternité qui peut faire cesser la guerre. Tout cela s'est effondré lorsqu'il a été confronté à la bêtise des idées de son camp. Et face à lui ce mutisme grandiose et magnifique lors des longues soirées d'hiver. Et enfin cette scène où le soldat avant de partir découvre le livre ouvert à une page clé..... Film superbe, d'une richesse profonde, où la littérature est sublimée par le cinéma.
    Yves G.
    Yves G.

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    3,0
    Publiée le 18 mai 2020
    Pendant l'Occupation, un vieil homme et sa nièce doivent héberger à leur domicile un officier allemand. Ils ne peuvent faire barrage à cette décision qu'ils rejettent de toute leur âme. Mais ils manifestent leur réprobation en opposant à leur hôte pourtant exquis un silence obstiné. "Le Silence de la mer" est un court roman publié en 1942 par Vercors - de son vrai nom Jean Bruller - dans la clandestinité aux Editions de Minuit qu'il venait de fonder. Son sujet est connu, profondément anti-cinématographique : un officier allemand échoue à faire sortir de leur silence les deux Français qui l'accueillent contraints et forcés chez eux pendant l'Occupation. Le jeune Jean-Pierre Melville, qui a combattu dans les Forces françaises libres, décide de l'adapter. Il n'a pas d'argent, pas de carte professionnelle ; les droits ont été achetés par Louis Jouvet. Mais qu'importe ! Melville s'entête, obtient l'accord oral de Vercors - qui lui prêtera sa maison pour y tourner son film - récupère des pellicules au marché noir. Le film de Melville est très fidèle au livre. Il a, comme lui, la même solennité qui, aujourd'hui, nous apparaîtra un peu sentencieuse. L'Allemand n'est pas une brute ; c'est au contraire un esthète qui parle un français parfait, s'enthousiasme pour la culture française, troque son uniforme pour un élégant complet croisé pour gommer la distance qui le sépare de ses hôtes. L'oncle peine à cacher l'estime grandissante qu'il lui porte ; la nièce a encore plus de mal à taire son attirance. "Le Silence de la mer" s'autorise quelques échappées belles hors du salon où les trois protagonistes se retrouvent chaque soir : à Paris notamment où dans deux scènes trop explicatives, Werner von Ebrennac comprendra que la collaboration est un leurre. Mais l'essentiel se joue entre ces quatre murs, dans le monologue trop lyrique du jeune homme, qui croit envers et contre tout dans la possibilité d'une Europe allemande, et dans le silence têtu qui l'accueille.
    Gourmetdefilms
    Gourmetdefilms

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    4,0
    Publiée le 26 décembre 2015
    Un joli film avec un très beau fond. La jaquette nous fait penser à un film d'horreur type fantôme marin, et pourquoi la mer puisque nous sommes dans le Dauphiné? Le début en est tout autant effrayant par un quasi huis clos et un quasi monologue, avec 2 acteurs français qui n'ont pas eu de difficultés à apprendre leur texte puisqu'il se résumera à 2 ou 3 répliques de 2 ou 3 mots. Cependant il faut avouer que malgré sa grande naïveté et son officier allemand philanthrope qui ne connait toujours pas l'Allemagne nazie 5 ans après les Sudètes et 4 ans après Guernica, ce film arrive à nous émouvoir. Malgré son aspect sommaire et sa lenteur, on ressent du suspens et on est alors pris par le jeu. La ligne reste patriote et partiale, et bien sure tout les français sont des résistants qui n'adresseront jamais la parole à un allemand et leur témoignent ostensiblement une hostilité. Pourquoi il n'y a pas de sous titre pour les nombreuses scènes en Allemand? et comme la fin est frustrante! Bref un joli film avec un très beau fond, même si ça reste une pure fiction partisane et que l'on aurait pu faire un peu mieux.
    Ti Nou
    Ti Nou

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    4,0
    Publiée le 14 mai 2010
    Le pari était risqué. Il est réussi haut la main par Jean-Pierre Melville qui, à l'aide d'interprètes exceptionnels donnant vie à cette succession de monologues, parvient à trouver un équilibre délicat entre cinéma et littérature. Une ode à la culture singulière et émouvante.
    NomdeZeus
    NomdeZeus

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    2,5
    Publiée le 10 décembre 2014
    Le premier long-métrage de Jean-Pierre Melville traite d'un sujet éminemment personnel pour cet ancien résistant: l'occupation allemande. En choisissant d'adapter le roman éponyme de Vercors quelques années seulement après la guerre, ce jeune réalisateur démontre son besoin de témoigner d'une période à la fois douloureuse et charnière dans son existence. Tourné sans autorisation et avec un budget dérisoire, Le Silence De La Mer peut se targuer d'être un lointain ancêtre des films de la Nouvelle Vague. Cette œuvre humaniste traitant de la naissance des sentiments dans un contexte aussi déshumanisant que la guerre démontre déjà la grande maitrise technique de Melville qui arrive à un résultat satisfaisant malgré le manque évident de moyen. Néanmoins, l'aspect austère de l'intrigue et l'omniprésence de la voix-off rendent le visionnage un peu ennuyeux par moments.
    benoitparis
    benoitparis

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    4,5
    Publiée le 11 novembre 2010
    Un film qui prouve que l’urgence, le drame historique peuvent générer les œuvres les plus singulières. Dès son premier long métrage Melville démontre sa maîtrise, en faisant de la pauvreté de ses moyens un style, tout en dépouillement et intensité, et en adaptant une œuvre littéraire hantée par la littérature, sans être écrasé par la littérature, en artiste de cinéma. « Le silence de la mer » fait partie de ces quelques films d’autant plus grands qu’ils sont non spectaculaires, avec le minimum d‘effets. Pour incarner le rôle le plus marquant, celui de l’officier allemand cultivé et artiste, prenant conscience qu’il sert la barbarie sans pouvoir se révolter, Melville dispose du comédien le plus hors norme qui soit, ayant joué pour les plus reconnus (Guitry, Fritz Lang, Godard…), comme pour les artisans de la série B (Borderie) et ayant accompagné toute la carrière de la plus emblématique figure du cinéma bis, Jesus Franco, dans le pire comme dans le meilleur. Howard Vernon soit même, étonnant personnage qui a refusé le vedettariat par esprit d’indépendance et qui montre dans ce film un magnifique talent tragique. Vercors, Melville montrent que l’esprit de résistance n’est pas spontanément une volonté de prendre les armes, mais plutôt un refus de se compromettre, de collaborer. Idéalement c’est le refus d’obéissance au pire (idéal que le très estimable officier allemand n’arrive pas à réaliser, c’est toute la tragédie de l’histoire). La Résistance, forme supérieure de désobéissance civique.
    Uchroniqueur
    Uchroniqueur

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    5,0
    Publiée le 27 décembre 2015
    Premier long métrage de Melville, Le silence de la mer est un film intelligent, un chef-d'oeuvre du cinéma français. Fidèle au roman de Jean Bruller diffusé en 1941 sous le pseudonyme "Vercors". Un film sur la résistance calme, posé, magistral et beau. Un film qui vous lavera le cerveau.
    CineRepertoire.free.fr
    CineRepertoire.free.fr

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    3,5
    Publiée le 29 novembre 2014
    Le court roman éponyme de Vercors, oeuvre phare de la "Résistance intérieure" et chef-d'oeuvre littéraire, donne une matière magnifique au premier long-métrage de Jean-Pierre Melville (qui avait seulement réalisé auparavant un court-métrage : 24 h de la vie d'un clown). On retrouve à l'écran, fidèlement rendue, la beauté immensément amère du roman : ce mélange d'illusion et de désillusion, d'espoir idéaliste et de lucidité déchirante, ce grand quelque chose de digne et de brisé qui reste longtemps en soi après la lecture du livre. Melville donne du corps et de l'âme à des scènes d'intérieur qui se répètent quasi immuablement : deux personnes muettes, assises près d'un feu de cheminée ; le bruit d'un balancier d'horloge ; un officier allemand, habillé en civil, debout, qui monologue posément sur une fraternité rêvée entre l'Allemagne et la France, sur les arts de ces deux pays, et conclut chaque soirée par la même phrase : "Je vous souhaite une bonne nuit." Sans réponse. Howard Vernon trouve ici le rôle de sa vie, tout en classe froide et noblesse d'âme. Il est poignant. Et les liens tacites qui se créent entre les trois personnages principaux (respect, admiration, amour...) transcendent par leur subtilité et leur intensité l'austérité du contexte. Le seul point faible du film, c'est sa réalisation. Melville a tourné en moins de trente jours, avec un petit budget, en zappant le CNC. Des conditions qui seront proches de celles de la Nouvelle Vague, mais au final sans la liberté et l'inventivité stylistiques qui lui seront liées. La réalisation est hélas un peu raide, très classique (avec flash back et narration en voix off), et manifeste parfois une théâtralité appuyée dans ses effets (visuels et sonores). Melville ne s'est probablement pas assez dégagé de l'oeuvre littéraire pour faire pleinement du cinéma. La facture formelle du film a vieilli. Mais le fond de cette tragédie intime et silencieuse reste très fort.
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