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Alexandre Cacheux
76 abonnés
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3,0
Publiée le 29 août 2021
Un fantasme est-il transférable sur Grand Ecran ? Les réalisateurs n'apportent pas une réponse bien convaincante à cette question mais délivrent un film à sketches globalement agréable et souvent drôle. A noter un casting engagé qui réunit la fine fleur des vedettes actuelles, avec un coup de chapeau à Carole Bouquet, Karin Viard et Monica Belluci. Il manque à l'oeuvre un grain de folie dans sa réalisation qui l'aurait fait basculer dans la catégorie des films à ne pas manquer.
L'idée était vraiment très bonne et originale ! Mais même le casting 5 étoiles n'aura pas suffi à faire de ce film une réussite. On s'ennuie un peu, on est moyennement surpris, on sourit sans rire, bref, c'est décevant.
La nullité quasi intégrale des Fantasmes, que sauvent de temps à autres des comédiens somme toute talentueux, tient à sa mise en scène de téléfilm pour heure de grande écoute et à son incapacité à dépasser son point de vue de spectateur curieux et moralisateur des différentes pulsions référencées comme dans un guide pour néophytes. Dès lors, la clausule, qui prône l’innovation dont fait preuve le couple formé par Viard et Rouve prétend étendre, par un phénomène d’échos depuis le sketch vers l’œuvre entière, cette audace à la démarche des réalisateurs alors qu’ils ne brisent aucun tabou, qu’ils ne bousculent aucun code déjà existant, occupés seulement à étiqueter leurs flacons expérimentaux sans jamais les agiter. Nous ne ressentons rien, ni excitation ni dégoût, devant ces confessions illustrées qui tombent souvent dans un mauvais goût stérile – le pire étant le prétexte du cancer pour créer une excitation sexuelle, sommet d’indécence inutile – pour ne rien dire de notre société, pour ne jamais sonder ni interroger ses zones d’ombre, ses frustrations et ses désirs.
Comme quoi, un casting de rêve ne suffit pas forcément à faire un bon film. Les frères Foenkinos mettent en scène six couples avec une pathologie sexuelle différente. Ces six sketchs sont d'un niveau très inégal, parfois navrant comme le duo Bouquet /Belluci ou parfois plus drôle avec Viard/Rouve. Le film censé faire rire n'est qu'une succession de saynètes explorant le désir sexuel à travers des thèmes assez barbares. Bref, c'est une déception à quelques exception prêt. Il n'est pas donné à tout le monde de divertir les français sur leur sexualité. Certains spectacles de comiques sont plus aboutis sur ce sujet.
"Les fantasmes", 6 couples et donc 6 fantasmes. Chacun et chacune tentent de les assouvir avec plus ou moins de réussite. Bon le concept est marrant à savoir voir comment ces couples tentent d'avoir une relation sexuelle aboutie selon leur fantasme et limite sortent de maladie. Parce que honnêtement quand je vois la Thanatophile (merci Thanatos et Saint Seiya car tout de suite compris) être excité par la mort!(!!!!!!) , La hypophilie : être excité de ne plus faire l’amour (euh pardon???) perso vivent les zinszins!! près il y a la sorophilie excité par la soeur.. l’autagonistophilie : être excité d’être regardé en faisant l’amour (oui ben exhibo quoi),La ludophilie : être excité par l’idée de jouer un rôle (cas assez connu hein) et ma préféré niveau zarbi est la dacryphilie : être excité par les larmes!! Celle-ci waouh fallait trouver enfin cela existe en vrai! Casting sympa entre Viard, Rouvre,Bouquet,Bellucci...même si Ramzy ici piou comment il peut encore faire des films!!!! Alors au vu de la bande annonce ce promettait d'être plutôt drôle mais sur les 6 , 3 étaient marrantes celle des déguisements ou le mec en fait trop, celle des larmes car fait tout pour que son mec pleure et cela paye et celle d'être mater mais le reste...con-con au mieux, navrant au pire et du temps perdu même si j'ai appris des mots nouveaux! Et puis l'actrice Joséphine Jaby dans son couple d'être excité sans le faire a mais non trop mignonne là, du gâchis .藍Donc devait être une comédie mais plus un regard sur ces genres qu'autres choses. Ce qui donne un film inégale et juste moyen dans son ensemble, dommage... enfin l'être humain est aussi inventif que tordu... NOTE : 4.75/10
Largement inspiré - sinon partiellement plagié - sur la comédie australienne "If you love me", "Les fantasmes" n'en est pas moins une comédie très plaisante.
Une comédie qui fait rire, n'est-ce pas là le plus important.
Pas mal, plusieurs portrait de couples ayant des fantasmes parfois normaux d'autres absolument pas, le gag est réussi dans la plupart des portrait, c'est drôle, à voir ^^
Bien peu de réussites dans cette succession de séquences dont on attend pour certaines avec impatience la fin pour passer à la suivante. En voulant faire de l'original, le réalisateur s'est perdu dans les méandres d'une psychologie primaire et donc la plupart du temps incompréhensible (enfin pour le spectateur lambda qui se demande bien ce qu'il est venu voir avec ce film parfois...) Seule quelques duos fonctionnent bien et parviennent à tirer leur épingle du jeu, d'autres sont complètement ratés, à chacun de se faire sa propre idée.
Troisième sketch et déjà une irrésistible envie de mettre un terme à cette souffrance. L'idée est sympa, le casting hors norme mais les thèmes des sketchs, c'est vraiment gênant...
Titre prometteur d un film osé ? Un casting assez musclé. Alors là on peut être déçu du résultat. Ce film a scènettes permettait d aborder certaines déviances ou originalités sexuelles. On se retrouve avec un restitution assez fade, de fantasmes, c est un paradoxe quand même ; ça manque d ambition voire d humour. Dommage que tout cela soit au final aussi mou, banal et convenu pour un sujet qui aurait pu aller dans le plus transgressif, y compris dans la réalisation extrêmement linéaire et banale.
Les frères Foenkinos, s’ils sont de bons écrivains, ne sont évidemment pas de bns cinéastes. On sait que le film à sketches est un genre truffé de pièges. Et là, les frangins n’en n’ont évité aucun. Ils y sont même allés franco au point qu’il n’y a rien, ou presque, à sauver de ces 100 minutes à inscrire au florilège des plus beaux navets de l’année. Face à leurs fantasmes, six couples tentent d’explorer les faces cachées de leur vie intime. Six questionnements sur l’accès au plaisir. Du jeu de rôle à l’abstinence, en passant par l’exhibition, six histoires séparées avec au centre le même questionnement sur le désir aujourd’hui. Le sien mais aussi celui de l’autre… Et pourtant, ils avaient mis les petits plats dans les grands avec une distribution XXL… du lourd ! C’est le mot juste. On nous dit que les réalisateurs se sont renseignés auprès de praticiens et ont effectué des recherches pour dresser une liste de près de 250 fantasmes. De ce catalogue, ils en ont extrait 6, pour 6 sketches mettant en scène 6 couples en proie à leurs démons sexuels. On a donc droit à une analyse (?) - plus que superficielle, je vous rassure -, de la ludophilie, la dacryphilie, la sorophilie, la thanatophilie, l’hypophilie et l’autagonistophilie (sic) – vous demanderez les explications à Mme Google, mais je vous préviens, ça fait dans l’abracadabrant -. On sait que le danger principal du genre, c’est l’inégalité de qualité entre les différentes parties. Ici, pas de problème, tout est très mauvais. Ça tourne à vide, tout est d’une sagesse ahurissante surtout quand on traite un tel sujet. Certes, tourner 6 histoires d’amour avec des scènes d’intimité en plein boom des gestes barrières, après le premier confinement, donc dans des conditions forcément particulières relevait de la gageure et d’un sens du timing tout particulier. Mais ça n’excuse pas l’ennui profond que l’on ressent devant les ébats foireux de nos couples et ce, malgré un casting qui aurait dû être de rêve. Hélas, si ce n’est pas un cauchemar, c’est tout simplement soporifique. Karin Viard, Jean-Paul Rouve, Ramzi Bedia, Monica Bellucci, Carole Bouquet, Joséphine Japy, William Lebghil, Suzanne Clément, Denis Podalydès, Alice Taglioni, Joséphine de Meaux, Céline Salette, Nicolas Bedos… ça donne le tournis ! Mais, ça ne suffira pas à sauver ce tout petit film du naufrage. Tout bien pesé, il n’y a que le titre qui soit alléchant. Pour le reste, on reste sur sa faim car on n’arrive pas à rire devant ce catalogue d’une banalité affligeante. Vraiment pas quoi prendre son pied, ni même… fantasmer !
Il y a un paradoxe intéressant autour du film à sketchs : c'est un style de film vendeur, grâce à son casting multiple, mais qui laissera souvent un sentiment confus de par la variété de ses histoires, ce qui peut fortement rebuter. Pas si différents des "Infidèles", "Les Fantasmes" traite des sentiments et des désirs dans moins de 10 segments qui s'enchaînent avec un intervalle de 15-20 minutes entre chaque, jusqu'au générique de fin où on pourra doucement faire le tri entre ce qui était bon, moyen et médiocre.
On ne va cependant pas s'étendre sur chaque segment, car ce serait trop long et ce serait gâché le tout, qu'on aime le film où non. Dans son ensemble, on se retrouve en terme d'écriture et de dialogues face à un numéro d'équilibriste entre des segments prévisibles et très faibles d'un côté et certains éclats de beauté rappelant la force de "La Délicatesse" de l'autre.
Les frères Foenkinos ne poussent jamais vraiment l'ensemble jusqu'à un stade assez intéressant pour réellement nous questionner sur les fantasmes de chaque protagoniste en gardant l'ensemble au ras du sol de par un niveau de comédie assez classique et usé.
Les personnages sont face à des fantasmes, ont peur du regard des autres, sont troublés à l'idée que ces fantasmes puissent perturber leur cocon social, le tout marqué par un enchaînement de situations déstabilisantes qui s'accumulent. Ça semble raconter tout, mais dans ce cas présent, cela ne raconte pas vraiment grand-chose, transformant l'étude des fantasmes et pourquoi ils nous obsèdent en une succession d'instants amers. L'aspect abrupt avec lequel la plupart des segments se concluent finis de couler l'appréciation qu'on pourrait développer pour chaque situation.
Sur un plan purement cinématographique, n'ayons pas peur de dire que c'est le désert complet. Le film est dans l'ensemble d'une pauvreté affligeante, que ce soit au niveau de la composition des cadres, de la musique, de la direction de la photographie qui frôle parfois l'atroce. Une grande partie du film baigne dans un banal qui dessert entièrement l'envie de transmettre l'idée d'un désir.
Niveau acting, je ne suis pas un expert en direction d'acteurs et je me sens toujours maladroit de juger cela, mais ça va du très moyen au tout à fait agréable, ici à nouveau. Le segment de Ramzy était le plus pauvre à ce niveau-là, et j'étais assez déçu de voir Nicolas Bedos qui a prouvé notamment dans "Monsieur & Madame Adelman" qu'il savait très bien jouer, ici patauger dans une semoule qui ne lui convient pas, comme s'il était perdu au milieu des scènes.
Toutes ces critiques pourraient résumer le film dans son entier, mais il existe un petit miracle : après plus d'une heure où l'envie de faire du cinéma semble morte en se résumant presque à une production de téléfilm, survient le segment de William Lebghil et Joséphine Papy. C'est sans aucun doute à mes yeux le plus beau de tous, celui qui vise juste.
Visuellement magnifique, porté par un enchaînement de dialogues où le concret et la poésie se marient parfaitement, interprété avec justesse, c'est ironiquement au sein d'une comédie le segment qui veut avant tout être un bonbon doux-amer qui s'en sort le mieux. Sûrement un bonbon au citron.
Car pour une raison qui m'échappe toujours, quand je pense à l'écriture made in Foenkinos, je pense à un citron : acide et désagréable par moments, mais qui quand on le goûte dans de bonnes conditions devient une expérience pleine de cœur. C'était déjà ce qui m'avait marqué avec "La Délicatesse", et c'est que j'ai retrouvé le temps de quelques instants, le temps d'un segment.
"Les Fantasmes" n'est pas un très bon film, mais c'est bien plus un film avec du cœur qui a fait les mauvais choix qu'une entreprise malhonnête. Peut-être une envie de vouloir parler d'un sujet tabou au plus grand nombre en empruntant le chemin de la comédie grand public plan-plan, mais qui ne fonctionne pas. Une envie de trop salé son sujet, alors qu'un citron était largement suffisant pour lui donner du goût.
Un film chorale avec des acteurs de renom pour une succession de sketches enumérés comme dans un lexique ou dictionnaire ou sur wikipédia avec leur définitions. Il est vrai que 5 fantasmes parmi beaucoup d autres ont été choisis . C est très inégal certains font rire , d autres sont quelconque et sans grand intérêt humoristique , parfois même j ai hate que cela se finisse car cela devient un ennuyeux . Cette succession de tableaux restent dans un compromis concensuel qui ne va pas au bout de l idée même du fantasme décrit . Il n y a pas d émotion fortes ni de contrastes marquants : ce sont des portes entrouvvertes que les réalisateurs ferment de suite de peur de choquer: ni dans les dialogues , ni la mise en scène ( à part le premier skecthes ) il n y a pas d idee aboutie ou puissante alors qu il y avait matière. C est tiède sans relief toujours sur le bout des lèvres . Cela aurait pu être drôle tout le long vu sous certains angles scénaristiques ou de dialogues . Mais c est une banalité affligeante . Certes le titre est alléchant et racoleur mais est loin d avoir atteint le plaisir d apprécier .
Bof... Après un premier sketch assez réussi le reste ne tient pas la route. On ne croit pas un instant à ces fantasmes totalement improbables malgré les efforts des acteurs.