Jusqu’ici Carine Tardieu ne m’avait jamais déçu. Que ce soit avec La tête de maman, Ôtez-moi d’un doute ou Du vent dans mes mollets son meilleur film à ce jour. Les jeunes amants est assez différents de ces trois-là mais toujours aussi réussi. Il aborde des thèmes rarement évoqués au cinéma, l’amour et la sexualité des personnages âgées, et une relation amoureuse entre une femme mure et un jeune homme. Si le sujet pouvait être casse-gueule, elle s’en sort très bien. Le tout est plein de charme, fait avec beaucoup de finesse, de sensibilité, et de tendresse. Le couple est interprété par une Fanny Ardant une fois de plus exceptionnelle, et un Melvil Poupaud on ne peut plus convaincant, le duo fonctionne à merveille. A leurs côtés une Cécile de France, qui n’a peur de tenir des seconds rôles (le troisième d’affilée après Illusions perdues et De son vivant), elle aussi toujours impeccable. Le film était à l’origine une idée, hommage à sa propre mère, de Solveig Anspach (Lulu femme nue, Haut les cœurs, L’effet aquatique…), qui devait également le réaliser, mais elle est décédée avant que le projet n’aboutisse. Il a quand même vu le jour et c’est tant mieux pour nous. Voilà un film, aussi réussi sur la forme que sur le fond, émouvant et bouleversant, qu’il faut voir absolument.
"On respire le même air" ou comment accepter de vivre tout simplement l'instant présent, peu importe l'âge, la maladie, la situation. Fanny Ardant est impeccable et son côté mystérieux est toujours aussi fascinant. Melvil Poupaud est excellent, tendre et attachant. Ces jeunes amants sont habités par l'amour avec un grand A.-; Magnifique
Meilleur film français de ces dernières années pour moi, sensible sans jamais être mièvre, les images sont tout en intensité, rien n'est de trop, c'est une réussite incontestable. Même la fin est parfaite, pourtant c'est difficile de clore ce genre de scénario. Peut être simplement faut il avoir vécu pour en mesurer toute la force et l'authenticité, à 20 ans je ne sais pas ce que j'en aurais dit...
Pierre (Melvil Poupaud) a quarante-cinq ans. Il est chirurgien à Lyon, marié et père de famille. Quinze ans après l’avoir croisée durant une nuit de garde, il retrouve Shauna (Fanny Ardant), une architecte à la retraite qui fut la meilleure amie de la mère de Georges (Sharif Andoura), le meilleur ami de Pierre. Entre Pierre et Shauna, malgré l’écart d’âge, c’est le coup de foudre.
Sur une idée originale de Solveig Anspach, décédée en 2015, Carine Tardieu, qui avait déjà signé trois films plein de délicatesse ("La Tête de Maman", "Du vent dans les mollets" et "Ôtez-moi d’un doute" qui m’avait conquis), explore un sujet quasiment inédit et bien dans l’air du temps : la liaison adultère d’un homme dans la force de l’âge avec une femme de vingt-cinq ans son aînée.
On imagine mal qui mieux que Melvil Poupaud et Fanny Ardant auraient pu interpréter de tels rôles. Lui, séduisant en diable, la barbe poivre et sel, voit ses certitudes se fracturer devant la passion qui l’emporte. Elle, dont l’âge n’enlève rien au charme magnétique, a toujours cette voix renversante à laquelle aucun être normalement constitué ne saurait résister. Ils sont appuyés par des seconds rôles impeccables : Sharif Andoura déjà cité, Florence Loiret-Caille qui démontre que son talent ne se réduit pas au seul rôle de Marie-Jeanne dans "Le Bureau des légendes" et surtout Cécile de France dans un rôle à contre-emploi qu’elle interprète avec un masochisme bouleversant.
"Les Jeunes Amants" a peut-être le défaut de verser dans la tragédie, de prendre un peu trop au sérieux une histoire qui aurait pu être racontée avec plus de légèreté. Il a un autre défaut : ses vingt dernières minutes qui semblent tourner en rond autour d’une conclusion qu’il n’arrive pas à trouver et qui finalement s’avère médiocrement convaincante. Pour autant, il n’en reste pas moins un mélodrame poignant, propre à séduire tous les spectateurs, homme ou femme, jeune ou moins jeune.
Le droit au bonheur et à l'amour pour une femme envers un homme tellement plus jeune. Melvil Poupaud est un amant tellement attentif et Fanny Ardant bouleversante entre ses doutes et ses certitudes qui ne souhaite pas que cet amant se transforme en infirmier et qui est prête à sacrifier cet amour.
Fanent Ardant sublime comme à son habitude, entourée de très bons acolytes. La passion au delà de toute les barrières et quelques belles leçon de vie <3
Les jeunes amants était un projet de la cinéaste Solveig Anspach, son dernier hélas, avant sa mort précoce, inspirée par la vie de sa propre mère. On peut imaginer le film qu'elle aurait réalisé, non dénué de fantaisie et de sens de l'absurde, comme elle en avait l'habitude. Carine Tardieu, qui a repris le sujet, a sans doute une approche plus sage, assez réaliste mais pudique. 25 ans d'écart entre deux amants, faut-il le préciser, est socialement acceptable mais en général dans un sens, pas dans l’autre, et il n'est pas besoin de préciser duquel il s'agit. Le personnage qu'incarne Fanny Ardant n'a rien d'une cougar, quel vilain mot, pas plus que Melvil Poupaud n'est un gigolo, quel terme inélégant. C'est de passion amoureuse qu'il s'agit et ce n'est pas ce qui est le plus facile à faire ressentir au cinéma, quel que soit l'âge des tourtereaux, d'ailleurs. Y croit-on à cette alchimie entre ces deux êtres ? Pas immédiatement, en tous cas, mais davantage, dès lors que l'histoire se révèle difficile à vivre. Le film ne pose aucun jugement, considérant ses deux protagonistes avec une grande tendresse, et ne s'intéresse que peu au regard des autres, hormis les proches, et encore sans insister. C'est que Les jeunes amants ne se laisse par absorber par l'extérieur, ce qui compte, ce sont les vibrations sentimentales d'une liaison partagée et assumée. Pour cela, il fallait deux interprètes exceptionnels et Fanny Ardant et Melvil Poupaud le sont, assurément. La mention très bien vaut aussi pour les seconds rôles de Cécil de France, de Florence Loiret-Caille et de l'étonnant Sharif Andoura.
Un superbe film tout en sensibilité et délicatesse qui explore avec pudeur les incertitudes, les renoncements, l'envie, le désir dans une relation amoureuse un peu atypique. Fanny Ardant est magistrate et dévoile avec don élégance et sa grâce habituelles ses 70 ans. Tous les autres acteurs sont excellents également. La bande-son est parfaite et bonus les paysages irlandais ! Je conseille donc vivement
Exactement ce que j’aime voir au cinéma! Une histoire pleine de réalisme, avec des beaux personnages qui nous surprennent, en particulier celui de Melvil Poupaud d’une pureté et d’une intégrité qui m’ont bouleversée. Ce film parle si bien d’amour, du vrai, celui qui nous dépasse et qui nous rend meilleur, avec une mention spéciale pour le personnage de Cécile de France, très touchant. J’aime ce cinéma très humain qui montre des personnages remplis de qualités et d’amour. Un grand bravo à toute l’équipe!
Belle histoire d'amour conduisant à des choix cornéliens . Beaucoup de pudeur et de délicatesse. Les personnages sont bien campés.L'interprétation est excellente ; la musique bien choisie. Du bon cinéma français !
Belle idée que celle de traiter la passion sous un angle peu commun, en l’occurrence celui de la différence d’âge marquée avec un quadragénaire qui s’éprend d’une septuagénaire. D’autant plus que les deux acteurs choisis pour former ce couple qui fait fi de cet écart d’âge ne manquent pas d’allure : Melvil Poupaud et Fanny Ardant. Le romantisme, l’amour et la passion vus de cette manière originale avait de quoi intriguer et le casting faisait sens. Mais « Les jeunes amants » loupe son entame et a bien du mal à nous faire ressentir cette relation enflammée qui se noue entre les deux personnages. Durant une bonne partie du film, on a un peu de mal à croire à cet amour qui va emporter ces deux personnages. Le coup de foudre censé frapper les deux tourtereaux ne passe pas à travers l’écran, il semble trop fabriqué et mal représenté. Difficile dans ces conditions de s’identifier un tant soit peu aux personnages et à s’investir correctement dans le film.
Durant un moment assez conséquent, le script, les scènes tournées pour l’illustrer et le montage pour l’assembler apparaissent tous maladroits et peu adaptés pour faire vibrer les cœurs. .Les jeunes amants » est même peu chaleureux et la partie en Irlande censée amorcer cet amour particulier et nous faire ressentir les prémices de cette passion tombe à plat. Heureusement, petit à petit, le film va corriger ce mauvais départ et on finira par y croire dans une seconde partie plus apaisée et judicieuse. La maladie va s’en mêler et on va finalement s’investir davantage dans cette histoire d’amour contrariée. Certaines séquences vont réussir à nous émouvoir et il y aura même quelques belles fulgurances romanesques et/ou tragiques qui parviennent à nous vraiment nous toucher.
Le jeu des acteurs y est pour beaucoup, rendant tout cela crédible. Mais au-delà du duo principal, les seconds rôles brillent tout autant si ce n’est plus. On pense surtout à Cécile de France dans le rôle difficile de l’épouse trompée qui offre une partition inattendue, sobre et vraiment impeccable. Florence Loiret-Caille en fille compréhensive n’est pas en reste. Les problèmes que peuvent poser ce type de relation au niveau fonctionnel et moral sont bien présentées et on finit par s’intéresser et rentrer dans l’histoire que nous propose Carine Tardieu, cinéaste délicate (le très joli « Ôtez-moi d’un doute ») et parfois maladroite (« La Tête de maman ») mais toujours sincère. « Les jeunes amants » part donc du mauvais pied mais si on ne décroche pas, on pourra se laisser embarquer par cette proposition romantique et dramatique qui ne manque finalement pas d’allure notamment grâce à ses acteurs.
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