J'ai vue le nouveau long métrage d'Ari Aster hier, et je n'ai pas pu faire la critique tout de suite. C'est un film assez dure à encaisser sur le coup. Et derrière l'humour que peut avoir à certain moment le film, les thématiques derrière sont beaucoup plus profonde et sombre. Le film va diviser, et je pense que c'est une bonne chose. C'est un film qui sort de l'ordinaire, et dans un monde où le cinéma est dirigé par Disney et d'autre grosse production, ça fait du bien d'avoir des œuvres originales. Joaquin Phœnix est incroyable dans ce film, il reste la meilleure performance que j'ai vue depuis le début d'année. Bref, un visionnaire atypique mais qui ne laisse pas indifférent. Nous ne pouvons pas comprendre tout le film dès le premier visionnage, mais bon courage pour les courageux qui le regarderont une deuxième fois !
On ne doute pas de l'exceptionnel talent du réalisateur de Midsommar, mais son dernier film est difficile à suivre et à apprécier tellement il est dense et tellement la réalité est remplacé par la fiction issue de la pensée réelle du personnage principal (ce n'est pas clair? Eh bien le film l'est encore moins...). La performance de Joaquin Phoenix est excellente, en homme-enfant encore relié par le cordon ombilical et perdu dans ce monde auquel il n'était pas préparé. La présence de certains personnages nécessiterait les explications du réalisateur. Chacun construira sa version de la raison de leur apport au récit. Le film dure près de 3h et ne laisse jamais le spectateur au repos. Préparez-vous à une expérience intense.
Ari Aster livre un film prétentieux et abscons, un calvaire interminable qui s’étire sur près de trois heures sans but clair. Ce trip anxiogène, censé explorer la psyché tourmentée de Beau, ressemble plus à une suite de scènes absurdes et grotesques qu’à une véritable narration. Joaquin Phoenix incarne un personnage passif et inintéressant, perdu dans un délire qui se veut profond mais qui lasse très vite. en conclusion: Une torture mentale inutile.
J'ai pas l'impression d'avoir assisté à un mauvais film, mais j'ai la désagréable sensation d'être passé à côté du message du réalisateur et de sa vision.
Et j'ai vraiment senti les 3h dans la salle de cinéma là où d'autres films de la même durée m'ont donné l'impression de passer en un claquement de doigts
Film étrange : une odyssée oedipienne ; le parcours d'un homme-enfant ; des angoisses retanscrites à l'extérieur dans un climat criminel, paranoïa et inquiétant. Un film d'horreur du 21 eme siècle...
Et après on ose dire que les mères juives sont trop possessives. Blague à part, j'espère que cette œuvre n'est pas autobiographique pour son auteur vu de [Spoiler] la relation toxique avec la mère dans ce film [Spoiler].
Quelle déception après le génialissime hérédité et l'excellent Midsommar, j'attendais forcément beaucoup de ce nouveau film de Ari Aster, qui est actuellement pour moi le maître des films horrifiques. Pour Hérédité, j'étais rentré dans le récit sans jamais en décrocher. J'avais aussi aimé l'excellent Midsommar, qui m'avait captivé avec son univers dérangeant. Mais avec Beau is afraid, je suis vraiment resté à côté tout le long du récit. Pourtant je suis arrivé à suspendre ma crédibilité pour une histoire de possession et une autre de secte pratiquant des rituels étranges dans les deux cas, mais là, le monde me paraît trop irréaliste d'un côté mais à la fois si proche du monde réel.
Pour cela, j'ai assez de mal avec le représentation de la folie, car on ne sait pas vraiment à quoi se raccrocher et ce que l'on visionne. Il y a une part de réel dans le récit, mais aussi du subjectif du personnage et je me perds dans ce mélange. Je n'ai pas compris certaines métaphores ou thématiques qui était appuyées et revenaient dans le récit. [Spoiler] Notamment la figure de la mère avec son enfant qui reviennent à plusieurs reprises dans le film sous la forme de statues [Spoiler].
C'est complètement barré et assez incompréhensible par moment. J'ai l'impression de voir un genre de Mulholland drive. Ça n'est au final ni vraiment comique, ni vraiment horrifique. Ça ne s'arrête jamais dans la surenchère d'événements invraisemblables sur une séquence finale [Spoiler] digne de The game ou The Truman show [Spoiler]. Malheureusement pour moi essayer de faire cohabiter grotesque et angoissant ne fonctionne pas du tout.
Un film très perturbant d'Ali Aster qui, par cette production, montre au plus grand nombre que le cinéma va bien plus loin que du simple divertissement. Un film a voir et revoir!
A part le jeu étonnant de Joaquim Phoenix perdu dans ce rêve éveillé. Je n'ai pas accroché du tout. Trop de situations ou j'étais mal à l'aise pour l'acteur. Ce n'est pas passé et en plus c'est long.....2h59
Après ses deux premiers films qui ont bien marqué le cinéma d'horreur de ses 10 dernières années, Arri Aster était attendu et il est difficile de l'imaginer encore nous surprendre. et pourtant il parvient a le refaire. quitte à perdre la moitié de son public tellement il se permet tout dans ce film, du malaise, de l'horreur, de l'humour, du bizarre. le film a beau s'approcher des 3heures, il parvient a garder l'attention du spectateur car il n'arrête pas d'enchaîner les ruptures, ruptures de ton et rupture d'histoire, voyageant entre le présent, le passé et les délires de Beau jusqu'a ne plus discerner avec certitude ce qu'on voit. Joaquim Phoenixi livre une prestation aussi incroyable que pour le joker. Du grand cinéma avec son lot d'images marquantes.
Pas assez réaliste pour être crédible et pas assez surréaliste pour être onirique, on nage constamment entre deux eaux et on ne sait pas où le cinéaste veut nous emmener.
Je me devais de regarder Beau is afraid de Ari Aster, tellement Midsommar était remarquable, un chef d'œuvre même. Il y a 3 heures à visionner, pour un très long métrage, il faut du lourd, le début passe encore, mais ensuite c'est du n'importe quoi sur la dépression et la peur d'un homme. Joaquin Phoénix est ridicule avec sa voix à la Drupi et son apparence, des effets de style (décors en carton coloré et animés, encore une mode), des scènes qui se veulent drôles et une mise en scène faussement hallucinées. J'ai tenu à peu près 2 heures (au cas ou) mais ensuite non, je n'ai pas pu aller plus loin. Ari Aster a loupé son coup, c'est une catastrophe, quelle honte d'avoir pondu un tel truc après Midsommar, quelle déception ! N'est pas Lynch ou Cronenberg qui veut pour hypnotiser le spectateur.