Beau Is Afraid
Note moyenne
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191 critiques spectateurs

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brunocinoche
brunocinoche

139 abonnés 1 246 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 septembre 2023
Bonne chance si vous arrivez à rentrer dans l'univers absurde et déjanté d'Ari Aster. Personnellement j 'ai eu du mal malgré toute mon admiration pour Joaquim Phoenix qui porte indéniablement le film . C'est pour lui que l'on subit les images certes débordant d'invention mais dépourvues d'émotion pendant 3 heures! Sur le fond, le film se vent freudien mais l'image de la mère est ici peu convaincante comme le sont dans l'ensemble tous les seconds rôles. Ari Aster signe un film déjanté, insensible et trop long, son mauvais trip est très loin des grandes réussites d'un Terry Gilliam ou même d'un David Lynch, cinéastes qu'Ari Aster voudrait égaler, il y a encore du travail surtout dans l'écriture du scénario !
gregbutton
gregbutton

43 abonnés 1 016 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 février 2025
Après l'incroyable Hérédité et l'assez bon Midsommar j'etais vraiment très curieux et enthousiaste à l'idée de découvrir cette fresque d'Ari Aster sur un autre genre que l'horreur, avec rien de moins que Joaquin Phoenix.
Ma déception fut totale. Ce sacré délire, bazar, cette odyssée de l'absurde n'a pris a aucun moment sur moi. Je ne comprends pas les intentions et le but et j'ai eu l'impression de voir un Dupieux à son apogée de l'absurde, genre qui n'est pas fait pour moi. Pourquoi répéter toujours le même schéma avec sa mère, pourquoi en faire un film aussi long ?
Je suis consterné, faire de belles scènes ce n'est pas faire un bon film.
DOUBLE B
DOUBLE B

25 abonnés 25 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mai 2023
Un film qui ne laisse pas indifférent.
Si l'on est angoissé pendant tout le film, on appréciera aussi l'humour noir qui s'en dégage.
et le jeu des acteurs, tous assez bons.
Concernant le propos, il ne s'agit pas non plus d'un grand geste métaphysique comme 'inception' 'the fountain' ou '2001, l'odyssée de l'espace', mais on ressent la volonté d'offrir au spectateur la vision du personnage, et par la même occasion, un miroir déformant d'une Amérique. En ce sens, Beau is afraid est un grand film.
Les bémols, selon moi, sont les suivant ; d'abord, la durée, c'est beaucoup trop long ! En séance, j'ai regardé ma montre, et j'ai constaté une bonne dose de scènes inutiles, ou du moins, qui auraient pu être plus courtes. Ensuite, autre problème du film : les redites la relation filiale intense de complexe d'oeudipe, de mère castratrice, d'absence de père, de culpabilisation, d'emprise et d'abus, jusqu'au jugement final.... bref, on ne peut pas dire que c'est subtile... La thématique est rabâchée, et c'est honnêtement ce qui m'a le plus déplu. Enfin, si l'on retrouve la thématique cauchemardesque de l'Odyssée, les épreuves qui se dressent devant Beau sont parfois un peu indigestes, mais c'est surtout par le longueur inutiles plutôt que par le mise en scène, qui demeure superbe. L spoiler: a fin dans la grotte 'purgatoire' qui fait écho à la première scène du film et la sortie du vagin de sa mère m'a achevé, mais peut être pas autant que les gros sabots de la verge géante cachée dans le grenier avec son double réprimé.
.. Tout le monde semble s'extasier devant cette métaphore que je trouve pourtant vraiment clichée et sans aucune subtilité.
Bref, c'est un grand film, mais avec des grands défauts.
Kouto
Kouto

33 abonnés 4 791 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 novembre 2025
Dans ce nouveau film. Le réalisateur Ari Aster explore se thématiques déjà grandement effleurés dans ses précédents films autour du désordre de la psyché humaine.
Dans cet opus, le personnage de Beau incarné à l'écran par ne formidable Joaquin Phoenix voit son parcours pour retrouver sa mère semé d'embûches. Véritable ode rappelant le cinéma de Lynch avec ses introspections cathartiques poussant son personnage sur une pente descendante minée par la culpabilité et les troubles psychotiques dont il semble souffrir.
Cette œuvre inclassable est aussi difficile à suivre tant la folie du protagoniste imprègne chaque scène à l'écran dans un dédale pouvant s'avérer abscons si on n’accepte pas ce voyage méandreux.
Un film qui assurément va diviser mais quoi que l'on pense de ses qualités repose sur une prestation hallucinée de son acteur vedette.
Gautier
Gautier

20 abonnés 38 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 août 2025
Un film hyper ultra personnel de la part de son réalisateur. Très long, je l’ai vu en 3 fois. Les 45 premières minutes m’ont beaucoup plu puis l’intrigue se complexifie et on comprend qu’on va regarder un film très cérébral...
Shawn777

831 abonnés 4 001 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2023
Après deux long-métrages horrifiques barrés mais restant relativement dans des codes de l'evated horror qui nous sont aujourd'hui familier (mais qui étaient très surprenants il y a encor quelques années, notamment "Midsommar"), Ari Aster revient avec un film empruntant moins aux codes de l'horreur mais plus aux codes du WTF ! Effectivement, il est très difficile de qualifier distinctement ce film tant il emprunte à plusieurs genres différents, et notamment l'humour très grinçant et très noir, l'horreur et divers de ses sous-genres, le thriller, le pur film d’auteur etc. Pourtant le pitch est simple, nous suivons les aventures de Beau qui essaye désespéramment de rejoindre sa mère, mais l'histoire est quant à elle bien plus complexe ! Tout d'abord, il faut savoir que le film est construit en quatre actes bien distincts, tellement différents les uns des autres que l’on dirait presque un regroupement de quatre segments réunis dans un seul film, dont seul le personnage principal semblerait en être le fil rouge. Et plusieurs de ces segments sont d’ailleurs inspirés des courts métrages du réalisateur. Et ils sont tous inégaux ! Le premier est totalement maitrisé, à la fois en termes de scénario que de mise en scène car il nous met directement dans une ambiance malsaine comme le réalisateur sait si bien le faire mais est également très angoissant ; le réalisateur parvient en effet à nous mettre constamment mal à l'aise dans ce monde qui est proche de notre réalité mais qui a ce petit truc malsain en plus, ce grain de sable qui change tout. Le second est tout aussi maitrisé mais dans un genre complètement différent, qui emprunte cette fois un peu plus à l'humour mais qui reste tout aussi dérangeant. Les personnages de cette seconde partie sont d'ailleurs particulièrement bien écrits. C'est pour ça que ça m'embête de mettre une note aussi "basse" à un film dont la première partie est aussi réussie et vaut le coup d’œil à elle seule. Mais c'est dans sa seconde partie que le film m'a complètement perdu, et notamment dans son quatrième segment que je trouve foutraque à souhait. Le troisième est quant à lui visuellement très intéressant mais traine un peu en longueur. On sent bien que le réalisateur veut brouiller la frontière entre la réalité et la perception qu'à Beau de la réalité (entre autres) ; le spectateur ne sachant au final plus trop où se placer mais la fin part beaucoup trop loin dans un délire qui m'a personnellement complètement perdu. On se demande même au bout d'un moment où le réalisateur veut nous emmener derrière cette montagne de symboliques qui ne riment au final plus à rien. Concernant les acteurs, nous retiendrons principalement Joaquin Phoenix qui joue très bien ce type qui subit constamment (qui subit autant l'amour que la haine d'ailleurs) mais également Amy Ryan et Nathan Lane qui sont tout simplement excellents ! "Beau Is Afraid" est donc un film brillant dans sa première partie et puis qui s'égare petit-à-petit dans des délires qui partent de plus en plus loin, rendant le tout un peu lassant, surtout sur une durée de trois heures.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

187 abonnés 2 665 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2023
Une belle illustration des névroses psychotiques portée admirablement par un Joaquim Phoenix habité par le personnage.
Clint B
Clint B

66 abonnés 284 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 août 2023
Quand je lis certains ici qui te font limite passer pour un attardé pour être poli parce que tu n'as pas apprécié ce truc de 3h....Bref. J'adore Joaquin Phoenix, énorme acteur selon moi, et Hérédité et Midsommar m'avaient plutôt plu malgré selon moi des maladresses. Mais là, au bout d'une heure ça commençait déjà à me gonfler sévère ce Beau is afraid, et il restait encore 2 heures à faire ! Il y a de bonnes idées, mais aussi et surtout un gloubiboulega de personnages et de scènes qui partent dans tous les sens sans réellement que l'on saisisse leur intérêt quant au déroulé du film, et je répète c'est très long ! Je ne voyais pas passer les 4h de Once upon a time in America, mais là ce n'était pas la même. Et quand je lis dans un commentaire " Midsommar est sans doute le film d’horreur le plus réussi, et le plus effrayant de ces trente dernières années, voir plus..." je me suis étouffé de rire ! Enfin...je dois être stupide j'imagine...
Cadreum
Cadreum

77 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 avril 2025
Troisième long métrage d’Ari Aster, Beau Is Afraid est une oeuvre-monde, un film-matrice qui pulvérise les frontières pour inventer un cinéma du trop-plein, du débordement, de la psychose. C’est l’anatomie d’un cauchemar, disséquée plan par plan par un cinéaste fou d’architecture mentale, qui érige la névrose en dramaturgie totale.

Ce qui frappe d’abord, c’est que Beau Is Afraid singe les formes classiques du voyage initiatique pour mieux en pervertir la logique. À chaque station de cette anti-épopée, le monde se déforme jusqu’à devenir le miroir tordu d’un psychisme traumatisé. Aster ne filme pas le réel, il filme le réel tel qu’il est perçu depuis l’intérieur d’un être paniqué, infantilisé, vidé de toute capacité d’agir.

Chaque décor devient ainsi un lieu-symptôme :
– la ville anarchique est la projection d’un dehors devenu impossible ;
– la maison-famille fige Beau dans une logique de dépendance débilitante ;
– la forêt-théâtre matérialise l’espace de la fiction comme échappatoire mentale, mais avortée ;
– la maison maternelle révèle le cœur du dispositif : non un lieu de retour, mais une matrice close, un enfer utérin.

Aster ne se contente pas de réactiver le complexe d’Œdipe : il en fait le moteur unique de sa dramaturgie. La mère est tout à la fois origine, menace, loi, châtiment. Elle n’est pas une personne : elle est une conscience totalisante.

Le retournement final, qui dévoile la possible machination d’ensemble, fait basculer Beau Is Afraid dans une logique paranoïaque : si tout est orchestré, alors tout est piège. Le film devient ainsi la parabole d’une vie placée sous surveillance, d’un sujet jamais né, sans intériorité propre, entièrement fabriqué par le regard de l’Autre.

Beau n’est pas un personnage : c’est un enfant figé, un fœtus sans abri. Tout désir est immédiatement puni, tout élan immédiatement réprimé. Ce n’est pas seulement l’échec d’un homme, mais l’impossibilité même de devenir sujet.

Aster dessine là un portrait de l’homme contemporain vidé de son mythe héroïque, sans aucune prise sur le monde. Il ne conquiert rien, ne défait rien, ne résout rien : il subit. L’identité masculine, ici, n’a pas d’ennemi extérieur : elle s’effondre d’elle-même, gangrenée par l’angoisse de décevoir, d'agir.

Dans son dernier mouvement, Beau Is Afraid s’abîme dans une forme de parabole cruelle : celle d’un homme jugé sans avoir jamais vécu. L’image finale : Beau seul, silencieux, observé, condamné, puis effacé, condense la philosophie du film.

Aster ose ici une forme de négativité radicale. Ce n’est pas un film sur la guérison, mais sur l’impossibilité même de guérir. Ici, le trauma n’est pas à surmonter : il est la structure même de l’existence.

Avec Beau Is Afraid, Ari Aster signe une œuvre-limite, un film-cerveau, qui sacrifie tout à l’exploration d’un esprit envahi par ses terreurs.
Mirobole Pancrate
Mirobole Pancrate

50 abonnés 282 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 juillet 2025
Film fleuve, réalisé de main de maître avec une application hors-normes et un talent rare. Cependant, le rythme inégal et la symbolique pas toujours très lisible de la métaphore filée sur l'emprise d'une mère toxique et les angoisses pathologiques en résultant chez notre héros, rendront pour certains l'expérience très pénible. ce fut hélas mon cas.
Hélène D.
Hélène D.

37 abonnés 100 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mai 2023
Quel film! C’est la première emotion que j’ai eu après ce dilm. tous les gens que je croisait dehors me paraissaient bizarres! C’est dire l’effet que peut faire ce film. Pourtant j´ai voulu quitter la salle plusieurs fois devant l’atrocité de ce monde vu par beau. Car c’est évidemment son point de vue a travers une sensibilité nee avec lui. On soulignera la performance de Joachim phoenix évidemment, immense acteur.
Stéphane R
Stéphane R

33 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2026
Ce film est un cauchemar éveillé. Le pire est quasiment certain. La première moitié en est délectable, les méandres de la seconde peuvent perdre le spectateur.
A voir, c'est une vraie proposition de cinéma
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2023
e synopsis officiel est extrêmement bref et donne à penser que les ressorts du scénario sont multiples et complexes. En fait dès les premières images -la naissance de Beau- il est clair que le scénario -et la vie de Beau- se limite au délire freudien d'un fils hyper-culpabilisé par une mère hyper-possessive mais hyper-incapable d'exprimer des sentiments, qu'il a fuie et qu'il refuse foncièrement de rejoindre...
Le film ne choisit pas entre l'ironie, le grotesque et le désespoir, mais c'est la tristesse qui l'emporte...
Curieux et intéressant, mais on n'est pas obligé : il y a aussi des films plaisants à voir !
Fondation
Fondation

25 abonnés 311 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 octobre 2023
Si le démarrage du film s'avère très intéressant, on sombre lentement mais surement vers l'ennui. Au bout d'une heure trente, on attend la fin... qui malheureusement n'arrive que bien plus tard.
Ainsi on se surprend a être dans la position suivante : "On se fiche complètement de comprendre ce qu'on regarde, et on attend simplement que ça se termine"
Cool_92

374 abonnés 719 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mai 2023
Ce film est un très gros délire sorti tout droit de l'esprit d'un réalisateur de génie. Attention, c'est un film complexe, tordu et labyrinthique qui ne plaira pas à tout le monde. Je suis personnellement très mitigé : j'ai beaucoup apprécié la première partie du film assez cauchemardesque mais beaucoup moins pris par l'odyssée du personnage qui est assez redondante. La mise en scène est souvent brillante avec des idées incroyables à chaque moment clé, l'interprétation de Joaquin Phoenix est géniale comme à son habitude. Pourtant j'en veuf à Aster d'avoir voulu faire un film somme de ses talents, un film collosal, abstrait et surtout incompréhensible. Un peu comme Aronovsky avec son film Mother. Et puis c'était long, les 45 dernières minutes sont éreintantes. C'est une expérience intéressante et malaisante à vivre malgré tout. Chaque spectateur aura son ressenti. Le film va diviser.
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