Beau Is Afraid
Note moyenne
3,2
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189 critiques spectateurs

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capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2023
Oh vache , scénario et réalisation toute folle d'Ari Aster mais néanmoins cohérent à travers ses métaphores dans ce qu'il raconte ! Joaquin Phoenix qui porte le film est juste exceptionnel dans son rôle !
vincent COLLIER
vincent COLLIER

67 abonnés 221 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 avril 2023
Quel film ! Premier chef d'oeuvre de 2023 après Babylon en janvier. ...le cinéma US renaît de ses cendres tel un phénix. .. Joachin mérite un nouvel oscar pour ce rôle hors du commun et la mise en scène est rare
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 avril 2023
Beau, un homme apeuré et perturbé, va tout faire pour rejoindre sa mère. Un véritable périple fait d'obstacles et de rencontres, qui vont en révéler un peu plus sur lui-même et la raison pour laquelle il est comme il est.

Après l'horreur pure avec «Hérédité» et «Midsommar», Ari Aster nous revient avec cette œuvre absurde et déroutante à l'excès, qui sera loin de plaire à tout le monde.

Personnellement, j'ai été plutôt agréablement embarqué durant les premières 75 minutes.
Le souci, c'est que le film dure 3h. Et 3h pour ce genre de film et avec cette histoire-là, ça finit par se ressentir vraiment.

Sorte d’œuvre thérapeutique centrée sur les notions d'emprise et de culpabilité constantes, ce «Beau is afraid» est à rapprocher de ce que j'ai pu ressentir face à une autre œuvre qui divisa lors de sa sortie, «Mother!» de Darren Aronofsky : un film qui finit par être plombé par l'ultra-présence d'un symbolisme trop lourdaud, aussi bien dans son propos que dans sa mise en scène.

Et voilà ce que je reproche surtout à ce 3e long-métrage d'Aster : que celui-ci ne se résume principalement qu'à une succession de métaphores qui ne font pas vraiment dans la subtilité (celles et ceux qui ont vu le film se souviendront à coup sûr de la scène dans le grenier...voilà voilà), tout cela pour couvrir une histoire assez simpliste en soit, qui est celle d'un fils qui n'arrivera jamais à se défaire de l'emprise qu'exerce sur lui sa propre mère.

Un film perché et abstrait, trop abstrait pour m'embarquer, malgré une première heure des plus intrigantes, se déroulant d'abord dans le quartier peu accueillant où habite Beau, puis dans la maison d'un couple pour le moins étrange, ayant renversé Beau par accident et décidant de le garder à tout prix chez eux. Une première partie qui arrivait plutôt bien à gérer cet équilibre entre cauchemar éveillé et décalage grotesque, et ce malgré un rythme un peu artificiellement étiré.

C'est à partir du chapitre suivant et de cette plongée dans une forêt animée que les choses se gâtent et deviennent de plus en plus compliquées au fil du film.
Là où la simplicité d'un échange pourrait suffire à en dire bien plus, Aster se sent obligé d'enrober tout cela par d'innombrables métaphores visuelles (se libérer de ses chaînes, devenir enfin un homme,...), si bien qu'on se retrouve plus devant une œuvre qui veut se la jouer arty, mais reste presque toujours en surface de son sujet, de sa problématique, sans jamais l'affronter véritablement de front (comme ce conte animé en mode voix-off et «2001» qui n'a aucune conséquence sur la suite de l'histoire).

Rajoutez à cela un Joaquin Phoenix qui subit continuellement son environnement, reste toujours passif et ne prend jamais de réelle initiative, parce que figé par la peur (Beau is afraid → Beau a peur), ainsi qu'un final "tout ça pour ça" où l'on réalise qu'on en est toujours au même stade et que l'histoire n'a en réalité pas avancé pour notre protagoniste (et par extension pour le spectateur), et vous vous retrouvez face à un mindfuck trop éparpillé, trop chargé et trop long pour pas grand-chose.

Labyrinthe mental d'un œdipe moderne où se croisent les notions de souvenirs et de sacrifices, ce «Beau is afraid» me laisse, malgré certaines idées très chouettes de mise en scène (en particulier dans sa 1ère heure) un sentiment plus que mitigé, sorte de fourre-tout qui ne sait pas trop quoi nous raconter durant ses 3h, et qui étouffe son semblant de message sous un trop-plein de métaphores.

Au lieu de se concentrer uniquement sur la mise en scène, il aurait également été judicieux de se pencher un peu plus sur le scénario.
Andréas Werbicki
Andréas Werbicki

23 abonnés 44 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 avril 2023
J'ai vu ce film et je le trouve ennuyeux chiant. L'histoire n'est pas bonne Joaquin phœnix n'est pas bon c'est tout, bref un film qui est tout simplement mauvais
Djifunk
Djifunk

38 abonnés 170 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 avril 2023
On comprend assez vite le cauchemar littéral dans lequel Beau est enfermé. Et on a envie que ces successions de cris s'arrêtent. Les épisodes arrivent tous subitement et on attend impatiemment que le périple se termine. Et au bout de trois heures,la (non) fin est frustrante malgré le soulagement que ça s'arrête. Vous me direz j aurais pu sortir aussi...
l'embobineur
l'embobineur

3 abonnés 40 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 avril 2023
Si je devais inventer un système de notation particulier pour ce film je le ferais.
Il est difficile de savoir si l'on aime ou pas ce que nous offre ici Ari Aster, tant la merveilleuse première heure (qui pourrait faire naître un film à part entière sur les maux dont souffre les Etats-Unis) contraste avec les deux derniers tiers du film.
Intriguant du début à la fin, les pistes suivies ne sont jamais certaines. On en ressent évidemment de la frustration, voire une curiosité à élucider cet énigmatique proposition cinématographique.
Je ne sais pas si j'y reviendrai, tant je suis sorti épuisé de cette séance, cela vaut néanmoins le détour et l'expérience.
CinemaxGhinozzi
CinemaxGhinozzi

15 abonnés 93 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 avril 2023
Beau is Afraid est l'un des films que j'attendais le plus en cette année 2023. Le retour d'Ari Aster sur le grand écran ne pouvait pas laisser indifférent surtout depuis la claque de mise en scène que fut Midsommar il y a quatre ans déjà. Avec ce troisième long-métrage, c'était l'occasion pour le réalisateur de confirmer son statut de cinéaste de classe mondiale.
Ce qui fait le génie d'un film comme Midsommar, c'est sa capacité à nous mettre mal à l'aise (marque de fabrique de la A24) tout en nous faisant accrocher à l'intrigue. De ce constat vient mon immense déception avec Beau is Afraid, Ari Aster est parti dans son délire, en laissant la compréhension du spectateur sur le côté. J'ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur les aspects techniques du film (montage, image et son) tant le scénario est dense et extravagant. Il y a de trop nombreux éléments absurdes (avec sans doute un sens métaphorique profond derrière) qui demeurent sans explications comme spoiler: les mots que reçoit Beau sous la porte de son appartement ou la télécommande qui lui permet de voir le futur.
C'est aussi le cas de certains personnages qui ont une trajectoire pour le moins énigmatique, je pense notamment à Jeeves, le soldat traumatisé par l'armée. J'ai beau creusé, impossible de trouver quel est le but du personnage campé par Denis Ménochet. A l'instar de Jeeves, on se demande l'utilité de maints personnages plus excentriques les uns que les autres dans l'intrigue. Beau is Afraid est de loin le film le plus éprouvant que j'ai découvert en salle avec trois heures de récit entrecoupées par des flashbacks, des flashforwards et même de l'animation (qui pour le coup est une grande réussite graphique). Cependant, je crois que le problème fondamental du long-métrage, au-delà de sa forme qui plaira sûrement à certains, est l'addition des morales. Ari Aster dénonce la société dans son ensemble, que ce soit son individualisation, son infantilisation ou sa partialité, mais cette accumulation dessert selon moi le résultat final. Je suis le premier déçu de cet échec malgré une mise en scène qui reste optimale par moment notamment au niveau du son avec des ruptures sonores créées avec des sons d'ambiance qui installent une atmosphère malaisante entre les personnages. Comme à son habitude, Joaquin Phoenix livre une performance plus qu'à la hauteur dans ce rôle d'adulte-enfant à qui rien ne sourit.
C'est sans aucun doute un long-métrage qui mérite plusieurs visionnages pour être pleinement compris car je doute nullement du fait qu'Ari Aster soit un grand réalisateur. Mais avons nous réellement envie de subir trois heures de film aussi éprouvantes encore et encore ? Peut-être dira-t-on dans quelques années "Mais oui ! Bien sûr !
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 avril 2023
Un surréalisme dispendieux !
Chaque scène est incroyablement travaillée, surtout le son totalement spatialisé (les réalisateurs français feraient bien de s'en inspirer).
La performance de Joaquin Phœnix est (une fois encore) stupéfiante, en particulier au niveau des mutations de la voix qui s'adapte à chaque scène (dans la VO).
On regrette nombre de culs-de-sac dans le scénario : le testicule enflé, le manque d'eau qu'il suffisait de récupérer dans la chasse d'eau, ou encore des violences totalement gratuites.

Autant on reste fasciné par cet admirable travail, autant on se demande si l'on a progressé dans la compréhension du rapport mère -fils.
RedArrow

1 873 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2023
À peine les différents logos introductifs effacés de l'écran qu'Ari Aster nous livre une scène cruciale pour toute la lecture à donner à son "Beau is Afraid": les premiers instants de vie de son héros. Échappé du gouffre utérin et encore non-façonné par l'empreinte humaine, Beau naît silencieux, comme serein d'entrevoir les lumières d'un monde qu'il ne demande qu'à embrasser. Puis, devant les vives remontrances de sa mère à l'encontre du corps médical sur le mutisme de son bébé, un docteur lui met une claque aux fesses. Surpris, Beau se met à pleurer, Beau est désormais effrayé. Et il le demeurera au cours de sa vie, de ce film titanesque de près de trois heures, à jamais asservi à cette emprise maternelle castratrice.

Avant de poursuivre, une mise en garde pour ceux qui iraient voir ce nouveau long-métrage d'Ari Aster comme un simple prolongement logique de ce qui a fait sa rapide renommée sur grand écran: si le traumatisme familial à travers les yeux d'une mère dans "Hérédité" ou l'élimination d'être fondamentalement toxiques au sein de "Midsommar" placent "Beau Is Afraid" dans une continuité thématique du travail d'Aster, il ne faut pas oublier que le réalisateur-scénariste mûrit ce troisième long-métrage depuis bien plus longtemps, notamment à travers certains sujets de ses courts-métrages, pour ici aboutir sur une œuvre somme, personnelle et très différente de ses deux précédents films pleinement inscrits comme des modèles de la mouvance elevated horror, ce qui pourrait décontenancer (et décontenancera sûrement) une partie du public pourtant déjà familier du cinéma d'Aster.
En effet, s'il y a bien des emprunts à l'horreur dans "Beau is Afraid", ils ne représentent qu'un des multiples moyens d'expression mis au service ici de la représentation folle et imprévisible de cette relation mère-fils poussée aux sommets de ses tenants et aboutissants psychanalytiques. Un traitement atypique, d'une audace sans limite et jamais vue dans la manière dont ce lien peut régir, étouffer, brider une existence et où, après donc nous avoir dévoilé le seul moment de sérénité de son héros affranchi de cette influence maternelle dérangeante, le film va employer un large panel d'outils cinématographiques pour nous immerger dans son quotidien d'adulte dévoré par une anxiété pregnante qui en est la conséquence directe.

Le décorum urbain absurde, proche de la déchéance la plus complète, que nous dépeint le film dans son premier acte est bien sûr le fruit déformé de la perception d'un Beau emporté par ses névroses sociales et paranoïaques, elles-mêmes insidieusement implantées chez lui (et on le comprend très vite via un coup de fil d'une puissance péremptoire assez hallucinante) par le comportement ambivalent d'une mère à son égard et que des haut-parleurs extérieurs (les médias, l'individualisme de nos sociétés modernes, etc) exacerbent encore plus aujourd'hui via l'écho de leurs voix inquiétantes.
La folie qui gouverne cette première partie est donc celle de notre monde, grotesque, violente, mettant à mal le refuge d'innocence de Beau jour après jour, et qu'Ari Aster incarne littéralement à l'écran dans la représentation la plus absurde et inattendue qu'en a son personnage. Désemparé comme Beau devant les périls de ce monde difforme, le spectateur devient le jouet des fulgurances impressionnantes de la mise en scène d'Aster et de sa magistrale capacité à fondre les genres dans le but de nous faire vibrer au plus près du flot continu d'émotions contradictoires vécu par ce personnage. Entre sourires, empathie sincère, montées en tension quasi-palpables et instants glaçants, ce premier acte mime avec maestria le chaos d'un esprit rongé par les peurs humaines les plus primitives et pose évidemment les bases de ce qui s'apprête à devenir l'odyssée de Beau sur les traces d'une figure maternelle à l'ascendant imparable...

Le mot "Odyssée" n'est pas utilisé par hasard tant le périple œdipien de Beau va s'assimiler à celui d'Ulysse devant les obstacles mis sur sa route par les dieux de l'Olympe (avec ici l'équivalent d'une présence omnisciente). Plus particulièrement encore dans le deuxième acte du film où les tentatives de Beau pour rejoindre la maison de sa mère prennent la forme d'une épreuve mythologique digne de l'île des Lotophages à l'intérieur d'un pavillon de banlieue typiquement américain.
Dans une bulle familiale artificiellement maintenue pour étouffer de profonds mal-être, Beau devient ainsi réellement Ulysse essayant par tous les moyens de rejoindre sa femme à Ithaque (la confusion de celle-ci avec sa mère n'est pas une coïncidence) face à des protagonistes qui tentent de l'assimiler à leur mirage, gangrené de déviances trop criantes pour être dissimulées, par diverses excuses ou manoeuvres en forme de vents contraires à son objectif. Encore une fois très bien pensée afin de mettre en images la façon dont la quête de Beau se heurte à un modèle existentiel tout tracé et sujet à ses limites les plus malsaines, cette phase se prolongera par une superbe séquence de songe réveillé, où l'animation et le théâtre se mêleront en tragédie méta-onirique pour dessiner une autre voie, elle-même en proie à des démons très révélateurs, et engendrer une prise de conscience capitale chez Beau désormais prêt à franchir les portes d'une confrontation d'où, on le devine, il sera bien difficile de sortir psychologiquement indemne.

La dernière partie de "Beau is Afraid" sera en effet celle qui l'amènera sur le terrain d'un duel ultime, la fin de parcours d'un fils devenu la plus cruelle déception d'une mère n'ayant pas réussi à le modeler selon ses désirs et qui, en retour, l'a rendu captif de son propre échec par une castration littérale de toutes ses velléités d'émancipation.
Encore une fois, les idées pour mettre en images les montagnes russes d'oxymores émotionnels par lesquels passe Beau dans ce dernier acte ne cessent d'impressionner par leur jusqu'au-boutiste. Que ce soit par l'entremise de l'excellent personnage de Parker Posey poussant à son paroxysme la dimension œdipienne du film, la monstruosité d'une émanation paternelle réduite à sa plus simple fonction procréatrice (il fallait oser !) et, bien sûr des échanges enfin plus frontales entre la créature et son créateur qui feraient tourner de l'oeil aux fondateurs de la psychanalyse moderne par les conséquences néfastes d'une relation mère-fils toxique y entrant en collision, "Beau is Afraid" nous malmène et nous surprend au plus haut point... Jusqu'à finalement nous faire devenir les juges de ce qui s'y est déroulé entre les deux partis, le temps d'une trouvaille de génie (une fois de plus) nous confondant avec une audience prête à faire tomber son couperet sur ce pauvre Beau. Et la conclusion autour de cet être à jamais asphyxié par le joug maternel sera effectivement implacable, le ramenant là où métaphoriquement tout a commencé, le seul moment où Beau n'aura finalement jamais été "afraid".

Quel film ! Et même sans doute classique en puissance sur cette thématique qui n'aura clairement jamais été aussi approfondie au cinéma grâce à sa détermination à en explorer et représenter tous les contours possibles, autant sur le fond que sur la forme (et avec un esprit brillant en tout point à la manœuvre de surcroît !).
Alors, bien sûr, sa durée de trois heures se fait parfois sentir, sûrement parce que l'intensité véhiculée par les différents actes n'est pas la même, et son sujet central peut entraîner une certaine forme d'hermétisme en termes d'implication selon sa sensibilité (ce qui, reconnaissons-le, est un peu notre cas, même si le versant anxiété sociale nous parle) mais, bon sang, quel film ! Si "Hérédité" et "Midsommar" avaient propulsé immédiatement Ari Aster dans la cour des grands, "Beau is Afraid" l'y installe définitivement, en en faisant un cinéaste à part, capable de tout et donc forcément passionnant.
Sa maman doit être fière... Enfin, il vaut peut-être mieux qu'elle ne voit pas le film.
Ça tourne
Ça tourne

40 abonnés 55 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 avril 2023
Moi, qui avait adoré "Midsommar", qu'est-ce que j'ai été déçu ! Ari Aster s'aventure dans un film entre épouvante et comédie qui sonne malheureusement faux. On sent bien que le réalisateur ne maîtrise pas le terrain humoristique et que l'horreur ne peut tenir sur cette base instable. De plus, faut-il vraiment chercher un sens profond à toute cette élucubration onirique de près de trois heures ? Je ne pense pas... Bref, comme tous les réalisateurs encore jeunes en font une fois l'expérience, Ari Aster à subi sa première chute.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 avril 2023
Homme sujet à des angoisses psychologiques, Beau subit une série de mésaventures qui lui font rater son vol pour aller retrouver sa mère avec qui il entretient une relation compliquée. Plus tard, il apprend son décès soudain et se met en quête d'aller la retrouver car les funérailles ne peuvent avoir lieu sans lui. Problème : il se fait renverser par une voiture. En salle le 26 avril.

spoiler: Beau Is Afraid est une œuvre complètement perchée qui s'amuse à perdre son spectateur en permanence entre le réel et l'irréel. J'avais beaucoup apprécié la bande-annonce et son côté quête décalée, mais il s'avère que le film part beaucoup trop loin dans l'absurde et est une sorte d'expérimentation farfelue qui m'a perdu à de nombreuses reprises. Entre ennui ferme et incompréhension narrative, il a été difficile d'aller au bout des trois longues heures. Le procès final et les faits reprochés par la mère ne m'ont pas parus justifiés et Beau aura été un martyr du début à la fin.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 mai 2023
Ari Aster, qui avait impressionné avec deux films d'épouvante magistraux, s'est lancé dans un récit à la narration déstructurée de trois heures. Malgré un sens réel de la mise en scène, le scénario nous perd dans une bouillie psychanalytique et incompréhensible, qui fait tomber le film dans du sous-Lynch. Une déception.
Sergio Savoie
Sergio Savoie

5 abonnés 25 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 avril 2023
imbuvable
incompréhensible et très long
de longs passages auxquels je n ai rien compris
heureusement que j ai un abonnement
Jules W
Jules W

2 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 avril 2023
Un film totalement unique en son genre. Divisé en plusieurs séquences sans que cela se ressente, le film embarque le spectacteur dans un univers unique. On retrouve la maîtrise d'Ari Aster pour ses plans, sa mise en scène et son cadre. Les acteurs sont tous monstrueux de justesse. Complétement imprévisible, on passe d'une séquence angoissante à une autre émouvante ou humoristique, avec beaucoup ou peu de dialogues, tout est un peu mélangé ce qui peut perdre un spectateur non attentif. Il faudrait plusieurs visionnages tant le film regorge de détails et peut être interprété différement selon les ressentis. Le film divisera forcément mais restera une oeuvre fascinante.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 264 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2023
Bon, j’ai vu le film hier, mais il m’aura fallu la nuit pour digérer ce que je venais de voir, car c’est certainement le film le plus fou que nous proposera le cinéma cette année. C’est un peu le cinéma de David Lynch qui percute ceux d’Aronofsky, Giliam, Cronenberg et autre Kaufman…


BEAU IS AFRAID est donc le troisième film d’Ari Aster et il confirme ce que je pense de lui : même si je ne suis pas un grand fan du genre horrifique, son cinéma me fascine mais il a tendance à me perdre. Et si vous aviez détesté HEREDITE ou MIDSOMMAR, autant vous prévenir, il ne va pas vous réconcilier avec son cinéma et ça risque d’être très compliqué pour vous. Car ça va tellement plus loin… Et clairement, je n’étais peut-être pas prêt…


C’est un peu compliqué de résumer le film sans trop en dévoiler, et je vous conseille d’ailleurs de tenter l’expérience en en connaissant un minimum (car oui, c’est ça BEAU IS AFRAID : une expérience cinématographique). Et rien que pour ça, on ne peut que saluer la prise de risque qui met le spectateur hors de sa position de confort, que ce soit par sa proposition ou sa narration.
En gros, on y suit Beau, un anxieux et névrosé maladif, en prenant le choix de placer le spectateur dans la tête de son héros en nous montrant le monde tel qu’il le voit.


Et on comprend dès l’ouverture du film que le film va être malaisant et viscéral.
Le premier acte du film est même un petit bijou à lui tout seul où Aster montre toute la maestria de sa mise en scène. Car si il y a bien une chose qu’on ne peut enlever à ce cinéaste, c’est que ses films sont techniquement extrêmement maitrisés et qu’il a un don pour installer une ambiance et nous marquer par des scènes iconiques.
Ses plans fourmillent de détails, en jouant notamment avec les arrières plans, les transitions et les bruitages pour parfaire son ambiance.


On va être donc être entrainé dans un cauchemar de trois heures, en mélangeant l’horreur, le surréalisme, le drame et la comédie burlesque (parce que bizarrement c’est souvent très drôle). Trois heures… et pour moi c’est bien le souci, car c’est long… trèèèèèès long... Et même si le film m’a souvent passionné, ce trip a tendance à devenir épuisant, jusqu’à me perdre totalement dans un dernier acte. Le film finit par noyer le spectateur dans ses métaphores, et même si il doit énormément gagner avec un second visionnage, sa longueur fait que je ne suis pas sûr de vouloir y retourner…


Bref, en trois films Ari Aster continue à m’intriguer et je n’arrive toujours pas à savoir si j’aime ou je déteste son cinéma. Une chose est sûr c’est qu’il me fascine…


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