Lost In The Night
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gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 septembre 2023
Lost in the night est un film surprenant, son titre évoque la nuit, il se déroulera quasiment exclusivement de jour, il commence comme une sorte de thriller politique, il n'en sera pas question par la suite... On développe une histoire d'amour de manière assez crue et explicite avant de totalement saborder le personnage féminin on ne sait pas trop pourquoi...

On ne sait jamais ce que l'on regarde véritablement, surtout qu'au début du film aucun plan ne dure plus de deux secondes, tout s'enchaine très vite, comme s'il y avait une volonté d'avoir un côté nerveux et frénétique, où tout est important et où il y a trop de choses à dire et à montrer... Puis le rythme se calme, le film se pose, on a limite des moments qui sont juste là pour servir l'intrigue... avec un certain côté universel, avant de tomber dans son final dans le symbolisme le plus grossier.

Le film part dans différentes propositions formelles, narratives, pas forcément cohérentes entre elles et sans réussir à totalement retomber sur ses pattes. Lost in the night est un film maladroit. Il y a plein d'aspects intéressants, mais ça n'est jamais totalement abouti.

Il y a un côté un peu frustrant. Par exemple l'artiste qui a une sorte d'iroquoise, qui est violent avec sa femme (mais qui semble aimer ça sexuellement), est une figure assez trouble, on ne sait pas trop où le placer dans tout ça. Et là il se met à nu, augmentant encore son côté trouble et son aspect insaisissable avant de dès la scène suivante faire sauter toute ambiguïté. Je ne comprends pas comment le réalisateur peut systématiquement mettre un truc en place pour le saborder.

Finalement l'aspect politique est quasiment absent, ça ne dénonce pas grand chose, c'est un peu vain...
Et on ressort de là avec l'impression qu'on aurait dû avoir deux films différents, un sur des ados qui s'ennuient et se cherchent et un autre avec une enquête, les deux cohabitant assez mal ensemble.
Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 octobre 2023
N° de visa : 160061

Quand on pense que le titre original de ce film mexicain n’est autre que Perdidos en la noche, j’aimerais qu’on m’explique pourquoi les distributeurs – l’obscure Panama Production -, ont préféré une traduction anglaise à une française. Je vais vous le dire, parce que ça fait « film américain » et qu’ils ont pensé que ce serait plus vendeur que Perdus dans la nuit. C’est la 1ère fois que je vois un film d’Amat Escalante, et franchement, ces deux heures ne m’ont pas franchement donné l’envie de renouveler l’expérience. Dans une petite ville du Mexique, Emiliano recherche les responsables de la disparition de sa mère. Activiste écologiste, elle s’opposait à l’industrie minière locale. Ne recevant aucune aide de la police ou du système judiciaire, ses recherches le mènent à la riche famille Aldama. Verdict : le film dure 120 minutes et il y a une bonne heure en trop… c’est vous dire.
Donc, le titre nous parle de nuit. La grosse majorité se déroule de jour ??? Ça partait plutôt bien comme un thriller politique… mais très vite ce sujet est abandonné au profit – si je puis dire -, d’une sorte d’errance du jeune héros, d’une brève histoire d’amour assez crue et sans intérêt, avant qu’il ne s’incruste dans une famille riche dont je n’ai pas vraiment compris le fonctionnement. D’ailleurs, je ne suis pas le seul, car visiblement, Emiliano, a l’air aussi paumé que moi. En tout cas, ils habitent une très belle maison près d’un lac. Un détail pour le spectateur lambda que je suis, mais pas pour Escalante qui estime que la maison soit près d’un plan d’eau rajoutait du mystère à l’histoire. (??? bis). Quant à la fin du film, (???,,, ter). Je n’ai rien compris. Mais y avait-il quelque chose à comprendre, je n’en suis pas si sûr. Donc tout ça est fumeux à souhait, d’un ennui sidéral et on se demande comment le cinéma mexicain peut dépenser ses maigres deniers dans ce type de film, sinon en se fiant à la réputation flatteuse du cinéaste. Un Oscar de la confusion.
Le héros est campé par un jeune débutant, Juan Daniel García Treviño… et ça se voit. Peu de présence, pas de charisme, sans intérêt. Ester Expósito, Barbara Mori, Fernando Bonilla, complètent le haut de l’affiche. Un monument de vanité, un modèle de néant, une montagne d’ennui… bref, un film à éviter si vous n’aviez pas compris mon point de vue ma foi très mesuré. Certains parlent de thriller à combustion lente… Le bel euphémisme que voilà, car on attend la mise à feu pendant deux heures… Bernique !
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2023
Amat Escalante a changé depuis ses deux premiers longs-métrages, Sangre et Los Bastardos, que l'on qualifiera de radicaux, voire de barbares. Non qu'il ait renoncé à documenter la violence endémique de la société mexicaine et à illustrer ses écarts de classe abyssaux mais la forme a évolué. Depuis La région sauvage, ses scénarios se font plus sophistiqués, moins frontaux, et Lost in the Night (pourquoi ne pas avoir gardé le titre en espagnol ou l'avoir traduit en français ?) marque une nouvelle avancée, avec une architecture narrative qui se déploie avec une certaine virtuosité autour d'une atmosphère pas franche du collier et même délétère. Ses personnages sont travaillés et fascinants et arrivent à faire oublier que le film semble vouloir dresser le catalogue complet des maux du Mexique contemporain (les narcos, les disparitions, la corruption policière, les sectes religieuses), sans oublier d'y inclure l'art contemporain, les réseaux sociaux et ... l'amour. Dans son dénouement, après un passage peu convaincant par le thriller, Escalante tente de nous faire croire qu'il est capable de concurrencer Shakespeare, ce en quoi il se trompe, évidemment, et il nous laisse sur une impression mitigée, comme sur la totalité de ses précédents longs-métrages. L'on retient toutefois deux interprétations au-dessus du lot : celle de Juan Daniel Garcia Trevino et surtout celle de la jeune Espagnole Ester Exposito.
Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 mai 2024
Il ne suffit pas de citer Bunuel (en lui donnant le nom d’un chien !) pour se hisser à sa hauteur. Escalante a en commun avec le maître un certain goût pour le noir, le sordide et le macabre. Mais il ne lui vient pas à la cheville. Son film aborde plusieurs sujets différents sans en traiter un seul sérieusement. Il part un peu dans tous les sens et nous laisse sur notre faim. Les motivations du couple d’artistes sont incompréhensibles et aucune explication ne nous est donnée sur le déroulement des faits. On ne s’ennuie pas, bien que ce soit très long, car c’est bien filmé et bien interprété, mais on se demande où le réalisateur veut en venir et il ne nous donne pas de réponse. Bref, c’est raté, faute d’un scénario qui tienne la route.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 864 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 octobre 2023
Le cinéma mexicain compte beaucoup de grands auteurs dont plusieurs ont percé à Hollywood sans pour autant y vendre leur âme au Diable, nous offrant chacun plusieurs grands classiques du septième art. On pense bien sûr à la Trinité composée de Guillermo del Toro (« La Forme de l’eau »), Alejandro Gonzalez Inarritu (« The Revenant ») et Alfonso Cuaron (« Gravity »), des réalisateurs couverts de récompenses pour ces films et d’autres, notamment des Oscars, et ayant commencé dans un sérail plus indépendant et auteuriste. Le réalisateur Amat Escalante fait partie de ces auteurs pointus dont certains sont peut-être surcotés et son « Lost in the night » nous fait penser qu’il l’est. On est vraiment dans du cinéma de festival, poseur et un chouïa prétentieux. Et difficile de ne pas le comparer dans son style à l’immense Michel Franco qui, lui, nous livre régulièrement des claques bien plus maîtrisées et choquantes comme les immenses « New Order » ou « Despues de Lucia ».

Le film dure deux heures mais il aurait pu en faire un tiers de moins tant beaucoup de scènes sont inutiles. Son histoire, intrigante et mystérieuse au début, finit par tourner en rond et ne raconte pas grand-chose d’autre qu’une banale histoire de vengeance qui tourne mal. De prime abord, génialement alambiqué, le scénario de « Lost in the night » se révèle au final très simpliste. Le montage, l’abondance de thèmes, les nombreux personnages et la lenteur du récit sont une chimère et au final tout se traîne et il n’y que peu à découvrir dans cette intrigue tout sauf palpitante. Pire, si Escalante fait illusion dans la première partie en faisant mine d’aborder de nombreux sujets abrasifs et contemporains comme la mainmise du capital étranger sur le pays, l’écologie, la vacuité de l’art moderne, les influenceurs en quête de likes ou encore les sectes religieuses, il les survole tous à un point qu’on se demande si on ne se paierait pas de notre tête et de notre intelligence. En effet, il ne suffit pas de citer ou de mettre des sujets sérieux sur le tapis si c’est pour les balayer en dessous ensuite à vitesse grand V et ne rien en dire.

En revanche, on ne peut que louer la maîtrise de sa mise en scène, la précision et la beauté de ses cadrages rendant « Lost in the night » plutôt flatteur à l’œil. Mais on a déjà vu mieux et Franco, déjà cité plus haut, a déjà fait tout aussi bien voire mieux. On retient néanmoins la majestuosité incontestable d’une des scènes finales qui voit un suicide inattendu au ralenti, magnifié par les rayons du soleil levant. Une scène d’une extraordinaire beauté. Il y a aussi quelques séquences un peu osées qui n’apportent rien au film comme cette scène de double masturbation entre adolescents et des décors très particuliers rendant l’esthétique du long-métrage assez singulière. On retrouve ici l’une des starlettes de la série espagnole « Elite », Esther Esposito qui prouve qu’elle n’est pas que magnifique physiquement mais sait aussi jouer des rôles plus difficiles. Mais bon, au final, c’est lent, c’est long et pour pas grand-chose alors on se console avec la forme, indubitablement belle mais poseuse mais l’ennui guette sans conteste et très vite.

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Grain2Sable
Grain2Sable

8 abonnés 40 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2023
un film étonnant qui déstabilise dans l'usage de certains plans et effets de montage, dans la noirceur trash de la société mexicaine qui affronte la futilité du quotidien. si la violence et la corruption sont omniprésentes, elles ne sont pas le vrai sujet de l'histoire qui est la crise existentielle des personnages qui se croisent chacun confrontés au même drame.
des jeux d'acteur intéressants.
mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2023
Amat Escalante a l'habitude de truster les prix de mise en scène dans les festivals. "Lost in the night" ne déroge pas. Film encore bien maîtrisé, la caméra semble toujours être au meilleur endroit. C'est un film social, matiné de suspens, parce que oui, certains personnages sont ambigus, on ne sait pas s'ils sont bons ou méchants, et il y a un enjeu. Le scénario (désir de vengeance comme un western) est imprévisible et surprend souvent. Les acteurs jouent bien, la lumière bien utilisée. J'ai beaucoup aimé, comme ses films précédents.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 octobre 2023
Lost in the night souffre d'un écriture confuse et se perd dans les nombreuses lignes narratives qu'il tente de déployer. Entre le thriller écologiste, le simili-"Parasite" mexicain et le film d'enquête, il ne parvient jamais à trouver l'équilibre, ni à lier ces genres que ce soit en termes d'écriture ou dans la mise en scène. On pourra sauver quelques belles séquences et des acteurs et actrices de talent.
Yves G.

1 845 abonnés 4 016 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2023
Emiliano est le fils d’une activiste écologiste, disparue et probablement tuée par la police trois ans plus tôt. La quête de sa mère le mène dans la luxueuse résidence secondaire d’une famille de stars – Carmen est chanteuse, Rigo est artiste, Monica, la fille de Carmen, est influenceuse – où Emiliano se fait embaucher comme homme à tout faire.

Le cinéma mexicain est fascinant Trois figures tutélaires le dominent aujourd’hui, Alfonso Cuarón, Guillermo del Toro et Alejandro Iñárritu, au risque d’écraser les autres. Parmi elles, Carlos Reygadas, Michel Franco (je ne me suis jamais remis de la dernière scène de "Después de Lucía") et Amat Escalante.

Je n’ai pas vu ses deux précédents films, interdits aux moins de seize ans, "La Région sauvage" (2016) et "Heli" (2013). Celui-ci n’est pas piqué des hannetons. Il est pourtant autorisé à tous les publics, quand bien même on y voit lors d’une scène d’amour bucolique, Emiliano et sa fiancée se donner tendrement du plaisir l’un à l’autre, avant de disserter sur le goût du sperme et celui du sirop d’agave. Mais au-delà de cette scène sans conséquence, c’est tout le film qui baigne dans une ambiance troublante.

D’une grande densité, il mêle plusieurs sujets : l’écologie, le capitalisme prédateur, le millénarisme évangéliste, les conflits de classe dans un pays, le Mexique, dont on sait que les inégalités y sont parmi les plus criantes au monde, le star-system et l’influence des réseaux sociaux… On croit un instant que le propos va sombrer dans la caricature, noircissant les traits de ces stars dégénérées, ivres de leur supériorité. Mais "Lost in the Night" est moins caricatural et plus subtil. Son scénario, au rythme déconcertant, fait de brusques accélérations et de brutaux ralentissements, est sacrément riche. La fin n’en finit pas. Mais son dernier plan, avec la sublime Ester Expósito – qui, à l’avant première, était aussi bombissime sur la scène qu’à l’écran – valait l’attente.
Shiki
Shiki

117 abonnés 279 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 juin 2024
Un film avec du potentiel mais qui se perd totalement dans son scénario qui n’a pourtant rien de très original mais qui va dans tous les sens. Malgré un rythme (trop) lent, « Lost in the night » (qui se passe la plupart du temps en journée) n’a pas réussi à me tenir en haleine tellement je ne comprenais pas les chemins qu’il prenait.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2023
Emiliano recherche sa maman disparue depuis 3 ans. Une piste l’amène à la rencontre d’une riche famille d’artiste que la population locale rejette violemment. Entre attachement et investigations, son cœur balance. C’est poignant et merveilleusement bien réalisé.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juin 2024
Un polar mexicain torturé sur fond de lutte des classes, à l'ambiance intrigante mais la deuxième partie du film est nettement moins convaincante. 2,75
Gentilbordelais

402 abonnés 3 538 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 août 2025
Sur fond de lutte des classes au Mexique, cette quête confuse et intériorisée tient souvent sur un fil jusqu'au chaos qui la dépasse alors. Certains passages accessoires et un rythme lancinant éloignent de l'intrigue même si la dernière demi-heure devient plus haletante avec quelques belles fulgurances de style.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 avril 2026
Si le sujet est fort, ́le film est un peu long, et la tension n'est pas vraiment là même si ca devrais être le cas. Les acteurs et actrices font leur job, même si ce n'est pas non plus la course à l’oscar. il faudra attendre vers la fin pour que le long métrage devienne un peu plus intriguant. Il montre également une autre image du Mexique.
mat niro

462 abonnés 2 156 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2024
"Perdidos en la noche" est un drame assez confus avec comme toile de fond la rencontre entre un jeune mexicain et la bourgeoisie locale. En effet, Emiliano, 3 ans après la disparition de sa mère, va peu à peu gagner la confiance d'une riche famille prospérant grâce à la mine locale. Le film aurait gagné à se centrer plus sur cette quête de vérité que sur les névroses de cette famille particulièrement "barrée". Cependant, le rythme est assez soutenu avec des rebondissements plus ou moins improbables. Cela donne un résultat correct avec une remarquable partition d'un acteur amateur à l'époque, Juan Daniel. Un ensemble qui s'apparente à une satire sociale vengeresse..
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