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Santor
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5,0
Publiée le 12 décembre 2021
Film admirable et bouleversant, sans doute le plus beau d'Almodovar et pourtant Dieu sait s'il en a fait de remarquables : Parle avec elle, Douleur et gloire, Tout sur ma mère, Étreintes brisées etc. C'est un film sur la filiation à travers le rôle joué par Pénélope Cruz, de la mort de son arrière grand père enseveli dans une fosse commune par les Franquistes en 1936, à la maternité de l'héroïne 80 ans plus tard qu'elle partage avec une jeune femme de 17 ans qui pourrait être sa fille. On n'en dira pas plus sur le double drame qui va advenir pour ces 2 mères et les bouleverser dans leur chair et dans leur vie. Les femmes comme dans la plupart des films d'Almodovar sont omniprésentes dans ce film avec leurs faiblesses et leurs immenses qualités. Ce film m'a profondément ému, j'en suis sorti bouleversé et il incarne l'Espagne dans toute sa plénitude. Pénélope Cruz est sublimissime comme elle ne l'a jamais été.
Un bon Almodovar, même si le scénario est aussi surprenant qu’une paella en Espagne. Mais bon, la sensibilité de l’interprétation est agréable et les acteurs sont bons. Pimenté d’un peu de sexe paranormal, le film traite de sujets graves, toujours bien actuels.
ce n'est pas le meilleur film d'Almodovar. pourquoi avoir mélanger 2 thèmes qui n'ont rien à voir entre eux ? c'est très bizarre et ça casse complètement le thème primordial.
Almodovar joue un peu trop au yoyo dans l’entame de son scénario pour nous faire comprendre le dilemme d’une situation dramatique que sa mise en scène à elle seule évoque avec brio. Si bien que de palabres en redites on s’ennuie un tantinet au cœur de l’action qui reprend un cours évident dans la dramaturgie enfin clairement établie. Le secret de Janis en marge de son amitié avec Ana, sous les auspices d’une maternité parallèle qui augure du meilleur. Ce que contrarie le destin, et l’attitude de Janis taraudée par un secret terrible. A cet instant, le meilleur d’Almodovar dans l’acceptation d’une double vie entre ces deux femmes qui vont s’aimer face à l’histoire d’un pays qui enfantera le fascisme. Savoir d’où l’on vient demeure une préoccupation essentielle pour le réalisateur espagnol. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Certes, Pedro Almodóvar a une furieuse tendance à nous faire toujours, peu ou prou, le même film. Et, une fois de plus, pour ces 120 minutes, ses thèmes favoris sont au rendez-vous : la maternité, les femmes fortes et indépendantes, les liens biologiques et le dévouement maternel… Ce à quoi, je répondrai : et alors ? Deux femmes, Janis et Ana, se rencontrent dans une chambre d'hôpital sur le point d’accoucher. Elles sont toutes les deux célibataires et sont tombées enceintes par accident. Janis, d'âge mûr, n'a aucun regret et durant les heures qui précèdent l'accouchement, elle est folle de joie. Ana en revanche, est une adolescente effrayée, pleine de remords et traumatisée. Janis essaie de lui remonter le moral alors qu'elles marchent telles des somnambules dans le couloir de l'hôpital. Les quelques mots qu'elles échangent pendant ces heures vont créer un lien très étroit entre elles, que le hasard se chargera de compliquer d'une manière qui changera leur vie à toutes les deux. C’est brillant, enlevé, à fleur de peau, jamais ennuyeux, superbement mis en scène et interprété. Que demander de plus ? Mélodrame ? Bien sûr ! Mais Almodovar a su éviter le pathos, le trop plein de larmes et parvient même à créer une empathie pour un personnage qui n’est pas vraiment un modèle de vertu. Le film évoque également les charniers franquistes contenant des milliers de cadavres d’opposants à la dictature de Franco, qui ont été enterrés dans des fosses communes clandestines. Aujourd’hui encore de nombreuses familles espèrent une identification des corps afin d’offrir une vraie sépulture à leurs proches disparus. A ce titre, on regrette un peu que cette histoire parallèle ne soit pas plus présente. – Ou alors, ne fallait-il pas lui consacrer un autre film, tant la dette est urgente ? -. C’est sans doute le seul regret que je ferais à ce drame magnifiquement écrit et filmé sous le signe du fameux « rouge Almodovar » présent dans tous les plans. Emotion, fascination, subversion, tout est réuni pour un grand Almodovar. Penélope Cruz, sacrée meilleure actrice à Venise, est au sommet de son art. On découvre la jeune Milena Smit qui promet beaucoup. Israel Elejalde, le seul homme de l’histoire, est parfait de sobriété. Citons encore Aitana Sanchez-Gijon et l’ébouriffante Rossy de Palma. A 71 ans, le maître madrilène reste égal à lui-même, bourré de talent, parfois de petites manies, et de ses failles qui nourrisse ses scénarii. Une fête pour les yeux et pour les sens. Moins flamboyant sans doute, mais d’autant plus attachant. Pedro reste LE cinéaste des femmes.
Il y a 2 films en 1. L'un sur l'identité, la filiation, l'autre sur le passé récent de l'Espagne. Et les deux sont liés très artificiellement. C'est un Almodovar très moyen
Si l'on arrive à ignorer les incessants placements de produits, si l'on s'abstrait des coquetteries visuelles almodovariennes qui tournent ici un peu à vide, si l'on ne s'agace pas de la performance insistante de Penelope Cruz, alors un autre film beaucoup plus attachant pointe le bout de son nez, un peu bancal, un peu incertain. Almodovar s'y cogne à la question de la filiation, de la transmission, de la mémoire historique, de la façon dont les destins individuels et collectifs se forgent et ça devient très beau, à l'instar de la jeune Milena Smit qui incarne avec grâce les abandons des parents (affectifs et politique), tout comme la détermination fragile de sa génération à trouver la juste façon d'y répondre.
Deux femmes, une d’âge mur et l’autre adolescente, mais toutes deux célibataires s’apprêtent à accoucher d’une grossesse accidentelle. Elles sympathisent à l’hôpital ; elles ne le savent pas encore mais leurs destins vont se retrouver intimement liés à jamais. Pedro Almodovar avec ce film reste dans les thématiques chères à son œuvre : la maternité, les liens mères filles chaotiques, les destins tout tracés bousculés par le hasard,… Mais là en recyclant une histoire d’inversion d’enfants maintes fois vu et revus soit en mode comédie (« La vie est un long fleuve tranquille ») ou en mode sociétale (« Tel père tel fils »), Pedro est en mode mineur. A cette intrigue intime, il adjoint une histoire creuse, trop creuse liée au traumatisme de la Guerre civile qui peine encore à cicatriser. Ces deux histoires cohabitent mal tout au long du film, le politique ne fait jamais corps avec l’intime. On sent trop vite les grosses ficelles, ces deux pistes narratives visent à montrer les descendances qui bouleversent une vie et les ascendances qui les traumatisent en plaçant le regard sur la génération du milieu. Le tout est très cérébrale mais très distancé, le talent du metteur en scène ne sauve pas un film bancal. Penelope Cruz toujours juste devant une caméra qui la magnifie porte ce mélodrame de bout en bout. Almodovar s’empatte, un opus anecdotique de sa filmographie. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Film assez mineur dans la filmographie d'Almodovar. Pénélope Cruz est tout de même assez juste dans ce film entre le drame et le thriller. Probleme, la partie thriller ne fonctionne pas vraiment. Au niveau du scénario, il est souvent explicatif et ne sait pas forcément sur quoi s'attarder. Au niveau de la réalisation le réalisateur espagnol varie entre des plans parfois dignes d'une telenovela et de beaux plans sur le visage de son actrice fétiche. Je descends un peu le film mais le tout se tient et pourrais plaire à beaucoup de monde.
Le nouvel Almodovar est une œuvre qui séduit par son scénario et sa manière de construire ses événements. Le film n'ennuie pas et reste très agréable à regarder grâce à la réalisation tout en finesse et en même temps brutal. Les acteurs jouent excellemment bien et son mis en lumière par la mise en scène du cinéaste très bonne.
On adore l'affiche, voilà c'est dit. Et peut-être cette dernière nous a trop enthousiasmé à voir le dernier Almodovar (qu'on adore aussi, décidément), car on l'avoue : on n'a pas été déçu totalement par son Madres Paralelas (cela serait un bien grand mot pour une belle œuvre comme celle-ci), mais le scénario n'a eu de cesse de nous surprendre par ses choix, dans le mauvais sens. On ne parle évidemment pas des relations lesbiennes et libres mises à l'honneur ici (avec les scènes olé olé mais sensibles, propres à du bon Almodovar), mais plutôt de l'exploration du thème des "mères parallèles" qui est finalement très peu poussée, ce qui est vraiment dommage. En choisissant par exemple de ne pas inclure dans l'équation les enfants qui grandissent dans une famille qui n'est pas la leur à cause de cet échange, on se prive d'un potentiel émotionnel et tragique fort, de même que l'on aurait pu prolonger le choix de ne pas révéler la vérité sur le long terme (comment l'annoncer à son enfant ? Quelle réaction peut craindre le parent qui le savait et a tu la vérité ? Comment aller vers ses parents biologiques qui sont des inconnus ?... On avait mille questions en réserve, pour ce sujet, et Madres Paralelas n'en pose quasiment aucune). Ici, on reste dans la temporalité du nourrisson, dont un spoiler: est décédé en plus (ce qui empêche l'option d'un échange, le tiraillement de ne pas savoir quoi faire pour la mère qui le sait... Un choix de scénario très dommage, également). Et comment ne pas remarquer que si le sujet principal semble peu exploré, c'est aussi à cause d'un sujet secondaire dont on ne sait pas vraiment ce qu'il vient faire là (une sorte de militantisme pour la mémoire, contre la guerre...), un brin balourd dans sa dramaturgie (la dernière séquence avec les visages gonflés de larmes en gros plans, la musique lacrymale qui va bien, et les gens qui remplacent les squelettes... Est-on toujours chez Almodovar, ou plutôt chez Netflix, qui est co-producteur du film ?). Ces deux sujets (les mamans "parallèles" et le devoir de mémoire) cohabitent mal, et font parfois ressembler ce film à un patchwork mal cousu. Heureusement, Almodovar dégaine ses actrices fétiches que sont Penelope Cruz (la plus belle, la plus solaire, "la plus", quoi... Oui, on l'adule) et Rossy de Palma (on ne se lassera jamais de retrouver sa "gueule" unique et son phrasé caliente, qui pimentent les bons Almodovar), accompagnées de la nouvelle venue Milena Smit (qui nous a convaincu en un clin d’œil). Un casting féminin, comme bien souvent, qui nous a encore mis dans sa poche. Sans atteindre la puissance de Volver sur les thèmes des non-dits et des relations mère-fille, à cause d'un scénario qui s'est (de notre très humble avis) égaré, Madres Paralelas s'essaye à l'exercice avec son sujet original, et reste une belle production (malheureusement Netflix, cela se sent...) qui peut compter sur son casting sur mesure et ô combien enivrant...
Madres Paralelas, nouveau film du célèbre Pedro Almodovar, revient sur ses thèmes de prédilection, la maternité et les femmes fortes. Que penser de cette toile ?
C’est une réussite, tout d’abord dans le choix et le jeu des deux actrices principales, qui prennent à elles seules 80% du temps d’écran, dont bien 50% pour Pénélope Cruz seule, qui en plus d’être toujours aussi belle, nous offre une performance d’actrice intense et touchante, peut être l’une des meilleures de sa filmographie. Son personnage, Janis, est une femme d’âge mur, forte, indépendante et en phase avec elle-même, elle assume chacune des épreuves mises sur sa route avec la résilience des esprits les plus résistants. Sa partenaire à l’écran, la jeune Milena Smit, que je ne connaissais pas, est brillante dans ce rôle de jeune fille brisée par une épreuve inattendue, qui prendra en assurance et en indépendance au fur et à mesure de l’intrigue.
L’intrigue, parlons-en, du moins les intrigues. Il y a tout d’abord l’histoire croisée entre Janis et Ana qui prend les ¾ du film, et qui est de loin la plus intéressante, s’ajoute à cela une autre intrigue autour de la guerre d’Espagne et des ancêtres de Janis, si cette partie de l’histoire est aussi intéressante, elle vient malheureusement parasiter la première à un moment clé.
spoiler: Nous aurions voulu avoir une vraie fin à la relation entre Janis et Ana, mais l’excavation vient balayer cette partie du récit, et nous n’aurons pas de conclusion satisfaisante à cette romance aussi belle que tragique, qui nous tenait en haleine depuis le début du film.
Finalement, l’excavation ne semble être qu’un MacGuffin pour utiliser le personnage d’Arturo, bien interprété par Israel Elejade. Le reste de la distribution est également excellent, notamment Rossi de Palma qui a un petit rôle, mais surtout Aitana Sanchez-Gijon, qui est excellente dans le rôle de Teresa.
Le cadrage du film est étonnant, certains plans rapprochés sont filmés pratiquement de face, comme si le personnage s’adressait directement à nous. Un autre choix m’a frappé, et c’est au niveau de la photographie, absolument tout le film, de a à z, est net. Tout est net, tout le temps, sur tous les plans, cela aplatit totalement l’image, c’est personnellement un choix qui contraste selon moi avec l’intensité supposée de l’histoire de Janis, où l’on aurait aimé avoir plus de profondeur de champ pour saisir avec encore plus de détails sur les visages des acteurs. Les fondues au noir font quant à eux très téléfilm, mais ils ne m’ont pas choqué.
En conclusion, Madres Paralelas est donc un bon film d’Almodovar, qui aurait pu être excellent si le réalisateur avait poussé l’intrigue et la relation entre les deux héroïnes jusque dans ses retranchements, c’est un peu frustrant car l’on n’est sans doute pas passé loin d’un chef-d’œuvre. Néanmoins, je vous conseille tout de même de le voir séance tenante pour profiter de l’immense jeu d’actrice que nous offre l’immense Señora Pénélope Cruz.
Pedro Almodovar est de ces réalisateurs dont chaque film fait l‘évènement. Dans une filmo en dents de scie depuis quelques années, ce Madres Paralelas est plutôt réussi, sans égaler la force de son dernier opus Douleur et gloire. Penelope Cruz, pour la septième fois chez le réalisateur espagnol, rayonne dans un rôle pas facile. Elle est formidable et a reçu pour sa prestation le prix d’interprétation au dernier festival de Venise. Milena Smit, découverte dans le très mauvais Cross the line, est une belle découverte et lui donne parfaitement le change. La mise en scène est toujours solide, agréable. Le scénario, avec en toile de fond les horreurs de la guerre civile et ces familles toujours à la recherche de leurs défunts, nous émeut et nous touche. Pas le film de l’année, pas le meilleur Almodovar, pas le moins bon non plus, juste un beau mélo. Deux beaux portraits de femmes et une chronique de l’Espagne d’aujourd’hui qui se laisse facilement regarder en nous tirant quelques larmes bien légitimes…
"Madres paralelas" Janis et Ana sont deux mères célibataires sur le point d'accoucher mais il y a une différence entre Janis femme mûr qui est comblé de joie et Ana ado en plein désarroi. Elles décident de s'échanger leur numéro et quand l'une décide de reprendre contact beaucoup d'évènement vont bouleverser leur quotidien. Un Almodovar avec son actrice fétiche (l'une) Penelope Cruz avec son lot de drame et de situation tendu. On rentre assez vite dans le vif du sujet permettant à l'histoire de bien s'attarder sur le quotidien des deux mamans qui vont connaître des chamboulements et pas n'importe lesquels. Une tension s'invite lors d'une découverte forcement. On ce pose des questions enfin non pas tellement car c'est une telle évidence ce qui pend au nez des personnages que la surprise n'existe pas vraiment. Le fait de concentrer le film entièrement sur ces deux femmes fait que tout ce qui arrive est une évidence. Bien tenter de mettre en fond l'histoire espagnol et ses horreurs mais c'est tellement secondaire... Pas que le film n'est pas bien mais cette effet de "non surprise" gâche un peu le tout. Et puis il y a un passage tellement incompréhensible...spoiler: elle fait un test salivaire à une personne, qui se laisse faire et demande pas pourquoi elle fait cela, comme si c'était normal de ce faire mettre un coton tige dans la bouche.. .j'ai failli en rire tellement c'était ridicule...on va me dire "ben comment tu veux qu'elle fasse etc..." euh je sais pas mais pas ainsi car ce passage met en route la 2e partie du film...dommage. Bref film bien mais gâché en partie à cause de cela... NOTE : 5.75/10