Rabia
Note moyenne
3,6
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112 critiques spectateurs

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Fannyandfriends
Fannyandfriends

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 décembre 2024
Un film très réaliste qui fait froid dans le dos car "La servante écarlate" n'est pas une fiction...
Les performances des trois actrices principales sont poignantes.
Le piège se referme lentement mais surement sur deux amies Meghan Norton et Natacha Krief. La force de la première est de faire jaillir subtilement la noirceur de l'âme tandis que Natacha Krief nous renverse d'abord grâce à sa luminosité nous permettant ainsi de nous attacher au parcours des deux jeunes femmes avant de (spoiler ALERT) de nous entrainer avec elle dans l'horreur à laquelle son personnage doit faire face. Au delà de la qualité de l'écriture et des actrices, les images sont très belles. C'est un film important qui m'a accompagné plusieurs jours..
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2024
"Rabia" inspirées de faits réels, est un thriller dramatique moyen dans l'ensemble. En effet, la réalisatrice Mareike Engelhardt aborde une thématique peu exploitée au cinéma: le rôle des femmes dans le djihad en Syrie. Même si le film débute bien, que certaines idées sont intéressantes et que Lubna Azabal tient son rôle. La réalisatrice exploite le sujet de façon trop superficielle, creuse et n'arrive pas à bout de son idée. C'est dommage car le synopsis était séduisant., c'est dommage car le synopsis était séduisant, bref c'est tout même la déception qui l'emporte au final.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2025
"Rabia" est un film très dur mais d'utilité publique. Jessica, "française de souche", ne se sent pas considérée dans son pays et, avec sa meilleure amie, va rejoindre les rangs de Daesh en Syrie. Après une tentative de viol de son mari et l'isolement qui va suivre, elle va devenir le bras droit de la Reine mère (Lubna Azabal, impressionnante). Ce film montre bien l'embrigadement de cette jeune femme qui va passer de victime à bourreau, trouvant chez "Madame" la figure maternelle manquant dans sa vie. Pour un premier long-métrage , Mareike Engelhardt vise juste sur un sujet sensible et questionne le spectateur dans la scène finale sur le sort à réserver à ces femmes (et bébés) de retour au pays. Très instructif.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 février 2025
OVNI dans les propositions hebdomadaires, j'avais raté son visionnage et ai voulu me rattraper.... Quel témoignage de ces horreurs perpétrées au titre d'une religion, et surtout envers une jeunesse à qui on tente une "terre promise" et mieux un "ciel radieux" ! La réalisatrice Mareike Engelhardt a passé huit années à murir ce drame, après avoir été à très bonne école, et s'est entourée de spécialistes du thème, au plus près du réel possible, pour offrir ce documentaire poignant et écœurant. L'obscurité et la grisaille illustrent la noirceur de l'organisation brossée dans cette "maison" difficile à qualifier appelée "madafa", faisant écho à certaines pratiques des périodes sombres, dont heureusement on ose reparler justement, et qu' il ne faudra jamais oublier... La cinglante mise en scène est accentuée par une prestation ajustée de Lubna Azabal, extraordinaire. La sévérité psychologique omniprésente prend le pas sur les sévices physiques, qui semblent avoir été gommés le plus possible, afin de supporter visuellement ce climat de destruction humaine. Un film saisissant, rappelant que plus de 40 000 femmes ont subi ce parcours...implacable.... A diffuser largement à notre jeunesse en mal de positionnement... !!**
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2024
Rabia signifie la rage en arabe, c’est le nouveau nom que prend Jessica une jeune française quand elle rejoint une maison Tinder pour djihadistes dans le califat de Daesh. Au romantisme du départ vers la Syrie succède très vite le réalisme crue de l’endoctrinement, des barbus pseudo héros idéalisés qui n’en sont pas et de la mort pour certaines, pour lesquelles je ne verserait aucune larmes. Un film brutal pour une réalité qui l’est tout autant porté par deux actrices en majesté : Lubna Azabal & Megan Northam.
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 506 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2024
Une très belle (et très triste) fresque féministe antiréactionnaire très dans l'ère du temps.

Les actrices sont toutes excellentes, le ton dramatique habilement maîtrisé...

Une réussite !
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2024
Formidable face à face de deux excellentes actrices qui portent un sujet difficile.
Min S
Min S

68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2024
Ce film me semble très proche des événements survenus en 2013, lorsque de nombreuses femmes et hommes ont été pris au piège par des groupes armés au Moyen-Orient. Après avoir entendu des témoignages de personnes revenant de ces zones de conflit, je peux vous dire que ce film représente plutôt bien la réalité. J'aurais néanmoins apprécié que le film aborde de manière plus approfondie la situation des enfants nés dans ces zones de guerre, en laissant place à une réflexion sur leur avenir.
Timoté L.
Timoté L.

68 abonnés 385 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2024
Horrible de voir à quel point l'être humain est capable de tel monstruosité, néanmoins nécessaire à savoir ce qui y passe, très marquant et pas dans le bon sens malheureusement.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2025
Il y a dans Rabia un parfum de cendre et de poussière, une torpeur qui étreint le cadre et étouffe la lumière. Le premier long-métrage de Mareike Engelhardt ne cherche ni à expliquer ni à juger. Il scrute, au plus près, la mue d’une jeune femme happée par l’illusion d’un ailleurs salvateur, pour mieux révéler la mécanique de l’embrigadement. Dans cet espace clôt qu’est la maison de Madame, les murs suintent d’un silence pesant et de fatalité.

Jessica a 19 ans. Elle quitte la France avec l’espoir d’un renouveau, et se retrouve Rabia, un nom neuf pour une peau qu’elle peine à habiter. Le film ne s’attarde pas sur les prémices de sa radicalisation – quelques images, quelques dialogues suffisent à esquisser le manque qui l’a précipitée dans cette quête. Ce qui intéresse Engelhardt, c’est le processus d’effacement.

Loin d’un film didactique ou démonstratif, Rabia adopte la forme d’un huis clos aride, où chaque ordre prononcé par Madame vient resserrer l’étau. Ici, la soumission n’est pas brutale mais insidieuse, pernicieuse. Elle s’infiltre dans les gestes du quotidien, dans le rituel de la prière, dans l’attente d’un mariage qui scellera définitivement le sort de ces jeunes femmes.

Peu de portes claquent dans Rabia ; les verrous sont mentaux, et les clés semblent perdues d’avance. La photographie joue sur une lumière blafarde qui écrase les perspectives, comme si toute échappatoire était impensable. Les rares extérieurs, brûlés par le soleil syrien, n’offrent qu’un autre type d’étouffement, celui d’un horizon sans issue.

Face à cette prison à ciel ouvert, Megan Northam compose une Rabia d’une fragilité inquiétante. Elle incarne à la fois la ferveur et l’errance, la détermination et le doute. Lubna Azabal, quant à elle, insuffle à Madame une ambiguïté glaçante : figure maternelle et bourreau tout en douceur, elle déploie son emprise avec une redoutable subtilité.

Mais si Rabia capte avec une justesse clinique le processus d’endoctrinement, il laisse en suspens une question essentielle : pourquoi ? Le film, en évacuant les motivations profondes de Jessica et de ses compagnes d’infortune, prend le risque d’une abstraction qui bride parfois l’empathie. Le basculement de l’héroïne dans la hiérarchie de la maison semble précipité, comme si des étapes avaient été escamotées.

Et pourtant, malgré ses ellipses et ses zones d’ombre, Rabia laisse une empreinte. Parce qu’il ne cherche pas à édifier ni à condamner, mais à faire ressentir. Parce qu’il ne cède ni à la surenchère spectaculaire ni au naturalisme froid du documentaire. Il n’est pas tant question de violence physique que de dissolution progressive, d’une disparition de soi au profit d’un dogme, d’un idéal.
Nicolas N.
Nicolas N.

54 abonnés 960 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2025
Rabia est un huis clos oppressant qui explore la radicalisation féminine à travers le regard de Jessica, une jeune Française attirée par les promesses de Daech. Le film dépeint son enfermement dans une maison de futures épouses à Raqqa, sous l’emprise de la redoutable “Madame”, incarnée avec intensité par Lubna Azabal. La réalisation sobre de Mareike Engelhardt, soutenue par la photographie d’Agnès Godard, crée une atmosphère étouffante et réaliste. Megan Northam livre une performance remarquable, capturant la complexité de son personnage en quête de sens et de liberté. Inspiré de faits réels, le film évite le sensationnalisme pour se concentrer sur la psychologie des personnages et les mécanismes de l’endoctrinement. Malgré quelques longueurs, Rabia offre une réflexion pertinente sur la manipulation et la perte d’identité. Je lui attribue une note de 3,5/5.
Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2024
Un vrai faux documentaire glaçant. Edifiante et consternante histoire de destins brisés par aveuglement idéologique
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2024
"« Femmes volontaires chez Daesh»
On suit 2 françaises quittant la France pour rejoindre Daesh en Syrie pour devenir femmes de combattant. Sur place c’est la descente en enfer, loin des idéaux qui leur avaient été « vendus ».
Vont-elles s’en sortir ? Endoctrinement,
manipulation, punitions, outrages tout y passe.
Un film inspiré de faits réels, dur, voire très dur (Int-12 ans), que tous les jeunes devraient voir pour se prémunir de ces aventures rebelles apparemment pleines de promesses...
Les 2 actrices principales sont remarquables.
christophe D10
christophe D10

33 abonnés 975 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 septembre 2025
Un film dur et realiste qui montre bien la naïveté incroyable de certaines jeunes femmes qui ont rejoint daesh et leur désenchantement quant elles découvrent l’horrible réalité (pourtant prévisible) de l’islamisme radical.
Quelques longueurs dans la seconde partie mais cela reste cependant assez intéressant jusqu’au bout.
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 486 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 octobre 2025
Découvert un peu par hasard, quelle puissance. La servante écarlate n'est plus une fiction, elle prend vie à Raqqa, au cœur de l'État Islamique.
c'est magnifiquement interprété et filmé. Le scénario est implacable, assez sec. On part dès les premières minutes en Syrie, les désirs louvoient et se fourvoient. "On s'est trompé" pourrait être la phrase clé du film.
A foiré et à faire voir.
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