10 595 abonnés
11 630 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 3 juin 2023
"Les Rascals" revient sur la montée en puissance des skinheads à Paris dans les années 80. Tout commence par le tabassage de deux enfants qui feront partie quelques années plus tard d'une bande multiraciale qui va un jour tomber sur leur bourreau. Après un nouveau déferlement de violence, le point de non-retour est atteint, ce qui entraine tout le monde dans un engrenage où tout le monde va toujours plus loin. Entre fraternité, rivalité et montée du racisme, "Les Rascals" propose une immersion réussie dans cette époque que ce soit sur un plan visuel ou au niveau de l'histoire. Il y a quelques longueurs, mais les scènes clés font la différence notamment dans le dernier tiers avec des moments très intenses et difficiles à voir. Au-delà des longueurs, je trouve dommage que les personnages soient si peu développés. J'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à eux. Au final, c'est pas mal, ça met mal à l'aise quand il le faut, mais ça reste très décousu et inégal.
En voilà une belle réussite. Le film de bande n est pas un genre que le cinéma français a souvent abordé, « les rascals » s en sort avec brio en racontant la montée de l extrême droite dans les années 80 dans une bonne reconstitution et en faisant sans que cela ne soit trop appuyé un parallèle avec notre société actuelle. La bande d acteur est convaincante et la mise en scène met en valeur ses différents personnages.
Plongée imparfaite mais bourrée d'énergie, dans une lutte enragée de gangs, entraînés dans une spirale de violence intense dans la France des années 80, sur fond de montée du racisme.
Difficile d'accrocher pour ce film qui traite du phénomène naissant des bandes, partagés entre la loi de la rue et leur famille. Il est ici question de racisme, les skinheads arrivent à Paris en 1984 (comme on nous l'explique) et se feront "chasser" deux ans plus tard. Le sujet est sérieux, entrecoupé de dates marquées telle une chronologie historique mais il est difficile de se projeter avec cette bande de jeunes immigrés à l'allure "de Happy Days", style année 60. Leur blouson collégiale avec "Rascales "dans le dos fait sourire...Les acteurs en font des caisses et se débrouillent plutôt bien mais leur dégaines chaloupées manque de crédibilité. Entre violence et famille, les rascales se serrent les coudes.
Le premier film Jimmy Laporal-Trésor est une franche réussite au niveau de la reconstitution particulièrement léchée des années 80 et de la direction d'acteurs tous inconnus ou presque mais pétris de talents. L'histoire de ces jeunes captive, celle des antagonistes également, c'est original, peu manichéen malgré le sujet et ça fait du bien pour le cinéma Français. Malheureusement les personnes qui ont véritablement connus cette époque pourrait reprocher un coté trop édulcoré au film, c'est peut-être trop esthétisé, trop clean, ça manque de crasse pour convaincre véritablement. Mais pour une première c'est plutôt bluffant.
De Jimmy Laporal-Tresor (2023). Ah les années 80 pleine d'espoirs et de désillusions . Le film traite autant de la société des années 80 , des premières années ''Mitterrand'' avec son lot d'espérances de justices sociales, d'émancipations et d'évolutions des mentalités . Mais les préjugés sont tenaces . La bande de copains est très sympathique et retranscrit bien l'esprit de bandes de ces années là. Comme celles des groupes fascistes et autre (mouvements skin ...) . Le film de ce point de vue est plus tôt réussi jusque dans le sentiment qui prévaut à la fin du film . Entre nostalgie et désillusions . Avec Jonathan Feltre, Angelina Woreth, Missoum Slimani
Les rascals- film qui peut avoir son intérêt mais c’est assez insupportable ces jeunes qui cherchent à se bagarrer pour un oui ou un non. Les acteurs jouent tous bien Ça fait forcément penser à "la haine" 3/5
Vraiment bien, bien interprété, l'ambiance de l'époque est bien représentée, et c'était comme ça il ne faut pas l'oublier. La dernière image est fabuleuse, spoiler: arrivent les premiers Redskins (Bombers retournés ...) le début de la fin du monopole des skins sur Paname
Un teen-movie rageur sur la jeunesse de banlieue confrontée à la montée des mouvements skin head au milieu des années 80. La reconstitution "eighties" est soignée, parfois même presque figée et le scénario peut-être trop simpliste dans son ambition à explorer autant les volets sociétaux et politiques du sujet.... Mais malgré ces travers, Jimmy Laporal Trésor nous interpelle sans fard sur la banalisation de la violence, les démons d'une société française en proie à ses démons xénophobes, et la faillite de l'intégration sociale incapable de déjouer les pièges du communautarisme..... Haletant et percutant sans être pleinement convaincant, « les rascals » mérite vraiment d'être vu.
Dans les années 80 plusieurs bandes quadrillent et se cherchent des noises dans Paris, certaines sont politisées, généralement dans les extrêmes, certaines utilisent un langage propre comme le louchebem, toutes vont plier devant la résurgence et la violence du mouvement skinhead. Pour certains des protagonistes de ce film c'est aussi la fin de l'innocence. Le réalisateur a la bonne idée, peut-être pour des raisons financières, de n'avoir casté que des têtes inconnues, toutes font le job et ça fait du bien de ne pas se taper une fois de plus un François Civil ou affilié. La direction artistique globale laisse par contre à désirer, tout est trop propre, lisse, sans rugosité alors que pour un sujet pareil le brut, le crade, l'imparfait aurait été de rigueur. Et je ne vois pas en quoi cette œuvre est une "claque inoubliable contre le racisme".
A l’image des voyous de la Belle Epoque qui peuplaient le volontaire mais inabouti ‘Apaches’, ‘Les rascals’ s’efforce de recréer une époque, un contexte et un climat social et culturel, à savoir le début des années 80, immédiatement avant la fondation de SOS-Racisme, quand des banlieusards de toutes origines, à fond dans le revival rockabilly, commençaient à s’accrocher avec les militants d’extrême-droite qui tentaient de “reconquérir” la région parisienne rue par rue. Il y a donc un désir de crédibilité historique et surtout sociale dans la manière dont ‘Les rascals’ décrit ces jeunes en déshérence, s’attachant particulièrement à reproduire leur manière de s’habiller et de se tenir, de parler ou de draguer (à la fois rustre mais innocente). Sorti de cette volonté de reconstitution, le film a toutefois plus de difficultés à tenir un discours clair. On pourrait saluer sa volonté de ne pas sombrer dans le manichéisme mais l’ensemble reste assez flou, avec de la violence implicitement considérée comme un cycle sans fin, entretenue consciemment ou non par tous les camps en présence. Assez pauvre au niveau de l’arrière-fond musical, manquant de rythme et de souffle, porté par de jeunes acteurs enthousiastes mais pas très doués, ‘Les rascals’ n’est finalement qu’un “film de banlieue” de plus, d’une banlieue d’un autre temps même, mais assez mou et qui ne retrouve jamais la maîtrise et les partis-pris visuels tranchés de ‘Athena’, ‘Les misérables’ ou même ‘La haine’...
Le propos du film est puissant et notamment sa fin ultra intense et rageuse, le problème pour moi est surtout que tous les personnages du film sont des voyous… donc difficile d’avoir de l’empathie pour des personnages qui prennent plaisir à initier un cercle de la vengeance sans fin.
Un film d'époque. 1984. Oui le temps passe. 38 ans. Notre monde a changé à une vitesse incroyable et Jimmy Laporal Trésor nous rafraichit la mémoire. Que sera le monde dans 38 ans? Ce que collectivement nous en ferons. J'ai vu ce film comme un miroir tendu à notre société. Nous sommes responsables. Un film inattendu au sens où il ne ressemble à aucun film. Je ne sais pas comment le classer, mais quel besoin? J'ai aimé le jeu des acteurs, l'univers dans lequel m'a plongé le réalisateur. Si j'avais le temps je ferais une chronique sur les personnages de la mère antillaise dans le cinéma français. Là de suite me revient le souvenir de la mère dans le film de Claire Denis "j'ai pas sommeil". Il me semble qu'il y avait une scène de fête aussi. L'actrice dans les rascals est très juste comme tous les protagonistes du film. Je souhaite beaucoup de succès au film. Et encore bravo à Jimmy Laporal Trésor