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Caroline C
33 abonnés
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1,0
Publiée le 19 août 2019
Film assez incompréhensible, où on nous colle en face des mots "savants" pour faire croire à l'ambiance virtuelle : en gros, pour accéder à la super classe-A et retrouver un non-revenu, il faut tuer le ghost hors du mur, sans demander un reset, avec l'aide d'un prêtre qui n'a pas de point d'accès et qui fait partie des nine sisters... Sinon, c'est horriblement lent, et si je mets l'étoile, c'est pour le côté visuel original du film, qui aurait sans doute bien mieux rendu dans un court-métrage de 30 minutes !
5sur5 Oshii a beau être présumé sceptique en l'Homme, son oeuvre est autant chargée de pessimisme que d'élans salvateurs, comme percutée par une foi insensée. L'auteur de Ghost in the Shell veut croire en une humanité grandiose, en la possibilité d'un environnement plus harmonieux et plus élevé. Artisan du Beau, de l'édifiant, il est le misanthrope humaniste par excellence.
Son Avalon, par ses résolutions formelles et son aspect hermétique, abandonnera bon nombre de curieux [il fait partie de ces ''on adore on ou déteste'']. Tant mieux, le voyage que nous propose Oshii se veut sans escale, préférant foncer droit sur l'idée. Le concept repose sur la relation d'une héroine et de l'univers du jeu-vidéo. Pas particulièrement iconoclaste, surtout deux ans après le vertigineux eXistenZ de Cronenberg, mais pas encore un cas d'école pour autant (nous sommes en 2001, toujours dans l'ère pré-Matrix).
Les perspectives d'Avalon et d'eXistenZ sont très voisines, il s'agit d'ailleurs dans les deux cas de voir réel et faux (virtuel) se fondre en une seule projection fantasmatique [la structure mentale, ici, est en revanche encore plus mouvante et fluide]. Cependant et en dépit du point de désincarnation ultime atteint, Avalon envisage davantage cette projection comme celle d'un être résolu à subir un test. Franchir un niveau ne compte pas tant que d'exister ici et maintenant. Oshii réfute les gimmicks de l'heroic-fantasy et dans le même mouvement la dimension initiatique cloisonnée par un tel registre. Ash, l'heroine, n'est manifestement pas en marche pour une quelconque quête définie, elle se livre corps et âme avec un but obsessionnel : re-créer le Monde. Elle ne veut pas façonner une entité perfectible à partir des données à sa disposition, elle veut engendrer un espace ou elle pourra s'accomplir.
Oshii nous présente alors son quotidien asthénique -mais sous des apparences mélancoliques, puis l'assiste lorsqu'elle abandonne les quelques plaisirs de son passé, fuyant ces quelques ilots de satisfaction molle pour investir un monde complet et répondant de façon exhaustive à ses attentes [''l'île'' dans le scénario]. Avalon est ainsi un parcours fascinant vers la consécration de Soi. Derrière l'austérité exemplaire de l'approche, plutôt qu'un propos intellectualisant, c'est surtout un idéalisme sans failles qui entraîne le film vers des cimes majestueuses. Tout plutôt qu'une humanité infirme : Oshii la veut bien décadente, en proie au chaos, sophistiquée jusqu'à étouffer la foule, pourvu qu'elle soit exaltée et animée par un désir d'ascension.
En impliquant le spectateur dans cette odyssée métaphysique, Avalon peut rebuter pour les même raisons qu'il envoûte sans restrictions. Le dispositif labyrinthique épouse parfaitement l'esprit du jeu-vidéo, comme aucun film ne l'a fait [depuis, éventuellement, Videodrome, mais c'est un cas tout autre]. C'est monstrueux au sens littéral. De même, on ne fait probablement pas erreur en tenant Avalon pour le film rêvé quand au traitement de l'émergence d'une réalité nouvelle. Le pacte fictif/virtuel que conclu Ash pour le passage lui donne les clés de l'absolu du factice. Celui-ci est un refuge, mais c'est aussi la finalité envisagée. Accessoirement, cette réalité d'un genre inconnu donne aussi à méditer une manière de concevoir le fantastique avec langueur.
Le spectacle est fidèle à cette mesure : esthétiquement, Avalon est un électron libre, au style iconoclaste. C'est dans un cadre délétère que la pensée d'Oshii et les voeux d'Ash se déploient. Tourné en Pologne, le film puise les modèles de son graphisme dans une imagerie européenne et nippone. Les prises de vues, dans l'ensemble retouchées en profondeur à l'ordinateur, semblent permettre à Oshii de conserver un pied dans l'animation [c'est le secteur ou il a été étiqueté] tant les procédés s'en rapprochent, mais c'est pour un résultat tiraillé entre lyrisme numérique et naturalisme étranger. Le découpage est dans la lignée de celui de Ghost in the Shell ; de la même manière, des avatars de la mythologie de l'oeuvre d'Oshii, comme le ''ghost'', semblent ressurgir. Dans la forme comme dans le fond, il y a eu synthèse et nouveau départ. Ces raisons plastiques et thématiques enfoncent le clou : Avalon est l'apogée de son auteur. En plus d'être un miracle.
Mon nouveau blog : http://videodrome.over-blog.net/
Si certaines personnes seront certainement sceptique concernant l'histoire de ce film qui sera sans doute bien trop spécial pour les personnes qui ne sont pas habitués a l'univers des jeux vidéos. On ne peut, par contre, qu'être admiratif par le travail qu'a effectuer Mamoru Oshii sur le plan de la mise en scène et de l'esthétisme de ce long métrage qui est en tout point remarquable. Et rien que pour ses qualités artistiques indéniables, il faut absolument découvrir ce film de science-fiction qui s'avère un des plus ambitieux et réussis de ces dernières années. Notons également une sublime BO de Kenji Kawai qui apporte beaucoup de qualités à l'ensemble.
J'ai pensé mettre 1 etoile pour l'esthetisme sombre mais plutot reussi de ce film sorte de croisement entre l'univers des jeux videos ,celui des mangas et la science fiction.Mais non donner 1 etoile juste pour de belles images alors que l'interpretation et le scenario sont aux abonnés absents ca n'est definitivement pas possible.Y a une jolie brune (en fait c'est une blonde avec une perruque) au casting ok mais pour le reste je cherche encore l'action et les rebondissements ,c'est d'une lenteur incroyable ,la fin est pitoyable et elle ne ravira que les amateurs de concerts de musiques classiques.Meme les fans de jeux videos auront du mal a accrocher a cette histoire de niveaux cachés ,encore une idee de depart interessante qui en restera au stade de la bonne idee.
Pour certains magiques mais ils sont incapables de dire pourquoi ! (la B.O. : un CD suffit). La photographie : "Home" le fait très bien. Peut-être pour geek pré-pubères ou bobo parisiens ! je ne sais pas. Ou sinon, un besoin de dire "je l'ai vu", oui, oui !! ma chère, je viens de découvrir un film spirituellement métaphysique révolutionnaire, avant-gardiste et traité expérimentalement par Oshii : çà fait bien dans une conversation ^^ . Bah, des comme cela, nous en avons des pelles qui ne dépassent pas les 50 spectateurs et on en parle pas. C'est tout simplement un court métrage dont on a ralenti la diffusion pour qu'il fasse 1h40. D'un ennui prodigieux, tout çà pour çà. Oh la !!! la bande son mes amis, je vous dit pas !!! M.A.G.N.I.F.I.Q.U.E. (c'est environ 95% des commentaires uniquement), allez donc voir un orchestre, c'est plus réel. Mais shuuuuuuuuuuuuut ! çà fait bien de dire que l'on a ailé même si on ne comprends pas tout à fait ce qu'à voulu dire le réalisateur même après plusieurs visionnage (mdr), mais shuuuuuuuuuuut !!! (J'en rigole encore des commentaires). De plus, "pas accessible à tous" houa ! l'égo (excellent)
Navet ennuyeux, pompeux et faussement hermétique, se rattrapant tant bien que mal sur une esthétique assez réussie, mais le catapultant d'office dans les "faux films-cultes", ceux qui ont calculé d'avance l'impact qu'aurait leur fausse originalité sur les esprits faibles et dévots. Le tout est servi avec une bande son ultra-prétentieuse à base d'opéra. Histoire quasiment inexistante, entourée de mystères articiels et d'une fin étrange pour mieux se rapprocher vainement (et avec vanité) des étoiles innacessibles comme 2001 l'odyssée de l'espace. Tout bonnement ridicule.
Difficile de résumer ce film en quelques lignes, tant le champ d’exploration qu’il suggère est vaste. L’histoire des « niveaux de réalité » fait depuis toujours partie intégrante des histoires de science-fiction, mais je dois avouer que je n’avais jamais vu la chose vue sous l’angle proposé par Avalon. Car on peut, il est vrai, regarder ce film et tenter de jouer au jeu du vrai/pas vrai ?, mais le propos n’est pas là et va beaucoup plus loin… L’histoire de Mamoru Oshii est un pur mélange de poésie japonaise et d’ultra-réalisme polonais… Comment dire… C’est un vrai choc de s’immiscer dans la vie de cette jeune (et très très très très très très belle) femme dont la vie semble n’être qu’une suite ininterrompue de combats plus violents les uns que les autres. Ses rares retours à la réalité se font dans une ville sale et triste en noir et blanc, sillonnée par des vieux tramways vides, et dans laquelle les piétons sont aussi immobiles que les mannequins. Une réalité tellement caricaturale que l’on se demande rapidement si cette réalité-là en est vraiment une… Et quelles sont les possibilités qui restent, entre jeu caricatural et réalité caricaturale ? Au final, le message délivré par Avalon est bien plus profond qu’il n’y paraît. Les réalités se superposent et se confondent pour que les questions soulevées ne trouvent leurs réponses que dans l’esprit des spectateurs. Le film évite également l’écueil du « attention, les jeux vidéos nuisent à votre santé » en se gardant bien d’effectuer le moindre jugement moral. Le sentiment qui se dégage à la sortie, c’est une réflexion d’ensemble sur nos multiples perceptions des réalités, mais aussi un besoin immédiat et vif de contempler un ciel bleu en priant intérieurement pour qu’il ne s’agisse pas d’une série de 1 et de 0 imprimés sur un écran plasma.
après l'avoir vue au bas mot , une bonne cinquantaine de fois . l'effet est toujours la , magique ! une oeuvre magistral ,intemporelle .au delà de tout standards actuels .
La seule qualité notable d'Avalon est son visuel de film expérimental très séduisant. Son synopsis laissait espérer un peu plus que cette histoire déjà vue à quelques reprises, trop lente, trop opaque, et surtout jouée de façon totalement dématérialisée. Le film est sans âme, comme les personnages désincarnés qui le peuplent. C'est volontaire évidemment, mais du coup il peut être difficile d'apprécier cet exercice de style.
Seul film véritablement respectueux de l'univers du jeu vidéo,"Avalon"(2000)est une expérience à vivre intensément,tant elle est singulière et envoûtante.Mamoru Oshii("Ghost in the shell")nous entraîne dans un monde indéterminé,où la frontière entre réel et virtuel s'abolit,le jeu Avalon étant pls vrai que nature.Si l'histoire digne d'un jeu vidéo de qualité semble difficile à suivre,elle est en fait tout à fait logique,avec sa propre mythologie,ses propres codes et ses objectifs à remplir.Ash,guerrière de niveau A,tente de débusquer le Ghost pour atteindre le niveau suprême.S'il s'agit d'une production japonaise,Oshii emploit intégralement des acteurs polonais,tourant d'ailleurs à Varsovie et cracovie,pour mieux retranscrire le style architectural terne de la réalité.Le travail sur les contrastes de couleur,sur la musique entre électronique et symphonique,et sur l'atmosphère langoureuse,est remarquable.Mais Oshii a beau se référencer à Tarkovski,son objet apparaît artificiel,abscons et plus convaincant sur la forme très aboutie,que sur le fond obscur.Sans compter la lenteur rebutante(on a l'impression que les personnages agissent au ralenti!).Un long-métrage cependant captivant et multi-interprétatif.
J'ai bien aimé l'ambiance du film. Après certaines séquences paraissent longues et ennuyeusement lentes. C'est dommage car le scénario semblait vouloir nous apporter vers cette fin bien orchestrée. Les personnages sont étranges et déambulent dans une cité étrange, c'est assez flou. Presque abstrait. Un bel ovni, plus bizarre qu'un david Lynch.