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Aubert T.
143 abonnés
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4,0
Publiée le 3 novembre 2021
Prenant de bout en bout, bien que rien de ce qui est montré ne soit ni follement palpitant ni très original. Une formidable leçon de mise en scène, et c'est déjà beaucoup.
Fils du célèbre Michel Audiard, Jacques Audiard nous fait partager une tranche de vie de 3 femmes et 1 homme dans le 13ème arrondissement de Paris, quartier des Olympiades. Les sentiments entre eux naissent et fanent au gré du vent et du temps, c'est l'occasion pour ces jeunes adultes de prendre conscience que les chemins du coeur sont parfois sinueux et parsemés d'émotions contradictoires et surprenantes. Adapté de la série de BD "Les Intrus", le réalisateur a choisi le noir et blanc pour nous conter cette petite fable sentimentale et sensuelle entre ces 4 parisiens. Même si j'ai plutôt apprécié la légèreté, la fraîcheur et l'insouciance de l'oeuvre, et même si j'ai également beaucoup aimé le sex-appeal de l'actrice Noémie Merlant, mon sentiment final reste mitigé face à ce film manquant un peu de profondeur et de caractère, proposant de plus un scénario un peu décousu. Sympathique dans l'ensemble, mais aussi vite oublié qu'une amourette de printemps. Site CINEMADOURG.free.fr
Un film fort intéressant mêlant 3 protagonistes aux destins croisés. La mise en scène se révèle être intéressante, le jeu des 3 acteurs aussi. L'histoire est assez classique dans l'absolu. C'est un bon film à regarder.
Jacques Audiard revient avec « Les Olympiades » un film qui se veut frais et moderne, d’autant plus avec la patte de Rone du coté de la bande son, le résultat ne peut que être prometteur. Et il l’est. Simplicité et authenticité sont les maitres mots pour cette romance des temps modernes, qui prône la diversité, la jeunesse et la découverte du corps. L’ambiance dans le 13ème arrondissement de Paris nous prend tout de suite, les personnages sont vite attachant avec une vraie profondeur qu’il rayonne tout du long. Le noir et blanc apporte quelque chose d’intemporelle pour une histoire qui se veut très contemporaine. Donc oui, c’est du très bon Jacques Audiard, sans fioritures, qui va a l’essentiel au travers de belles histoires et séquences.
J'attendais totalement autre chose qu'un film sur des couples. Il ne passe rien à part les longues discussions entre garçons et filles qui viennent et qui repartent. Le noir et blanc est totalement prétentieux. Vraiment passable et je vois que je ne suis pas fan de ce style décontracté un peu chic pompeux.
On a connu Jacques Audiard plus inspiré. Cette bluette dans le quartier des Olympiades à Paris ne présente pas grand intérêt. Le choix du noir et blanc ne m'a pas convaincu; bien au contraire l'idée est plutôt prétentieuse. Plus gênant: les scénaristes ne semblent pas avoir connaissance des tensions entre communautés dans ce quartier, qui à elles seules auraient pu jusifier le film. Malheureusement, ici tout le monde il beau, tout le monde il est gentil, et l'urgence du sujet n'apparaît pas clairement. Dommage pour les acteurs, qui font de leur mieux. A noter tout de même que Noémie Merland (si juste dans La jeune fille en feu) n'est absolument pas à sa place en étudiante attardée. Parfois on a du mal à comprendre ce qui motive les réalisateurs !
Indéniablement, "Les Olympiades" est un film plaisant, bien rythmé, bien interprété, avec la formidable bande-son de Rone. Pour autant, ce film confirme que Jacques Audiard a renoncé au cinéma, au vrai, celui qui happe le spectateur et lui fait oublier la caméra. Oublié l'extraordinaire "Un prophète". Depuis plusieurs années, l'artiste installé, multi-récompensé, téléramaïsé, se complait dans un cinéma qui privilégie l'esthétique, la forme au détriment du fond. Le noir et blanc, les ombres et lumières, les ralentis et les contre-plongées ne servent pas le récit, leur seul rôle est de rappeler combien Audiard est un grand réalisateur. Pour preuve, ce thème de la quête amoureuse, entre frivolité sexuelle et désir d'amour, a également été traité par Abdellatif Kéchiche dans "Mektoub my love" ; la différence est saisissante : quand l'un montre sa caméra à tout bout de champ, l'autre se fait oublier, laisse parler ses personnages, et donne un réalisme à son récit dont on est bien loin chez Audiard. Quel dommage que son égo soit aussi important que son talent.
Depuis Regarde les hommes tomber en 1994 Jacques Audiard est devenu un réalisateur incontournable du cinéma français. Changeant de genre constamment, souvent avec une belle réussite (mais pas aimé Un prophète et Les frères Sister). La bande-annonce de celui-ci, à la fois ne me disait, et à la fois était un peu intrigante. Les personnages m’ont un peu agacé au début mais assez vite j’ai été pris par le récit. Le scénario, adapté de romans graphiques américains, reste malgré tout assez en surface mais il règne une certaine atmosphère, une certaine fraicheur, une mélancolie aussi, quelque chose de l’air du temps qui semble un peu suspendu. Le noir et blanc (somptueux) y est peut être pour quelque chose. La mise en scène est fluide, le montage serré, la musique (de Rone césarisé pour La nuit venue) envoutante. Le casting presque totalement inconnu (à part Noémie Merlant, très bien) s’en sort parfaitement aussi. Lucie Zhang, Makita samba et Jehnny Beth sont de belles découvertes. Une nouvelle fois encore différent sur la forme comme sur le fond, ce nouveau Audiard, même si on atteint pas les sommets de De battre mon cœur s’est arrêté ou De rouille et d’os, est un bon cru, et au final une bonne surprise.
" Les Olympiades" de Jacques Audiard, présenté cette année au festival de Cannes est une comédie romantique envoutante . En effet le réalisateur qui nous a habitué à des histoires plutôt virile revient dans cette attachante histoire avec des acteurs épatants (Lucie Zhang,Makita Samba,Noémie Merlant et Jehnny Beth) avec des séquences sensuelle, drôle, mélancolique, hypnotisante qui sonne juste , un coup de cœur.
Un film qui paraît plutôt léger au regard du reste de la filmographie d'Audiard. C'est frais, actuel, bien filmé et remarquablement mis en musique par Rone. On a plaisir à partager la vie de ces personnages pendant deux heures. Noémie Merland est magnétique et ne faillit pas à son statut d'étoile montante du cinéma français.
Ce film révèle un quartier autant que de très bons acteurs. Un cinéma contemporain qui capte bien l'atmosphère urbain des Olympiades. L'image en N&B appuie le registre singulier de ce long métrage avec un Paris loin des clichés de cartes postales et renforce l'intemporalité que pourrait avoir toute autre ville mondiale avec des situations similaires. J'ai apprécié les dialogues, les histoires des protagonistes empétrés dans leurs obsessions et leurs envies à la découverte des autres et surtout de soi, et où le sexe, souvent cru est quasi omniprésent sans être obscène. Du bon et beau cinéma dont Jacques Audiard ne peut être que fier ou tout simplement content.
Très déçu par ce film que j'attendais avec impatience. Je l'ai trouvé niais, réduisant les relations humaines à des clichés qui perdent ce qui fait l'intérêt de ce genre de récits. Il y a beaucoup de choses, sûrement trop pour pouvoir en tirer quelque chose d'intéressant. Les images sont belles, la musique entraînante mais ça n'a pas suffit. La fin donne vraiment envie de sortir vite de la salle.
Film mineur dans la filmo d'Audiard qui nous a qd même réalisé qques-uns des meilleurs films des années 2000. Ca se regarde assez facilement, mise en scène léchée, rien à dire, mais rien de véritablement émouvant non plus. Je n'ai jamais été spécialement touché par ces personnages qu'on regarde d'un œil extérieur, en se moquant un peu de ce qui peut bien leur arriver (et qui est somme toute très banal).
Ce qui à la bande-annonce laissait s'attendre à une suite de clichés devient miraculeux tant les personnages sont fouillés et les acteurs crèvent l'écran. C'est Audiard, quand même ! Personnages complètement déconnectés de la réalité (cf le petit prof méprisant les métiers manuels, fille incapable d'affronter la maladie de sa grand-mère...), tant ils se mettent d'intermédiaires entre eux (interprète, écran, déguisements et même le sexe). Victimes complaisantes du capitalisme de l'interface, des plates-formes et de la sous-traitance.