Comme son titre l’indique, le film oscille entre deux rives, et l’ouverture fait peser sur l’ensemble du récit comme de ses personnages spoiler: le spectre du suicide , en témoigne cette impression que tous sont parvenus au bout de quelque chose – le réseau de métro belge deviendrait alors métaphore. Pourtant, la pénombre sied mal à des comédiens mal dirigés, qui articulent périlleusement sous-jeu et cabotinage malvenu : Marine Vacth peine à convaincre en policière peu scrupuleuse, en conflit avec la hiérarchie, tout comme Olivier Gourmet. La caractérisation stéréotypée de leur personnage respectif se heurte à l’ambiguïté de Léo, marginalisé par ses origines espagnoles et par une mise en scène qui le capte souvent de dos ou engagé dans des actions précipitées. Portée par la partition musicale réussie de Laurent Garnier, l’atmosphère crépusculaire apparaît alors cependant trafiquée, issue d’une mécanique bien huilée, addition des poncifs du polar qui peine ici à se réinventer – car incapable de se perdre véritablement, de s’abandonner au même vertige de l’inconnu que l’on prétend procurer au spectateur. Une déception.
Entre la vie et la mort (2022) est un polar qui jongle entre le thriller brutal et le drame intime. Porté par un Antonio de la Torre intense, et une Marine Vacth vulnérable, l’intrigue, même si parfois convenue, parvient à captiver grâce à une mise en scène soignée, une ambiance nocturne et une esthétique visuelle forte. Un petit film policier pour les amateurs du genre, avec ses forces et ses limites...
Pendant tout le film je me demande bien ce qu'on essaie de nous raconter et une fois celui-ci terminé j'en n'ai toujours pas la moindre idée. On a un braquage qui tourne mal, le fils d'un conducteur de métro à moitié mourrant qui prends le temps de se jeter sous le métro de son père et une "enquête" complètement foutoir qui nous aide pas du tout. "Je suis médusé" comme dirait l'autre!
Polar classique avec la volonté de garder du mystère (qui est réellement ce conducteur de métro qui voit son fils se suicider en se jetant sous le métro conduit par son père?)
Malheureusement, le scénario est parfois tiré par les cheveux comme spoiler: le personnage principal qui est espagnol vivant en Belgique va dans un petit magasin d'informatique pour pouvoir décrypter des vidéos sur un disque dur. Et comme par hasard le gérant du magasin est mexicain. Donc comme ils parlent espagnol tout les deux, il va l'aider même si c'est louche
Film correct pour cette production qui lie à l'intime avec un fils qui se suicide sous les yeux de son père. Passé ce postulat, on comprend que la relation père et fils est compliqué dans le film mais il y a des incohérences qui ternissent le résultat final. Le volet sur l'enquête du père sur la vie de son fils est intéressante et fonctionne plutôt bien. Le film dévoile ses cartes au fur et à mesure pour dévoiler le portrait du père qui n'est pas forcément un simple conducteur de métro comme les premières minutes peuvent le faire penser. Le casting répond aux attentes de la production. Sans faire d'étincelle, le film fonctionne dans l'ensemble.
Vu le 01/03/2023 Bon là où je m'en veux un peu c'est d'avoir mis un mois pour commenter ce film sur Allociné, du coup, bien qu'ayant revisionné la bande annonce, j'ai du mal à avoir quelques souvenirs forts. Un conducteur de métro Leo (Antonio de la Torre) voit un jeune homme tentant de se suicider sous son train. Parvenant à stopper la rame à temps, il reconnaît alors son fils Hugo. Rapidement, la police, notamment Virginie (Marine Vacth), détecte le passé trouble des deux hommes qui seraient impliqués dans un braquage ayant mal tourné. Le film ressemble un peu à la série des Jason Bourne dans la mesure où on a l’impression que le personnage principal avance un peu à l’aveugle en semblant toujours chercher son chemin tout en finissant par faire sa route notamment avec l’objet que lui remet son fils avant de mourir. Le film est dur, on a de belles scènes de baston, notamment quand un inconnu vient chez Leo et où celui-ci doit effacer toutes les traces avant l’arrivée de la police. Y’a aussi la découverte du policier (qui est en fait l’ancien petit ami de Virginie dont elle n’avait plus de nouvelles et qui finira sur un étang dans une barque qui dérive La réalisation de Gederlini est tout à fait correcte, avec une bonne gestion des scènes d’affrontement et d’action, tandis que le cadre de la ville de Bruxelles est particulièrement bien mis en valeur. Il est aidé en cela par la musique électronique de Laurent Garnier qui sait être efficace quand il le faut. Finalement, Entre la vie et la mort est un pur film noir, avec des personnages cabossés par la vie, une vision très sombre de l’existence et une ambiance dramatique bien menée.
Rarement vu un si mauvais film autant apprécié par Télérama...à croire que je n'ai pas vu le même. L'histoire est complètement bancale, on ne comprend rien tant l'intrigue n'en est pas une au final. Il manque des explications sur le pourquoi des choses comme quoi l'implicite n'est pas donné à tout le monde. Rien n'est crédible, en particulier le jeu de certains acteurs Olivier Gourmet en tête. Il surjoue le commissaire à poigne, j'ai le sentiment de voir un spectacle de fin d'année en école primaire. Il me rappelle son rôle dans "Les Brigades du Tigre". Je préfère ne pas m'étendre sur la bagarre à 2 balles dans laquelle il est impliqué...on dirait du slow motion mal joué.Les dialogues sont souvent inaudibles à cause d'un débit très rapide et d'un manque de travail du son (les sons extérieurs couvrent souvent les acteurs). On sent bien que le réalisateur doit remercier les pays participant au financement car on ne voit aucun intérêt à ce que cela se passe à Bruxelles. La ville n'est absolument pas mise en valeur ou en crédit quelconque (sans compter la référence à un gardien de foot ..français! Spontanément un Belge a ce repère??) Et c'est aussi le générique le plus long du monde au niveau des boites de production...j'ai cru à un sketch des Nuls. C'est un raté puissance 10!!
Un polar old school dans les rues de Bruxelles où l’acteur principal se la joue un peu Liam Neeson, le talent en plus. Si tout n’est pas parfait, mise en scène un peu pesante malgré un soin apporté à la photo et lumière, l'ensemble fonctionne bien et aurait mérité certainement mieux.
Rien de neuf sous le soleil, mais un polar nerveux, sombre, bien ficelé emmené par un excellent acteur qui incarne à merveille cet homme sans cesse sur le fil du rasoir.