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Un visiteur
4,0
Publiée le 11 janvier 2009
Il y a beaucoup de "Tout sur ma Mère" dans ce "Parle avec elle". Ce n'est pas pour cette raison cependant que c'est un grand film... c'est un grand et beau film pour de si nombreuses raisons qu'il est impossible de toutes les citer. Une histoire poignante, le savoir-faire du géant espagnol qui manie la douleur et l'humour côte à côte, avec des personnages toujours différents, humbles, originaux, eux-mêmes plongés dans une histoire dont on ne sait jamais où elle va nous emmener. Poignant, différent, intense... merci monsieur Almodovar.
Si volver, malgré ses nombreux thème, m'avait semblé quelque peu soporifique, je n'ai pas fermé les yeux devant Parle avec elle. Un drame d'une intensité vraiment poignante, qui attire notre attention sur le statut des "personnes végétatives" (autant d'un point de vue extérieur (l'entourage, la législation) qu'intérieure (ressentent-elles quelque chose ?)). A ce sujet déjà passionnant (traité sous un angle que j'ai trouvé assez pudique) vient se superposer quelque chose d'étourdissant, que les détracteurs du films n'ont surement pas dû voir : le soin que les hommes procurent pour combler les femmes. Enfin ! Le thème est abordé ! Si ce n'est pas sous l'angle qui le mette le plus en valeur, il y a dans ce discours quelque chose de profond, qui nous transporte à mille lieues de la perpétuelle guerre des sexes. Non mais ! Je suis misogyne et j'en arrive à dire ça ! Comment un film peut il autant bouleverser mes convictions ? Vraiment, superbe film, qui s'offre en plus une séquence de muet vraiment hallucinante, et d'une poésie charnelle à couper le souffle.
Pedro Almodovar a cette faculté de traiter les sujets les plus sensibles avec tact et maestria ce qui lui a permis de devenir un cinéaste grandiose et particulier. "Parle avec elle" est plus que jamais dans cette optique avec cette histoire d'amour au-delà du coma où la danse classique, la tauromachie et le cinéma muet s'enchevêtrent . Le quatuor d'acteurs exceptionnelles constituent la principale attraction du film. Deux couples se faisant, se séparant, s'entremêlant dans un film ressemblant à un ballet tragique où l'amour n'est peut être pas ce qu'il semble être. Le côté excentrique souvent présent dans les films du réalisateur espagnol est ici mis de côté pour laisser place à une histoire sobre peuplée de personnages tourmentés. "Parle avec elle" pourrait être considéré comme le film de la sagesse pour Almodovar qui rejoint ici les plus grands en livrant un film somptueux et très grave tout en gardant cependant une certaine légèreté dans la narration qui rend le film si singulier et si hors du commun.
On retrouve bien la touche sensuelle voire sexuelle d'Almodovar. Une réflexion intéressante sur l'amour, la mort, l'inconscience, les responsabilités, le destin aussi. Si le film est un peu lent, il n'en demeure pas moins prenant. D'une part, grâce au jeu sensible des acteurs ; d'autre part grâce au scénario riche et à l'histoire bien menée. Le tout, traité avec le regard original et singulier d'Almodovar. Une réussite, même si ce n'est pas le meilleur film de ce grand cinéaste.
Difficile de renier le talent d'Almodovar pour mettre en scène des hommes ou des femmes en perdition, à la recherche d'eux-mêmes ou de l'autre. Pourtant, et bien que le résultat soit plus qu'honorable, jamais nous ne sommes réellement emballés par le résultat final de ce "Parle avec elle". Almodovar semble en effet mieux filmer les femmes que les hommes, et ici, l'ensemble s'en ressent, malgré quelques superbes dialogues et quelques moments extrêmement bien sentis. On a un peu de mal à être ému par les personnages, et c'est sans doute ce qu'il manque au final à ce film pour selon moi, le rendre vraiment grand.
Un film émouvant, d'excellents interprètes et une réalisation magnifique. Tout tourne autour de deux femmes dans le coma, mais aulieu d'être ennuyeux, le film est d'une rare intensité dramatique.
La touchante interprétation de Javier Camara et la musique d'Alberto Iglesias contribuent à donner à ce nouveau chef d'oeuvre d'Almodovar toute sa splendeur.
Sorti en 2002, Pedro Almodóvar signe un long-métrage troublant qui dérange. Néanmoins, avec grande subtilité, il parvient à transformer une histoire sordide en conte d’amour émouvant. Avec ses expressions d’homme candide, Javier Cámara campe à merveille cet infirmier dévoué mais simplet. Ajoutons à cela des séquences d’une grande qualité esthétique (les scènes de tauromachie, l’interprétation du standard « Cucurrucucú Paloma », etc.) et l’on a affaire à un film très riche, moralement bouleversant. Bref, une œuvre majeure du réalisateur espagnol.
Le premier plan de Parle avec elle (2002) montre un rideau de théâtre et vient donc en écho au dernier plan de Tout sur ma mère (1998) qui montrait également un rideau de théâtre. Pedro Almodóvar inscrit ainsi Parle avec elle en continuité de son film précédent. Mais l’un n’est pas la suite de l’autre car Parle avec elle est porteur d’un scénario original (oscar du meilleur scénario) parsemé de multiples flashbacks et ellipses. Parmi ces dernières, celle qui reste en mémoire est celle de L’amant qui rétrécit, un court métrage muet et en noir et blanc qui tranche avec les fulgurances colorées (à dominante rouge) du film. Cette bulle érotique inattendue, entre fantastique et burlesque, bouleversera Benigno et déclenchera l’acte répréhensible dont il sera l’auteur. Débute alors la deuxième moitié de Parle avec elle dans laquelle le drame de la solitude ira crescendo. Le dernier plan laissera une place inoccupée entre Marco et Alicia, c’est celle de Benigno.
Immense oeuvre d'un cinéaste qui réussit à obtenir du spectateur un total abandon à une histoire qui aurait pu paraître horriblement boursouflée entre les mains d'un autre cinéaste, et ce parce que Almodovar lui-même s'abandonne d'égale façon, jamais manipulateur, mais bien entrainé volontairement dans le tourbillon des émotions qu'il met en scène. Une oeuvre d'une grande générosité.
Du bon boulot de la part d'Almodovar, qui se contente ici néanmoins du strict minimum par rapport à ce qu'il est capable de faire en matière de réalisation. Certaines scènes forcent toutefois le respect, nous rappelant qu'il reste un maître incontesté d'un cinéma emprunt d'un certain d'esthétisme. L'histoire, quant à elle, est très belle, sombre au possible, voire glaçante sur la fin. Des acteurs au top achèvent de pouvoir parler d'un très bon film à propos de "Parle avec elle".
C'est le premier film d'Almodovar que je visionne et à mes premières impressions, je suis au bord de l'enchantement. Tout au long d'une oeuvre ou il entremèle avec une grande lucidité les differentes étapes chronologiques de l'histoire, le spectateur ensuite n'a d'yeux que pour la construction, l'évolution et le dénouement profondément émouvant de la relation entre Marco et Begnino rencontrés par le plus simple des hasards. Les acteurs sont trés touchants tels des perles dans une lumineuse joaillerie.
On reconnait une fois de plus tout de suite un Almodovar, une histoire fantaisiste et triste. Dommage qu'il n'y est pas la pointe d'humour habituelle. Une réalisation plus simpliste qu'à l'accoutumée mais bonne tout de même. Les personnages sont une fois de plus très bien décrit, le film est très coloré, le meilleur moment est le flash-back en noir et blanc et muet.
Almodovar, précursseur d'une filmographie flamboyante ( Tout sur ma mère, la mauvaise education, volver.. ) et doté d'un pouvoir cinématographique inimitable, a decidé de se laisser tenter a un exercice de style peu cerebral : l'amour a un. Peut-etre inerte pour les plus rétissants, sans doute unique pour les plus contrarié, il nous livre une oeuvre forte de caractère, aussi touchante que genereuse. Car il a compri ce que seul les plus grands comprennent : l'art est une conviction intime qui se voue a son authenticité. Benigno restera encré en vous un bon moment !
De loin, le meilleur Almodovar. Le film est très poétique et ne tombe pas dans la facilité. C'est émouvant sans être larmoyant. l'amitié entre ces deux hommes est assez intéressante. Ils sont tous les deux amoureux de deux femmes dans le coma. Le réalisateur arrive a nous faire éprouver de la sympathie même pour Benignio. Dont l'acte qu'il a commit est inexcusable. L'ambiance est belle. Pedro Almodovar a quand même une très grande technique du cinéma sentimental. Dans "Volver" c'était une histoire sentimentale féminine et dans "Parle avec elle" : c'est une histoire sentimentale masculine où le réalisateur nous bouleverse et atteint le sublime.