Bouleversant et pénétrant, Parle avec Elle constitue l'une des rares réussites majeures de Pedro Almodovar ( du moins lorsque l'on aborde les dernières productions peuplant sa filmographie ). Le sujet a beau paraître immoral - à en lire les critiques négatives - il n'en est rien : en effet, je ne vois pas dans quelles mesures on peut affirmer que le réalisateur " minimise " le viol et qu'il présente une image dégradante de la femme. Profondément pathétique sans jamais devenir complaisant, Parle avec Elle traite moins de la sexualité déviante que de la responsabilité de l'homme envers la femme. Du reste, le personnage de Benigno n'est en aucun cas excusé ( ni excusable ) par Almodovar : pour ceux qui auraient préféré que la morale soit sauve, il est même condamné par les retombées de son acte. En d'autres termes, les saintes-nitouches peuvent aller se rhabiller plutôt que d'exhiber leur malaise injustifié vis-à-vis du métrage. Il va s'en dire que j'ai adoré ce film, superbe mélo à travers lequelle plane l'ombre de Norman Bates...
Magnifique ! A ce jour mon préféré d'Almodovar. C'est vraiment un film exceptionnel. Le scénario est original et l'histoire pourtant dans un cadre assez noir est rendue superbe ! Une BO exceptionnelle, des acteurs et actrices vraiment excellents. Ce film est un petit bijou de poésie, de tendresse, et même les silences sont incroyablement éloquents. THE indispensable ! A voir à tout prix !
quelle musique ! quelle esthetique !quelle introspection de l'ame humaine !du tres grand almodovar ;bien qu'o peut lui reprocher la victimisation de benigno ;mais sinon un regal
Très beau film d'Almodovar - déjà, sur la forme. Chef de file de ce que certains appellent la "nouvelle vague espagnole", le réalisateur s'inscrit dans la continuité de la nouvelle vague française : grande liberté formelle, dans le montage (noms des personnages écrits sur l'écran, divisant le film en chapitres) ou dans la narration, travail recherché sur l'image et surtout, les couleurs. On retiendra le grand moment de poésie et d'abstraction qu'est la reconstitution du film muet "L'homme qui rétrécit" (hommage à un véritable film, des années 50). De même, la superbe scène chantée par Caetano Veloso ("Cucurrucucú Paloma"). Sur le fond, Almodovar offre une histoire déchirante de rêves et de désirs inaccomplis, faute de n'avoir pu saisir la chance à temps. Les aléas qui font notre vie et l'importance redonnée à l'espoir semblent être les deux messages primordiaux du film. En peu de mots, Almodovar dépeint en profondeur la complexité humaine et touche notre âme avec force. Un petit défaut ? Une première partie plus réussie que la seconde.
Un film sensoriel. Almodovar a l'élégance de véhiculer des thèmes essentielles comme l'amour et la mort, la solitude et l'amitié et parvient à nous bouleverser par petites touches impressionnistes. Sa mise en scène est pointilleuse, sensuelle, s'attardant sur les corps. Le film traite des devoirs des hommes envers les femmes même si c'est plus une histoire d'amitié que d'amour que nous conte Almodovar. Aucun personnage ne suscite notre sympathie et l'on finit par adhérer completement à cette histoire. Un chef d'oeuvre
Encore un magnifique drame de Pedro Almodóvar. Les relations entre les personnages sont magnifiques et parfaitement mises en valeur par le réalisateur. Magnifique distribution, Javier Cámara, Dario Grandinetti, Rosario Flores, les acteurs jouent bien, le scénario est original et bien conçu, excellents dialogues et magnifique musique qui convient parfaitement au film. C’est un film très beau et très émouvant, 16 / 20.
Almodovar tout craché. J'ai un peu de mal avec ces sujets là. Une histoire cruelle, nous contant la vie des deux hommes un peu pommés. De bon acteurs. Ce film nous montre que la vie est ainsi faite ; la réalité est parfois difficile à assumer.
Comme toujours, avec des thèmes insolites, mais très touchant, vrai, qui va au plus profond de l'être et qui essaye de le comprendre. Très beau, malgré quelque lenteurs qui sont surement nécéssaires..
Parle avec elle (Hable Con Ella), 2002, de Pedro Almodovar, avec Javier Camara et Dario Grandinetti. Pour une fois, Pedro nous a concocté un film d’hommes ! Un vrai bijou de cinéma dans lequel la richesse des sujets abordés éclate dans une mise en scène talentueuse qui s’appuie sur un scénario d’une écriture extrêmement soignée. Ici, pas d’exubérance, de scènes grandioses et baroques, mais une œuvre délicate, aux propos bouleversants suscitant une foule de questionnements intimes. Comme d’habitude, l’histoire, ou plutôt les histoires, ne relèveraient que du mélodrame vaguement larmoyant, du fait divers scabreux, voire, du voyeurisme morbide, si la narration, d’une légèreté inouïe (tous les flashs back sont judicieux !), était dans d’autres mains que celles d’Almodovar, qui nous livre une superbe fable. Deux hommes, que rien n’aurait dû rapprocher, se lient d’amitié autour de deux femmes dont ils accompagnent les comas respectifs, en milieu hospitalier : voilà une réduction événementielle du riche parcours plein d’émotions auquel le spectateur est convié. Caetano Veloso chante Coucouroucoucou Paloma, Pina Bausch danse et on a même droit à un petit film dans le film, un muet en noir et blanc, L’Amant qui rétrécissait, magnifique allégorie. Pas de vulgarité, pas de jugement, juste les bonnes questions aux bons moments comme jalons dans cette œuvre généreuse d’une grande beauté.
On reconnait une fois de plus tout de suite un Almodovar, une histoire fantaisiste et triste. Dommage qu'il n'y est pas la pointe d'humour habituelle. Une réalisation plus simpliste qu'à l'accoutumée mais bonne tout de même. Les personnages sont une fois de plus très bien décrit, le film est très coloré, le meilleur moment est le flash-back en noir et blanc et muet.
Peut-etre le meilleur Almodo? En tout cas, un des plus charnels. Ce film est bouleversant. Sur un sujet très grave, Pedro nous conte une histoire formidable, quelque peu ambigue parfois (mais c'est ce qui fait sa force). Il n'y a rien de sordide comme le disent certains.....enfin, on aime ou on n'adhère pas... Comme toujours, il a comme personne le talent pour filmer les femmes, une manière incroyable de retranscrire les sentiments amoureux. BRAVO aussi aux acteurs. Décidemment Almodovar je te kiffe (ah c'est peut-etre pour ça mon pseudo!!)