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Moins de sport, plus de drame
J’avais adoré Les Crevettes Pailletées de Cédric Le Gallo, cette comédie sportive où l’on suivait une équipe de water-polo gaie aux Gays Games (des Jeux Olympiques pour les gays). Le principal attribut de cette comédie était l’humour. Je riais beaucoup des blagues et de l’interprétation des personnages, malgré les clichés. C’est donc avec excitation que j’attendais la suite de cette comédie sportive. A-t-elle un meilleur message que le premier film ? Oui. Est-elle plus amusante ? Non.
Malheureusement, La revanche des Crevettes Pailletées est trop différent du premier film. On oublie le sport et la comédie, on sombre plutôt dans le drame. L’aspect comique est encore présent grâce à l’extravagance des Crevettes et leurs dialogues assumés, mais le ton a changé. On rit une fois ou deux, et pour ce qui est du reste, on est sous le choc. Même si je trouve que le message du film est poignant et bien livré, j’aurais préféré qu’il soit apporté avec plus de légèreté que de lourdeur. On aborde des sujets délicats comme la drogue, l’homophobie et l’acceptation de soi, mais les auteurs sont allés un peu trop loin. Les secrets sont tellement présents qu’on pourrait quasiment les considérer comme des personnages secondaires.
Dans ce deuxième volet, les Crevettes Pailletées participent aux Gays Games de Tokyo mais se retrouvent en Russie (pays où l’homophobie est considéré comme un sport) suite à une complication avec leur avion. On a donc droit à des séquences choquantes de thérapie de conversion, à un scénario plus émouvant et à moins de clichés que dans le premier film. Ce qui est le plus dommage, c’est qu’on met totalement le sport de côté. On voit les Crevettes dans l’eau une seule fois et ce n’est pas lors d’une compétition…
Cependant, une des forces de la production réside dans le casting. C’est avec beaucoup de plaisir qu’on retrouve ses personnages attachants qu’on voudrait tous avoir comme amis. Chaque membre des Crevettes Pailletées est habilement joué par son acteur, y compris le nouveau personnage Sélim (Bilal El-Atreby).
De plus, La revanche des Crevettes Pailletées a une durée trop longue. Il sera impossible pour le spectateur d’être attentif à l’histoire pendant 1h53; il aurait fallu couper au moins une dizaine de minutes. Un moment donné, on comprend le message quand ça fait plusieurs fois qu’on le répète…
La revanche des Crevettes Pailletées est un film qui livre un message poignant avec brio, mais qui est beaucoup trop long et trop lourd. Si vous voulez suivre les aventures de l’équipe et découvrir les horreurs des camps de conversion, écoutez le film. Mais si vous ne voulez pas écouter un drame sur l’homophobie et rire un bon coup, réécoutez plutôt le premier, vous ne serez pas déçus.
J’avais adoré Les Crevettes Pailletées de Cédric Le Gallo, cette comédie sportive où l’on suivait une équipe de water-polo gaie aux Gays Games (des Jeux Olympiques pour les gays). Le principal attribut de cette comédie était l’humour. Je riais beaucoup des blagues et de l’interprétation des personnages, malgré les clichés. C’est donc avec excitation que j’attendais la suite de cette comédie sportive. A-t-elle un meilleur message que le premier film ? Oui. Est-elle plus amusante ? Non.
Malheureusement, La revanche des Crevettes Pailletées est trop différent du premier film. On oublie le sport et la comédie, on sombre plutôt dans le drame. L’aspect comique est encore présent grâce à l’extravagance des Crevettes et leurs dialogues assumés, mais le ton a changé. On rit une fois ou deux, et pour ce qui est du reste, on est sous le choc. Même si je trouve que le message du film est poignant et bien livré, j’aurais préféré qu’il soit apporté avec plus de légèreté que de lourdeur. On aborde des sujets délicats comme la drogue, l’homophobie et l’acceptation de soi, mais les auteurs sont allés un peu trop loin. Les secrets sont tellement présents qu’on pourrait quasiment les considérer comme des personnages secondaires.
Dans ce deuxième volet, les Crevettes Pailletées participent aux Gays Games de Tokyo mais se retrouvent en Russie (pays où l’homophobie est considéré comme un sport) suite à une complication avec leur avion. On a donc droit à des séquences choquantes de thérapie de conversion, à un scénario plus émouvant et à moins de clichés que dans le premier film. Ce qui est le plus dommage, c’est qu’on met totalement le sport de côté. On voit les Crevettes dans l’eau une seule fois et ce n’est pas lors d’une compétition…
Cependant, une des forces de la production réside dans le casting. C’est avec beaucoup de plaisir qu’on retrouve ses personnages attachants qu’on voudrait tous avoir comme amis. Chaque membre des Crevettes Pailletées est habilement joué par son acteur, y compris le nouveau personnage Sélim (Bilal El-Atreby).
De plus, La revanche des Crevettes Pailletées a une durée trop longue. Il sera impossible pour le spectateur d’être attentif à l’histoire pendant 1h53; il aurait fallu couper au moins une dizaine de minutes. Un moment donné, on comprend le message quand ça fait plusieurs fois qu’on le répète…
La revanche des Crevettes Pailletées est un film qui livre un message poignant avec brio, mais qui est beaucoup trop long et trop lourd. Si vous voulez suivre les aventures de l’équipe et découvrir les horreurs des camps de conversion, écoutez le film. Mais si vous ne voulez pas écouter un drame sur l’homophobie et rire un bon coup, réécoutez plutôt le premier, vous ne serez pas déçus.
Le film délivre un message fort contre l’homophobie, et c’est sans doute sa plus grande qualité.
En revanche, j’ai trouvé sa représentation de la pseudo Russie extrêmement caricaturale. Le film multiplie les drapeaux russes et donne clairement l’impression que ce qui est montré se passe en Russie.
Pourtant, plusieurs éléments visuels (plaques d’immatriculation, signalisation, décors) montre bien que c’est l’Ukraine. Ce mélange entretient une confusion qui, selon moi, dessert le propos.
J’ai eu le sentiment que le film cherchait davantage à construire une image très négative des Russes qu’à dépeindre une réalité avec nuance. C’est dommage, car un message aussi important contre l’homophobie n’avait pas besoin de s’appuyer sur ce type de représentation pour être convaincant.
alors que c’est totalement faux,
En revanche, j’ai trouvé sa représentation de la pseudo Russie extrêmement caricaturale. Le film multiplie les drapeaux russes et donne clairement l’impression que ce qui est montré se passe en Russie.
Pourtant, plusieurs éléments visuels (plaques d’immatriculation, signalisation, décors) montre bien que c’est l’Ukraine. Ce mélange entretient une confusion qui, selon moi, dessert le propos.
J’ai eu le sentiment que le film cherchait davantage à construire une image très négative des Russes qu’à dépeindre une réalité avec nuance. C’est dommage, car un message aussi important contre l’homophobie n’avait pas besoin de s’appuyer sur ce type de représentation pour être convaincant.
alors que c’est totalement faux,
Un peu plus mûr que le premier, ce film traite de sujets sensibles avec ce qu'il faut d'humour, sans plonger dans le mauvais goût comme c'était parfois le cas dans Les Crevettes Pailletées. Les personnages sont plus aboutis, et même si les ne sont pas très , on se laisse embarquer (sans trop réfléchir) dans les péripéties de cette facétieuse équipe haute en couleurs.
Très bon sujet, plus sombre que le premier mais toujours très drôle. J’aime le côté décalé du film que l’on retrouve encore !
La Revanche des Crevettes Pailletées - à fond les clichés ! J’ai apprécié l’originalité du scénario avec les gays coincés en Russie mais l’humour reste convenu. Plaira peut plus à la communauté qu’un film pour tous.
3,2/5
3,2/5
La suite renouvelle l'histoire en se portant en Russie et enchaîne les clichés sur les russes, l'histoire est assez convenue avec plus de problématiques que d'humour.
Malheureusement, ce deuxième opus n’a plus ce qui faisait tout le charme du premier. Il lui manque cette finesse, ce mélange d’humour, d’esprit et d’émotion qui le rendait si réussi.
Ici, tout paraît plus lourd, plus vulgaire et terriblement cliché. À part le personnage de Fred, dont la misogynie sonne forcément juste, le reste est souvent tiré par les cheveux. Le passage en Russie est divertissant, mais il ne suffit pas à relever le senario. Au final, le rythme est mou et l’ensemble manque d’inspiration.
Pour moi, c’est un grand non.
Ici, tout paraît plus lourd, plus vulgaire et terriblement cliché. À part le personnage de Fred, dont la misogynie sonne forcément juste, le reste est souvent tiré par les cheveux. Le passage en Russie est divertissant, mais il ne suffit pas à relever le senario. Au final, le rythme est mou et l’ensemble manque d’inspiration.
Pour moi, c’est un grand non.
On est plus proche de la comédie dramatique que la comédie pure du 1, cependant les messages transmis par ce film sont fort, malgré un scénario ficelé il fait preuve de légèreté. Vu le 14 juin 2026
J'ai commencé le film en me disant mais qu'est ce que je regarde... Et j'ai fini en larme. Excellent film et acteurs
j'ai passé un bon moment devant cette suite et cette revanche des crevettes pailletées, je ne suis pas directeur mais j'aurais fait quelques changements cependant cela m'a diverti et m'a fait réfléchir.
La force du premier film était de nous offrir une comédie enlevée, rythmée aussi drôle que pertinente dans son message et nous se présentait comme une belle ode à la tolérance. Il est dommage de voir que cette suite perde les qualités du premier volet. En effet, le rythme est sacrifié au profit d’une histoire, amputée de toute crédibilité, où la nuance et la subtilité se sont effacées derrière un message, cette fois-ci, surligné au stabilo, des fois qu’on ne serait pas assez malin pour comprendre les évidences. Malgré tout, l’ensemble préserve un certain charme et les personnages sont toujours attachants. Et si l'humour s'est estompé, au point se contenter, ici, de sourire, alors qu'on riait sincèrement devant le prédécesseur, l'émotion est encore bien présente. Au final, il s'agit d'une légère déception à mes yeux, mais La revanche des crevettes pailletés reste un moment plaisant à suivre et parvient, une nouvelle fois, à toucher le spectateur.
L’équipe de water-polo gay devant se rendre à un tournoi à Tokyo se retrouve malencontreusement en Russie. Ce point de départ facile sert avant tout de prétexte à une succession de péripéties permettant d’évoquer l’homophobie dans ce pays. Cette suite en effet se montre plus sérieuse dans son approche de sa thématique souffrant de ce fait d’une écriture trop chargée dans les stéréotypes. Cependant, on prend plaisir à retrouver l’enthousiasmante équipe composé d’une galerie de personnages toujours aussi truculents.
énorme c'est drôle ; émouvant pose de vraies questions sociétales le plan final m'a beaucoup touchée
Le 1er était frais et drôle tout en assumant son propos autour d'une équipe de waterpolo. Là le waterpolo est relégué en accessoire scénaristique qui doit mener la troupe au Gay Games de Tokyo, mais celle-ci va se perdre en Russie. Des homos en Russie c'est évidemment compliqué et cette suite gagne donc en épaisseur et en engagement. Si le propos est militant, il n'en reste pas moins original et meme nécessaire. Le film garde toujours de son humour mais se permet des pistes peu vues et qui ouvre esprit et dialogue. Sans compter un final bouleversant comme une carte d'anniversaire pour la tolérance. Bravo !
La Revanche des Crevettes pailletées réussit là où beaucoup de suites échouent : approfondir ses personnages, élargir son propos et prendre des risques. Il gagne en ambition, c'est une œuvre essentielle dans le paysage du cinéma, dommage que le post-covid n'a pas offert plus d'entrée à ce film. Drôle, politique, et sincère, il continue de faire briller les paillettes comme des armes douces contre l’intolérance.
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