Ce film me rappelle d'une certaine façon, l'une des nouvelles d'écrivain iranien Sadegh Hédayat qui s'appelle Abjii Khanom dans le livre Enterré vivant. Haneke a réalisé encore une autre fois un film inoubliable et il a choisi Isabelle Huppert pour son film , ce qui me rend fou de ce film. Erika Kohut comme l'héroine de Abjii Khanom souffre de manque d'amour et de ne pas avoir de relation sexuelle. L'une finit par se suicider et l'autre finit par se faire du mal . Toutes les deux ont des parents possessives qui ne les laissent pas vivre comme elles veulent . L'une se réfugie dans la religion juste pour cacher ses désirs charnels et l'autre a des tendances masochists qui n'ont jamais été satisfaits et son amant ne satisfait pas ses désirs. A mon avis c'est aussi l'histoire d'un être humain qui n'a jamais eu d'amour dans sa vie et il a maintenant 40 ans.
j'ai vraiment beaucoup apprécié ce film. Même si oui le film va déranger, vis a vis du sujet qu'il aborde. la réalisation contrairement à se qu'on a l'habitude de trouver dans les films de Haneke, on est sur un rythme assez dynamique : des champs et contre champs variés, pas mal de musiques.
L'ensemble des comédiens et comédiennes son excellents, et les dialogues sont très bien écrit. On assiste à une semie pièce de théâtre parfaitement bien orchidée.
Un film qui s'approche par moment du thriller et de l'horreur. Un film a découvrir.
S P O I L E R S
Film traitant parfaitement la pédophilie psychologique, et surtout l'acceptation de la souffrance. Un sujet parfaitement bien maîtrisé et malsain.
Un film sur un monstre humain. Ce monstre n'est autre que cette prof de piano totalement névrosée,incestueuse, nymphomane,violente, tyranique,perverse, et auto-mutilatrice. Autant dire qu'avec un portrait pareil, on ne peut qu'etre admiratif de l'interpretation d'isabelle hupert qui se surpasse dans ce role difficile. Le film degoute derange fascine , provoque le malaise et meme la nausee. On aime ou on deteste, mais on ne peut pas etre indifferent, et rien que pour cela, c'est deja une reussite. A noter une excellente interpretation d'annie girardot en mere etouffante.
j’apprécie Huppert mais bon elle tourne en rond avec ses roles de femme glacial un brin dérangé voir pervers , Girardot nous donne tout son talent , l'univers de la musique dite claqqisue est elitiste tant la perforlance et le niveau demandé dpoit toucher la perfection c'est exactement l'ambiance du film . c'est un milieu formaté limite mouton , y a trés peu de grands musiciens ,des pseudos dites star comme ce iianiste insupportable Lang lang horrible il joue comme un robot , ces pseudos musiciens ne mettent qu' en avant leur personnalité et rien d'autre , Glenn Gould dénoncé ce mépris pour la musique c'est pour ça qu'il ne fit plus de concerts et n'offrait que son amour de la musique sur enregistrement.
Un vrai film français ! Pénible, choquant, intellectuel, sur une trame culturelle. Huppert est la reine du sourire à l'envers. La grande Girardot est inexsistante. Un des plus mauvais films que j'ai jamais vus. Et pourtant j'en ai vu des daubes !
Isabelle Huppert est excellente dans son rôle c'est indéniable, tout comme Benoit Magimel et Annie Girardot. Le contraste entre le côté "prof on ne peut plus stricte" et ce dévergondage sexuel caché est bien, mais je n'ai pas totalement accroché à l'histoire sans que je puisse dire pourquoi, peut être parce que le personnage d'Erika est un peu trop poussé à l'extrême, ressemblant dans certaines scènes à de la pure folie.
Du très lourd. Michael Haneke est le Spielberg européen. Ce film est d'une justesse monstrueuse, aussi subtil que l'Assomoir sans nécessiter autant de détails. Au moment où on s'attend à ce que l'action se ralentisse, la chuté débarque grave et intransigeante, sans laisser d'espoir. Film qui laisse de marbre face à la vie.
D’après le roman d’Elfriede Jelinek. Avec Isabelle Huppert (Erika), Annie Girardot (la mère), Benoît Maginel (Walter).
Les «plaies d’amour n’est pas mortelle» et les «je ferai ce que tu voudras» partent souvent de bonnes intentions mais ne savent pas toujours sur quoi cela peut déboucher. Une prof de piano va en faire les frais à son insu, découvrir qu’il ne suffit pas de vouloir se donner pour être reçu, un peu comme un élève à qui le talent et le travail ne feraient pas l’intégralité d’une âme de grand musicien. En exemple même de sévérité et d’exigences sur soi-même celle-ci va rendre fou l’un de ses élèves en refusant ses avances. On la comprend, elle habite chez sa mère, dort avec sa mère, se fait gifler par sa mère si elle rentre un peu en retard et pourtant semble faire partie de ces femmes de la quarantaine encore célibataire mais qui, hélas, ne semble pas connaître grand chose à l’amour si ce n’est des visites dans des «sexe shop» pour s’isoler en cabine pour inhaler des mouchoirs usés de la poubelle. Un manque d’amour qui a force de ne pas se vivre se transforme en une torture et une destruction de soi. Nous avons tous connu cela, des parents pleurnichards face à l’incapacité de leur progéniture à égaler la hauteur de leurs espérances, c’est pour cela qu’ils choisissent des master class et des enseignants des plus sévères, comme cela ils se sentent tranquilles et pensent que l’enseignement fera le reste. Mais la prof est sadique et perverse, ligoter dans un ostracisme dont Michael Haneke a un peu de mal à trouver une issue. De la scène des toilettes toute en retenue au quasi viol final dans le couloir de l’appartement, la mère enfermée à double tour, il explore sans concessions la libido d’impuissants et de frustrés qui pourtant affirment s’aimer dans une partie de cache-cache où ils ne se trouvent jamais, séparés qu’ils sont au départ par trop de distance. Au niveau de l’intensité et de l’émotion on est pas loin d’Adèle H, quant à l’hystérie et le côté libido qui se travaille dans le film, il pourrait faire l’objet de nombreuses séances à retouches mais ce drame psychologique ne s’éloigne pas d’un cinéma de Michael Haneke qui continue de questionner et de décrire l’équilibre et le déséquilibre des individus en trop haute exigence d’eux-mêmes.
trop perturbant - mais j'aime bien - les acteurs sont excelllent mais surtout la facon de réaliser et de tenir la longueur des plans séquences qui est magnifiiques , les scènes sont dures à comprendre pourquoi durent elles autant