Avec ce titre poétique, un peu kōan, le drame ne pouvait être qu’intense et soulever les questions existentielles de chacun. Un beau matin, il y a cette enfant de 8 ans qui veut la vie, qui la cherche, la demande, la trouve et l’apprécie, pleine de son illusion d’exister. Un beau matin, il y a ce prof de philo qui perd toute notion d’exister, qui se fond en lui-même, âme et cœur et s’interroge en roue libre. Un beau matin, il y a cette femme et cet homme, qui se rencontrent, par hasard. Deux adultes mûrs, auxquels on ne le fait plus. Qui tombent amoureux, mais d’une façon relative, sous condition, car rode déjà la fin, dès le début, de leur amour, vain et désillusionné. Léa Seydoux, Pascal Greggory, Melvil Poupaud, Camille Leban Martins… brillent, chacun dans son rôle, pour incarner ce grand et beau film, étendu entre vie et mort.