Mulholland Drive
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1 177 critiques spectateurs

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Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mai 2009
Ah "Mulholland Drive"... Un film intangible,sensoriel,mystérieux,.Un culte qui a rapidement attiré une horde de fans dont je fais partie.Une ambiance impénétrable où il faut se laisser porter par les sons,les couleurs,les images.Dans ce cas-là,c'est une saveur permanente.Bien sûr,ce drame noir labyrinthique se prête aux interprétations les plus diverses et les plus folles.Un véritable fantasme de cinéaste et de spectateur.Plastiquement abouti.Narrativement retors.Psychiquement proche de l'abstraction.Une oeuvre dont on pourrait parler des heures sans en détenir la clé.Et c'est ce qu'on aime.David Lynch est un artisan,qui ici nous montre son aversion pour Hollywood tout en le présentant comme un lieu de fascination intemporel et d'étrangeté.C'est aussi une magnifique histoire d'amour entre 2 femmes,lyrique et tragique.La blonde diaphane(Naomi Watts,intense,à la profondeur de jeu extraordinaire) et la brune fatale(sublime et subtile Laura Harring).La dernière demi-heure est un grand délire lynchien,où chaque objet et chaque personnage prend une signification nouvelle tel un ruban de Möbius retourné.Riche à y tomber dans un trou noir sans fond."Mulholland Drive" est tout simplement inégalable.La dualité y règne en maître et toute l'ampleur de l'imaginaire fantasmé prend ici son sens à travers une boite de Pandore bleue,couloir vers le théâtre des rêves,le Silencio.Le 7ème art resplendit.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juin 2013
L’apothéose de David Lynch ! La consécration de l'un des plus grands artistes de notre temps. Reprenant la construction narrative du superbe "Lost Highway", le cinéaste pousse cette fois-ci l'entreprise encore plus loin pour un nouveau voyage tout aussi saisissant. Jamais Lynch n'avait jusqu'alors creusé aussi profondément les méandres de son univers. "Mulholland Drive" est un espace mental fascinant où se mêlent avec abondance rêve, fantasmes et obsessions. Découpé avec une intelligence rare, superbement photographié et doté d'une bande-originale (comme d'habitude) excellente, le film s'impose comme le chef d'oeuvre absolu de son auteur, l'objet aux mille jouissances produit du cinéaste de l'Inconscient. Il n'y a pas de mots assez puissants lorsque le cinéma atteint un tel niveau de maitrise et d'audace. Pur bonheur à voir, revoir et décortiquer sans cesse, voilà une oeuvre majeure qui n'a pas fini d'influencer son époque.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mai 2017
Un Véritable Bijou. Le réalisateur David Lynch nous livre une véritable leçon de cinéma avec cette immense ovni cinématographique qui mêle avec maestria Thriller,Drame,Fantastique et Érotique dont on ressort totalement ensorcelé après visionnage.Pour Commencer la Réalisation est maitriser d'un coup de maitre en disposant d'une photographie renversante qui nous plonge littéralement dans cet étrange univers et qui est servie par une BO envoutante du Compositeur Angelo Badalamenti qui accompagne avec brio l'ambiance inquiétante du long métrage. Ensuite le Scénario est quand a lui Passionnant mais Complexe tout en nous laissant totalement sans voix grâce a ces subtiles coups de théâtres qui laisse pantois jusqu'a son dénouement finale malgré un rythme latent de 2h30 qui peut déstabiliser quelques personnes,Ajouter a cela une multitude de Séquences fortes qui sont rester a jamais dans les mémoires dont certaines scènes se révèlent pour la plupart déroutante ou magnifique avec en prime quelques scènes de violence et de scènes de sexe assez explicites a réserver a un public prévenue.Enfin le Casting est au sommet avec en tete la ravissante Naomi Watts qui illumine l'écran pour son premier grand role au cinéma dans la peau de Betty une jeune femme et actrice en herbe qui rêve de briller a Hollywood et qui est rejointe par la comédienne Linda Harring qui incarne avec brio l’intrigante Rita une jeune femme amnésique dont l'alchimie entre les deux comédiennes font des étincelles a l'écran sans oublier le reste de la distribution qui est au diapason comme Justin Théroux,Robert Foster et Ann Miller qui apportent leur édifice a ce casting irréprochable. En Conclusion Muholland Drive est un véritable bijou du Septième Art et assurément l'un des films les plus marquants des années 2000 qui nous laisse pas indifférent a chaque visionnage et dont David Lynch nous livre une œuvre a la fois Fascinant,Sensuel,Envoutant,Angoissant et Brillant qui est a posséder absolument dans sa vidéothèque.
NomdeZeus
NomdeZeus

131 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2013
Mon film préféré de David Lynch et ma plus grosse claque cinématographique de la décennie 2001-2010! Le réalisateur fait voler en éclat les règles classiques de la narration pour mieux nous entrainer dans un univers illogique qui ne cesse de me fasciner malgré des visions répétées. Mulholland Drive est un puzzle insoluble dont chaque pièce est un chef d’œuvre d’une stupéfiante beauté. Quel plaisir de se perdre dans les méandres de cette œuvre hors norme en compagnie des deux magnifiques actrices principales qui illuminent la pellicule de leur talent. Merci monsieur Lynch de nous rappeler, en ces temps troublés par une myriade de remakes, reboots et autres suites opportunistes, que le cinéma reste avant tout un ART.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2022
« Mulholand Drive » devait être initialement une série télévisée, David Lynch ayant adoré son travail sur les deux premières saisons de « Twin Peaks » (1990-1991) qui l’avait comblé tant par son succès auprès du public et de la critique que par la recherche narrative et esthétique qu’il avait pu mener à son terme sur 48 épisodes représentant près de 42 heures de métrage. Le temps nécessaire pour que le réalisateur mette en place un univers onirique reflet de ses fantasmes ainsi que l’atmosphère feutrée qu’il affectionne. Univers au sein duquel il se permet toutes les digressions qui lui viennent à l’esprit et développe la psychologie des nombreux personnages fantasques et bizarres dont il aime peupler son cinéma. Le réalisateur qui a depuis la fin de la série en 1991, réalisé « Lost Highway » (1997) et « Une histoire vraie » (1999), propose à la chaîne ABC le pilote de « Mulholand Drive » ayant pour cadre Hollywood, qu’il pense pouvoir être la grande série événement de ce début de nouveau siècle. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. Le pilote long de plus de 90 minutes ouvre de multiples pistes qui ne semblent pas pouvoir constituer l’ossature d’une trame solide permettant de tenir en haleine les téléspectateurs sur la durée. Les cadres d’ABC rechignent devant le refus de Lynch d’en dire plus sans engagement ferme de leur part. La porte est donc rapidement close du côté de la chaîne. Survient alors Pierre Edelman (producteur avec Alain Sarde d’« Une histoire vraie »), l’ami français de Lynch venu lui rendre visite à New York et qui pense possible de bâtir un long métrage à partir du pilote. Canal Plus est d’accord pour financer le projet, les films de David Lynch étant très appréciés dans l’Hexagone. David Lynch qui sera seul à l’écriture du scénario, réussit l’exploit de concocter une dernière partie relativement courte qui raccroche les uns aux autres les différents chemins pris par le pilote pour offrir une lecture cohérente de l’intrigue laissant néanmoins le champ libre à toutes les interprétations. Le réalisateur à l’image de son maître Ingmar Bergman, n’aime en effet rien tant que le spectateur ne soit pas passif et participe à se construire son propre film. Un exercice auquel tout le monde s’est prêté avec délectation et qui fait encore aujourd’hui tout le sel du film. Pourtant, si le spectateur est vraiment attentif et fait l’effort d’une réflexion après la vision de « Mulholand Drive », la piste du rêve ou du fantasme déculpabilisant semble plutôt limpide. Depuis, David Lynch goguenard s’est évertué à entretenir la confusion là où il n’y en avait peut-être pas. Mais l’occasion était trop belle, le public étant en demande. Esthétiquement somptueux (photographie de Peter Deming déjà présent sur « Lost Highway ») et musicalement intrigant grâce à la partition lancinante et en sourdine d’Angelo Baladamenti, « Mulholand Drive » sensuel et envoûtant s’ajoute à la liste pas si nombreuse des films introspectifs observant à la loupe les mœurs souvent perverses et cruelles de la Mecque du cinéma (« Sunset Boulevard » de Billy Wilder en 1950, « Les ensorcelés » de Vincente Minelli en 1952, « Le grand couteau » de Robert Aldrich en 1954, « Barton Fink » des frères Coen en 1991 ou encore « The player » de Robert Altman en 1992). S’étalent sur l’écran les deux faces du rêve hollywoodien dans leurs versions positive et négative avec toute la part de rêve, de frustration mais aussi d'humiliation et de de corruption que doivent affronter les aspirantes au succès formidablement interprétées par Naomi Watts et Laura Harris. Comme Billy Wilder qui avait invité Buster Keaton, Erich Von Stroheim, Cecil B. DeMille et Anna Q Nilsson pour évoquer aux côtés de Gloria Swanson les stars déchues du muet passées de l’autre côté du miroir, David Lynch a fait appel à Ann Miller, Lee Grant, James Karen et Chad Everett qu’il a judicieusement placés à différents endroits de l’intrigue. Ayant ses admirateurs inconditionnels et ses détracteurs invétérés mais ne laissant jamais indifférent, « Mulholand Drive » est sans doute l’archétype de ce qui fait la singularité et le prix du cinéma de Lynch qui malheureusement ne tourne plus pour le grand écran depuis l’insuccès notoire de « Inland Empire » en 2006.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juillet 2021
L'un des sommets du cinéma du 21 ème Siècle signé par le cinéaste culte David Lynch !! "Comment expliquer "Mulholland Drive" sortit en 2001 ? Il y a des adjectifs qui viennent à l'esprit comme intrigant, envoutant, sensuelle, incompréhensif, d'autres et j'en passe mais depuis sa sortie en salles, rares des films arrivent à tels niveaux. Expliquer l'histoire entre le rève et la réalité dans le récit serait compliqué , David Lynch arrive a nous hypnotisé par son univers entre conte de fée et le réel, des personnages ayant différents noms (mème secondaires) avec un scénario écrit astucieusement et minutieusement à la perfection. C'est produit par des Français avec Alain Sarde à la barque mais le long métrage est Américain voir Hollywoodien. Puis, il offre à deux comédiennes sublimes de beautés et de talents Naomi Watts et Laura Elena Harring les rennes de ce chef d'oeuvre sans oublier Justin Theroux et des seconds roles qui ont le profil de l'emploi à l'univers du metteur en scène. A visionner plusieurs fois pour mieux comprendre, je pense.
camray54
camray54

39 abonnés 1 010 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2010
Certains cris au chef d'oeuvre, d'autres à l'arnaque totale... personnellement je me situe au centre de tout ça.. tantôt je me laisse bercer par la beauté fantaisiste du déroulement de l'intrigue, et tantôt je me sens laisser pour compte, totalement spectateur d'un truc bébête.
alf38000
alf38000

17 abonnés 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2026
Mulholland drive … le film considéré comme LE chef d’œuvre de David Lynch !
Étant moi-même un fervent admirateur des œuvres de Stanley Kubrick, de Terry Gilliam ou encore du grand Orson Welles, l’univers du génial réalisateur de Sailor & Lula, de Twin peaks et de Elephant man me paraissait être tout à fait a ma portée.
Après 147 mn de visionnage, c’est l’esprit passablement perturbé, les yeux dans le vide, la télécommande dans la main, et plongé dans une myriade de pensées et d’images que mes proches m’ont retrouvé en état de quasi catatonie.
Soyons honnêtes, le long métrage de Lynch est littéralement hypnotique, alors que l’on s’imagine cheminer doucement dans un thriller des plus classiques durant les deux premiers tiers du film, le tiers final nous entraîne soudainement dans monde où l’onirisme et la schizophrénie remettent en question tout ce nous pensions avoir cru comprendre. Les personnages de Betty/Diane et de Rita/Camilla , s’entrechoquant, se mélangeant, s’inversant sans jamais donner l’impression de rompre le fil rouge des évènements.
Alors, chef-d’œuvre ? Film incompris ? Semi-échec dû en (grande) partie au changement de cap voulu par les producteurs ?
Le réalisateur, à l’instar de ses coreligionnaires cités plus haut, ne donnera jamais vraiment d’explications convaincantes… et c’est peut-être tant mieux, chaque spectateur pouvant interpréter sa réalité tel qu’il l’imagine.
Incontestablement un ovni, mais à connaître absolument.
missalila
missalila

11 abonnés 205 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 juillet 2020
Film encensé par la critique...d'une nullité sans nom !
Le réalisateur a filmé sans doute ses fantasmes, 2 femmes qui se mangent la bouche et se tripotent les seins en gros plan, la scène de la masturbation à quoi sert elle...pour l'époque on imagine la nouveauté, sans doute du jamais vu ? Mais quand même, voir 2 mini personnages, personnes âgés au final avec des sourires louches, ou coincés sous la porte !?!
Sans doute après avoir ingéré des substances illicites ce film devient un chef d'oeuvre...
Mais quel ennui, lenteur, des plans qui n'en finissent plus avec des femmes lèvres entre ouvertes , rouge à lèvres pimpants avec la larme à l'oeil ? Nanard de seconde zone, on a bien rigolé surtout les scènes de fin avec enchaînements bâclés et les 2 miniatures de personnages collés sur l'image ..cela a mal vieilli..
ne pas perdre plus de 2h30 pour cela, une sortie restaurant est beaucoup mieux :-)
Melissa Zka
Melissa Zka

50 abonnés 570 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2025
Pur chef-d'œuvre signé David Lynch .
Ce film est parfait pour s'arracher les cheveux ou pour se triturer les méninges. Ce film est singulier, tout comme Lynch l'était. L'ambiance est digne des vieux films en noir et blanc, tels que je les aime et pourtant il s'agit d'un film de 2001. La musique est top . Le scénario est rocambolesque, mais en même temps pointe vraiment du doigt Hollywood et ses mauvais côtés (manipulations, mensonges, jalousies, drogues etc). Hollywood brise réellement des vies (derrière tout le côté paillettes et argent), et Lynch le fait découvrir à travers son œuvre. Entre rêve, réalité et désillusions, ce film a aussi pour but de nous faire réfléchir. Jusqu'où serions-nous prêts à aller par ambition ? L'être humain réserve bien des surprises (bonnes ou mauvaises). Ce film est un mystère, mais après tout, la vie elle-même est un mystère 
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 février 2013
Pour tout bon cinéphile "Mulholland Drive", à l'instar de toute l'oeuvre de David Lynch, est une espèce de Quête du Graal dont la fascination accroît un peu plus à chaque visionnage provoquant ainsi une véritable folie d'interprétation qui a fini par installer le film au rang de chef-d'oeuvre ultime de son créateur. Incroyable expérience cinématographique, "Mulholland Drive" fait partie de ces trop rares films qui n'ont pas d'égal, pas de concurrence. Rien n'est comparable à ce film pour une seule et bonne raison : personne ne fait du Lynch à part Lynch lui-même, n'en déplaise à tous ces ersatz qui s'y frottent et s'y perdent. Lorsque l'on dit que l'univers lynchien développe une propension au bizarre, au difforme, au cauchemardesque, à l'animalité humaine, au désenchantement, au pervers ou à l'illusion, on est encore bien loin du compte parce que l'ambiance qui imprègne ses films est indescriptible, en constante oscillation. Rien ne se laisse capturer chez Lynch, chaque élément que l'on croit saisir se dérobe, et ce, à l'infini, dans un mouvement magnétique, envoûtant, hypnotique et inéluctablement jouissif. A ce titre "Mulholland Drive" est un parangon du genre, une sorte de synthèse de toute l'incroyable maîtrise du grand David. On y retrouve tous les meilleurs ingrédients du cinéma lynchien : une ambiance anxiogène, l'abîme, le vertige des sensations, un opéra de textures et de couleurs, le récit d'une désillusion, une intrigue labyrinthique marquée de sensualité, de rêves et de cauchemars, l'aliénation humaine, la descente aux Enfers hollywoodiens, etc. Mais tout le génie du réalisateur réside dans l'atmosphère qu'il arrive à instaurer sur base de peu de choses; rarement un gros plan sur un regard ne m'aura autant perturbée et rarement encore la simple ouverture d'une porte ne m'aura angoissée à ce point. Lynch est un magicien du cinéma et je me demande comment il pourra un jour aller plus loin dans les affres de l'âme humaine tant "Mulholland Drive" atteint des sommets de réalisation infranchissables, le tout porté par un casting d'une intensité indescriptible : Naomi Watts et Laura Elena Harring sont inoubliables et incandescentes tandis que Justin Theroux est une belle révélation. Les seconds rôles (figures types de Lynch) ne sont pas en reste non plus. Hollywood n'a jamais été aussi magnifié, la musique d'un film a rarement raisonné de la sorte.
En conclusion, "Mulholland Drive" est sans conteste l'une des plus belles aventures cinématographiques des années 2000 dont un nombre incalculable de scènes restera gravé dans les mémoires (la scène du "Silencio" est un excellent exemple d'un instant de grâce ultime et un clin d'oeil cinématographique au "Mépris" de Godard). Avec Lynch le cinéma est plus grand, plus incontournable, plus unique et plus jouissif que jamais. Et finalement celui qui le résume le mieux, c'est encore Lynch himself : "On n’est pas obligé de comprendre pour aimer. Ce qu’il faut, c’est rêver.". La messe est dite : un film de Lynch ne se raconte, il se vit.
Bonne route à tous!
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2014
Un film inclassable, décalé et étrange mais parfaitement accrocheur, lent mais sans temps mort. D'une force narrative exceptionnelle, peut-être le plus incroyable scénario que j'ai vu, une mise en scène de folie. Mais aussi un excellent casting à l'interprétation impeccable. Une œuvre de génie, une leçon de cinéma et de manipulation ou comment Lynch m'a littéralement scotché à mon siège. Etourdissant.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 novembre 2024
Une oeuvre incommensurable ! Mulholland Drive est une oeuvre unique en son genre ! Si Twin Peaks était l'oeuvre le plus abouti de sa carrière, Mulholland Drive l'est tout autant. L'univers crée de toute pièce par David Lynch est si unique et propre de son auteur. Mulholland Drive a une histoire fascinante et complexe. Tout cela est accompagné par sa mise en scène exceptionnelle. Lorsque l'on voit ce film pour la première fois, on est sans voix par cet univers créer de toute pièce. C'est l'un des rares films, auxquelles on est fasciné par ce que l'on voit, sans qu'on comprenne son histoire et son scénario.

Mon 2e visionnage a été une toute autre expérience : Ce chef d'oeuvre de David Lynch réussi l'exploit de rendre son film différent à chaque visionnage : la 1ere fois, est une fascination saisissante, le 2e est une légère compréhension du scénario, qui rend son univers encore plus fascinante. Chaque visionnage de ce film, est une nouvelle expérience et une nouvelle vision.

Chef d'oeuvre incontesté et intemporel
Cohle.
Cohle.

72 abonnés 1 012 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2010
Un film tout simplement fascinant, d'une complexité rare, le vrai et le faux se mêle et s'emmêle pendant plus d'une heure trente, jusqu'à arriver à cette sombre et pathétique vérité. Du très, très grand art.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2016
Choisi, assez logiquement, cette année par la "critique mondiale" comme le meilleur film du XXIème siècle, "Mulholland Drive" est fondé sur la plus pure croyance dans le Cinéma, tout en en magnifiant tous les artifices pour repousser une fois de plus les limites de "l'expérience" du spectateur. Typiquement, les premiers visionnages seront l'occasion de s'amuser à pénétrer les nombreux secrets de ce film tout-à-fait hors du commun : on peut comprendre assez vite comment Lynch a procédé, à partir des ruines de son "pilot" rejeté par la télévision, pour construire un film-puzzle/monstre de Frankenstein, dont les éléments se correspondent sans tout-à-fait s'adapter, en utilisant la "logique du rêve" mais aussi sa géniale intuition d'artiste. Oui, n'en déplaise à ceux qui, incroyablement, rejettent le film pour sa complexité, il y a bien une logique, imparable même, derrière le travail de Lynch ! Mais une fois celle-ci découverte, le miracle est que la beauté sombre et vénéneuse de "Mulholland Drive" ne s'en trouve nullement diminuée : il y a en effet ici suffisamment de moments d'une intensité étouffante (au hasard, la première scène du coffee shop, absolument pivotale par rapport au récit), de grandes scènes comme suspendues au dessus de l'abîme de notre inconscient, et même de gags absurdes pour remplir trois ou quatre films plus économes. Oui, "Mulholland Drive" nous mène aux portes de l'un des plus intenses des plaisirs de cinéphile : ce pincement au cœur, entre angoisse et griserie, quand on mesure l'intensité de notre propre vertige au bord du gouffre... Soulignons pour finir que Lynch nous offre un voyage d'une rigueur parfaite dans la psyché féminine, et ce grâce à Naomi Watts et Laura Elena Harring, qui illuminent le film et nous laissent abasourdis de cette expérience à nulle autre pareille... En larmes. Crying. Llorando.
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