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ASSRANCETOURIX
25 abonnés
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2,0
Publiée le 3 mai 2022
Scénario complètement tordu. On ne voit absolument pas pourquoi les personnages sont terrorisé par un type dans la cave qu'il leur a achetée et comment ça peut déraper sur le domaine négationniste antisémite. ils ne connaissent même pas le blocage des mails. Le côté artificiel et bancal de l'histoire fusille le film.
Si nous devions résumer “L’homme de la cave”, ce serait un thriller sur la banalisation de l’antisémitisme. Jérémie Renier et Bérénice Bejo jouent un couple des beaux quartiers parisiens. Ils décident de vendre leur cave à un homme, joué par François Cluzet. Ce dernier semble avoir un passé trouble et s’installe dans la cave pour y vivre. Peu à peu l’ex-propriétaire de la cave, qui est juif, se rend compte que le personnage de Cluzet est un négationniste qui va jusqu’à remettre en cause la Shoah. S’en suit alors une certaine haine justifiée à vouloir chasser le nouveau voisin. Mais la situation est plus complexe car le nouveau résident s’avère fort sympathique aux yeux des autres habitants et même de la fille du couple. Philippe Le Guay ouvre le débat avec un thriller psychologique troublant tant les idées inconcevables sont portées par un homme, à première vue normal. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
L’Homme de la cave se prend les pieds dans ses discours, trop nombreux alors même qu’ils auraient dû se réduire à un seul –spoiler: la condamnation du négationnisme et de l’antisémitisme contemporains –, multiplie les angles de caméra (mal cadrés) et les genres mobilisés, du polar paranoïaque au mélodrame familial en passant par la satire de la bourgeoisie (mal gérés), engage son comédien principal dans une course contre l’endoctrinement qui ne lui sied guère et qui, surtout, procède par enchaînements d’invraisemblances. Non que le sujet ne fût nécessaire, bien au contraire, mais il méritait un dosage et une rigueur ici absents. La volonté manifestée par Philippe le Guay d’emprunter les codes du thriller américain (mouvements de caméra, musique) doublés d’un vertige proche du cinéma de Roman Polanski, suscité notamment par les séquences de huis clos, s’efforce de rendre spectaculaires des actions qui s’accomplissent pourtant de façon larvée, souterraine, tapie dans l’ombre ; sa lumière aveuglante et uniforme contribue, sans le vouloir, à spoiler: rendre attrayantes les théories du complot qui, encore aujourd’hui, ont le vent en poupe. Dommage.
Un scénario un brin chargé dont on a du mal à cerner le principal sujet ( le squattage légal de la cave par Cluzet et les efforts du couple Bejo / Renier pour l'en éjecter quand il apprend qu'il s'agit d'un affreux négationniste militant , le négationnisme lui-même et ses méthodes, ou la remise en question de la judéité de Renier au fur et à mesure des évènements ?), parsemé de facilités ( les rencontres inopinées entre Cluzet et la fille du couple qui permettent au premier d'instiller son poison révisionniste dans la tête de l'innocente jeune fille?( * )), et encombré d'épisodes inutiles ( ladite jeune fille est amoureuse de son cousin) ou sans suite (la blessure à la main de Renier ). Malgré ces quelques remarques ,L'Homme de la cave est un film à voir pour son utilisation des décors ( difficile de ne pas penser au Silence des Agneaux ou à Shining ), le ton insidieux de Cluzet et surtout pour le sujet du révisionnisme, peu traité au cinéma , et qu'il n'est pas mauvais de rappeler qu'il est toujours présent par les temps qui courent. ( * ) Le style emphatique de cette phrase est voulue, en accord avec l'atmosphère des scènes suggérées
Ambiance trouble, même un peu tordue. Cluzet incarne à merveille un type à la croisée du complotisme, du négationnisme, de la méchanceté et de la paranoïa qui a décidé de pourrir la vie d'un couple.
Le trouble vient aussi de ce couple qui refuse d'incarner en toutes circonstances sa judaïté. Ce faisant, ils trahissent le reste de la famille qui vit, notamment, dans le culte mémoriel de l'holocauste.
Film sans doute utile pour essayer de comprendre l'antijudaïsme vu de l'intérieure.
Je crois que j'aime tous les films de Philippe Le Guay. J'avais adoré 'Pas son genre'. Avec L'HOMME DE LA CAVE, j'ai passé un bon moment. Le scénario est original et tous les acteurs sont bons. Que demande le peuple ? c'est le meilleur film que j'ai vu depuis un certain temps. On reste accroché à son fauteuil en se demandant ce qui va se passer ensuite ..... Très bon signe ! Disons que j'ai 'marché' et peu de films en ce moment donnent cette impression.
Un très beau film sur un sujet sensible. Des acteurs fabuleux, j aurais mis 5 etoiles si la fin n avait pas été si brusque... on attend mieux pour la fin !
Dans une résidence cossue au coeur de Paris, un couple décide de vendre sa cave à une personne voulant y entreposer des affaires. Mais celui-ci va vite y prendre ses aises et s'y installer. Jacques Fonzic (François Cluzet) va s'avérer être un négationniste complotiste qui va mettre à rude épreuve les nerfs du couple Béjo/Renier et leur fille. Scénario intéressant et réaliste, le cinéaste Philippe Le Guay nous tient en haleine une partie du film avec un Jérémie Renier très juste. Malheureusement, c'est moins le cas de François Cluzet, hirsute, et débitant ses théories à la chaîne. Néanmoins, ce film sévèrement attaqué par la critique dégage un suspense indéniable même si le dernier tiers et la conclusion sont quelque peu bâclés. Intéressant mais pas indispensable.
Film pas tout à fait abouti mais qui montre parfaitement comment on s'englue parfois dans des situations inextricables , qui nous amènent à nous mettre dans notre tort. François clusez excelle dans ce rôle d'homme ordinaire qui distille insidieusement ces idées immondes et se sert de la démocratie et de la liberté de paroles pour propager l'immonde. Il est parfait.
"L'homme de la cave", Simon et Hélène (je m'appelle...dsl...) décident de vendre leur cave à Jacques ancien prof pour ce faire un peu d'argent. Tout dégénère quand ils apprennent que ce dernier est un négationniste (personne niant des faits histoires tel que les chambres à gaz et les camps de concentrations) et veulent récupérer la cave... Un bon casting français avec Miss Bejo et messieurs Cluzet et Renier, une histoire prenante et c'est parti. Ce que j'ai apprécié dans ce film c'est que la touche du mec négationniste donne une trame plus dramatique à cette affaire sinon cela aurait été un banal litige avec le mec taré qui veut pas partir etc donc bon rien de bien transcendant. Cela rajoute de l'émotion et plus le film avance et plus cela joue sur la tension qui est de plus en plus palpable. Rajouté Cluzet qui joue le négationniste ici est parfait car il est la plupart du temps calme, avec des mots qui sonnent juste, se posant en victime et en face Renier qui petit à petit va monter dans les tours. Le bémol vient de Bejo qui pour moi en rajoute des caisses en devenant limite hystérique!! Non pas que ce qui arrive ne le justifie pas mais après elle part dans des délires par moment... Sinon pas mal du tout et une fin ...vous verrez... NOTE : 7/10
J'ai bien aimé ce film assez noir sur le sujet. Un couple qui décide de vendre une cave , un homme l'achète , décide à y mettre les vêtements de sa maman décédés le début de l'histoire est banal cependant , ce nouveau propriétaire de cave est pas si ordinaire.... anti-sémitismes le sujet de fond du film
Bon. Les ficelles sont un peu grosses mais il paraît que le scénar est tiré d'une histoire vécue. On va donc accepter cette histoire d'un négationniste qui achète à un juif parisien sa cave et s'y installe. Après tout, ce brave homme n'a pas l'air inquiétant. Marginal, un peu cabossé peut-être, mais Simon a bon coeur et pas de méfiance à-priori pour ses semblables. Et bien sûr, tout se délite pour Simon et sa famille, des juifs intégrés depuis plusieurs générations qui ont d'ailleurs perdu des leurs sous Pétain, famille sur laquelle le prédateur a jeté son dévolu. Les incidents se multiplient, l'araignée tisse sa toile et réussit même à engluer sa fille, la tension monte, l'impasse se profile et après l'affrontement final, on ne sait pas trop si pour pour le gogo Simon c'est la fin des ennuis... Bien servi par une bonne bande son de Bruno Coulais, le malaise monte gentiment jusqu'à une ambiance un peu oppressante. On apprécie au passage la prestation de Cluzet, dans un rôle à contre emploi de parfait vicelard bien glauque... J.Régnier tient bien sa place, B.Béjo, J.Zaccai et V.Eber sont de bons faire-valoirs, on ne s'ennuie pas, on accroche. Mais on n'en n'est pas non plus rendu à se ronger les ongles nerveusement, ou à s'accrocher au siège.... Et au total, on se demande si le révisionnisme était plus pour P. Le Guay que le prétexte à construire un petit suspense original, si son film était un acte militant, s'il a voulu nous réveiller en nous faisant vivre un peu la toxicité des négationnistes tapis dans l'ombre (auquel cas son film est un peu inabouti). Bref on ne sait pas trop sur quel pied danser. Allez, sans être le thriller de l'année, ma foi ça se laisse voir. Et par les temps qui courent, c'est un (trop?) petit coup de klaxon qui peut servir...
A Paris, Simon et Hélène décident de vendre une cave dans l’immeuble où ils habitent. Un homme, au passé trouble, l’achète et s’y installe sans prévenir. Peu à peu, sa présence va bouleverser la vie du couple.
C’est une réalisation de Philippe Le Guay dont le dernier film Normandie Nue avait déjà à l’affiche François Cluzet. Le scénario a été écrit avec Gilles Taurand (Réparer Les Vivants) et Marc Weitzmann. Ils se sont basés sur une histoire vraie vécue par des amis de Philippe Le Guay.
J’ai trouvé que L'Homme de la cave était un très bon thriller.
L’histoire devient rapidement prenante. Elle commence tranquillement avec cet homme que l’on trouve un peu suspect. Rapidement, on va voir ce qui ne cloche pas chez lui. Seulement, il est trop tard pour Simon et Hélène qui ne peut plus s’en débarrasser. La lutte commence alors. C’est vraiment très prenant de voir ce duel entre eux. Cela se transforme en une guerre psychologique.
J’ai adoré les personnages qui s’opposent. Déjà à commencer par le vieux Fonzic. Très mystérieux, il se dévoile au fur et à mesure. Sa façon de parlons est géniale car elle est douce malgré ses propos tendancieux. Il cherche à convaincre en se faisant passer pour la voix de la sagesse. Nous sommes en plein dans le délire “complotiste”. J’aime le décalage entre sa sureté et sa tranquillité, et l’agacement agressif e ses adversaires. C’est tout de même de leur point de vue qu’on sera le plus axé. Au début Simon et Hélène vont être unie contre lui mais le temps va fissurer leur combat. Ils n’ont pas la même vision des choses. Alors que lui veut rester sur un plan légal et froid, elle va rentrer plus dans le côté polémique et émotionnel.
Les acteurs sont véritablement fantastiques en commençant par François Cluzet. Il maitrise à la perfection son rôle. Pour lui tenir tête, on peut compter sur un très bon Jérémie Renier qu’on a déjà vu cette année dans Slalom. Il y aura aussi une Bérénice Bejo vraiment impliquée. J’aime l’intensité qu’elle met dans son rôle. À noter la belle prestation de Victoria Eber dans le rôle de la fille rebelle.
Ce qui est le plus passionnant est la thématique de fond. Attention car je vais révéler une partie de l’intrigue en parlant de cela. L’homme dans la Cave va aborder le sujet du négationnisme. On entre alors sur une pente qui aurait pu être glissante mais que le film arrive à bien gérer. Plein de questions sont soulevés sur le problème du négationnisme. Déjà qu’est-ce que cela veut dire ? On aura le point de vue d’un homme l’étant. Ensuite, est-ce que cela veut dire automatiquement être antisémite ? Des points sensibles dont j’ai aimé le désamorçage. Dommage cependant que la scène finale soit trop brutale dans l’intention. En effet, tout le thriller arrive à garder une nuance perturbante mais là c’est trop cash. Il y a presque comme une volonté de se désolidariser du personnage de Fonzic.
François Cluzet est assez génial dans la fourberie ignoble et Jérémie Renier bon en victime. Dommage que L'Homme de la cave surprenne peu: l'ado manipulée par le négationniste, les tensions familiales ou l'explosion de violence mais sa noirceur dans ce combat sans fin contre la haine remue et émeut.