Un très très bon film d'animation, à la fois drôle, touchant, triste, émotionnel et mature. Cela commence en enchainant les gags situationnels, dans ce NY 80's ultra vivant peuplé d'animaux anthropomorphiques, où un chien décide de s'acheter un robot comme compagnie de vie. Mais lorsque cette amitié profonde se brise, c'est face à une surprenante réflexion sur le deuil, le regret et la nécessité d'avancer dans d'autres relations qui font de ce Robot Dreams une grande réussite à multiples niveaux de lecture (sur n'importe quel type de relation). Le tout dopé par une très belle animation, un excellent sound design et surtout un usage du muet sur l'entiéreté du métrage qui convoque la quintessence même du storytelling (avec des idées de mise en scène et des easter eggs cinéphiles bien sentis).
La référence au Magicien d’Oz revient plusieurs fois dans le film et l’on ne peut s’empêcher de faire le lien entre cet attachant robot et le bûcheron en fer-blanc avec qui se lie Dorothée dans le célèbre roman (adapté au cinéma par Victor Fleming en 1939). Et ce parallèle entre les deux œuvres est tout à fait pertinent. On se souvient que, dans le roman, le bûcheron réclame à Oz un cœur – qu’il va finir par obtenir, un cœur très "aimant" (sic). Le Lion poltron obtiendra son courage, l’épouvantail son cerveau. Et Dorothée, outre le fait de rentrer chez elle ? Ce qu’elle gagne de ses aventures dans la Cité d’Emeraude, ce sont des amis. Et l’amitié est bel et bien au cœur de ce film d’animation singulier, sans paroles, au trait simple mais à l’univers graphique foisonnant et coloré, évoquant remarquablement le fameux "melting-pot" new-yorkais des années 80-90. Mais il faut préciser que l’amitié est un sentiment qui n’est pas traité ici de manière simpliste ou de façon édulcorée. La force du film, tout en s’adressant aux enfants, est de montrer des situations où les relations entre les personnages sont complexes (n'oublions pas que DOG achète son ami qui est et reste un robot), parfois marquées par la séparation. Le réalisateur a, de plus, pris soin de laisser quelques "zones blanches" que le spectateur aura tout le loisir de combler par sa propre interprétation, notamment dans un final qui vient parfaitement rehausser ce film délicat et intelligent, en plus d’être visuellement très réussi.
C'est très sympathique et moins tourné vers les jeunes enfants que ne le laisse penser sa bande-annonce. D'ailleurs il y a de nombreuses références aux années 80 et à des films pour adultes, comme Psychose par exemple. Le style graphique fait penser à pas mal de séries d'animation d'adulte swim. C'est riche et souvent poétique. Une jolie histoire sur la solitude et l'amitié.
Pour rompre la solitude de son appartement new-yorkais trop propet, un chien anthropomorphe prénommé DOG commande un robot prénommé ROBOT. Une amitié profonde naît progressivement qui se termine sur la plage de Coney Island où ROBOT a imprudemment accompagné DOG dans une joyeuse baignade qui a grippé tous ses rouages. Un concours de circonstances malheureux – la fermeture de la plage aux touristes, l’hiver qui vient – oblige DOG à abandonner ROBOT sur cette plage jusqu’au printemps.
Pablo Berger est un réalisateur espagnol surdoué – "Blancanieves", film muet, en noir et blanc, est pour moi l’une des plus grandes claques de la décennie passée. À soixante ans, il signe son premier dessin animé. Il adapte le roman graphique de Sara Varon publié en 2007. Son action se déroule dans le New York joyeusement bigarré des années 80, dominé par la haute silhouette des "Twin Towers".
Son titre français niaiseux (l’original "Robot Dreams" est beaucoup plus convaincant) et son affiche bon enfant ont failli me dissuader d’aller le voir, le croyant réservé aux moins de dix ans. J’aurais raté l’un des meilleurs films de l’année (passée). Car "Mon ami robot" est un bijou.
C’est un bijou de réalisation. Par l’économie de moyens qu’il déploie. Un graphisme 2D loin des sophistications et des surenchères auxquelles Pixar et les studios Ghibli se sentent désormais obligés de se livrer. Des couleurs pastel. Pas une ligne de dialogue. Un scénario où s’intercalent des séquences oniriques et qui reste pourtant d’une parfaite lisibilité. Des références ludiques qui réjouiront les cinéphiles à "Yoyo" de Pierre Etaix, au "Magicien d’Oz" ou à "Shining".
Et surtout un message profondément universel, qui touchera les petits comme les grands. On craignait par avance une fin téléguidée. Pablo Berger évite cet écueil et nous surprend comme le dernier quart d’heure de "La La Land" (ce qui, sous ma plume, est un sacré éloge !). Son film parle de la séparation, amoureuse ou amicale, de la fidélité à ses promesses, mais aussi du temps qui passe et de la vie qui continue. Si vous avez envie de commencer l’année aussi bien que je l’ai achevée, courez le voir !
"Mon ami robot" récompensé au European Film Awards et au festival d'Annecy est un film d'animation espagnol très intelligent. En effet le réalisateur Pablo Berger livre aux spectateurs une histoire très actuelle décrivant l'isolement, la solitude des individus dans nos sociétés occidentales avec une histoire d'amitié entre un chien et un robot qui touchent au cœur et qui m'a émut parfois aux larmes, pour moi c'est le meilleur film d'animation de l'année.
Un film d'animation pour petit et pour les grands ! Une amitié qui bouleverse et qui nous fait réfléchir sur nos propres relations humaines. De l'émotion, beaucoup d'émotion, que des émotions... on a envie de pleurer, de rire, et de pleurer de nouveau. Un film qui transcende. Pas de voix, mais beaucoup de chose à retenir de ce film...
Un excellent film d'animation où le travail du son est mémorable.
Mon ami robot, dont le titre anglais "Robot Dreams" donne une meilleure idée de ce que le film peut nous proposer, est un film quasiment sans dialogue qui brille par son utilisation de la musique "September" de "Earth Wind & Fire". La qualité visuelle n'est pas à négliger non plus, vu il y a maintenant plus de 6 mois, j'en garde un excellent souvenir. Une histoire sincère, dans un New-York coloré, qui sera en toucher plus d'un! Dont le seul défaut peut-être serait certains passages qui traînent sur la longueurs, mais le film reste mémorable, et un agréable moment que je recommande fortement!
Un joli dessin animé tantôt triste tantôt rigolo mais surtout très long de par son absence de paroles et également un peu plat malgré son inventivité. Un sentiment mitigé.
N’allez pas le voir si vous êtes sensible, je m’en remets pas j’aime pas du tout la fin Je suis en dépression à cause d’un dessin animé pour enfant je crois plus en rien c’est bon Mais en tout cas y’a de très bonne ref ! Pink Floyd, jelly belly, heinz, kellogs, c’est drôle en vrai.
J'ai trouvé ça vraiment bien joué de nous avoir fait ressenti des émotions sans même faire parler les personnages que j'ai trouvé drôlement attachants.
L'histoire est drôle, émouvante et bien raconté! Il y a plusieurs éléments inattendu qui ne font que rendre l'expérience unique!
En plus, l'animation est fluide, colorée et très propre! Les plans sont magnifiques et les différents décors nous font voyager.
Jolie film d'animation sur les relations amicales. Ce n'est pas une histoire édulcoré ni niaise. Un peu frustrant du point de vue spectateur car ce que l'on attend tous le long du film n'arrive jamais. Une belle qualité d'animation, de bande-son pour un film sans dialogue. Mais j'avoue j'espérais quelque chose de plus optimiste. Même si le message final est important.
Mon Ami robot est un film très mignon et portant un message profond. Le tout fourmille de petites idées très drôles. Cependant, le fait que les personnages nuit au rythme du film et à l'empathie ressentie pour les protagonistes.
Quand je lis les critiques sur ce film, j’ai l’impression d’être passé totalement à côté, et donc ça mérite une critique …
Je ne l’ai pas trouvé dingue du tout.
Ok il se veut émotif et le fait qu’il n’y ait pas de dialogues nous incite à laisser parler nos émotions. Mais je suis désolé, j’ai trouvé ça assez moche, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages au design très enfantin et aux émotions simplistes (c’est soit t’es heureux et tu rigoles, soit t’es triste et depressif).
Je n’ai pas trop compris la morale de l’histoire si ce n’est que dans la vie, les amitiés se font et se défont et qu’il faut savoir oublier certaines personnes pour en accueillir d’autres dans sa vie … étrange.
L’intrigue elle même m’échappe. Comment tu peux abandonner aussi vite ton meilleur ami gisant sur le sable, en détresse totale, et te dire : orf, j’irais voir l’année prochaine si il est toujours là ? En attendant je joue au cerf volant et je me fais d’autres potes … une simple barrière avec un verrou gardée par un agent de sécurité et on baisse les bras ? Pour moi c’est pas ça l’amitié.
En bref, je ne me suis pas attaché aux personnages, et j’ai pas accroché à l’histoire même si l’animation n’était pas mauvaise.
Ce dessin animé est une merveille, les dessins et les couleurs sont magnifiques. La solitude citadine est très bien abordée, la ville de New York City est détaillée avec beaucoup de précision et de réalisme.