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Emile Louis
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0,5
Publiée le 2 mai 2022
Sous prétexte que les films français sur la danse sont rares, le public ovationne celui-ci. Pourtant, le scénario quasi inexistant et digne d'un roman-photo laisse les comédiens en roue libre n'ayant rien à jouer, à défendre. Pour ce qui est de la danse, c'est filmé avec les pieds. On ne retrouve pas ici la force des chorégraphies d'Hofesh Shechter, tellement époustouflantes et qui devrait vous laisser bouche bée. Si vous voulez voir un film sur le besoin et la nécessité de danser, mieux vaut aller voir " Allons enfants " c'est une merveille.
Film subtil,délicat et plein d'énergie, Klapisch revient au top de façon spectaculaire et nous offre une leçon de cinéma. Rien que la séquence d'ouverture est un régal de réalisation. la scène ou la danseuse cherche son père du regard par le trou du rideau avant d'entrer en scène est superbe. Film généreux, rempli de moments de grace, d'émotion, de résilience, de joie, (même dans les moments difficiles) et magnifiquement tourné, Klapisch nous offre une véritable bouffée d'air frais. Le genre de film qui vous fait aimer le cinéma, les acteurs (tous excellents), et où on ressort de la salle ravie. Excellent !
Des scènes de danse classique ou contemporaine bien filmées, une BO avec pas mal de Bach voilà pour le positif. Sinon une histoire cousue de câble de marine, des dialogues plats et convenus et au moins un personnage, le kiné/ François Civil qui ne sert à rien...mais comme c'est un Klapisch il faut qu'il soit là. Et j'oubliais la scène de shooting robes de mariées qui est encore moins utile au déroulé de l'histoire. Bref assez plat et vide.
Tout y est dans le genre cinéma du poncif : la famille bobo, les images des quais de Seine, la danse qui fait mal, les couchers de soleil sur la mer, le kine cool qui va à Gola, le père avocat qui pleure à la fin et la rédemption par la danse contemporaine. Encore une fois un film français pesant, à la psychologue lourdingue et bourré de bons sentiments. C'est consternant. Et on vend ça à l'étranger ? Et bien entendu, la moitié de la salle a applaudi à la fin.
Le premier quart d'heure est magnifique, sublime et tout en raffinement. C'est vraiment un hommage à la danse classique. La suite sombre rapidement dans un film à l'eau de rose et un téléfilm guimauve.
Un superbe navet que ce film... Des lieux communs , des poncifs , du remplissage à n'en plus finir et surtout 2 scènes hilarantes de ridicule : le brave papa qui saisit enfin que sa fifille a du talent et qui , rongé de remords , éclate en sanglots ( vu 10000 fois.. ) et surtout le premier baiser échangé par " l'héroïne " avec son nouveau copain devant... un coucher de soleil . Ouh là là , faites donner les violons...!!!
Extraordinaire, très émouvant et captivant. Une plongée dans l'univers impitoyable et envoûtant de la Danse. Muriel Robin plus vraie que nature et un espace d'accueil des artistes mélant convivialité et performances artistiques tout-à-fait intéressant et original. On est véritablement séduit par le souci esthétique de l'image et du son. C'est une pépite. Très bien vu aussi, le jeu de mots du titre en corps et encore ! Merci Cedric Klapisch.
Cédric Klapish aime la danse et cela transpire dans son dernier long-métrage. Elise (Marion Barbeau) est contrainte de mettre entre parenthèse sa carrière de danseuse classique après une grave blessure. Le cinéaste filme avec brio et dextérité plusieurs types de danse. Marion Barbeau est une véritable révélation, tant par son aisance dans les chorégraphies que par son jeu d'actrice où elle est vraiment lumineuse. C'est le genre de film à voir absolument sur grand écran pour ressentir l'esthétisme de ces corps en mouvement. Les amateurs de danse (classique ou urbaine) se régaleront, les autres seront peut-être déçu par un scénario léger et des seconds rôles fades (sauf Muriel Robin, très juste ).
Malgré une démarche sincère, Klapisch se laisse ici trop aller aux trop bons sentiments, et ne peut s'empêcher de céder à de nombreux clichés : injonction à rebondir, personnages ridicules (le kiné, la bonne copine, le cuisinier, le père), la petite aventure sentimentale inévitable, les arguments simplistes de l'hôteliere, l'histoire extrêmement prévisible. On voudrait y croire mais ça ne prend pas. On ne voit plus la fraîcheur des personnages des précédents films, mais des cases à cocher pour les interprètes. Par conséquent, l'émotion prend la poudre d'escampette. Dommage...
J'aime les films de Cédric Klapisch en général mais là je suis un peu déçue. On s'ennuie assez vite et le fait que le film dure 2h (pourquoi si long ?) n'arrange rien. Le film est une chronique douce. C'est du slow cinéma, ce qui n'est pas complètement désagréable mais on perd un peu le point de vue. Ça joue pas mal mais on n'est jamais en empathie avec les personnages et cest vraiment dommage.
Les jolies scènes d'intro m'ont captivée, fascinée, j'ai cru arriver dans quelque chose de beau, de fort, pour au final m'ennuyer fermement. Tout sonne faux et le scénario est creux. Dommage car il y a quelques acteurs connus que j'adore (Pio Marmaï et François Civil).
Malheureusement, je n’aime pas du tout cet esprit thérapie de groupe. Les gens dansent et entourent cette jeune femme avec un chef au milieu qui donne des conseils et surtout une surdose de bienveillance assez pénible. Je n’aime pas non plus les danses hip-hop ou électro ou tout le monde est joyeux de vivre. Ça fait trop de bons sentiments. Je reconnais pourtant la sophistication de certaines images qui rend les mouvements très beaux.
PO-SI-TIF . C'est le mot idéal pour qualifier ce petit bijou de "En Corps" , un titre totalement approprié pour cet hymne à la danse sous toutes ses formes. Tout est prétexte à les magnifier, que ce soit en spectacle, durant les répétitions en résidence, où dans les promenades comme cette jolie séquence sur les falaises ventées des sauvages paysages bretons. Elise, danseuse classique au firmament de sa carrière, doit se reconstruire après une chute qui la contraint de chambouler sa vie dédiée au ballet. Elle découvre alors dans le cadre d'un lieu de résidence tenu par Josiane (Muriel Robin), une nouvelle vision de la danse, de bouger son corps, plus tribale, plus sauvage, plus tellurique. Cédric Klapisch offre un film fort, visuel, qui envoie de belles vibrations positives au spectateur, et c'est un vrai plaisir de se retrouver en immersion au sein de cette compagnie de danse contemporaine, de cette vie communautaire, de cette complicité qui relie chacun au travers de ce fil invisible autant qu'invincible : la danse. A ne pas manquer.
Cédric Klapish réalise ici l’un de ses meilleurs films, un film d’où l’on ressort le cœur léger et le sourire aux lèvres. Son choix habile d’acteurs, d’où l’on retiendra notamment la superbe découverte de Marion Barbeau, aussi bonne comédienne que danseuse élégante, sa recherche d’un scénario fluide et d’une image pleine de recherche, sont les cartes maîtresses de cette heureuse réussite. Oubliant les scories de certains de ses précédents films - humour potache ou digressions inutiles, longueurs ou dialogues bavards - Klapish nous emmène dans l’envers du décor du monde merveilleux de la danse professionnelle. Il nous emmène aussi, et c’est presqu’aussi important ici, dans la profondeur du sentiment amoureux ou de la difficulté d’un père - magnifiques scènes d’un Denis Podalydes engoncé dans ses peines et ses non-dits - à consentir à dire qu’il aime ses filles ou simplement le repas que l’une d’entre elles lui a préparé.