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Un visiteur
3,0
Publiée le 16 février 2010
Les deux premières heures sont superbes. Beauté des paysages, des acteurs; intelligence de l'inde du temps de l'empire britannique. Et puis la dernière demi heure le pire d'hollywood. Happy end ridicule; réconciliation générale impossible: trahison du livre. Azziz le médecin musulman si parfait au début du film qui découvre en mème temps que l'injustice, la fierté de ne pas etre anglais mais aussi le ressentiment, la haine de l'autre, aurait logiquement du évoluer vers le fanatisme religieux. Hélas la mutation des hommes, chère à Proust, est inconnue des producteurs cinématographiques
Près de quinze années après avoir signé "La fille de Ryan", le virtuose cinéaste britannique David Lean réalise ce qui restera son dernier film. "La route des Indes" constitue non seulement le chant du cygne mais également une des plus grandes réussites du réalisateur. Comme à son habitude, Lean délivre une oeuvre magnifique, poignante et flamboyante. Lean use une fois de plus de tout son talent de photographe pour saisir de magnifiques paysages, de radieux couchers de soleil et de brillants reflets de la lune sur l'eau. Le dernier long-métrage du plus grand réalisateur anglais aborde cette fois-ci une question politique, celle de la discrimination raciale au début du siècle en Inde, alors colonie anglaise, entre les Indiens et les Britanniques. David Lean oppose les deux camps l'un empreint d'une richesse démesurée à savoir les Anglais et l'autre victime d'une pauvreté et d'un mépris cinglant. Le réalisateur montre pourtant que dans chaque camp, il existe la curiosité de connaître l'autre mais que la politique et les tensions qui subsistent entre les deux cultures viennent perturber le bon déroulement de l'intégration. Le film relate l'histoire d'une jeune femme anglaise dégoûtée par les mauvais traitements infligés aux Indiens par ses compatriotes et qui va, grâce à une ruse malsaine, réussir à se détacher de ce monde qui l'oppresse et qui ne lui convient pas. Le film montre également la façon dont vivent les Indiens et les coutumes qu'ils ont gardé et qu'ils veulent transmettre aux étrangers qu'ils reçoivent avec le meilleur accueil possible et une gentillesse hors du commun. Le film, bien que ce soit un mélodrame, ne cherche pas à diffuser une émotion qui génère les larmes du spectateur contrairement au film précédent de David Lean mais ressemble plutôt à un plaidoyer pour la tolérance et contre les institutions de cette époque-là sans jamais prendre parti ni pour les Anglais ni pour les Indiens. Un film fort, puissant, émouvant, vivant, virtuose et indémodable.
Plusieurs années après l'échec immérité de La Fille de Ryan (peut-être son plus beau film) le grand David Lean nous revient avec un ultime film sur les Indes Britanniques ; ha c'était le bon vieux temps mes amis... non je déconne soyons plus sérieux et revenons au film. Lean c'est un réalisateur dont j'adore certains films (comme Le Docteur Jivago) mais aussi dont certains chefs-d’œuvre m'ont ennuyé (Lawrence d'Arabie mais il faudrait que je le revois) ici avec La Route des Indes il livre un très beau film mais pas le meilleur de lui-même, pour un film se déroulant dans les Indes on regrette le classicisme de la mise en scène (rappelant presque le style de certains feuilletons historiques des années 80) et que Lean n'ait pas davantage joué sur le mystère des Indes (je pense à cette séquence où la jeune Anglaise se ballade seule dans la nature indienne, cette séquence à quelque chose de plus poétique) mais La Route des Indes est un film intéressant qui nous montre bien le rapport des classes et des nations, les Britanniques restant coincer dans leur culture et n'ayant pas une once de curiosité pour le pays qu'ils colonisent. Le scénario est intelligent, le film est beau, les acteurs sont excellents et plusieurs scènes sont vraiment prenantes cependant on ne peut s'empêcher de ressentir durant tout le film le manque du petit plus qui aurait fait de La Route des Indes un véritable chef-d'oeuvre.
Le dernier, hélas, de Lean qui ne put réaliser son "Nostromo" auquel il avait tant travaillé malgré la maladie... Tout son style est là : intime et ambigü dans un cadre spectaculaire. Il faut noter qu'il adapta seul, à 75 ans, ce roman "impossible" de Foster. Une oeuvre magnifique et personnelle.
La Route des Indes, 1984, de David Lean, avec Judy Davis, Peggy Ashcroft, Nigel Havers, Victor Banerjee, Alec Guiness. Dans les années 1920, Miss Adela Quested, part aux Indes avec sa future belle-mère, intelligente Mrs Word, pour épouser un jeune magistrat, plein d’arrogance, à l’image de la colonie anglaise, méprisante face aux « indigènes ». La jeune fille et la vieille dame ont le désir de découvrir l’Inde profonde, et se lient d’amitié avec un médecin indien musulman, allant ainsi à l’encontre des principes de la société coloniale. Un coup de chaleur, et, probablement, de fortes émotions ressenties devant des statues hindoues érotiques, vont conduire Miss Quested à accuser de tentative de viol le médecin. Elle va se rétracter…Un peu désuet certes, mais raffiné, bien à l’image des épopées lyriques de David Lean, anglais installé à Hollywood (Lawrence d’Arabie, Le pont de la Rivière Kwaï, Docteur Jivago…)
Certainement pas le meilleur film de David Lean. Le réalisateur renoue ici avec le genre qui a fait son succès, les grandes fesques historiques et anti-moraliste, humanistes surtout, et tout serait parfait dans le meilleur des mondes s'il ne manquait ici ce petit quelque chose que le Dr Jivago ou l'immense Lawrence d'Arabie possédaient... Le souffle peut-être. L'épaisseur du scénario qui ne se contentait pas d'une simple histoire d'amour, mais d'un ensemble qui épousait au contraire tous les personnages du film. Aveuglé par l'Inde, David Lean finit par oublier ce pour quoi il paraissait être venu : réaliser un grand film. Restent quelques beaux moments d'émotion, hélas très vite parasités par des clichés mal venus.
Cette très belle fresque sur l'Inde coloniale est le dernier film du grnad metteur en scène anglais David Lean. Des décors et des paysages magnifiques de l'Inde, une interprétation tout en nuance (sauf pour Alec Guiness peu crédible en professeur gourou), une mise en scène grandiose mais classique. Un chef d'oeuvre de plus au palmarès du maître anglais
Meilleure version que "La fille de Ryan" sur le Bovarysme, extraordinaire interprétation de Judy Davis ( quelle belle femme ! ), tous les acteurs sont excellents, mais on peut se demander ce que A. Guinness campe dans un tel accoutrement ! Franchement il ne s'impose pas, lui, si grand acteur jouer un rôle qui n'est pas pour lui. Grand film néanmoins.
Ultime oeuvre du génailissime David Lean... Et son moins réussi, enfin 3 étoiles tout de même. On retrouve ses marques de fabrique (voyage, croyances, justice...etc) et sa mise en scène jouant à la fois sur le grandiose et l'intime... Mais tout cela manque sacrément de souffle. On est bien loin de la perfection de "La fille de Ryan" ou du "Docteur Jivago" et le souffle épique de "Lawrence d'Arabie" ou "Le pont de la rivière Kwai"... Juste très peu de défaut, David Lean est un maitre mais a-t-il trop attendu pour tourner ce film très beau et très bon mais sans la magie nécessaire a une telle oeuvre.