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Franck J P
7 abonnés
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1,5
Publiée le 2 janvier 2023
Si Avignon est par essence le creuset des travaux de comédiens inquiets pour leur futur et la réception de leur public, ce Par Coeurs ne nous laisse surtout entrevoir que quelques faiblesses autant dans le minimalisme d'Isabelle Huppert que dans les errances de voix d'un Luchini plus à la recherche des gloussements de son public qu'au respect des textes des auteurs. A l'inverse des micros qui ont capté le violent Mistral, Jacquot ne nous a guère transmis un quelconque souffle du mystère de l'acteur.
Une capsule sur les répétitions théâtrales d'Isabelle Huppert, une autre sur les lectures de Nietzsche par Fabrice Luchini, le tout sous l'œil de Benoit Jacquot. Les instants plaisent tant qu'on admire le travail de ces deux comédiens, mais on peut vite se lasser de les entendre dire les mêmes phrases.
inintéressant, tout sauf du documentaire. Je suis parti après Huppert j'en avait bien assez pour supporter Luchini et son égo donneur de (mauvaise) leçon, quelle fatigue
Avignon. Juillet 2021. Malgré l’épidémie de Covid et le mistral, le festival se tient. Isabelle Huppert joue La Cerisaie dans la cour d’honneur du Palais des papes. Fabrice Luchini lit Nietzsche et Baudelaire dans la cour du musée Calvet. Benoît Jacquot les filme.
On ne peut qu’être séduit par le joli titre de ce film et par son sujet : capter, au plus près de leur intimité, deux géants de la scène et nous faire comprendre en les observant le processus créatif.
Le problème est que le résultat semble bien paresseux. Si l’on était médisant, on crierait même à l’arnaque et accuserait Benoît Jacquot de s’être fait financer son week-end en Avignon en promettant à son producteur ce documentaire.
Immanquablement, la salle était remplie de spectateurs – et ils sont nombreux – qui aiment Huppert et/ou Luchini. Tel n’est pas mon cas.
Je ne sais pas si les admirateurs de Huppert et de Luchini en ont eu pour leur argent. Je sais en revanche que je n’en ai pas eu pour le mien. La raison n’en est pas tant l’irritation épidermique que provoquent en moi les moues d’Isabelle Huppert et les rugissements de Fabrice Luchini. J’essaie de dépasser mes phobies et de reconnaître lucidement le talent et de l’une et de l’autre. Mais je ne supporte pas la paresse de Benoît Jacquot qui se contente de filmer ces deux acteurs, alors que leur démarche n’a rien de commun (Huppert s’évertue maniaquement à mémoriser un texte qui lui échappe alors que Luchini disserte prétentieusement sur le fait de le lire). Manifestement, il lui manquait de la pellicule pour se focaliser sur un des deux et/ou il n’a pas réussi à en convaincre un troisième (Olivier Py ?) de se prêter au jeu/je.
C'est un peu court, on attendait bien des choses en somme... Isabelle butte sur une réplique, Fabrice lutte avec le mistral. Seule l'évocation de Jouvet élève le propos. Bref on reste sur sa faim.
Diderot nous avait livré une réflexion littéraire sur le métier de comédien, Jacquot nous en présente une au cinéma, servi par les magistraux Huppert et Lucchini. C'est exceptionnel ! Lucchini interprète, aux deux sens du mot, Nietzsche. Il théorise ce que doit être, selon lui, le travail du comédien, Huppert en offre une illustration pratique éblouissante.
Exaspérant. Isabelle Hupert, égale à sa légende, mystérieuse et impénétrable, butte sur une réplique. Rien d'autre, si ce n'est des va et vient sans aucun intérêt dans les loges du Palais des Papes, des séances de maquillage interminables et rien, absolument rien, sur la manière dont elle approche et assimile un rôle. Avec Lucchini, c'est encore pire : une logorrhée prétentieuse sur LA seule manière d'approcher un texte, selon lui : les articulations et les cris démesurés de Lucchini sont en contradiction absolue avec la manière dont un acteur devrait "disparaître" pour se mettre au service du texte. Triste.
Par coeurs est un beau documentaire qui nous plonge dans les coulisses du célèbre festival d’Avignon. On retrouve Isabelle Huppert et Fabrice Luchini en pleines répétitions et qui tentent d’apprendre leurs textes. Un beau moment.
Navrant et surtout ennuyeux, je n en pouvais plus de voir Isabelle Huppert faire la moue en répétant sans cesse ces mêmes phrases. Même entre les répètes elle sonne faux...Et Lucchini que pourtant j aime, est soûlant...Ce n'est pas un film et encore moins un documentaire. Benoît Jacquot c est occupé pendant son week end ou quoi
Aucun intérêt sauf à faire la révérence à deux indétrônables enfermés dans leurs mimiques et à la limite du radotage. Le ton prévenant comme il se doit avec de vieilles personnes est mièvre voir obséquieux. La caméra s'ennuie et nous aussi. Quel suc tirer de cette entrevue si ce n'est de rappeler à dessein que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute? Hommage rendu à La Fontaine convoqué pour Mr Luchini qui se drape dans sa toge de commandeur outrancier et pérore dans un déballage emphatique insupportable. Ici se joue surtout un entre-soi réalisateur/ acteurs de connivence auquel personne n'est convié. Parfois de petites mains bruissent quelques secondes autour du génie à l'oeuvre et font tout pour se faire oublier. Alors s'il vous plaît ne dérangeons plus ce trio de platitude.
Deux approches très différentes du métier de comédienne et comédien. Un documentaire servi par la complicité entre le réalisateur, Benoit Jacquot, Isabelle Hupert et Fabrice Luchini.
Si on apprécie la manière dont la caméra de Benoit Jacquot suit avec subtilité, affection et intelligence chaque personnage, on regrettera peut-être de ne pas suivre plus avant ces lents processus d'interprétation.
D’une telle proposition de cinéma-théâtre, avec de tels acteurs, je m’attendais à autre chose que cette démonstration mandibulaire où la pratique du comédien apparait si peu Sinon sur cet acharnement autour du mot, de la phrase, cette quête d’une intonation modulée à l’envie. Le filmage est assez convenu, sans intention particulière dans la mise en scène. Le sujet me parait alors bien anecdotique au regard de l’évocation superficielle du travail d’acteur. Huppert et Luchini posent pour la caméra. Ils s’expriment, mais ne jouent pas ! Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
toujours intéressant de regarder 2 acteurs en répétition. et Benoît jacquot n à pas choisi les moindres. étonnant de comparer 2 méthodes de travail différentes, 2 personnalités différentes et 2 démarches différentes. un doc sans grande surprise mais agréable à regarder tant le charisme d huppert et de luchini fonctionne même quand ils sont eux mêmes.