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chatiment
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3,5
Publiée le 6 janvier 2022
Une revisite de la belle et la bete, actualisé avec les jeux videos, la réalité virtuelle, de belles musiques, parfois un peu trop lent, statique en terme de fluidité. Le film aurait pu etre reduit de 15min sans perdre se son histoire.
Des themes toujours d'actualité: savoir s'aimer comme on est, prendre confiance en soi, l'effet a la fois bienfaisant mais aussi délétère des reseaux sociaux sur la vie et les interactions humaine
Plus qu’une simple relecture du conte de « La Belle et la Bête » le réalisateur Mamoru Hosoda signe un long-métrage chatoyant dans ses images entre le photo réalisme du monde réel et l’onirisme du monde virtuel au cœur de ce récit qui n’oublie jamais que la technique doit demeurer au service de l’histoire et des personnages croqués avec autant d’intelligence que de finesse par le cinéaste nippon. Un film d’animation regorgeant de trouvailles visuelles splendides au sein d’une histoire enlevée multipliant les thématiques diverses d’où finit par affleurer l’émotion.
Pfiou je ne m'attendais pas à tout ça. Je savais que le film serait beau mais là c'est encore mieux. La musique et les chansons sont incroyablement touchantes. Le doublage (vo) est tellement juste, difficile de retenir ces larmes devant cette voix qui se casse sous l'émotion. Je ne savais pas que l'histoire prendrait cette direction, tout comme l'inspiration que je n'avais pas vu venir malgré le titre du film. Décidément, on a de très bons réal ces temps ci avec cette nouvelle génération japonaise.
Après les très jolis “La traversée du temps”, “Le garçon et la bête” et “Miraï, ma petite soeur” pour ne citer qu’eux, le réalisateur japonais Mamoru Hosoda revient avec un nouveau film d’animation qui revisite le conte de “La belle et la bête” à l’heure du numérique. La jeune Suzu Naito vit dans le Japon moderne et s’est créé une identité numérique dans le monde virtuel U. Réservée dans la vraie vie, c’est une icône musicale suivie par plus de cinq milliards de followers dans U. Lors d’un de ses concerts, une créature violente surgit et les protecteurs du monde virtuel cherchent à la chasser. Attirée, Belle cherchera à venir en aide à la Bête. Si les scènes de Suzu respirent l’authenticité, celles dévolues au monde numérique s’enlisent dans un excès d’effets numériques qui nuisent à la bonne compréhension de l’intrigue. Ainsi, “Belle” n’est pas un film pour les enfants qui pourront décrocher face à un univers complexe, les plus grands eux, resteront perplexes. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Relecture du conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont à l’ère du numérique, Belle a l’intelligence d’interroger la notion de monstruosité par le prisme du harcèlement et des mécanismes qui la fondent, mécanismes à la fois humains – que l’on observe notamment dans le cadre réel avec spoiler: ces deux frères maltraités par leur père – et spécifiquement technologiques, c’est-à-dire pris en charge par une communauté d’utilisateurs à l’origine d’un effet de meute. Dès lors, le choix de Louane Emera pour doubler le protagoniste est d’autant plus pertinent que la chanteuse essuie régulièrement des spoiler: attaques ciblées , retranscrites ici par des choix esthétiques audacieux tels ces nébuleuses de messages sous forme de bulles blanches dont l’accumulation conduit à une disparition de la personne visée. À l’image des différentes pages qu’il faut écarter pour remonter la piste de la mystérieuse bête, le long métrage s’engage dans une démystification consistant, pour une jeune fille mal dans sa peau, à partir d’un avatar idéalisé pour mieux l’incarner d’abord, lui donner une voix, une substance et une sensibilité, puis le remplacer par le corps véritable, rétabli dans ses imperfections, signe d’une reconquête de son identité et d’une acceptation de ses différences. Ce propos, à la fois pertinent et stéréotypé, donne lieu à une mise en scène antithétique où s’affrontent la banalité d’un cadre rural régi par l’absence et l’extraordinaire d’un espace numérique gouverné par la surcharge de contenus, écartèlement que résout le film par une clausule inspirée où un soleil jouant avec les nuages laisse entendre par échos la chanson de Belle. La fiction sert ainsi de tremplin vers une reconquête de soi et un élan de solidarité à destination des autres, comme l’atteste la sous-intrigue qui emprunte ses codes au polar – on pense beaucoup à The Cell (Tarsem Singh, 2000). Une très belle réussite.
La Belle et la Bête mélangé avec...Hannah Montana ? Comment ça, vous ne voyez pas le rapport ? La jeune fille invisible à l'école, qui n'arrive pas à s'épanouir sous son apparence réelle, mais est la méga pop-star numéro 1 adulée de tous, cachée sous le pseudo "Bell"... Et qui chante sur l'amour et les messages faciles (et très niais) toutes les vingt minutes, ne manquait plus que les gags et on y était. Il nous a mis un coup de vieux, ce synopsis, d'autant plus lorsque déboule la deuxième intrigue (dont la transition est bancale), celle du conte de la Belle et la Bête (en version tardive, et non l'originale, pour cette dernière : allez chez Cocteau). Malheureusement, on pense que même Disney pourra être étonné de la dose de mièvrerie dont fait part ce Belle, à toujours laisser les images s'épancher dans les frôlements tendres de la jeune fille sur la bébête si forte et puissante, si ténébreuse (avec sa mèche qui lui couvre les yeux, trop dark), et un final noyé sous les larmes et les bons sentiments qui le réservent à un jeune public ou amateur de guimauve. Pour notre part, on a souvent eu envie de décamper devant ce discours sur le danger des réseaux sociaux et des avatars, aussi fin qu'un éléphant, à la mise en images épileptique et aux personnages secondaires dont on se fiche éperdument, de même que le fonctionnement de ce monde (pourquoi l'héroïne est une femme en belle robe alors que d'autres ressemblent aux Thundercats en costume moulant ?) ou même de la fin de l'intrigue, inexistante : spoiler: parce que la jeune fille a lancé un regard noir au papa violent, il s'arrête de battre ses enfants et s'écroule (face à cette scène, on tombe aussi sur nos derrières)...et ? Est-on vraiment censé croire que ce petit regard en biais suffira à ce qu'il ne recommence pas ? Comme il récidive dès après avoir été exposé publiquement , on peut se douter que cette happy-end cucul n'est qu'une façade, qui est assez maline pour couper juste avant que le spectateur ne s'en aperçoive (sauf que...). Évidemment, Mamoru Hosoda créé de belles images ponctuelles, comme les concerts qui jouent avec l'immensité de la foule, les gros plans sur la chanteuse très lumineux et colorés, mais cela ne suffit plus. On veut maintenant plus qu'un bel emballage, et à part ses messages engagés faciles (à portée d'ados, guère plus) et ses bons sentiments dégoulinants, Belle nous a franchement déçu.
Entre conte classique et fable moderne, entre réalité et virtualité, Mamoru Hosoda réalise un film hybride, foisonnant en matière thématique comme en matière visuelle. Le scénario est à la fois le tableau d’un mal-être adolescent, le récit d’un travail de deuil et de dépassement de soi, une broderie sur les réseaux sociaux dans un registre de légère anticipation, une réflexion sur l’identité, une relecture du conte La Belle et la Bête, un hymne humaniste à la solidarité et à l’amitié… Cela fait peut-être beaucoup, mais cette richesse thématique, bien orchestrée par le réalisateur, fait aussi le sel du film. Il y a de l’intelligence dans l’approche dramatique, une sensibilité positive malgré certaines noirceurs et un bon sens du spectacle divertissant. Quelques bémols : la fibre mélodramatique, très accentuée, et des transitions parfois peu logiques ou probables. Côté esthétique, on peut être à la fois admiratif de la performance visuelle, d’une inventivité folle, et pas toujours séduit par la kitscherie acidulée du monde virtuel. Au final : une œuvre-somme, globalement plaisante, une pièce importante dans la filmo de Mamoru Hosoda, à laquelle on peut toujours préférer Les Enfants Loups.
Un très beau film animation qui est très bien écrit et dessiné avec des personnage et des dessin fait autrement que ceux que l'on a l'habitude de voire au cinéma animation mondiale en 3d la c'est plus du genre dessin plus que ordinateur . Une belle histoire qui parle pas de monde parallèle mais plutôt des danger des monde des jeux vidéo en ligne pousser à l'extrême avec les réseaux sociaux. Beaucoup d emotions dans les personnages un film animé qui revisite la belle et la bête avec brio. Les dessins et musiques sont très réussies. Un moment délicieux. mais en revanche les musiques qui sont bonne dont juste lourde à force car elle sont trop présente que sa en deviens pompeux . l'ensemble est parfois , Et sur la cible du film qui hésite trop entre adolescents et adultes. le rythme et le scénario qui engendrent des longueurs un peu pénibles mais sinon hormis cela on passe un bon moment et nous somme bien agréablement surpris par ce film d'animation japonais.
Baby Belle. En ce qui me concerne, un nouveau film d’Hosoda est toujours un évènement, même si j’avais été un peu déçu par le précédent, Miraï. Au menu ici, un monde virtuel et les affres de l’adolescence. Pas de doute, nous sommes en terrain connu. Suzu est une ado complexée et traumatisée par la mort accidentelle de sa mère musicienne. Elle contemple de l’extérieur la popularité de certaines nanas de son âge et ne parvient pas à renouer avec la musique, sa passion de toujours. Sur les conseils de son amie geek, elle s’inscrit sur U qui n’est pas un réseau de supermarchés mais un monde virtuel destiné à « libérer les uns et les autres de leurs inhibitions et à leur changer la vie ». Le métavers fait partie des préoccupations d’Hosoda depuis longtemps, depuis Digimon même, en 1999. Hosoda y voit ici encore le révélateur de l’âme et la matérialisation des combats intérieurs voire impossibles à l’extérieur. Dans ce monde, la force physique ne compte pas contrairement à la ruse et à l’exploitation des données. Du coup, les combats peuvent y être épiques à l’image de Summer Wars. Il y est aussi question d’identité secrète. Car si on s’invente une vie sur les réseaux, il est souvent préférable de cacher la réalité pour maintenir la magie. Ainsi, Suzu devient Belle, chanteuse qui s’exprime en direct devant des millions de spectateurs connectés. Belle a la confiance que Suzu n’a pas. Derrière le sourire de Belle, il y a bien sûr ses blessures. Un jour, pendant une de ses prestations, survient un être menaçant et intrigant, la bête. La bête menace l’ensemble du système virtuel et semble en colère. Qui se cache derrière cet avatar ? Et surtout, comment peut-on souffrir au point de détester tout le monde sur les réseaux ? Une question qu’on pourrait poser tous les jours ici et ailleurs. Derrière les histoires d’identité et d’amour, il y a aussi le dilemme de la construction de soi quand on est ado. On retrouve clairement la patte d’Hosoda qui interroge la filiation et la place qu’on laisse au jeune ou le fardeau qui lui fait porter. A l’écran, comme dans Summer Wars, la matérialisation du monde virtuel se fait par les images de synthèse par opposition à un dessin plus traditionnel pour représenter la réalité. On le sait, Hosoda aime le mélange des techniques et il l’a déjà montré dans Miraï. Cette fois, l’intégration est bien meilleure et beaucoup plus discrète, moins dérangeante donc. Ou alors on s’est habitué ? Bref, la réalité est de toute beauté, tant dans les détails du décor que dans l’éclairage subtil des scènes. Il faudra aimer les passages chantés mais j’avoue que ce n’est pas ma came et que parfois, j’ai trouvé ça tarte. La chanteuse Louane s’en sort très bien mais c’est un peu maniéré. Au final, je la trouve meilleure sur le doublage que sur le chant. On tient donc là un film efficace à la fois drôle, subtil et vif. Je regrette quand même le temps où Hosoda faisait dans plus de simplicité et quand il se concentrait sur la richesse des relations entre les personnages (oui, la reprise du conte n’était pas nécessaire de mon point de vue). En clair, c’est bon mais ce n’est pas au niveau des Enfants Loups ou du Garçon et la Bête.
L'alternance entre l'intrigue réelle avec une ado triste et l'intrigue virtuelle avec son avatar star pour une relecture de la Belle et la Bête manque de rythme mais elle mène à une fin émouvante sur la jeunesse malheureuse. Superbes animation et réalisation de Mamoru Hosoda.
Belle est une énorme déception de mon côté. Le ton beaucoup trop enfantin du film m'a complètement refroidi et je n'ai pas du tout accroché, malgré le scénario assez intéressant et la très belle animation. Dommage.
Beau visuel, histoire qui part un peu dans tous les sens par moment, parfois un peu long...mais au final ça passe. Vu en VO, donc pas déçu par la musique..si un peu mièvre, sans doute à destination des teanegers, au final on passe un moment sympa.