Sur l'Adamant
Note moyenne
3,9
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70 critiques spectateurs

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Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2023
Je n’ai toujours pas saisi l’intérêt de ce documentaire et encore moins sa distinction suprême au dernier festival de Berlin. On nous invite à participer au quotidien de patients souffrants de troubles psychiatriques au sein d’un bateau spécialement conçu pour une activité médicale, et amarré sur un quai de Seine. Il ne navigue jamais, et n’offre au documentaire aucune prise susceptible d’expliquer l’importance de sa structure dans la thérapie engagée. Les malades s’y sentent bien ( beaucoup d’ateliers, d’ouvertures donc ), et se racontent, écoutés par un encadrement qui me parait fragilisé par les restrictions gouvernementales sur le monde médical. La psychiatrie a toujours souffert d’un manque d’intérêt de sa part. Rappeler qu’il existe des établissements de ce genre, les lieux alternatifs, montrer leurs activités, prouver qu’elles portent leurs fruits me parait alors être la raison première de ce documentaire. En ce sens il est évidemment important et utile.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2023
« Dans un monde où penser se réduit si souvent à cocher des cases, et où l’accueil du singulier est de plus en plus écrasé, il y a encore des lieux qui ne cèdent pas, qui tentent de maintenir vivante la fonction poétique de l’homme et du langage…
Cette inscription finale, du film de Nicolas Philibert « Sur l’Adamant » résonne comme une profession de foi…L’Adamant, c‘est un vaisseau à quai, une péniche ancrée à l’écart des klaxons et de l’agitation urbaine, entre la grande horloge de la gare de Lyon et le clapot de la Seine qui lèche gentiment sa coque. Un lieu superbe que l’on doit à Gérard Ronzatti, architecte de l’agence Seine Design, qui en est le concepteur… L’Adamant est un centre de jour dépendant de l’hôpital Saint Maurice, ouvert aux Parisiens des arrondissements du centre, atteints de troubles psychiques. On s’y confie, on y converse, on y cultive des relations humaines dans le cadre d’ateliers inspirés par la psychothérapie institutionnelle…Une nef des fous ?? le rapprochement est un peu facile…alors ces « fous », ils sont si drôles, si souvent lucides, si créatifs…Leur inspiration est stimulée sur ce bateau où les patients viennent librement discuter avec des psychiatres et des thérapeutes, prendre un café, dessiner, composer, parler cinéma… L’équipe qui l’anime est de celles qui tentent de résister autant qu’elles peuvent au délabrement et à la déshumanisation de la psychiatrie… La caméra s’attarde sur des visages fatigués, des bouches édentées, des regards interrogatifs…Nicolas Philibert a posé plusieurs mois durant sa caméra, pour donner à voir la vie quotidienne à bord : l’ouverture des volets en bois au petit matin, l’affluence à la cafétéria autogérée, les comptes du bar, les ateliers musique, danse, dessins, auxquelles assistent les patients, mais surtout Philibert filme les gens en portrait, de face, laisse advenir leurs paroles, des paroles parfois empêchées, dans des corps aux fonctions compliquées par les diverses pathologies qui les affectent. Il y a une femme très bavarde, et qui regrette ses amis d’antan, il y a un homme très chic à la voix caverneuse persuadé d’être issu d’une lignée d’artistes qui va de Van Gogh à Jim Morisson, il y a un jeune homme pétri d’angoisses qui explique comment il associe ses pensées à des objets, ou encore cet homme qui parle de ces voix qui lui intiment de faire des choses, et qui ripostent s’il ne les fait pas. Comme souvent dans le documentaire la beauté jaillit de la surprise, de cet instant imprévu où il se passe quelque chose. Qui est patient, qui est psychiatre ?? Toutefois on se gardera de trop tomber dans cette vision bienveillante, lénifiante de la « différence » popularisée ailleurs….dans la scène finale, une patiente se révolte…Elle sait danser, elle pratique le Qi Gong…elle veut transmettre son art, déverrouiller les corps endoloris…en quelque sorte devenir thérapeute à son tour…et là ça bloque…les visages des soignants se ferment, d’aucuns reconnaissent une certaine « frilosité »…L’empathie affichée ne serait ce donc qu’une manière douce de conserver le pouvoir sur ces « fous » ?? Le film se termine sur cette interrogation… Le film a séduit le jury de la Berlinale puisqu’il y a remporté l’Ours d’Or...
Pierre V
Pierre V

8 abonnés 42 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 avril 2023
Très beau documentaire avec des personnages incroyables. Mais de là à donner l'Ours d'Or ...
Je ne vais pas au cinéma pour ça et le grand écran n'apporte rien de plus.
Salvo M
Salvo M

4 abonnés 6 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 avril 2023
J'aime les documentaires, surtout ceux qui font découvrir quelque chose de notre monde ou de notre société, mais à la fin de ce film, j’ai impression de rien savoir de plus sur ce monde. En plus il est monotone et rébarbatif. Pour moi ce film de Philibert est décevant et inintéressant. C’est dommage pour un ours d’or.
Maperrinx
Maperrinx

34 abonnés 117 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 avril 2023
Ennui. Quelques moments intéressants, grace aux "personnages"; Ennui dans la forme, plans fixes cadrés. Ennui dans le fond, avec une fausse neutralité, cachant des choix évidents. Ennui dans l'absence d'intelligence. Heureusement, quelques sujets, nous ont retenus de partir avant la fin. J'espère que il n'y a pas eu de débordement de fonds public pour une telle pauvreté.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2023
Il n'y a pas d'acteur, pas de scénario, pas de fond musical, pas de voix off. Pas d'auteur pourrait-on demander (sauf qu'il y en a un). Ce n'est pas une romance, pas une aventure, pas un policier, pas un hospitalier, pas une fiction, pas un documentaire. On se demande donc pourquoi faire ce film ?

Il y a un lieu, justement, qui en donne le titre et peut-être la raison. Émanation (on l'apprend à la fin) de l'hôpital de l'Esquirol à Saint-Maurice vers le bois de Vincennes.

Dans ce lieu, vont et viennent des personnages, avec des hauts et des bas, leurs folies douces, qui passent comme des brises sur un champ de fleurs. Ça nous remue, nous les fleurs parfaites de la création, dans la salle de ciné. Il serait vain de décrire ces hauts et ces bas, d'autant qu'il y a des "trous" (on est prévenus en début de film). L'un dit avoir perdu sa liberté, l'autre vouloir guérir de sa folie. Un autre doit parler pour couvrir les voix qu'il entend. Un autre a tout compris de la création (artistique). Un autre encore dit vouloir donner son chi gong. Etc. C'est sans fin. Même s'il y en a une, qu'on ne voit pas arriver (c'est un film où l'on ne s'ennuie pas une seconde).

Mais a-t-on vraiment compris pourquoi faire ce film ? Est-il possible qu'on ait voulu signifier que la psychiatrie traditionnelle est fautive ? Ou manchote ? Il y a bien des psychiatres parmi les personnages, mais ceux-là ne se font pas payer, d'ailleurs on ne les entend pas. Il y a aussi les psychiatres qu'on ne voit pas (ils sont en dehors de cette péniche), ceux qui administrent les médicaments, sans lesquels la plupart (des personnages) avouent qu'ils ne pourraient pas être ici (les fameux "amis payants" dont parle le film "Je verrai toujours vos visages"...).

C'est en sortant du cinéma qu'on croit comprendre : on retombe en effet tout de suite, dehors, dans la violence du monde d'aujourd'hui... La clé serait-elle ce dont le film ne parle pas ? Le film montre-t-il que notre société reste en capacité, quand elle veut, d'aider les plus fragiles ? D'ailleurs, c'est pourquoi on ne voit pas le temps passer avec ces personnages, leurs paroles, leurs écritures, leurs peintures, leurs musiques. Libres.

En outre, les plans fixes de la caméra, plus la spontanéité de parole des personnages filmés, constituent un mystère. Ou un coup de génie ? Car il n'y a pas d'acteur. Comment la caméra peut-elle paraître aussi peu intrusive ? C'est sans doute ça, plus l'humanisme du message, qui a rapporté l'Ours d'or à Berlin.

A.G.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 avril 2023
Il n'est pas frequent pour un documentaire de recevoir le premier prix dans un des trois grands festivals internationaux que sont Cannes, Venise et Berlin.

" Sur l'Adamant" (nom du bateau amarre sur la Seine, , reconverti en hopital psychiatrique de jour a Paris ) se propose de nous montrer son fonctionnement assorti de conversations avec les patients.

Si quelques moments ( qui representent selon moi environ vingt minutes du film de presque cent vingt minutes) valent le detour ( je pense notamment a l'intervention du malade qui est attache au parcours de Van Gogh, James Dean et de J Morrison) dont la diction et le ton font penser a Michel Houellebecq.

On peut aussi ajouter la conversation emouvante du patient qui interprete une chanson du groupe de rock " telephone".

Malheureusement le reste du film est beaucoup moins convaincant et surtout parcouru de longueurs trop nombreuses.

A mes yeux, une grosse deception que ce film qui ne me semble pas a la hauteur de sa recompense, malgre un sujet de depart interessant.

Notons que Adamant signifie a l'origine " pierre dure" et par extension " diamant".
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 164 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 avril 2023
"Tu vas voir, ici il y a plein d'acteurs, ils ne le savent pas,..".
Formidable talent du réalisateur de nous faire aimer ses "héros".
C'était Jojo dans "Être et Avoir", c'est Pascal, Olivier, Catherine, François,.. dans "Sur l'Adamant" , cri d'alarme de l'urgence de moyens à redonner au milieu psychiatrique.
LeMeilleurPseudoDuMonde
LeMeilleurPseudoDuMonde

15 abonnés 88 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 avril 2023
4/5 pour le dispositif. 2,5/5 pour le film.

Sur l'Adamant est un documentaire au sujet des plus respectables : il est aujourd'hui possible pour certains malades psychiatriques de se reconnecter à la vie dans un lieu plus semblable au quotidien, moins austère qu'un hôpital, l'Adamant, une péniche parisienne qui organise évènements et activités créatives.

Voilà pour le sujet. Ce qui va diviser maintenant c'est la façon de raconter. Le réalisateur a eu le parti-pris de ne pas faire d'écriture documentaire. Il n'y a tout simplement aucun fil rouge dans ce film. Simplement des fragments de vie complètement décousus de patients. Aucun climax. Aucun développement. Simplement la vie au sens chaotique. Je peux comprendre que ce type de montage soit audacieux et peu courant (ce qui, j'imagine, a été salué au festival de Berlin) mais le résultat qui en sort c'est un intarissable ennui.

Malgré quelques fulgurances (le personnage de Frédéric Prieur est captivant par sa bizzarerie, paradoxalement très lucide), idées de mise en scène (la présentation de l'Adamant est une succession de longs plans large sur son d'ambiance pour poser le décor, se connecter à l'environnement), le film reste en partie décevant et devrait rebuter la majeure partie des spectateurs. D'où ma note de 2,5/5, intéressant mais presque anti-cinématographique.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 avril 2023
Nicolas Philibert, grand documentariste, avec, en particulier, son film "Etre et avoir", sorti en 2002 et vu dans les salles françaises par plus d'un million de spectateurs. "Sur l'Adamant", Ours d'or à Berlin il y a quelques semaines. Autant dire que c'est un film dont j'attendais beaucoup ! Autant dire que la déception a été à la mesure de cette attente. Un film commençant par plusieurs minutes d'une chanson provenant du répertoire de Téléphone et interprétée par un des adultes souffrant de troubles psychiques accueillis sur l'Adamant, c'est vrai, pour moi, ça partait mal. Mais bon, c'est certain, cela allait s'améliorer ! Eh bien, pas tellement, malheureusement. Contentons nous de comparer "Sur l'Adamant" avec un film abordant un sujet similaire, un film sorti il y a un an, "Funambules" de Ilan Kipper. "Funambules" n'a pas eu d'Ours d'or mais, franchement, il s'avère beaucoup plus intéressant que le film de Philibert. En plus, il assume complètement le fait d'être un mélange de documentaire et de fiction alors que "Sur l'Adamant" reste flou sur ce sujet. Il n'empêche, on peut s'étonner que presque tout ce documentaire soit tourné en plans fixes, parfaitement cadrés, ce qui nécessite un certain travail de préparation, alors que de plus en plus de fictions sont aujourd'hui filmés caméra à l'épaule. Bizarre, non ? Alors oui, il y a de bons moments dans le film de Philibert, mais ils sont loin de représenter son entièreté.
Angela Marquise
Angela Marquise

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 avril 2023
Un film documentaire bouleversant, sur comment nous pourrions, en tant que société en contact avec son humanité, prendre en charge la maladie mentale. A voir absolument.
Je dis 'nous pourrions', car l'avenir de l'Adamant, expérience réelle et vivante, n'est pas assuré. Et sa généralisation encore moins.
Sur l'Adamant, on reçoit et traite avec un sens de l'égalité et de la fraternité, celles et ceux qui en ont besoin. On écoute, on prend le temps, on respecte, on suggère. On re^verait que cette approche et sa mise en oeuvre puissent etre généralisées.

Hélas...!!! L'Adamant est trop à contre-courant de la religion "tarification à l'Acte", individualiste, marchande, concurrentielle ou haineuse, pour etre "rentable". Pas de retour sur investissement comptable, pas de subventions ! Pas de bras, pas de chocolat !
Antoine Cassis
Antoine Cassis

1 abonné 10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2023
Le regard que porte Nicolas Philibert sur les personnes qu'il filme est d'un humanisme à tout épreuve. à l'épreuve de la folie, de la grâce , du vide, du trop plein... L'art traverse le film de long en large et on embarque sur l'Adamant dans une joie innebranlable. Et quand on ressort, on est transformé. C'est la force des grands films. ^être au service de ce que l'on raconte et des gens que l'ont filme. Chapeau bas Monsieur Philibert.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 avril 2023
L’Adamant est une péniche amarrée en bord de Seine, dans le douzième arrondissement, au pied du quai de la Rapée, qui accueille depuis 2010 des malades souffrant de troubles psychiques. Nicolas Philibert, sans doute le plus grand documentariste français, devenu célèbre grâce à "Être et avoir" (2002), y a posé sa caméra pendant sept mois à la rencontre des patients. Son intérêt pour la psychothérapie institutionnelle – qui met l’accent sur la dynamique de groupe et la relation entre soignants et soignés – n’est pas nouveau. Il avait consacré un précédent documentaire à la clinique de La Borde en 1995 et aux méthodes novatrices du Dr Oury.
Auréolé de l’Ours d’or qu’il a obtenu au dernier festival de Berlin et des lauriers que lui a tressés sa présidente Kristen Stewart, "Sur l’Adamant" est sorti en salles cette semaine et attire un public nombreux.

Cette curiosité est méritée. Nicolas Philibert n’a pas son pareil pour laisser traîner sa caméra et susciter les confidences. On pourrait craindre son voyeurisme, surtout face à des personnages fragilisés. Mais rien n’est plus empathique que le regard qu’il porte sur les doux dingues qu’il filme et dont il interroge la différence : qu’est-ce qu’être « normal » nous demandent François, qui donne une interprétation incarnée de La Bombe humaine de Téléphone, Frédéric et sa curieuse dégaine à la Houellebecq, Muriel à la gouaille de titi parisien ?
Le seul défaut de ce documentaire est son manque de linéarité. "Sur l’Adamant" qui aurait pu, sans conséquence, durer une heure de plus ou de moins, tourne en rond et nous mène un peu en bateau. Nicolas Philibert s’en justifie dans le dossier de presse : « J’ai toujours aimé improviser, et avec le temps, l’improvisation est devenue pour moi comme une nécessité éthique. Ne rien expliquer, surtout. Ne pas assujettir son film à un programme, à un ‘vouloir-dire’ préalable. Ne pas chercher à filmer utile. Traquer toute trace d’intentionnalité ». On adhèrerait volontiers à cette idéologie si elle n’ouvrait la porte à toutes les paresses. À force de ne vouloir rien démontrer, "Sur l’Adamant" court le risque de ne pas montrer grand chose qu’on n’ait déjà vu dans sa bande-annonce.

"Sur l’Adamant" est le premier volet d’un triptyque consacré à la psychiatrie. Le deuxième se déroulera à l’hôpital Esquirol à Charenton ; le troisième filmera des visites domiciliaires. Ils sortiront dans les mois à venir.
leobis
leobis

71 abonnés 260 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 avril 2023
Film très interessant, vu le sujet traité, mais les séquences sont trop longues, ce qui parfois nous éloignent des personnalltés au demeurant toutes fort sympathiques dans leur singularité.
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2023
"Sur l'Adamant" Ours d'or au dernier festival de Berlin est un documentaire instructif . En effet même si j'ai trouvé l'ensemble un peu surcoté et longuet par moments, je ne connaissais absolument pas ce dispositif à Paris (sur une péniche parisienne des gens souffrant de problèmes psychiques sont accueillis), les portraits des différents protagonistes sont émouvant et touchant, le réalisateur Nicolas Philibert proposant un belle leçon pour la tolérance et le droit à la différence.
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