Quelle horreur cette ville! J'ai bcp aimé la fin ;) Dogville est un film qui suscite l'interrogation et la réflexion, avec ce petit village isolé et ses habitants étranges; mais le coeur de ce film est en Grace: quel rôle magistralement interprété par Nicole Kidman!
Les messages de Lars von Trier sont pas toujours clair... fait il une critique des états unis ou de l'humain ? Je suis pas un grand fan de ces bizarerie cinématographique, pas de décors je trouve cela débile, c'est bien au théatre mais pas au cinéma... Sinon l'histoire est bonne et bien raconté. Je met 4 étoiles, mais pas sur le message que je trouve un peu douteux...
Contrairement à ce que je pensais au premier abord Lars von Trier est tout sauf un cinéaste à prendre à la légère, c'est même l'un des derniers à repousser les limites du 7e art à chacun de ses films. Surtout que son talent est protéiforme (j'en veux pour preuve la variété de sa filmographie, lieu de toutes les expérimentations formelles) et que son positionnement intellectuel n'a de cesse de nous remettre en question, mettant toujours le doigt où ça fait mal. À ce titre «Dogville» égratigne fameusement nos amis américains, mais plus encore explore les bas-fonds de l'humanité et prétend donc tout autant à l'universalité! La question des rapports de domination, de la violence, du pouvoir est illustrée brillamment, le propos du danois se payant même le luxe de brouiller les pistes tant il use d'un terrible second degré! J'étais offusqué par la « manipulation » de Lars von Trier, nous emmenant précisément là où il le souhaite, « moralement » ou « émotionnellement » parlant : c'est justement tout l'intérêt de sa démarche, démonter les rouages de notre fascination pour la violence, libre à nous ensuite de prendre du recul (encore faut-il le pouvoir!)... Quant à la mise en scène tant évoquée par les critiques, il faut bien le dire, elle confère une force supplémentaire au long métrage de M. von Trier. On est en effet proche du théâtre filmé, et en même temps totalement à l'opposé : tout est une question de « point de vue », plus encore dans le sens où le cinéma, par le biais du cadrage, du zoom, etc. le dirige justement dans telle ou telle direction (contrairement au théâtre). «Dogville» interpelle donc par son fond d'une noirceur et d'un cynisme extrêmes, mais tout autant par sa forme, d'une part vis-à-vis de son accord et de ses interactions avec le fond, d'autre part en ce qu'elle remet en question une fois de plus le 7e art : comme à son habitude Lars von Trier nous interroge sur « ce qu'est le cinéma », sur son essence même. Difficile de le nier : nous avons affaire là à un film gigantesque, vraiment. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Un film de Lars Von Trier, aussi impétueux et provocateur qu'il soit, se savoure comme un cadeau de Noël que l'on a attendu depuis longtemps et qui enfin s'exhibe sous nos yeux. J'admet que l'utlisation du terme "attendu depuis longtemps" ne s'accorde point de la plus belle des manières pour "Dogville", le film étant sorti en salles il y a de cela 9 ans. Quoi qu'il en soit, malgré ses presques 10 bougies, "Dogville" reste toujours selon mon opinion personnelle le film le plus abouti et le plus poignant du génial cinéaste danois. Souvent, on a entendu des louanges conçernant "Dancer in the Dark" poignant mélodrame et ayant permi à Von Trier d'obtenir la Palme d'Or à Cannes et à Björk le prix de la meilleure actrice, ou encore le tout récent "Mélancholia" mélange entre film catastrophe, comédie et (toujours!) drame. Le fait est que ces deux longs-métrages cités sont très réussis, mais en déça de ce qu'est la terrible histoire contée dans "Dogville". Nicole Kidman joue avec brio une belle femme cherchant à sauver sa peau de gangsters à sa poursuite. Elle arrive dans un petit village du Colorado, nichée dans les montagnes, Dogville ou les habitants, généreux et ouverts de coeur, vont l'accueillir et l'intégrer dans leur vie communale. Le grand intérêt du film réside en l'aspect théâtral imposé, les décors étant réduits au strict minimum (seuls quelques meubles sont visibles) et ou les habitations sont marqués à la craie blanche au sol, comme si une pièce se jouait devant une foule de spectateur. Cependant, là n'est pas le but de rendre un hommage au théâtre mais plutôt de se focaliser sur les personnages, leurs comportements, leurs alibies... Car si l'histoire paraît, lors de la première heure, se dérouler comme dans un conte de fée avec des personnages attachants, accueillants et chaleureux, c'était oublier que Lars Von Trier est aux commandes avec son éternelle noirceur misanthrope. "Toujours se méfier des apparences" semble être la phrase moralisatrice du film lorsque au milieu du film subvient un retournement de situation des plus imprévisibles. spoiler: Les habitants de Dogville, dont l'écrivain Tom Edison joué par le trop rare Paul Bettany avec qui le personnage de Grave (Kidman) file un amour tout droit sorti d'histoires visant les jeunes filles en fleur, révèlent leur vraie nature en abusant de la gentillesse de Grace, en la traitant comme une esclave, certains humilants même la jeune femme en la violant! On retrouve alors le Von Trier que l'on a connu jadis, peignant la nature humaine de la manière la plus sombre et violente qui soit, de manière plus percutante ici que dans ses précédents films. Le conte de fées flirte avec le film d'horreur et c'est un sentiment de dégoût et d'opression qui devient maître des derniers chapitres, pour se conclure crescendo par une fin surprenante. "Dogville" est une oeuvre d'art signé par un génie de la mise en scène. Lars Von Trier se révèle plus inspiré que jamais dans son histoire candide et à la fois âpre et violente sur la société américaine servi par un casing 5 étoiles incluant outre Kidman, Stellan Skarsgard, le défunt Ben Gazzara ainsi que Chloé Sévigny ou encore Lauren Bacall. Un film certes difficile d'accès mais ô combien réussi.
Dogville est un film très différent de la plupart des autres films et sa mise en scène par Lars von Trier en fait devenir une pure merveille, ce qui n'était pas si simple. La première heure est plutôt longue, j'ai même laissé tomber mais en lisant les bonnes critiques je l'ai continué, et je n'ai pas été déçue. Donc, dans la première heure l'histoire se met en place mais très lentement, petit à petit le personnage de Grace commence à avoir de plus en plus de travail, ce qui nous fait poser des questions sur le vrai caractère des habitants de Dogville et de leur gentillesse. Déjà sur ce niveau, le jeu d'acteur des personnages est superbe, notamment Paul Bettany qui à première vue semble être un ange mais ce qui est totalement faux en réalité. Ensuite, tout tourne au drame: spoiler: viol, harcèlement moral, enchaînement avec clochette, viol de plus en plus fréquent.. . Enfin, je tire mon chapeau pour la fin à laquelle on ne s'attendait pas, ce qui termine le film sur une bonne note: spoiler: je trouve l'idée particulièrement intéressante que ce soit Grace qui tue Tom, ainsi que l'histoire du seul survivant . En ce qui concerne le décor, ce stratagème est une réussite, cela nous permet de nous concentrer davantage sur les personnages. De plus, nous pouvons penser que la seule présence de meubles telles des chaises ou des caisses peut définir le village de Dogville: une bourgade vide des choses les plus "importantes" tel un mur, ce qui rendrait les personnages vide de sentiments "négatifs", ce qui est ce que nous pensons en réalité. En ce qui concerne les acteurs, il n'y a pas de doute, Nicole Kidman est une grande actrice et tient son rôle à merveille du début à la fin et a la capacité à mettre le spectateur à sa place, spoiler: on ressent de la tristesse lorsqu'elle se fait violer, même face à tout ce qu'elle endure . Lars von Tier a su crée un personnage vraiment intéressant. Grace aide les habitants de Dogville pendant tout le film sans broncher, mais son comportement final change la donne. Les autres personnages sont aussi incroyablement interprétés, on ne s'attend pas à leur vrai caractère. Pour finir, le fait que ce film soit coupé en 9 chapitres nous montre plus précisément l'évolution des personnages. Quant au narrateur, on se croit dans un conte et ce n'est pas aussi déplaisant que ça en a l'air. Dogville est donc un film qui critique l'humanité et parfait en son genre, Lars von Trier nous a pondu un vrai chef d'oeuvre.
Une chose est sure Dogville est un film qui vous marquera longtemps... Lars von tiers a eu la géniale idée de cacher au spectateur la majeure partie des décors pour que celui-ci ne se concentre que sur les personnages. Personnages qu’on a l’impression de percer à jour dès les premières minutes tant ils paraissent simples mais qui s’avèrent au fur et à mesure du film complexes et déroutants. En fait Dogville est un film très dérangeant car il met le spectateur dans une position inconfortablespoiler: , les atrocités dont subit Grace au fil du film ne semble mettre personne mal à l’aise et fait réellement réfléchir le spectateur.
Un décor minimaliste qui peut faire fuir le spectateur. Il suffit de rester et l'on plonge dans une histoire dont on ne sort pas indemne. Ce film est excellent !!!
Bon, avouons que le début surprend, c'est nouveau et forcément ça fait un peu peur. Mais dès le premier chapitre, le film nous happe et nous dévore férocement. De plus Nicole Kidman est envoûtante pendant ces 3 heures intense ! Et au final Dogville étonne, fait réfléchir et dérange, et c'est en cela qu'il est fameux.
S'il y'a bien un ovni au cinéma c'est bien ce film ! Les 10 premieres minutes peuvent vous faire fuir mais si vous tenez le coup , vous ne quitterez plus le film. Original car c'est un film sans decor ! Il faut le voir pour le comprendre et le dénouement est non sans surprises. Un role épatant que nous offre Nicole Kidman
Dogville est un film qui nous est raconté tel un conte comme si on nous lisait une histoire. L'ambiance du film y est beaucoup dans sa réussite. Tout d'abord le rythme du film est lent, posé et surtout efficace pour nous faire rentrer pleinement dans ce film. Le décor du film est minimaliste ressemblant à un plateau de jeu, tout cela pour que l'on se concentre uniquement sur les personnages. Ces biens la nature humaine que montre ou dénonce ce long-métrage ainsi que l'évolution. On est même carrément pris à partie dans ce film notamment dans le final. Un film très riche, plein de réflexion, marquant et qui à coup sur frappe très fort!!
Lars von Trier, le cinéaste qui ose tout dans le dépouillement et l'absence de compromis. Je me souviens l'avoir vu dans un petit cinéma au moment de sa sortie, et j'avais aimé ce film.
Daubique à souhait. Une expérimentation complétement ratée. Même Chapi Chapo n'avait pas osé faire aussi minimaliste. Des propos peut être intéressants mais qui se sont trompés de média.