Dogville
Note moyenne
3,6
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362 critiques spectateurs

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Bonohuy
Bonohuy

69 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mai 2026
Dogville est une expérience de cinéma totalement hors du commun. Sur le papier, un huis clos théâtral minimaliste de près de trois heures devrait sembler artificiel ou interminable. Pourtant, Lars von Trier parvient à captiver du début à la fin grâce à une maîtrise impressionnante du rythme psychologique et de la montée progressive du malaise.

Le décor quasi inexistant devient finalement une force immense : il permet de se concentrer uniquement sur les personnages, leurs comportements, leurs hypocrisies et les rapports de domination qui s’installent lentement au sein de la communauté.

Nicole Kidman porte littéralement le film sur ses épaules dans ce qui est probablement son meilleur rôle depuis Eyes Wide Shut. Elle est extrêmement touchante et parvient à rendre le basculement progressif du personnage profondément humain.

Le film impressionne aussi par sa capacité à faire passer trois heures étonnamment vite malgré son dispositif radical. Lars von Trier transforme cette expérience minimaliste en véritable étude de la cruauté humaine et du pouvoir collectif.

Même si certains pourront attendre un payoff encore plus fort après une telle montée de tension, le film reste fascinant précisément parce qu’il évite souvent les choix les plus faciles ou les plus attendus.

Au final, une œuvre radicale, captivante et profondément originale, qui confirme à quel point Lars von Trier est un réalisateur totalement à part dans l’histoire du cinéma.
Greg D
Greg D

11 abonnés 75 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 mars 2026
Je passe mon tour là, j’ai tenu deux minutes ! J’allais pas supporter une telle pauvreté de décor et de mise en scène pendant 3 h.
L’histoire me plaisait pourtant mais là ce n’est pas possible pour moi. Les décors sont un des éléments majeurs d’un film tout comme le scénario, la musique ou encore les costumes.
Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 janvier 2026
Sorte de pièce de théâtre, la mise en scène et les décors sont minimalistes et froids, le scénario est plutôt original mais il faut accrocher dans les 15 premières minutes sinon c'est foutu pour 3 heures... Je voulais le voir en entier c'est donc une énorme perte de temps pour ma part.
Nadia T
Nadia T

6 abonnés 501 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2025
Film très intéressant cependant j'ai trouvé des longueurs extrêmes j'ai du le voir en trois fois . L'idée du huis clos est géniale
Bober
Bober

4 abonnés 120 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2025
Bon film dans son ensemble, qui a un mega point fort mais faut s’y faire, qui est évidemment la scène. C’est tellement bien pensé et surtout bien maîtrisé ! Totalement ! Après les acteurs sont incroyable, maiiis l’histoire peut être un peu trop facile sur certains point et du coup un peu mou. Même si la fin tout part en cacahuète, mais avec un plot twist pas si dingue que ça malheureusement. Je recommande, mais accrochez vous c’est pas donné à tout le monde de réussir à se mettre dans le film !
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2025
Encore un film expérimental pour le cinéaste danois Lars Von Trier avec cette fable mordante et cruelle. Très atypique sur la forme avec ses décors dessinés à la craie se déroulant dans le même lieu ainsi qu’excessive dans sa durée de près de 3 heures le réalisateur provoque et titille le spectateur grâce à un récit explorant la noirceur profonde de l’être humain. Emmené par Nicole Kidman dont la fragilité et la naïveté de son personnage font oublier toutes les longueurs du récit, elle est de plus parfaitement entourée par des seconds rôles convaincants. Une œuvre unique en son genre.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juillet 2025
Dogville impressionne par son audace formelle et sa mise en scène minimaliste qui met en lumière les performances intenses des acteurs, notamment Nicole Kidman. Le film explore des thèmes lourds avec une grande profondeur, mais son rythme lent et son esthétique dépouillée peuvent dérouter. Une œuvre exigeante et marquante.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2025
Entre théâtre filmé et livre audio, Lars von Trier ramène la réalisation à son strict minimum, exigeant du spectateur qu'il avive son imaginaire tout en représentant symboliquement son propos (la scène du viol dont tous détournent le regard par les murs invisibles qui les séparent de la vérité). Etude extrêmement pessimiste de la nature humaine, ce drame renvoie dos à dos la corruption de la ville (gangsters achetant la police) et celle de la province ou de la campagne (gangrénée par l'hypocrisie, la perversion, le déni) à travers une galerie de personnages (tous impeccablement interprétés) dont la courtoisie, la culture, la piété ne sont qu'apparentes (jusqu'à un nouveau Rousseau enfant!). Récit d'une hospitalité destructrice (sorte d'anti Blanche Neige), la narration sombre dans un cauchemar fort malaisant que la voix-off souligne avec une acide neutralité jusqu'à un dénouement "moraliste" assez délectable! Une fable initiatique âpre, cynique, cruelle!
gregbutton
gregbutton

41 abonnés 1 016 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2025
Malgré une mise en scène extrêmement spécifique qui peut perturber la narration de bien des manières, Dogville se dégage par son rythme, ses interprétations et un scénario très fort. Une oeuvre vraiment à part, déconcertante et osée.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2024
Œuvre majeure dans la filmographie de Lars von Trier, Dogville prend un parti pris radical de mise en scène, dans le sens où le décor est constitué de quelques éléments de mobilier, mais les rues et les maisons sont représentées par des traits tracés au sol, dans une pièce immense qui pourrait être une scène de théâtre. Dans la ville imaginaire de Dogville, ancienne cité minière où vit une petite communauté en vase clos, l’arrivée de Grace (Nicole Kidman), poursuivie par des gangsters, va bouleverser l’équilibre fragile du collectif. Malgré sa grande bonté et la pureté quasi-christique de son âme, l’arrivée de cette étrangère, dont le passé mystérieux est synonyme de danger, va éprouver chez les habitants les notions d’acceptation, d’identité, de bien et de mal. Et comme souvent chez le pessimiste cinéaste danois, la nature humaine va se révéler bien cruelle, pour ne pas dire monstrueuse. Avec un final tout à fait surprenant, qui met le spectateur dans une position forcément inconfortable. Avec une ribambelle de second rôle géniaux, dont Paul Bettany, Stellan Skarsgård, Ben Gazzara, Lauren Bacall, Patricia Clarkson, Zeljko Ivanek, Chloë Sevigny, Siobhan Fallon Hogan et James Caan.
fred c
fred c

6 abonnés 460 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 novembre 2024
L'aspect théâtre il faut 10 min pour l'accepter, presque une forme de renoncement qui demande du courage pour pas quitter. Après, le découpage en chapitres, les têtes connues, la voix narrative, la prestation des acteurs et la connotation psychologique de l'histoire aident a accrocher. Mais dépasser le cap des 1H30 et tenter 3H dans ce format était un risque trop grand.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2024
Le film le plus radical de Lars Von Trier. De par sa longueur imposante (on pointe à 2h50 les mecs, ce n'est pas rien) mais aussi et surtout de par l'angle d'attaque adopté. On parle d'un film où le décor se limite à une scène sur laquelle sont tracées des lignes blanches pour délimiter les contours des maisons et des rues de Dogville. Ajoutez à cela un côté ouvertement théâtral. Il faut s'armer d'énormément de patience. On ne s'aventure pas là-dedans à la sauvette. J'ai beau réfléchir depuis un moment, je n'ai pas souvenir d'autres films imposant un traîtement aussi schizophrène à son personnage principal. En effet, pendant 1h25 précisément, Grace bénéficie de la sympathie des habitants de Dogville qui l'ont accepté parmi eux avant de, dans l'heure 25 suivante subir le courroux de ces gens d'une manière si brutale que l'on se demande si l'on est toujours en train de regarder le même film. Mais, comme Von Trier fait toujours (ou du moins souvent) les choses bien, il réserve à Grace un final qui va lui faire comprendre que, finalement, avec un poil de pouvoir entre les mains, elle ne vaut pas mieux que ceux qu'elle brocarde (et ça ne répond pas au schéma du oeil pour oeil et dent pour dent) et côtoie avec une certaine arrogance. D'ailleurs, Nicole Kidman est franchement épatante. Si le voyage vers Dogville eput être raide, voire très raide, je puis quand même vous assurer qu'il vaut le coup d'être fait.
Président Bird
Président Bird

6 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2024
Un film assez difficile à regarder mais qui finit par fasciner et obséder, et est ultimement gratifiant. Le dispositif de mise-en-scène très abstrait et théâtral peut rebuter, mais il traduit bien une sensation d’enfermement mental. La mise en scène et la lumière se concentrent sur les acteurs, qui sont tous excellents. Paul Bettany est particulièrement passionnant, dans le rôle d’un écrivain incertain. La fin est superbe et modifie la perspective globale du film.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2023
Une œuvre immense et originale, par sa forme à ma connaissance sans précédent et sans équivalent dans l’histoire du cinéma. Lars Von Trier semble d’abord nous inviter à un jeu : la première image, une plongée verticale sur un plateau, évoque celui d’un jeu de société, sur lequel se déroulera l’action pendant près de trois heures, qui passent très (trop) vite tant se succèdent des situations symboliques et puissantes. Le parti-pris du cinéaste d’utiliser comme lieu de tournage ce seul plateau et quelques objets de décors nécessaires à l’histoire est plus que réussi ; en rien de temps, on oublie cet aspect tant l’on est pris par le propos ; le talent n’a pas besoin d’énormément de moyens. Sur ce plateau vont évoluer quelques archétypes du cinéma Américain : les gangsters et le « Parrain », la belle héroïne, les travailleurs des « Raisins de la colère » ; leur perversion par le cinéaste n’en sera que plus jouissive.
« Dogville » est un film littéraire : les dialogues et le texte en voix off, écrits par le réalisateur lui-même, sont d’une richesse précieuse, non dénuée d’un humour distancié du meilleur effet. « Dogville » est aussi un film théâtral, par l’unité de lieu, le dispositif scénique (par exemple la cachette visible de Grace dans la « mine ») et le jeu des acteurs, tout à fait excellents d’ailleurs. « Dogville » est surtout un film de cinéma : la construction, le montage, le choix des plans (celui de Grace au milieu des pommes !), les éclairages et l’esthétique de l’image (on pense parfois à Vermeer et aux peintres flamands), les mouvements de caméra (ces zooms rapides sur un personnage qui font ressentir l’impact sur lui des propos tenus à l’instant), toute la grammaire cinématographique est au service du propos. Un propos très riche, principalement sur la nature humaine et les moteurs de son fonctionnement, qui débouchent sur l’exploitation du plus faible (par sa situation et non par sa personnalité propre) ; sur la lâcheté, qui fait présenter aux uns des actes par essence terribles avec de fausses justifications conjoncturelles, qui fait renoncer aux autres à l’engagement dès lors qu’il comporte un risque (le personnage de Tom est à cet égard le plus méprisable), qui pousse à trahir pour des intérêts dérisoires ; sur les pulsions de domination, en particulier de l’homme sur la femme.
Le film est une succession de scènes mémorables (celle de l’ouverture des rideaux devant l’aveugle niant son infirmité, celle du chantage du petit garçon qui demande à être battu, etc...). Par la dernière image du chien dessiné qui s’incarne en chien réel, Lars Von Trier nous indique magnifiquement que son conte est la métaphore d’une réalité.
Cette œuvre à la dimension mystique qui raconte un parcours Christique, celui de Grace (un prénom intentionnellement choisi) et un châtiment Divin, fait partie des trois chefs d’œuvre de Lars Von Trier et de ceux de l’Histoire du Cinéma.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 décembre 2023
Lars Von Trier fait du cinéma-théâtre, une ville est construite sans mur et en intérieur, une idée pas bête mais la photographie en pâtit énormément. C'est moche et c'est moche pendant 3 heures. Que d'ennui!! La présence de Nicole Kidman relève un peu le niveau mais c'est tout juste. Il faut avoir le moral pour aller au bout du film, il agit tel un somnifère ultra puissant. A regarder le week-end lorsque l'on est reposé sinon ce sera surement l'écran qui vous regardera et non vous qui le regarderez.
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