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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Lars von Trier prouve à n'importe quel cinéaste au monde qu'avec pas grand chose, on peut réussir à construire la chose la plus extraordinaire. Exceptionnel et unique.
Ce film est vraiment très très spécial ! Tout d'abord, il est long, ensuite il est ni cinématographique ni théâtral, et troisièmement après l'avoir vu, je me suis sentie mal pendant plusieurs jours et dés que j'y repense je me sens mal. Vraiment je n'aurai aucun argument à vous dire pour dire qu'il est bon et pareil si vous voulez que je vous dise qu'il est mauvais. Il est bizarre, c'est tout. Si vous aimez le risque allez y mais sinon évitez le.
Une oeuvre tout bonnement extraordinaire de Lars Van Trier, magnifiée par la grande originalité des "décors" et de la mise en scène. Il semble que l'on ne pouvait proposer le rôle principal à une autre actrice que l'éblouissante Nicole Kidman. Toutefois, on regrettera que celle-ci ait fait faux bond au réalisateur pour un second et/ou troisième film, de cette trilogie. Il semble, en effet, que Nicole Kidman ait à nouveau préféré rejoindre les sirènes hollywoodiennes. Surtout ne pas manquer la fin de ce film, qui se réfère à l'impitoyable loi du Talion...
Quelle déception ce film de Lars von Trier ! Il s’agit d’une sorte de pièce de théâtre qui se déroule dans des décors plutôt simplistes et minimalistes : un grand fond noir, des marquages au sol et quelques objets disposés par-ci par-là. Le concept est original et innovant mais encore faut-il qu’il soit bien filmé et captivant pour le spectateur. La caméra bouge dans tous les sens à un point qu’on a l’impression d’être sur un bateau en pleine tempête. 2h50 de supplice et d’ennui, c’est long et interminable. Qu’es-ce qu’une actrice comme Nicole Kidman est allée faire dans une telle entreprise ? Malgré la performance des acteurs, « DogVille » ne parvient à aucun moment à séduire le spectateur par sa lenteur, son sinistre décor et son histoire aussi indigeste qu’infâme.
Envoûtant, hypnotique, magique... Dogville est tout ça à la fois, et encore plus! Une fois passée la période d'adaptation au style on ne peut plus original de Lars Von Tier, et après s'être demande "qu'est ce qu'on fou ici", on entre comme par magie dans le film... et quel film ! LVT appuie là ou ça fait mal, et il appuie fort! L'humanité en prend plein la gueule, tous nos défauts sont mis en exergues (lâcheté, bassesse, exploitation de l'autre, etc...) d'une manière saisissante grâce, entre autres, à la sobriété de la réalisation. LVT réalise un véritable manifeste d'une rare puissance sur les vices des hommes, et on ne peut que saluer son final d'une rare violence... envoûtant. Nicole Kidman est quant à elle parfaite, tour à tour enjouée, froide, romantique, meurtrie, effrayante... une fois de plus elle est parfaite. Que dire si ce n'est que ce film est un véritable chef d'oeuvre qui vaut la peine de passer outre l'aspect assez "rébarbatif" (seulement au début) des décors à la craie et des murs invisibles, qui donneront par la suite encore plus de force au film.
Dogville est le film hors norme d'un cinéaste exceptionnel. C'est l'antithèse ou l'antidote de Breaking the waves. Théâtre ? Oui, mais alors un théâtre où le spectateur se déplace, caméra à l'épaule, avec les acteurs filmés en gros plans ou sur plusieurs niveaux. La vision personnelle des Etats-Unis de Lars von Trier, commencée avec Dancer in the Dark, se précise dans l'Amérique profonde de Dogville, un si petit monde à l'apparence de "Loft" transparent dont le spectateur peut enfin - c'est l'acte ultime du voyeur télévore - contempler les captifs à travers les murs. Novateur dans sa forme dépouillée et d'une richesse intense dans la palette des sentiments contrastés qu'il met à jour aussi bien sur l'écran que dans la salle, ce film s'inscrit dans l'histoire du cinéma contemporain. Que Nicole Kidman (Grace) obtienne le prix d'interprétation féminine ou que Dogville soit choisi conne grand prix du jury ou prix spécial du jury à Cannes n'est plus alors que simple anecdote.
Pour Dogville, La mise en scène de Lars Von Trier est comme toujours ingénieuse (les maisons dessinées sur le sol d'une scène de théatre et tout cela filmé avec une caméra à l'épaule)et l'interprétation est plus que remarquable,la brillante Nicole Kidman en tête. Le sujet est fort, le film puissant!
Fidèle à sa réputation de jusqu'au-boutiste, Lars Von Trier propose ici son film le plus abstrait et confirme son génie (pour ceux qui osaient encore douter). Sans égaler la puissance émotionnelle et viçsuelle de son chef d'oeuvre "Dancer In The Dark", il instaure un nouveau concept, filmer sans décor. Il faut avouer que la réussite est la hauteur de son ambition. Libre au spectateur d'imaginer le décor (on retrouve quand même les angles de caméra et les raccords typiques au réalisateur). Outre le fait que ce concept rapproche le film du théâtre, "Dogville" donne la sensation d'être une oeuvre purement littéraire. Cette sensation est accentuée par le découpage scénaristique (comme dans Breaking The Waves) et par la voix off narrative (on pense beaucoup à Barry Lindon). Pour Nicole Kidman, sa silhouette d'icône hollywoodienne au centre de Dogville déroute agréablement. Sa performance est à la fois gracieuse (c'est le bon mot), troublante, inquiétante et touchante. Elle ne serait probablement pas ainsi, sans le regard que porte Lars Von Trier aux femmes. On s'aperçoit au fil de ses oeuvres qu'elles sont la source de son inspiration. Ici le personnage de Grace se rapproche de celui de Bess, Karen et Selma, pour mieux s'en détacher par la suite, et devenir leur opposée. Par cette esthétique dépouillée –et bouleversante – (la scène où Grace ouvre les rideaux...), L. V. T. remet en cause les principes cinématographiques, comme il l'avait fait avec le dogme, et rien que pour cette volonté créatrice, le film mérite le déplacement. En un mot : génial.
De l'anti-cinéma pour gens "très cultivés". Les dialogues sont peut-être "étincelants" mais quand on ne comprend pas l'anglais, les sous-titres ne sont guère étincelants.
Si j'avais su que j'allais passer 3h à voir une pièce de théâtre au cinéma... et de surcroît un film ou l'intrigue est téléphonée et le scénario aussi plat et ennuyant que Solaris. A la première demi-heure je me suis dit "pourvu que ce soit que l'introduction", mais si hélas. Il y a 50% de la salle qui est sortie avant la fin du film. Bon ça ne fait que 10 personnes ok, mais c'est beaucoup. Je me demande encore pourquoi je n'ai pas fait pareil.
Tres bonne histoire, des décors innovants et une prestation d'acteur grandiose (on voit presque le paysage et les maisons grâce à eux...). Un film qui fait reflechir, et une très bonne fin. Un excellent film.
Un pari audacieux... qui fonctionne. On oublie l'absence de décors dès le prologue . Un film qu'il faut voir au cinéma pour entrer dans son atmosphère.
Oui et non. Oui parce que ce film, à l'allure bien plus qu'originale (les décors sont tracés à la craie et les murs sont imaginaires), dénonce le fascisme et le système américain d'aujourd'hui. En effet, un être étranger vient s'installer dans un endroit dont tout le monde dit du bien (les Etats-Unis) mais se rend compte que dans cet endroit, tout n'est que mauvais. Cette personne n'est pas acceptée au début mais commence par l'être puis retombe en enfer. Et c'est un point pour Lars Von Trier qui n'en est pas à son coup d'essai dans le cinéma expérimental. Oui aussi parce que Nicole Kidman ne joue pas son personnage : elle est son personnage. Non parce que le film est trop long (3h pour un huit clos dont les décors n'existent pas, c'est un peu long il faut l'avouer). Non aussi parce que les dialogues sont parfois trop complexes et font sombrer le spectateur dans l'ennui. Au final un film mitigé qui rentre dans la famille des films d'auteur inclassables expérimentaux.
Dogville est le meilleur film de son grand auteur Lars Von Trier. C'est aussi une oeuvre forte qui frappe jusque dans les entrailles de ses spectateurs, lorsqu'il expose la bestialité et le sadisme humains. Qui arrive à imaginer Dogville autrement qu'avec ces décors limités à la craie ? Un grand film qui méritait de raffler tous les prix cannois.