Men
Note moyenne
2,4
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193 critiques spectateurs

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10 critiques
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29 critiques
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Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2022
Une beauté formelle magnifique de la campagne verdoyante anglaise! Une demeure cossue aux murs rouge carmin! Un mari qui la hante! Le décor est planté et ne cessera de nous hypnotiser...
Elle devra lutter contre ses propres démons et se confrontera à eux sous des formes très diverses.
Et ce final gorrifique incroyable! Ce film pourrait vous hanter longtemps.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2022
Le retour d’Alex Garland reste un événement à ne pas manquer. Si l’on est resté sur sa faim dans « Ex Machina » et un petit peu déçu par l’orfèvrerie de « Annihilation », son passage à la Quinzaine fait plaisir, sachant qu’il revient avec les mêmes artefacts que ses précédents longs, à commencer par un travail d’ambiance qui détonne. Viscéral, entre voyage hallucinant et halluciné, son nouveau projet parsème les revers de la masculinité toxique et uniforme, tout en discutant la position d’une veuve, réfugiée dans un village aux visages familiers.

Au cœur d’un manoir qui se prête au jeu de l’épouvante, Garland viendra justifier nos attentes par une pure réflexion sur le mal qui sévit. La citadine endeuillée ne rêve que de tourner la page, mais une dose de culpabilité la pousse à explorer de nouveau la personne qu’elle était autrefois. Les films précédents présentaient déjà une étude ouverte sur la nature humaine, à travers le fantasme qu’on en fait, via une intelligence artificielle, ou bien par un traumatisme, qui se rapproche nettement plus de ce postulat de base. Harper ne cesse donc de fuir, une ombre ou une pensée qui dérange, la ramenant toujours dans son appartement londonien, où elle revit la chute de son mari. Ce moment est déjà ancré dans l’imaginaire fantaisiste du personnage, qui ne sait pas comment interpréter le drame. Sans faire l’état des lieux complet du couple qui se foudroie mutuellement, le récit campe derrière sa démarche polyvalente, qui ne lui vaut pas l’efficacité de son concept initial.

La photographie nous emmène à appréhender la flore comme un être surnaturel et omniprésent. Malheureusement, il n’en fait pas grand-chose, car le dénouement viendra de nouveau étouffer ce qui a très bien été construit dans les deux premiers actes. Bien heureusement, Jessie Buckley donne du corps à son héroïne, rongé par un patriarcat malpoli, passif, naïf, intrusif et qui hante ses nuits. Il ne faudra donc pas très longtemps pour que la silhouette de Rory Kinnear devienne l’écho qu’elle a généré un peu plus tôt dans un tunnel, lieu d’une démonstration sonore et visuelle d’une qualité rare et merveilleuse. Pourtant, le procédé se répète un peu trop souvent et tourne en rond, passé les moments où la profondeur de champ aura raison du spectateur, qui ne sait plus où placer son regard.

Faute de quoi, le final place le home invasion et le body-horror en pleine ligne de mire. La menace vient autant de l’extérieur que de l’intérieur. Harper, qui aura goûté au fruit défendu, ne verra que son reflet pour faire opposition aux « Men » de l’intrigue. Chaque visage est un masque pour tromper cette femme, venue se ressourcer. Au lieu de cela, c’est un cauchemar qui l’accueille dans son cottage, où le rapport homme-femme accouche littéralement son traumatisme sur le parquet. La vulnérabilité de la dame est au centre d’un débat psychologique qu’il convient de sonder par l’effroi, ce que le film réussit dans un temps, avant de se retrancher là où tout a commencé, avec un mot de la fin qui blesse et semble trahir ce qu’il a longtemps cautionné.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2022
Un film qui divisera, et à juste titre car vous n'aurez jamais rien vu de tel au cinéma. Après Ex Maquina et Annihilation, Alex Garland nous propose une nouvelle proposition radicale, traitant ici de manière très littérale les problématiques liées aux masculinités toxiques et le rapport des hommes aux femmes.
Le propos de fond est très premier degré et manque parfois de finesse. Le réalisateur appuyant le sens porté par se mise en scène avec des dialogues surexplicatifs (sûrement un choix de la production pour rendre le film plus "accessible"). En dehors de cela, tout est absolument brillant, à commencer par la mise en scène de ce thriller qui ne manquera pas de vous scotcher à votre fauteuil. Idem pour ce qui est de la performance du duo formé par Jessie Bucklet, formidable dans le rôle de cette femme tourmentée et persécutée, et Rory Kinnear, prêtant ses traits à la totalité des hommes (et garçon) du film avec brio.
Un film à voir absolument.
patrick g.
patrick g.

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juin 2022
Un chef d' oeuvre !
Mais quelle drôle d' idée de classer ce film dans la catégorie des films d' épouvante il n' a rien à faire dans ce registre
C' est pour moi un film psychologique et gore mais pas d' épouvante!
Les images sont sublimes les paysages, la nature, et la musique comme celle d' Arvo Part fabuleuse un choix très judicieux
n' en déplaise aux grincheux. Un film surprenant et d' une grande originalité d' une grande intelligence et filmé magistralement sans oublier les acteurs stupéfiants.
Certes il ne plaira pas à tout le monde et c' est la preuve de sa personnalité et de son génie.
Vous avez le droit de ne pas aimer mais abstenez-vous de vos critiques déplacées
Ayecefe
Ayecefe

18 abonnés 17 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 juin 2022
Je suis allée le voir avec une copine. On hésitait entre Jurassic World et Men. On a regretté notre choix au bout de 5 minutes. Difficile à expliquer mais on sent dès le début qu'il va y avoir un problème avec ce film. Ultra glauque. Des scènes où on a des plans de trucs inutiles et des chants lyriques très malaisants. Des flashbacks d'une scène encore plus malaisante. C'est pas un film d'horreur mais un film de malaises. Au bout de 40 minutes, après une scène particulièrement dérangeante on s'est regardées en s'avouant que c'était nul et on a changé de salle. Ca m'est arrivé 3 fois dans ma vie de couper un film : A l'intérieur, Under the Skin et Men. Je dois être trop bête pour comprendre ce genre de film sans histoire et ultra dérangeant avec en prime des chants qui mettent en état d'alerte pour rien.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 juin 2022
C'est un bonheur de réentendre Love Song de Lesley Duncan, en entrée et au dessert. "Love is what we came here for". Sauf que la nana n'est pas venue pour ça. Dommage, car il y a des images de nature plutôt attendrissante, des verts soigneusement filmés. Cette femme est tourmentée, ou plutôt hantée. C'est ça le plat principal. La caméra ne nous dira pas quand elle hallucine ou pas. Il y a un mélange du réel et de l'irréel, pour lequel l'auteur s'en donne à cœur joie. On ne saura pas si elle aimait vraiment. Sans doute que oui. Mais sans doute que ça n'a aucune importance pour cet auteur (Alex Garland), qui veut avant tout filmer des trucs glauques, qui surgissent du glauque, qui surgit du glauque... S'essayer dans l'horreur ? Voulait-il illustrer la femme dans ce monde d'hommes (Men) ? Ce film est un exercice d'esthétique sur la hantise d'une âme. Accessoirement, cette âme-là s'interroge sur sa possible culpabilité. Mais ça ne fait pas peur. Ça n'émeut pas. C'est juste pour si on n'a rien d'autre à faire. A.G.
Mathilde de Beaune
Mathilde de Beaune

414 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2022
Dommage qu'un grand nombre d'hommes refuse d'adhérer ou de comprendre ce film... Entre ceux qui disent que le film est trop compliqué ou trop simple : la réalité est peut-être que le message est trop cruel, car du point de vue de la photographie, du son et de la musique, on ne peut absolument pas accuser ce film de simplisme ou de fainéantise.
Les films féministes sont rarement de qualité hélas, tant le discours politique s'attarde et s'appesantit, de peur de mal se faire comprendre. On peut compter au rang des succès : Mad max Fury road, Duel... et Men. Le nouveau film d'Alex Garland, absolument ahurissant de radicalité, nous dresse un double portrait : celui des femmes, immergées dans un monde masculin où elle sont évincées des lois, des réalités et des décisions ; celui des hommes, qui sur-engendrent eux-mêmes leur propre violence mimétique. Alex Garland avait posé les premières pierres de ses questionnements métaphysiques avec Ex machina, sur la robotique, le désir, l'humain augmenté, le génie et la frustration. Avec Annihilation, il nous avait porté au bord de la folie SF. Avec Men, il nous entraîne encore au-delà (âmes sensibles s'abstenir, certaines scènes gores peuvent vraiment faire tourner de l'œil tant elles tapent dans notre subconscient).
Ne pas se laisser tromper par un début faussement contemplatif. Après ça tape très fort et très longtemps, en lorgnant explicitement vers le classique The Wicker man.
En bref, le film a des choses à dire, à montrer et à exhiber sur la violence de la relation hétérosexuelle où deux mondes s'entrechoquent et se déchirent. Brillant et fiévreux.
Hollywood-Biographer
Hollywood-Biographer

236 abonnés 1 533 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 juin 2022
"Men" constitue une déception dans la mesure où cet univers pseudo-horrifique ne crée à aucun moment de la peur. Le scénario est assez peu inspiré et traine en longueur. L'idée de départ était bonne, mais le film s'enfonce inexorablement dans une démonstration inutile d'idées saugrenues qui n'apporte rien au récit initial jusqu'à un final vraiment WTF.
L'ECRAN FOU
L'ECRAN FOU

116 abonnés 217 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 août 2022
la patte et les thématiques d'Alex Garland ne viennent hélas pas sauver ce thriller horrifique au rythme trop mou pour ce qu'il a à proposer. le choix de jouer sur le psychologique et le jeu des acteurs finissent noyés par les innombrables références qu'il faut savoir interpréter ou réinterpréter afin d'en comprendre l'essence, Garland se dédouanant une fois encore d'expliquer son propos pour laisser le spectateur se débrouiller comme il peut avec ces références pas toujours simples.
mais là où le film arrivera rapidement à perdre les spectateurs, c'est autour de son sous-texte à la limite de la misandrie crasse et toxique, qu'une fin confuse vient potentiellement atténuer selon l'interprétation que l'on decéidera de s'en faire, encore une fois.
Dommage, car la forme y est, l'idée aussi, mais le manque d'équilibre du fond en fait un RDV manqué
ma review complète sur ma chaine L'ECRAN FOU : https://www.youtube.com/watch?v=rSgxzud58jM
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 juin 2022
Men n'échappe pas à la règle du déclin actuel des films fantastiques. Celui-ci maniéré au possible, à la dramaturgie aussi prévisible qu'un chien en attente de ses boulettes à l'heure dite, qui en rajoute en musique sursignifiante, aux plans interminables et qui ne suscite qu'un effroi modéré (je pense à ces plans dans l'église) n'aborde que d'une façon assez lourdingue le féminisme. Même si quelques idées sont assez troublantes, comme par exemple faire jouer tous les personnages par un même acteur quand il ne s'exhibe pas totalement nu avec sa grosse quéquette à l'air, Kinnear est d'ailleurs très bien dans le rôle assez ridicule mais il fait le job, Men est médiocre, sans vraie imagination dans le récit ni dans la mise en scène même si les effroyables scènes de la fin sont assez frappantes. Les féministes à poil dur verront dans tous ces personnages à la fois l'homme agresseur tour à tour homme d'église, patron, satyre, policier, ou malade mental immature. Long et grotesque ce film qui accumule les lourdeurs, tel ce plan où la femme voit le bout du tunnel, est une grosse déception si ce n'est l'idée de situer l'action dans la campagne profonde anglaise.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 juin 2022
Oh là !!! Quelle est la finalité qu' Alex Garland souhaite mettre en avant ? Vraiment compliqué..... Pourtant au moins 2 points forts, un décor magique, mystérieux et irréel, dans cette campagne anglaise. Une demeure majestueuse, elle aussi mystérieuse, cadre tout à fait approprié à un film... Par ailleurs, belle surprise de retrouver l' Irlandaise Jessie Buckley (Harper) dans ce rôle principal et central.
Moins euphorique sur la musique, elle alterne entre bon et moins bon - surtout dans la seconde partie. On comprendra le personnage torturé de cette jeune femme, moins les horreurs plastiques et sanguinolentes, moins encore les apparitions / disparitions, surnaturelles, qui nuisent au scénario. Bel effort sur la photographie, associée aux sons, pour "animer" la nature, et créer une sorte de personnage à part entière. Mention spéciale au maquillage de Rory Kinnear, jouant tour à tour plusieurs rôles...
Fatigué par contre, à force d'un matraquage d'images de parodies d'accouchement - franchement pénible, affligeant et inutile. Bilan bien délicat au final....!!**
Mr cinetok
Mr cinetok

341 abonnés 399 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 juin 2022
5 ou 0 étoiles mon coeur balance et je ne sais toujours pas en faite ce que je peux lui donner. C'est beau c'est sûr mais est ce que cela suffit ? tout les clichés de l'horreur sont bien présent et réussit pour faire lever les poils mais est ce bien dans le bon ordre ou cohérent pour la compréhension et le plaisir au final du téléspectateur ?. Une ford fiesta bleu moche et la voie lactée magnifique pour résumer. De méchants hommes qui relèvent plus de la psychiatrie mari compris c'est sûr c'est bon pour le féminisme ou metoo j'ai un doute ?. On assiste au final à un truc bizarre qui nous perd dans un labyrinthe de symbolisme cauchemardesque...un cauchemar que l'on pourrait faire nous même la nuit où quand on se réveille on se dit que cela fait peur mais bien réveillé cela n'a ni queue ni tête, 5 étoiles car dans ce domaine il les vaut vraiment. Mais 0 aussi car pas sûr
du tout de vouloir être assez intelligent pour comprendre le message subliminal caché sois disant derrière ce Body Horror.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 juin 2022
Voici donc le film définitif qui va clouer les hommes et leur toxicité avéré au pilori. Il s'appelle Men et ne dissimule en rien la radicalité de son propos : parce qu'une femme a croqué une pomme dans un jardin dont elle n'était que locataire, faudrait-il vouer toutes ses consœurs à subir les outrages, les attouchements et la misogynie masculine, jusqu'à la fin des temps ? Alex Garland n'y va cependant pas tout de suite avec ses gros sabots, avec une entrée en matière pas si mal taillée, avec splendeur de la nature anglaise et traumatisme récent à effacer pour Harper, son héroïne isolée (comme de bien entendu) dans une somptueuse propriété rurale. Ensuite, cela se gâte sérieusement, et l'on peut toujours plaider la démence de Harper pour sa vision irrévocable des hommes comme des prédateurs à un seul visage (le procédé est pesant) si cette idée n'était pas celle que le film accompagne avec enthousiasme. Devant ce spectacle, point de frissons mais une sorte de stupeur face à cet étalage de plus en plus sordide, qui accouche d'une scène censée rester dans les an(n)ales mais qui n'est pas loin de toucher au grotesque. Ok, tous les hommes sont potentiellement des ogres (ce qui rappelle un film français récent), une thèse évidemment réductrice mais qui aurait pu être illustrée de manière un tantinet moins symbolique et un peu plus subtile. Est-il déraisonnable de penser que, réalisé par une femme, Men aurait gagné en finesse et en intelligence ?
Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 juin 2022
Plus que mitigée concernant ce film... Le message de l'homme malsain, manipulateur et toxique est omniprésent dans le film, mais à force de vouloir dénoncer ce problème, il en devient trop cliché et plus pris au sérieux, faisant de l'homme le grand méchant et la femme la victime.
Concernant l'histoire, le démarrage prend vraiment (trop?) son temps, puis la seconde partie relève le niveau en installant une ambiance pesante et angoissante.
Mais la fin du film m'a complètement abasourdi, de part une scène qui justifie l'interdiction de moins de 12 ans avec avertissement. Autant esthétiquement c'est très bien fait, autant elle provoque un fort sentiment de malaise et de dégout.
Le message du film est clair, mais on passe finalement à côté.

http://cinephile-critique.over-blog.com
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 août 2022
Métaphorique en diable, le dernier film d’Alex Garland est doté d’un scénario aussi original qu’audacieux, d’un duo d’acteurs génial (notamment Rory Kinnear à la palette de jeu phénoménale), de décors somptueux (ah la magnifique campagne anglaise en automne) et porte un regard autre sur la difficulté du deuil et de la culpabilité qui s’en suit. Alors quand tout ça est accompagné d’une bande-son saisissante, d’une ambiance anxiogène, d’effets spéciaux prodigieux (cf. les accouchements successifs) que n’aurait pas reniés Brian Yuzna avec son polémique « Society » et d’une représentation des hommes en conformité avec la société actuelle, on se dit qu’on tient-là un excellent film d’horreur s'apparentant à une expérience quasi viscérale !
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