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Un visiteur
1,0
Publiée le 11 juin 2022
1 étoile pour la participation.J’ai vue quelques films nuls mais celui ci à la palme à tout point de vue. Un record pour être partit seulement au bout de 40 minute de film. Un jeu d’acteur à la hauteur de «le jour où tout à basculer ».Ne venez pas chercher le frisson vous rirez du malaise.Ce film à le mérite d’exister…
Après un drame personnel, Harper décide de se mettre au vert, dans un beau cottage isolé. Ce qui est évidemment une très mauvaise idée quand on est la protagoniste d’un film d’horreur ! En effet, après avoir rencontré le propriétaire gentil mais lourdaud, Harper se balade en forêt, et fera des rencontres pour le moins dérangeantes… Après deux films de SF, Alex Garland louche du côté du folk horror, genre à la mode depuis quelques années. Comme plusieurs de ses concurrents (on pense à Ari Aster), « Men » est incroyablement soigné sur la forme. Des images léchées, de la nature magnifiquement filmée (ah, cette verdure éclatante !), un joli travail de montage sonore. Par ailleurs, Alex Garland fait preuve d’une gestion magistrale des scènes horrifiques, jouant sur ces éléments sensoriels. Des idées graphiques bien lugubres, des scènes de « stalking » flippantes à souhait, de l’imagerie et des conversations malaisantes. Le tout sans avoir recours à des effets paresseux (pas un seul jumpscare !). Et surtout, des comédiens en forme. Jessie Buckley est excellente héroïne écrasée par un drame… et par les nouvelles circonstances. Tandis que Rory Kinnear est la véritable surprise. Habitué aux seconds rôles discrets, il incarne ici avec brio de nombreuses variantes de l’aspect dérangeants de certains types d’hommes (on n’en dira pas plus…). Les diverses facettes du comédien, et les multiples références culturelles (antiques, bibliques, païennes…) serviront pour évoquer les rapports hommes/femmes depuis les temps immémoriaux, et la gêne que les hommes peuvent imposer aux femmes. Gêne (et gène ?) qui se transmet à travers les cultures. Un message qui, il faut l’admettre, est parfois à la limite de la misandrie… si ce n’est que c’est un homme au scénario et derrière la caméra. Message pas toujours subtil non plus, avec par exemple ce final en forme d’explosion graphique, embrassant le body horror, qui parait surfait. Néanmoins, « Men » est une œuvre sensorielle soignée, qui ravira les amateurs d’horreur.
Film bizarre c'est le moins qu'on puisse dire mais moi j'adore ca ! Un peu lent mais je n'ai pas été déçu et Jessie Buckley est vraiment une actrice fabuleuse.
J'étais assez intéressé par le film dont la bande annonce me hypait au plus haut point. Ayant apprecié Ex Machina du même réalisateur, je m'empresse donc d'aller en salle pas plus tard qu'hier pour visionner ce "Men".
D'ailleurs, parlons-en de ce titre si vous le voulez bien: c'est ici que ma première réserve émerge (et oui il n'aura pas fallu longtemps). J'ai aimé la bande-annonce, certes: celle ci annonçait la couleur: jolies images, ambiance malsaine au possible, des frissons en perspective donc. Et pour les questions de fond, on les comprend assez vite: le titre nous y aide pas mal. Une femme se fait donc oppresser et terroriser par " des hommes" ou même plutôt par LES hommes si on traduit littéralement. Un petit problème de généralisation se pose donc et je n'ai même pas encore regardé le film. Soit, le titre est "osé" pour certains, il est selon moi carrément maladroit mais ça ne m'a pas empêché d'être aller le visionner.
Petit aparté: dans les commentaires de la bande annonce en VO sur youtube, un spectateur expliquait qu'il avait vu la bande annonce au cinéma et qu'au moment où le titre était apparu toute la salle avait rigolé: vous trouvez ça bizarre? Imaginez donc revisionner la bande annonce et le titre qui pop en gros sur l'écran: "LES HOMMES"; assez comique il faut reconnaître. Le titre aurait dû être traduit littéralement dans tous les pays où il est diffusé en salle, il aurait ainsi eu le même impact que sur les anglophones qui ont donc certainement mieux saisit le cruel manque de nuance lui incombant.
Je sors de la salle 2 heures plus tard en étant... déçu? Peut-être mais finalement pas si surpris car toutes les craintes que j'avais se sont confirmées.
On se retrouve donc avec un film où les deux seuls personnages un temps soit peu sensé et crédible ne sont autres que..... des femmes !! Bon à la limite ça ne pose pas forcément de problèmes mais quand on voit à quel point le reste des personnages masculins sont stupides et culpabilisant vis-à-vis de la protagoniste il y a de quoi se poser des questions: et je répète il n'y en a littéralement aucun pour rattraper les autres. A croire que campagne+religion=hommes beaufs et stupides voyant la femme comme un simple objet à soumettre, manipuler et culpabiliser.
On comprend que le but est en effet de dénoncer l'oppression patriarcale mais le film tombe trop vite dans l'éxagération et le cliché: on peine à croire au naturel des scènes (cf scène du banc avec le prêtre ou la scène au pub du village ): le message est forcé, dépourvu de subtilité; c'est peut-être voulu mais ça ne passe pas.
Les principaux personnages masculins sont joués par le même acteur: ils se confondent, se sont les mêmes. Le dénouement, gore au possible, nous montre qu'ils accouchent les uns des autres, qu'ils s'auto-reproduisent ces horribles hommes beaufs campagnards mysogino-toxiques (un aspect qui se voit aussi à travers la reproduction de la blessure au bras comme moyen de culpabilisation de la femme qui est donc méchante car les hommes sont de grands manipulateurs).
Bon ... on a compris, le film tourne juste au ridicule et cochent toutes les cases d'un féminisme militant dont on sent plus qu'il est dans l'adversité et la dénonciation que dans la recherche de véritables solutions.
En réalité, en voulant démontrer la culpabilisation qu'exercerait les hommes sur les femmes au quotidien, "Men" reproduit exactement ce qu'il tente maladroitement de dénoncer mais de l'autre côté en culpabilisant les hommes. C'est assez triste mais finalement le film pourrait juste être résumé par "les hommes méchants pas beaux car c'est des hommes".
Pour l'aspect dénonciation de l'oppression patriarcale, le film est donc tout à fait puéril et est incapable de mettre de l'eau dans son vin qui vire en fait plutôt au vinaigre quand on y repense. Je me demande si le film vaut quand même le coup pour les amateurs d'horreur ou de belles images: si c'est le cas allez-y sait-on jamais mais il y a certainement mieux si c'est ce dont vous êtes friand.
En terme de mise en scène pure, Men est une réussite indéniable. La première partie magistrale nous entraîne au coeur de la forêt dans une atmosphère propice à la contemplation. Trouble et anxiogène, le film est aussi fascinant. On pense beaucoup au Midsommar de Aster mais aussi au formalisme de Kubrick. Puis peu à peu, le film perd de son intérêt pour ne raconter qu'une banal histoire de masculinité toxique à grands renforts de symboles. La fin vire même au body horror qui, s'il amuse, paraît ici un peu superflu. A vouloir changer de registre, en passant du lyrisme mélancolique du début au grand guignol, le film finit même par devenir risible. Dommage que toutes les bonnes idées visuelles du film soient gâchées par les faiblesses d'un script post me too paresseux et grossièrement écrit. Reste un exercice de style épatant sur le plan esthétique qui génère quelques frissons tout en étant atmosphériques, ce qui n'est déjà pas si mal !
Après la mort dramatique de son mari à Londres, une jeune femme décide d'aller se ressourcer seule dans un village perdu au fin fond de l'Angleterre. Très vite, des événements étranges et des personnages bizarres vont radicalement commencer à lui pourrir son séjour... La première 1/2 heure est molle, mais prépare en douceur le spectateur à une suite plus stressante dans une atmosphère légèrement malsaine. Le plat de résistance arrive enfin avec une ambiance graduellement toxique et tendue. A ce stade, on ne sursaute pas, on n'a presque pas peur, mais on peut clairement dire qu'une sorte de malaise est bien palpable. Puis vient le dessert : indigeste, laid, tordu, gore, insoutenable, à la limite de l'incompréhensible ! Certes, on sent une recherche visuelle et philosophique pendant tout ce thriller d'horreur, mais dieu que c'est mauvais sur le final !! J'ai même ri tant c'était nauséeux et pathétique à la fois ! Je n'ai pas du tout adhéré à cette plongée idéologique dans les affres du mal-être humain (hommes et femmes confondus), une oeuvre à vomir ou à adorer selon ce que l'on recherche dans le cinéma fantastico-horrifique. Nauséabond et sans intérêt pour ma part. Site CINEMADOURG.free.fr
Affligeant ! J'ai lu quelques critiques qui trouvaient des qualités esthétiques au film...il ne les a même pas. Il est juste lourd et nul à tous points de vue. Mal écris, mal filmé, à fuir.
Men est visuellement très beau du début à la fin mais dès le deuxième tiers du film, le réalisateur s'égare en nous dépeignant un monde où les hommes ne sont que des monstres. J'ai décroché car j'ai trouvé cela caricatural et excessif dans sa manière de le montrer. Dommage !
Peu après le suicide de son mari, Harper (Jessie Buckley) s'offre un moment de repos dans une luxueuse demeure ancienne au milieu de la nature. Quand Geoffrey lui fait le tour du propriétaire, on ressent déjà un certain malaise qui va se confirmer avec les autres habitants de cette petite bourgade anglaise. Cette oeuvre est un mélange des genres assez détonnant, le tout avec un rendu superbe de la campagne anglaise. L'angoisse monte au fil des minutes devant cette galerie de personnages terrifiants. spoiler: Même si le film "accouche" d'une fin un peu trop gore à mon goût , Alex Garland fait preuve d'une grande maitrise pour nous faire frissonner. Quant à Jesse Buckley, elle ne contente pas de rayonner par sa beauté, elle joue la terreur à merveille. Une belle surprise.
Le sujet est affirmé d'entrer, les violences conjugales, sujet ô combien d'actualité ! Même si d'emblée on s'étonne que la victime déclare qu'un seul coup de trop a été asséner alors qu'un homme violent de façon récurrente et habituelle aurait eu une portée plus pregnante et probante. Très vite, les habitants du village semblent tous plus ou moins bizarres, certains menaçants, d'autres moins, tous sont une facette de la virilité et/ou du machisme, symbole du patriarcat, le propriétaire, le policier, le barman, le sale garnement et même un prêtre... Et oui n'oublions pas le poids de la religion dans la soumission de la femme ! D'autant plus pernicieux que les cauchemars et souvenirs douloureux de Harper se mêle à des visions d'un mysticisme païen. Tout s'imbrique, les agressions plus ou moins directes aux souvenirs en passant par une nature luxuriante et foisonnante de toute beauté jusqu'à cette ultime partie où la fécondité s'impose de façon frontale, où le sang renvoie à la féminité dans une séquence qui frôle le grotesque. Un film à ne pas conseiller aux âmes sensibles, mais un film à voir. Site : Selenie
Un film à ressentir et non pas à expliquer. Tout simplement parce qu'il n'y a aucune explication rationnelle et tout est une question d'interprétation.
Dans les points positifs, je dirais que la photographie est très belle, l'interprétation excellente (notamment Rory Keanner qui joue plusieurs personnages), la beauté de certaines scènes comme l'accouchement (malaisante), l'ambiance aussi car on a vite envie de comprendre ce qu'il se passe.
Le gros point noir c'est qu'on comprend très vite du WTF du film, qu'il n'y aura aucune explication et que tout sert à expliquer le trauma d'une femme battue. Surtout le message ambigu derrière est que tous les hommes sont des harceleurs en puissance, men are trash, ok mais on aurait un peu aimé des nuances. C'est un film qui surfe sur le féminisme 2.0 et c'est souvent bien lourd.
Peut-être le moins réussi des films de Gardland...
La difficulté avec un thème aussi prégnant que le rapport homme/femme, à l'heure où les inégalités, injustices ou préjugés sont fréquemment exposés devant tous, c'est de trouver l'angle adéquat pour emporter l'adhésion de son auditoire quelle que soit sa compréhension du problème. Prenons Le Dernier Duel qui décomposait un même évènement selon trois prismes pour nous renvoyer au visage les œillères qu'on se met, filtres bien commodes illustrés par de subtiles dissemblances en fonction de la personne et de l'image qu'elle a d'elle-même. Avec Men, Alex Garland y va de manière à la fois plus directe et allégorique.
Nous suivons un seul point de vue, un seul personnage par conséquent une seule réalité. Celle de Harper (parfaite Jessie Buckley), dont le trauma passé semble se repercuter directement sur ses perceptions. On pense à un syndrome de Fregoli, cette psychose voyant la victime persuadée d'être la cible d'un individu prenant l'apparence de tout le monde. Mais non, Garland dissipe rapidement le doute : le spectateur n'est pas témoin, il est à la place de Harper. Un peu comme Jordan Peele nous glissait sous la peau de son héros dans Get Out, histoire de rendre perceptibles ces regards pesants ou ces remarques désobligeantes.
Le diable se cache dans les détails ; en ce qui me concerne, Men fonctionne mieux quand Garland propage le malaise sur de petites choses bien concrètes, un dialogue avec un compagnon, un prêtre ou les clients d'un pub. Pas besoin d'effusion de sang, le simple fait d'être vue et traitée comme un objet négligeable - qu'on peut injurier, rabaisser ou sur lequel faire porter une charge qui n'est pas la sienne - suffit à rendre la condition de Harper irrespirable. Chose accentuée avec la performance multiple de Rory Kinnear, lui permettant de couvrir un large territoire entre excentricités, menace sourde et sauvagerie pure. Garland veut pourtant appuyer d'avantage, au grand malheur du film.
Un peu à l'instar d'Annihilation, cette nouvelle création tombe dans le symbolisme pompier (la pomme, le cerf mort, le mal enraciné qui se reproduit,...). Trop de confiance en ses moyens ou manque de confiance en son public, le metteur en scène ploie à plusieurs reprises sous la lourdeur d'un dispositif pachydermique. Ce qui était inopportun devient même gênant dans ce final (en forme d'explosion graphique), où l'on asséne une énième métaphore pour une notion déjà flagrante depuis une heure. Nulle remise en cause de l'énoncé, mais les circonvolutions pour l'amener sont plus hasardeuses (et inutiles).