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Damien Raymond
2 critiques
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0,5
Publiée le 20 mars 2023
Je viens tout juste de voir ce film censé parler de fantômes, et je dois dire que je suis profondément déçu. Non seulement il ne parle pas vraiment de fantômes, mais en plus il est incroyablement long et niais.
Le réalisateur semble avoir pensé qu'en étirant le temps de chaque scène, il réussirait à donner un semblant de profondeur et de complexité à son histoire. Mais malheureusement, cela ne fonctionne pas. Au lieu de cela, le film est rempli de passages longuets et sans intérêt, qui semblent n'avoir été ajoutés que pour remplir l'espace.
Je ne sais pas si c'était simplement mon impatience grandissante, mais j'ai regardé pour la première fois de ma vie l'heure sur mon téléphone pendant une séance. Et j'ai été choqué de constater que j'avais l'impression d'être coincé dans cette salle depuis des heures alors que le film ne fait que 1h36...
En fin de compte, je ne peux tout simplement pas recommander ce film à quiconque. Si vous cherchez un film sur les fantômes, vous feriez mieux de chercher ailleurs. Si vous cherchez une expérience cinématographique satisfaisante, vous feriez mieux de passer votre chemin également. Ce film est une perte de temps et d'argent, et j'ai failli quitter la salle plusieurs fois. Évitez-le à tout prix.
Ironiquement, je dirais que j'attends une version longue, des bisous DR
Découverte d'une réalisatrice qui arrive en France en fin de carrière. J. Hogg est apparemment passionnée par les relations interpersonnelles et ici le sujet mère-fille trace le fil conducteur. La performance de Tilda Swinton, qui joue seule les deux protagonistes, domine ce film et lui donne un intérêt certain. Pour le reste, le scénario ne dévoile pas les tenants et aboutissants, et laisse une porte ouverte à l'imagination des spectateurs. Je me suis donc trouvé une explication, mais sans certitude et encore moins l' envie de la révéler. La photographie de ce huis clos dans une demeure noble galloise est sombre, pourquoi pas dans cette recherche sur le passé d'une personne qui a vécu dans le lieu, mais ici c'est vraiment trop sombre et interdira le petit écran. Certains ont évoqué l'atmosphère pesante de Rebecca - c'est beaucoup plus cérébral et moins riche en personnages-, ou Shining - c'est exagéré, on ne boxe pas dans la même catégorie. Il y a peut-être un coté Mulholland drive en mode mineur. Une découverte donc, mais une intrigue mince dans une maison peuplée de souvenirs, et par-dessus tout une actrice exceptionnelle. cinéma - février 2023
Ceux qui ont découvert Joanna Hogg (tardivement) avec The Souvenir ou avec une autre œuvre antérieure ne devraient pas être surpris outre mesure par Eternal Daughter, même si ses thèmes s'inscrivent dans le cadre neuf, pour la réalisatrice britannique, du film de fantômes/horreur/gothique, dans un manoir de campagne transformé en un hôtel sans clients. Évoquons d'emblée le prétendu twist final, lequel n'en est pas un, car décelable (volontairement ?) depuis les toutes premières scènes. Quels sont les enjeux, alors et les sujets traités puisque de suspense il n'y a point ? Comme d'habitude, pour la cinéaste, les souvenirs, le deuil et les relations mère/fille. Le tout, dûment enrobé dans une atmosphère brumeuse et fantasmatique, pas désagréable en soi, si l'on en accepte les langueurs, mais pas propices à l'exaltation, non plus, le côté Shining de l'ambiance n'étant bien entendu qu'un leurre. L'on pourra reconnaître une certaine grâce à l'ensemble mais elle aurait pu être réduite au grand maximum à la longueur d'un moyen-métrage. Mais autrement, comment s'ennuyer, dès lors que Tilda Swinton occupe tout l'espace dans Eternal Daughter, avec un double rôle à la clé ? Seul autre personnage qui mérite d'être cité : Louis, un spaniel affectueux et expressif, qui ne cherche pas un seul instant à cabotiner.
Ce film est une sorte de huis clos entre une fille et sa mère disparue qui se déroule dans leur ancienne demeure familiale peuplée par les fantômes du souvenir. La réalisation et l’interprétation de Joana HOGG qui joue le rôle de la mère et la fille, sont certes de qualité mais ce film anglais m’a paru trop lugubre et pesant.
La cinéaste expérimentale Johanna Hogg et l’une des actrices les plus versatiles et impressionnantes de notre époque qui soit refont équipe deux ans après le diptyque « The Souvenir ». Il s’agit de Johanna Hogg et de Tilda Swinton. Plus accessible, leur nouvelle collaboration traite une nouvelle fois de la mémoire et du souvenir à travers l’histoire de cette mère et de sa fille qui viennent fêter l’anniversaire de la première dans un manoir isolé transformé en hôtel au sein duquel elle a passé une partie de son enfance. Ce qui permet à la seconde, réalisatrice et scénariste, de travailler sur le sujet de son prochain film qui a pour sujet la première sans qu’elle le sache. Et tout cela est enveloppé dans une atmosphère gothique aux relents fantastiques. Pourquoi pas me direz-vous.
Et en effet l’ambiance recrée ici pour l’occasion est plutôt réussie. Du décor de ce vieil édifice entouré par la brume en passant par ces longs couloirs vides et lugubres, ces quelques notes de musique inquiétantes ou encore ces ombres menaçantes pouvant être traduites par des âmes tourmentées venues hanter les lieux, toute l’armada du conte gothique est bien là. On convoque ici autant les films de Tim Burton que l’œuvre d’Edgar Alan Poe et c’est très bien retranscrit et probant. Malheureusement, cet enrobage visuel n’est pas vraiment au service d’un récit palpitant. Si, au début, cela nous intrigue et laisse la porte ouverte à un champ des possibles excitant, on est vite bien moins stimulé et emballé par cette proposition austère et quelque peu stérile. Tilda Swinton brille encore de mille feux dans un double rôle (encore un après ceux du remake totalement fou de « Suspiria » par Luca Guadagnino) où elle nous montre encore une fois l’étendue de son jeu et de son talent.
Mais entre un rebondissement surprenant mais finalement logique et plus si inédit que cela (on l’a déjà vu dans au moins deux films cultes du même genre dont on taira le titre pour ne pas gâcher la surprise), un rythme languissant et des séquences qui deviennent vite répétitives, « The Eternal Daughter » peine à convaincre et on est à deux doigts de l’ennui. Le côté plus psychologique tout comme le traitement de la mémoire, du deuil, du souvenir et de l’héritage ne s’avèrent pas très clairs et encore moins disposés à être étalé sur tout un long-métrage. On est donc face à un objet plus ou moins conceptuel qui ressemble plus une relique poussiéreuse et sibylline qu’à un hommage à un type de film presque moribond auquel on aurait ajouté du coffre par son versant psychologique. Raté !
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