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kibruk
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4,0
Publiée le 4 juin 2007
Comédie originale et réussie -ce qui est assez rare pour être souligné-, on passe un bon moment. Le propos écorne gentiment le milieu du cinéma et les journalistes de la presse people. Même si on natteint pas des sommets, on se laisse amuser avec bonheur par les mésaventures de ce cinéaste - impeccablement interprété par Al Pacino, comme à son habitude- qui se fait dépasser par sa créature.
On ne peut sortir de Simone qu’abasourdi par tant de prouesses scénaristiques, par cet équilibre constant entre la fable, la farce et la réflexion sur la création artistique. Avant Ready Player One, Andrew Niccol ose se confronter à un sujet ô combien complexe car éminemment contemporain : la réalité virtuelle. Son génie tient dans le rapprochement qu’il opère entre cette même réalité virtuelle et la société hollywoodienne, toutes deux concernées par l’usage de faux à valeur de vrai où les acteurs feignent la passion, la colère ou la tristesse par obligation professionnelle, leurrant ainsi des millions de spectateurs, à commencer par nous. Surtout, Niccol illustre merveilleusement bien l’autonomisation progressive de la création qui se détache de son créateur pour acquérir une vie indépendante et propre : « La seule vérité vraie c’est l’œuvre ». Al Pacino – extraordinaire ici – perd peu à peu le contrôle de sa muse car le consommateur se l’approprie, y projette ses fantasmes, bâtit une nouvelle réalité dans laquelle elle s’inscrit. D’où la lente descente aux Enfers aussi hilarante que déstabilisante. La force visuelle du long-métrage traduit l’enfermement du personnage par une composition de plans symboliques : le réalisateur tout petit devant l’affiche gigantesque de son actrice, le carrelage qui aborde le couple sur la terrasse, la cage futuriste aux barreaux métalliques. Le génie est seul, sans cesse mis à l’écart par un plan qui joue habilement de l’architecture et des formes : ainsi voit-on Pacino œuvrer seul dans un immense studio vide avec, comme seul camarade, son ordinateur. Envers du décor. Car le regard porté sur le cinéma d’auteur témoigne lui aussi d’une lucidité assez triste : si un auteur veut être reconnu et accéder à une notoriété, il lui faut une vitrine alléchante avec, si possible, une actrice capable de se muer en effigie adorable et adorée. Car un créateur reproduit sans cesse la même œuvre qu’il décline selon une vision ; ainsi la police du nom dans le générique de fin ne change jamais, l’âme du métrage non plus. Ce qui fait la différence, c’est le miroir tendu au spectateur dans lequel celui-ci peut y projeter ses fantasmes. Simone est géniale, Simone est un tour de force.
La mort du réel comme la fin d'une époque. Ce que reflète 'Simone'(2002) d'Andrew Niccol peut très bien s'expliquer ainsi. Ce sont les dessous du cinéma contemporain qui sont égratinés par un cinéaste visionnaire, une époque où l'on aime désormais une oeuvre pour ses stars, donc sa superficialité, et non pour son auteur, pour le travail artistique qu'il engage. Nous sommes donc tous manipulés, le monde étant fait de mensonges et d'impostures, illustré ici par le fourbe Pacino, dans le film cinéaste de navets incontestables, qui retrouve la grâce de part son actrice parfaite, venue d'ailleurs, savoureux mélange des plus grandes femmes du Septième art, mais malheureusement simple virtualité. La place de l'acteur dans le cinéma Hollywoodien d'aujourd'hui est donc tout autant visée. Et oui mes amis, la technologie a ainsi pris une place plus qu'imposante dans notre quotidien mais une chose est certaine, on n'a rien vu venir! Une comédie donc anticipatrice et satirique qui pour l'être deux fois plus, reste sur le ton de la bonne humeur. Ce qui montre que l'on peut rire de choses vraiment pas drôles et très inquiétantes!
Simone est le second produit de l'ex-grand-réalisateur Andrew Niccol, sorti en 2002 ; cinq ans après l'inégalable Bienvenue à Gattaca. Première différence d'avec son aîné, il s'agit là d'une comédie, une sorte de satire du système hollywoodien actuel, notamment avec la novatrice idée de création virtuelle d'une actrice-star. Car l'histoire est bien là, celle de Simone, star virtuelle au succès inimaginable, créée par un réalisateur sur le déclin. Dès les premières minutes, on peut dores et déjà reconnaître la patte d'Andrew Niccol. Des décors très sobres, de teintes grises et bleutées envahissent l'écran. On croirait que le réalisateur a voulu restituer encore une fois un des nombreux points forts de son premier film. Et c'est efficace car c'est grâce à cet aspect visuel si particulier que l'on parvient rapidement à se laisser prendre dans cette ambiance atypique. Après, comme je l'ai dit, la différence est qu'il s'agit d'une comédie. Basée sur le fonctionnement actuel du système hollywoodien, l'histoire prend forme sur ses difficultés à se renouveler et produire des films destinés à attirer du monde. Pour cela, rien de tel qu'un Al Pacino, lui, en pleine forme notamment grâce à Insomnia, pour remplir le contrat. Il livre une prestation ingénieuse, pleine de subtilité. Seul acteur réellement omniprésent à l'écran, son habileté si particulière dans le film nous est une distraction des plus efficaces ! Tout cela sans pour autant voler la vedette à ces seconds rôles de luxe, je pense notamment à Catherine Keener ou encore Winona Ryder. Mais ce qui ressort le plus dans ce film, c'est cette fraîcheur totalement inédite. Le concept de création virtuelle est une idée maline et novatrice ; une touche de science-fiction sur un univers des plus ordinaires. Le mannequin Rachel Roberts (Simone) incarne cette fraîcheur. Là est toute la force du film. Simone est un film pour les grands amateurs de cinéma. La particularité du scénario nécessite en effet la connaissances de certaines notions du septième art. Une telle modernité dans un film est rare et je garantis qu'on ne la retrouvera pas avant un bon moment. Simone est une beauté unique et froide, une démonstration de cinéma, un coup de maître d'un réalisateur aujourd'hui et selon moi sur le déclin. Tout comme dans son scénario, Andrew Niccol nous pondra peut-être une nouvelle idée des plus novatrices et farfelues. Du moins, c'est ce que je lui souhaite. Car Simone est une réussite !
Andrew Niccol a scénarisé un film culte (Truman Show) , et a réalisé deux films aujourd'hui culte : bienvenue a gattaca et lord of war . Mais il a aussi réalisé un autre film , Simone , qui n'a pas eu un grand succès . Pourtant , il s'agit peut être de son meilleur ! En tout cas c'est mon impression après l'avoir vu . Le scénario se rapproche assez fort de Truman Show , mais ici Niccol critique l'univer du star-system , à travers le cinéma . Une nouvelle fois le scénario est génial , on se laisse emporter par cette histoire à la fois drole , intelligente et émouvante . Niccol démontre la fausse image du "rêve américian" ce qui rappelle un peu le Mullholand Drive de Lynch . Au niveau de la mise en scène , elle est à nouveau impeccable et sert parfaitement le récit . AL Pacino démontre une nouvelle fois tout son talent dans un role plus psychologique , qu'il incarne vraiment avec virtuosité ; Le reste du casting est exellent et la musique est sublime . En un mot , Simone est une grande surprise , un film qui mériterait de devenir culte , ce qui arrivera peut être avec le temps ...
Genial dans son propos et carrement subversif (le virtuel,outil marketting pour support ideologique) à l'heure ou des elections presidentielles se gagnent à grand renfort de communication publicitaire,et de debats tronqués privilegiant les slogans chocs au detriment du discours de fond,simone se fait l'echo ironique d'une epoque desincarnée,siege de toutes les impostures,les plus anodines comme les plus dangereuses!
Al Pacino nous montre avec Simone qu'il est capable de jouer tout les rôles possibles (ici celui d'un réalisateur). Un acteur complet aux talents multiples. Les seconds rôles sont également parfait. De plus l'histoire est vraiment original et les situations qu'offre Andrew Niccol à Al Pacino sont très crédibles. Si vous avez aimé Truman Show, vous aimerez Simone. Simone est un film qui mérité notre attention et notre respect.
Comme dans Gattaca et Truman, l'idée de base est forte, et la réflexion qui en découle au cours du film est intéressante! Al Pacino est vraiment bon, et je dois bien dire qu'il porte tout le film sur ses épaules... Dans les secondes rôles, Evan Rachel Wood se distingue. Mais le film manque de rythme et de souffle pour tenir les 2h... Dommage! Mais le film est tout à fait recommandable!
Deuxième réalisation d'Andrew Niccol après Bienvenue à Gatacca, Simone est une critique drôle, acide mais jamais méchante sur le système holywoodien doublé d'une intelligente reflexion sur les liens entre l'homme et la machine. Description ironique du système holywoodien, déjà au départ prendre Pacino en est tout un symbole. Ce dernier, dont ça fait rudement plaisir de le voir dans un tout autre registre, se montre comme à l'accoutumé extrêmement à l'aise et prend un malin plaisir à s'auto-parodier rien que par son rôle dans le film puisqu'il joue un réalisateur de flops. Certains faits dont il est victime semblent plus vrai que nature (l'histoire de la loge de l'actrice principale trop petite qui entraîne le refus du rôle pour différend artistique), terriblement actuels (les médias qui consacrent "star" une actrice après seulement un film) et certains dialogues sont savoureux ( un journaliste à propos du personnage joué par Pacino "il ne peut pas se parler à lui-même, il est trop mauvais acteur"). Egalement, critique intelligente sur la place de plus en plus importante prise par la robotique chez l'être humain. A savoir l'humain qui crée la machine mais la machine qui, finalement, finit par posséder l'humain. La fin presque tragique pour le héros montre que les acteurs virtuels ne remplaceront jamais véritablement un vrai comédien en chair et en os. Andrew Niccol est un cinéaste à suivre.
Si la réflexion sur le milieu du cinéma n'est pas d'une originalité renversante, le film l'est. A partir d'une bonne idée parfaitement exploitée et mise en images, Andrew Niccol construit un scénario malin et riches en rebondissements. On suit le tout avec intérêt grâce à un casting dense et cohérent.