Running Man
Note moyenne
3,3
4969 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

470 critiques spectateurs

5
30 critiques
4
119 critiques
3
183 critiques
2
86 critiques
1
34 critiques
0
18 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Vivien B
Vivien B

11 abonnés 59 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2025
Bon film Science fiction du style cyberpunk comme le roman
Une société amorale et sans espoir. Des jeux ignobles pour assommer les masses exploitée : le background cyberpunk est bien là
De l'action, une bonne dose d'humour noir et de effets spéciaux discrets réussis.
Le tout porté par de bons acteurs.
Cerise sur le gâteau : pas d'inquiétude si vous connaissez par coeur la version de 1987, celui-ci est différent et tout aussi divertissant.
Bref un bon petit film de divertissement simple (avec du fond quand même mais en arrière plan)
selenie

7 506 abonnés 6 755 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 novembre 2025
Le premier très bon point du film est qu'il est très fidèle au roman, beaucoup plus que la version 1987, à quelques détails près et surtout à une fin très différente, plus "révolutionnaire" dans l'âme. Le réalisateur donne du peps dès le départ, on sent une effervescence sous-jacente symbolisé aussi par un peuple opprimé sous tension qui n'attend qu'une allumette pour s'embraser. Mais Edgar Wright s'oblige à se tirer une balle dans le pied. En effet, le matériau d'origine est un drame SF qui dénonce les abus de tyrans qui aveuglent le peuple par des jeux télévisés abêtissants comme les Césars le faisaient avec les gladiateurs dans l'arène. Le soucis est que cette partie politique est ici secondaire car ce n'est clairement pas ce qui intéresse le cinéaste. Le cynisme de la société où les costards brident les joggings restent donc primaire et caricatural, pour assumer un divertissement alliant action et humour avec un beau gosse, musclé, l'idéal du héros dans une aventure balisée mais terriblement efficace. Une petite déception pour ce film le plus bancal du réalisateur à ce jour mais qui reste malgré tout un très bon moment cinoche alternant entre scènes (trop) calibrées et séquences de haute volées.
Site : Selenie
Le D.
Le D.

254 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
"Running Man" est un film que j'ai bien apprécié. Le long-métrage a de bonnes scènes d'action, les personnages sont dans l'ensemble attachants et l'histoire est très intéressante. La mise en scène est sympa mais pouvait mieux faire et les scènes d'explosion sont fun.
Paul Collard
Paul Collard

9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
Le prix du danger version blockbuster.

C’est sans doute le meilleur blockbuster de l’année avec F1. La mise en scène est génial et très énergique. Le film dure 2h15 et il passe à la vitesse de la lumière. L’univers dépeint est palpable et bien sale. Les enjeux sont touchant et prenant. On a vraiment envie que le personnage gagne et sauve sa famille. Les scènes d’action sont super, accompagné d’un humour assez fin et parfaitement dosé. Le casting est génial, notamment Josh Brolin en grand méchant qui est absolument parfait. Glen Powell est le cœur du film, il est charismatique, beau gosse, cool et joue très bien. Je suis très fan de cet acteur depuis que je l’ai découvert dans Expendables 3. Et après Twisters ou il avait le rôle principal dans un action movie, voici ce film là et j’espère vraiment qu’il va devenir l’une des têtes d’affiche des nouveaux blockbusters à venir. Un excellent film ou le dosage de chaque détail est parfait. Hâte de le revoir en support physique 4k à la maison.
Zaldi
Zaldi

126 abonnés 167 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
Un pur plaisir ! Running Man nous plonge dans une univers futuriste divisé entre riches et pauvres et dont l'information est contrôlée par la société "The Network" dirigée par le détestable Dan Killian (campé par le très bon Josh Brolin). Entre la vibe Hunger Games, Glen Powell dans le rôle principal et Edgar Wright aux manettes, je ne pouvais qu'adhérer à cette adaptation du livre de Stephen King. Contrairement aux trailers, le ton du film est relativement sérieux même si on n'échappe pas à quelques touches d'humour et une bonne dose de wtf. Le décor et les enjeux sont extrêmement bien posés lors de la première heure, nous permettant d'être immédiatement impliqués lorsque cette traque débute. Au rayon des qualités, on peut souligner une mise en scène au top, des acteurs impliqués et crédibles, des messages intéressants et très bien exploités. La bande son est efficace et dynamique. Enfin l'une des forces majeures de ce Running Man est son côté immersif. En effet, l'oeuvre fourmille de détails, Ben interagit à de nombreuses reprises avec des personnes rendant cette traque crédible et palpitante. Au rayon des défauts (car oui même si j'ai vraiment aimé il y en a) : le personnage de Bobby T (très bien interprété par l'excellent Colman Domingo). Bien qu'il ait des similitudes avec le déjanté Caesar Flickerman de la saga Hunger games, je trouve qu'il n'arrive jamais vraiment à prendre place dans ce récit et devenir l'antagoniste qu'il aurait dû être. Le potentiel est là, mais ce personnage n'est finalement pas tant exploité et ne prend que peu de place (contrairement à l'affiche qui le place au centre). Autre problème majeur pour moi : le film est finalement trop timide. Alors oui c'est généreux en action, oui ça n'édulcore pas la violence psychologique et l'horrible manipulation que cette émission est capable de faire juste pour du divertissement. Néanmoins vu le build up du personnage de Ben (qui pour le coup est superbement iconisé et on ressent bien toute sa colère qu'il contient en lui), et bien finalement on ne retrouve pas cette haine au moment du jeu. La violence graphique est assez soft, il n'y a pas de scène d'une violence extrême (sûrement car ça devait rester un blockbuster tout public). Alors non pas que je suis un adepte de la violence, mais s'il y avait bien un film où le réalisateur aurait pu se lâcher (vu l'histoire et le personnage), c'est bien celui-ci.
Pour conclure, c'est un très bon divertissement qui remplit largement son rôle de blockbuster. Le film aborde bon nombre de thématiques telles que la manipulation de l'information par les médias, le décalage de la perception du monde entre les riches et les pauvres, le curiosité morbide de certaines personnes qui prennent plaisir à voir des gens se faire tuer, etc. Glen Powell confirme qu'il a l'étoffe pour devenir le prochain Tom Cruise ! Allez moi je vais éteindre ma télé et faire un petit footing...
garnierix

311 abonnés 621 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 novembre 2025
Dans ce film, on ne court pas tant que ça, malgré le titre. Des tueurs (adorés) courent après un mec (honni), qui court après l'argent (mais pour une raison noble) - ceux qui adorent ou honnissent, c'est un pauvre peuple manipulé, rivé sur ses écrans, qui a besoin d'adorer et honnir. L'addiction (d'un peuple déprimé) à la violence visuelle est une terreur qui, aujourd'hui, ne demande même plus un effort d'imagination : on en est en effet à deux doigts ; certains sont même déjà dedans.

Après le presque navet de 1987 (avec Schwarzenegger), l'auteur du film adapte de nouveau le bouquin de Stephen King. Ceci et cela donne envie de le voir. Voir aujourd'hui ce que Stephen King imaginait il y a cinquante ans. Sauf si le film en rajoute ou en enlève. Sans avoir lu le livre, on ne sait pas si son imagination allait jusqu'aux terrifiants fakes en temps réel, renifleurs de molécules biologiques, etc.

Justement, on craint que le réalisateur en ait trop inventé, et qu'il se prend les pieds dans le tapis. Ayant affublé les "chasseurs" (et l'entreprise dont ils relèvent) d'une telle supériorité technologique, on ne voit pas bien comment celui qui était détesté par les gens finit par en devenir le héros. Après avoir lu le synopsis, c'est pourtant ce qu'on venait voir. Il y a donc de sacrées maladresses dans ce film, qui était pourtant bien parti (l'ambiance de début donne la nausée). L'acteur principal (Glen Powell) incarne super bien la rage et la noblesse d'âme. Il n'est pas en cause. Le problème est ailleurs : scénario ? montage ? invraisemblances ? illogismes ? De plus, la fin est carrément bâclée,. Où est passé l'auteur du génial et simplissime Baby Driver ?
Cinemadourg

932 abonnés 1 840 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2025
Dans un futur proche saturé de violence télévisuelle, un père accepte l'impensable pour soigner sa fille malade : courir pour sa vie dans un show TV meurtrier.
La mécanique est simple : 30 jours pour survivre à des chasseurs lancés à sa poursuite, et à une population hostile à son encontre.
J'avais bien aimé le film d'Yves Boisset en 1983 avec Gérard Lanvin et Michel Piccoli "Le Prix du Danger", mettant déjà en scène un jeu TV cruel, dans lequel un candidat doit survivre à des tueurs lâchés à ses trousses au beau milieu de la ville.
Ici, ce "Running Man" est la même histoire dans les grandes largeurs (adapté du roman éponyme de Stephen King), mais bodybuildée à la sauce USA, et il faut reconnaître que ça déménage !
Du coup, pas vraiment de surprise côté scénario, ni de réel engouement émotionnel, mais ce divertissement pop-corn fait le boulot et permet de passer 2h14 à cent à l’heure !
Un trip musclé et assez efficace dans son genre.
Site CINEMADOURG . free . fr
Fêtons le cinéma

871 abonnés 3 767 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 novembre 2025
The Running Man n’est composé, pour l’essentiel, que de plans rapprochés captant spoiler: la tension du protagoniste engagé dans une fuite, la bravoure des personnes qui lui viennent en aide, la cruauté des organisateurs du jeu télévisé
: visiblement sous influence vidéoludique, Edgar Wright nous confine en compagnie de Ben Richards, brave gars dont l’insubordination initiale annonce un destin à retombée collective et symbolique. Dès lors, deux films tentent de cohabiter : le premier, réussi, retranscrit avec énergie la lutte d’un homme pour rester en vie dans une société sous surveillance où le divertissement, entendu comme industrie, dévoile ses coulisses ensanglantées ; le deuxième, similaire à la trajectoire d’un Arthur Fleck dans Joker (Todd Phillips, 2019), s’efforce de spoiler: convertir le héros en martyr d’une cause qui le dépasse, à savoir la reconquête farouche d’une liberté qu’une Amérique totalitaire a volée à ses citoyens
, lui substituant panem et circenses. Le souci, c’est que cet axe politique et allégorique ne sait comment advenir et emprunte divers chemins de traverse tous plus farfelus et invraisemblables les uns que les autres.
Surtout, le long métrage ne sait comment revenir sur son statut même d’œuvre visuelle qui, par sa mise en scène, participe au spectacle qu’il entend dénoncer… Les images retranscrites sont principalement les siennes – exception faite des retouches par intelligence artificielle – et ne parviennent pas à déconstruire jusqu’au bout cette masculinité triomphante qui, par la nécessité d’un héroïsme stéréotypé, revient à la charge : le second degré est délégué à d’inutiles personnages secondaires, et c’est alors un schéma tout tracé que le film finit par retrouver, sans surprises ni subtilité. The Running Man s’est perdu en route et nous a perdus avec lui. Dommage.
Cinememories

607 abonnés 1 695 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2025
"Il y a des films qui surgissent dans l’actualité hollywoodienne comme des électrochocs, rappelant soudain que le blockbuster peut encore avoir un peu de cœur et quelque chose en tête. Running Man version 2025, orchestré par un Edgar Wright qui a troqué la pop ludique de Baby Driver pour une dystopie acerbe, appartient à cette famille-là : un divertissement honnête, nerveux et parfois grisant… même s’il trébuche ici et là dans ses propres ambitions. Car s’il y a une chose que Wright comprend, c’est le mouvement. Pas seulement celui de ses personnages, mais celui du monde : écrans, flux numériques, signaux contradictoires, saturation visuelle et panique permanente. Avec Running Man, il reconvoque le roman de Stephen King – qu’il aborde ici avec un respect surprenant et une énergie toute contemporaine – comme si cette histoire de chasse à l’homme, déjà visionnaire en 1982, n’attendait que notre époque de live-streams et de deepfakes pour reprendre sens."

"La mise en scène d’Edgar Wright embrasse cette frénésie. Trop, parfois. Le film file comme une décharge électrique, ne s’accordant quasiment jamais le luxe du silence. Montages syncopés, drones intrusifs, voix-off d’un présentateur antipathique : Wright veut nous faire sentir la suffocation d’un monde devenu commentaire permanent. C’est brillant dans l’intention, souvent efficace dans l’exécution, mais cela finit parfois par saper sa propre dramaturgie. Certaines scènes auraient gagné à respirer, à laisser la peur s’installer, à devenir moins démonstratives, même si on s’approprie de manière caricaturale le langage des réseaux sociaux. Wright reste cependant l’un des rares cinéastes capables de rendre lisible un chaos total. Cette virtuosité contrôlée donne au film sa texture propre. L’énergie, parfois excessive, fait aussi partie de son charme. Elle témoigne d’un cinéma qui refuse de s’endormir, qui préfère le risque au ronronnement."

"Wright s’efforce d’ailleurs de montrer l’emprise des citoyens dans une société fascisante par le pouvoir des médias et de l’image. Le rôle de Dan Killian, producteur cynique et architecte du mensonge institutionnalisé, cristallise cette idée : il orchestre témoignages truqués, fabrications de preuves et récits destinés à sculpter l’opinion. Il incarne un capitalisme-spectacle poussé à son point de rupture, exactement ce que Stephen King redoutait dans les années 80, à une époque où la télévision devenait déjà un laboratoire du contrôle de masse. La problématique reste étrangement actuelle dans un monde gouverné par les statistiques, car ce sont les chiffres d’audience – plus que la vérité – qui définissent ce qui mérite d’exister. Wright traduit cela dans chaque interstice du film : les écrans omniprésents, les foules connectées en permanence, le culte du buzz qui dévore tout."

"Seul véritable accroc : cet aparté étrange et presque burlesque dans une maison perdue dans les bois. Wright y glisse une parenthèse comique et musicale très personnelle, portée par un Michael Cera volontairement hystérisé, comme une transition absurde dans un film qui n’en propose presque jamais. Une expérimentation, pas forcément indispensable, mais cohérente avec son goût du contretemps."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
B. N.
B. N.

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2025
Je trouve quil na rien a voir avec le running man d origine mais ca dénonce la meme chose la manipulation des médias les fake ce qu on nous faire détester les uns les autres pendznt qu un groupe de gens vivent la belle vie jai bien aimé l acteur mais ... arnold forever
Fox_night61
Fox_night61

7 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 novembre 2025
Film d’action avec un bon acting mais un scénario avec de nombreuses lacunes! Je trouve que certains moments ajoutent un petit côté ludique au film! Accrochez vous, 2h20 d’action… c’est long!
Cyn
Cyn

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 novembre 2025
Jai trop kiffer, dd l'action du début a la fin. On ne s'ennuie pas. Ca fait longtemps que je ne suis pas sorti satisfaite apres avoir vu un film
Le_Général
Le_Général

124 abonnés 402 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 novembre 2025
Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !

L’air sent le métal, la sueur froide, l’électricité brûlée. Running Man commence par une odeur. Par une peau. Par une tension qui gonfle. Ben Richards (Glen Powell) marche au centre d’un stade saturé de lumière, et son corps devient écran : chaque mouvement est amplifié, commenté, dévoré. Edgar Wright filme la chair avant l’idée — flancs qui se soulèvent trop vite, muscles qui tressaillent, peau qui reflète une lumière blanche presque médicale. On entend le souffle de Ben, coupé net par la rumeur du public. La télévision est une matière ici. Elle colle. Elle chauffe. On sent sa présence autour des personnages, comme une membrane. Josh Brolin, visage dur, glisse dans le cadre avec un calme qui tranche ; Colman Domingo, lui, joue avec les ombres, voix qui ricoche sur les parois métalliques. La chasse ressemble moins à une épreuve qu’à une dissection. Wright découpe la peur en gestes infimes : un doigt qui tremble, un vêtement qui se déchire, une ombre qui s’allonge. Oui, le film est spectaculaire — mais une beauté mécanique peut fatiguer. D'aucuns diront qu’il manque un cœur plus exposé. Pourtant une scène renverse : Ben, immobile derrière une grille, lumière rouge sur sa joue, goutte de sang séchée. Silence. La caméra ne tourne plus autour de lui. Elle écoute. Elle attend que le corps dise ce que le scénario retient. Le spectacle nous regarde parce que la matière humaine y est exposée comme une marchandise. On voit les pores de la peau, la sueur dans les plis d’un coude. La fable n’est pas métaphorique : elle est charnelle. Nous devenons ce public qui respire trop fort. Ce public qui veut voir le dernier effondrement. Et Wright, lucide, nous laisse là : dans la chaleur poisseuse d’un monde qui ne sait plus regarder sans consommer. Ma note : 10 / 20

Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !
Zola Ntondo
Zola Ntondo

89 abonnés 142 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 novembre 2025
Il y a, dès les premières minutes du Running Man d’Edgar Wright, cette manière singulière de vous saisir par l’image avant même que le récit n’ait véritablement commencé ; comme si le réalisateur, fidèle à son goût pour les rythmes serrés et les éclats visuels, posait d’emblée son monde tel un décor trop brillant pour ne pas cacher quelque chose. Dans cette nouvelle adaptation du roman de Richard Bachman — que le film ne cite jamais, mais dont l’ombre plane comme une conscience du danger —, Wright ne cherche pas la simple modernisation : il semble vouloir nous tendre un miroir, non pas pour nous montrer un futur effrayant, mais pour nous révéler ce que le présent contient déjà de redoutable.

Alors, tout se met en place avec une évidence troublante. Ce jeu télévisé où des êtres humains deviennent des proies n’a plus rien de fantastique ; il ressemble plutôt à l’aboutissement logique d’une époque qui préfère l’émotion instantanée à la pensée, la violence réglée à la complexité du réel. Les écrans se superposent aux écrans, les regards s’empilent comme des strates de voyeurisme, et l’on a cette sensation, presque étouffante, que le spectacle a fini par absorber toute possibilité de silence intérieur. Wright filme cela non pas avec colère, mais avec une sorte de lucidité mélancolique : il ne dénonce pas, il observe.

Glen Powell, dans le rôle de Ben Richards, porte ce monde sur son visage comme un poids ancien. Ce n’est pas seulement un homme traqué : c’est un homme qui semble s’être perdu dans le récit qu’on écrit à sa place. Il avance avec cette hésitation propre aux personnages qui savent qu’ils ne contrôlent plus la manière dont ils seront perçus, et qu’il leur reste une unique bataille, la plus fragile : celle de conserver, malgré tout, un noyau de vérité personnelle. Dans plusieurs scènes, un simple mouvement de ses yeux suffit à suggérer cette fatigue morale, ce doute profond sur la légitimité de se battre quand l’ennemi n’est pas un adversaire, mais une mise en scène.

Face à lui, Josh Brolin compose une présence presque sacerdotale. Il n’est pas seulement un producteur cynique ; il est l’architecte d’un monde qui croit fermement à sa propre logique, comme un officiant sûr de ses rituels. Chaque mot qu’il prononce semble calibré pour nourrir le spectacle, chaque geste pour maintenir l’illusion que tout est sous contrôle. C’est peut-être là que le film touche le plus juste : dans cette confrontation entre deux hommes, l’un cherchant désespérément à rester humain, l’autre convaincu qu’il ne reste de l’humanité que ce que l’audience peut absorber.

Et pourtant, au milieu de cette mécanique implacable, il existe des instants de fragilité qui trahissent la main d’Edgar Wright. Des moments où le tumulte se retire, où un visage apparaît dans toute sa nudité, où le bruit des machines semble soudain trop distant pour effacer la dignité d’un personnage. Ces secondes suspendues, presque volées au chaos, donnent au film une profondeur inattendue ; elles suggèrent que la véritable rébellion n’est peut-être pas dans l’action, mais dans la persistance intérieure d’un sentiment que rien ne peut écraser.

Les chasseurs lancés contre Richards, figures grotesques et stylisées jusqu’à la caricature, paraissent d’abord n’être que des excroissances du spectacle ; mais en les observant, on se surprend à reconnaître des fragments de notre propre époque : influenceurs armés de slogans, icônes marketing devenues monstres, masques publics qui ont oublié le visage qui se trouvait dessous. Wright n’insiste pas : il montre, et c’est suffisant.

À la fin, lorsque les dernières images se succèdent comme autant de pulsations, on quitte la salle avec ce sentiment ambigu que seuls les films les plus lucides parviennent à produire : l’impression d’avoir assisté à un divertissement d’une précision remarquable, tout en ayant été renvoyé, presque malgré soi, à notre propre participation à une culture qui dévore ce qu’elle prétend célébrer. On ne sait plus exactement si l’effroi vient du film ou du monde qu’il décrit. Peut-être des deux.
islander29

1 059 abonnés 2 733 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2025
Inspiré par le roman éponyme de Stephen King, j’ai retrouvé dans ce film souvent violent, les fantasmes politiques de l’écrivain, sur une société futuriste où les médias seraient tout puissants...C’est ma lecture et peut être que mieux vaut prévenir que guérir, se dit le romancier King….Pour en revenir au film, mis à part la première demie heure, c’est un film d’action, avec un scénario plutôt intéressant et efficace. Où Glen Powell tente d’échapper à des tueurs ( les hunters)
tous plus chevronnés les uns que les autres…..Josh Broslin, excellent dans le rôle du président de société télévision….Cela donne des scènes spectaculaires, mais peu créatives, avec profusion de fusillades et de cascades…..In fine, il faut rester pour le générique de fin, très réussi et qui délivre le message du film…...La philosophie de Stephen King, sur une société violente et sans pitié….. Je conseille aux amateurs d’adrénaline, à un public averti et relativement jeune ( étudiants)
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse