Un excellent film. Une histoire tout en justesse, entre sentiments, déchirement, acharnement, tristesse. Des émotions parfaitement interprétées par les différents acteurs. Un film français comme on les aime !
Premier film cinéma pour Antoine Chevrollier. Une chronique amère et cruelle de l’homophobie latente qui règne encore malheureusement de nos jours. Entre absence du père, passage à l’âge adulte, masculinité toxique de l’entourage et autre amitié fusionnelle, les convictions de Willy sont ébranlées le jour où il tombe sur une scène qu’il ne devait pas voir. Le tout est mis en scène et écrit avec beaucoup de tact, de sincérité et de simplicité. On a même parfois l’impression d’être devant un documentaire. Le réalisateur a tourné dans son propre village en Anjou et La Pampa existe vraiment. Le scénario (qui n’est pas autobiographique mais s’inspire de sa jeunesse), d’une belle sobriété, m’a rappelé quelques souvenirs personnels et sportifs (même s’il ne s’agit pas de moto). Les personnages sont parfaitement dessinés et impeccablement interprétés. Découvert dans l’excellent (et oublié des César, Leurs enfants après eux), Sayyid El Alami crève l’écran. Il est de presque toutes les scènes et porte tout le film sur ses épaules. A ses côtés, Amaury Foucher, dont c’est le premier film, est tout aussi convaincant. Comme sont les plus chevronnés Damien Bonnard ou Artus, étonnant dans un rôle dramatique en total contre emploi. Le suspens, l’émotion et le drame foncent sur nous à cent à l’heure pour un dénouement enfin apaisé. Au final, voilà donc un premier long métrage sobre, dur et émouvant, qui, personnellement m’a beaucoup touché. Une vraie bonne et grande surprise. Puissant et bouleversant.
La pampa, c’est le terrain de moto-cross où passent leur temps Jojo et Willy, deux ados qui partagent une passion commune pour leurs bécanes. D’un côté, Jojo pilote, coaché par un père à fond derrière son fils, et de l’autre, Willy, se montre plus cérébral et plus axé sur la mécanique. Mais lorsque Willy découvre le secret de son ami, les choses vont sensiblement évoluer, et pas dans le bon sens...
C’est au coeur de la campagne du Maine-et-Loire, du côté d'Angers, qu’Antoine Chevrollier a posé sa caméra pour raconter cette histoire, inspirée de son adolescence. Comme pour le très surcoté Vingt Dieux, La pampa est une chronique sur l’adolescence et ses tourments, montrant des jeunes vivant dans un monde attaché à ses principes et à ses codes sociaux. Gare à ceux ou celles qui sortent du cadre...
Avec des dialogues à l’économie, le film raconte aussi les rapports entre parents et enfants, le difficile passage de l’adolescence à l’âge d’adulte. Dommage par moment que le scénario s'égare un peu et ne soit pas exempt de maladresses, avec aussi une mise en scène manquant de puissance... contrairement aux motos. Heureusement, les acteurs sont plutôt bons dans l’ensemble avec un Damien Bonnard assez effrayant dans le rôle du père obsédé par la réussite de son fils.
Jeunes champions de motocross, Jojo et Willy sont unis par une amitié fusionnelle (que symbolisent très bien les tatouages complémentaires sur les avant-bras des deux garçons, qui, unis, n'en forment qu'un!). Rien ne saurait perturber ce lien très étroit, pas même, dans ce milieu qu'on imagine volontiers viriliste, la révélation fortuite de l'homosexualité d'un des deux adolescents. Qu'on ne s'y trompe pas: ce très beau film est aussi fort rude, épinglant l'hypocrisie et le cynisme de certains adultes, l'étroitesse d'esprit d'autres. Le récit est admirablement construit, casse les codes et sort des sentiers battus, remarquablement servi par ses jeunes interprètes. Un sans faute, à ne surtout pas manquer... même quand on n'est guère porté sur les bolides vrombissants!
La Pampa est de ces petits films qui laissent un souvenir impérissable au spectateur. L’atmosphère que son réalisateur, Antoine Chevrollier, distille tout au long du long-métrage est pleine de réalisme et de poésie. La thématique du motocross est très secondaire, et cela aurait pu être une tout autre activité, de celles qui suscitent toutes les passions dans les milieux ruraux. Après une introduction peu captivante mais heureusement assez courte, le tournant du récit intervient rapidement et bouscule la petite communauté de fans de moto. Le film devient alors passionnant, parce qu’il révèle les personnalités de chacun, pour le meilleur ou pour le pire. Artus, amaigri et à contre-emploi, surprend, et s’avère être un formidable interprète dramatique. Quant à Damien Bonnard, il ne fait que confirmer son incroyable talent dans une prestation encore une fois épatante. La bonne surprise vient de l’interprète principal du film, Sayyid El Alami : il dégage une fraicheur, une insouciance et une bienveillance terriblement communicatives. Le scénario frappe fort sur des sujets de société, et nous interroge sur les sens de l’amitié et de la famille. En plus d’être bien écrit, le long-métrage bénéficie d’une mise en scène soignée, d’une photographie radieuse avec une très jolie lumière estivale, de quelques séquences visuellement superbes (la dernière course, les activités sur la Loire) et d’une bande son très efficace. La Pampa est assurément le coup de cœur de ce début d’année.
j' ai trouvé que tous les acteurs jouaient vraiment très bien. Les petits jeunes, willy, jojo, marina...sont prometteurs. L' histoire révèle une amitié sincère et forte comme on aime . Plusieurs autres thèmes importants sont abordés . cela mène à réflexion.
Ce drame intense raconte une amitié percutée par la masculinité toxique ambiante dans un village du Maine-et-Loire. Même si le basculement premier est assez attendu (pour qui a vu la bande-annonce), la réaction de Willy ne l'est pas (illustrée par une joli scène de dialogue entre les deux amis à propos du couple dont on vient de découvrir l'existence), et le film n'est pas programmatique, l'histoire prend des virages, effectue des changements de point de vues, nous entraîne dans des thématiques auxquels on ne s'attend pas, et réussi même à éviter les clichés, sur l'adolescence notamment. Passionnant!
Film émouvant sur une amitié entre deux adolescents et l'homophobie des parents de l'un d'eux dans un village du sud de la France. Film que je recommande et qui transmets toute sorte d'émotions au spectateur : des rires car il y a des défis d'adolescents manquant parfois de maturité, des relations de famille frère/sœur ou parent/enfant attendrissantes, une belle relation d'amitiés de deux ados partageant même les 2 parties d'un même tatouage sur leur bras, de la tristesse avec le rejet des parents de leur enfant et l'émancipation des ados vers l'âge adulte. Très bon jeu d'acteurs.
Une première partie avant le drame excellente dans le sens réel de la chose, malgré le fait qu'il y a eu une évolution des mentalités sur certains sujets dans les compagnes notamment il est encore difficile de faire son coming out ou d'etre gay sans avoir de critique et d'insulte. Il est dont régulier de voir des relations comme celle entre Artus et JoJo (et oui dans la vraie vie...). Par contre j'étais un peu confus dans la 2eme partie après le drame car le scénario vas un peu dans tout les sens et j'ai eu un goût amer sur le fait que les personnages n'ont pas cette capacité de réflexion de remise en question sur le pourquoi du drame et j'ai également vu un Willy qui a dû mal à faire le deuil de son père malgré les années mais par contre au niveau de son meilleur pote (pourtant gravé dans la peau) je n'ai pas l'impression qu'il en a quelque chose à faire... Par contre au delà de ce problème je trouve la façon de voir les choses sur la campagne, les relations avec les parents, etc... assez bien fichu. Bravo d'ailleurs aux excellents acteurs et aux réalisateurs.trices !
Ce film est vraiment poignant (dans le premier sens du terme car mon coeur est brisé en mille morceaux). Plus sérieusement, je l’ai vu avec mes super copines et on a toutes adorées, les acteurs jouent très bien.
Je me doutais que le film allait être vraiment bien. Je ne me suis pas trompé. Mais je n’avais pas anticipé que l’histoire allait être si profonde et si large. Je trouve donc le scénario vraiment très bien écrit. Une écriture parfaite, pas de longueurs, pas de fioritures ! On passe donc forcément un bon moment malgré le sérieux des thèmes abordés.
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