Tár
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369 critiques spectateurs

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CinemaxGhinozzi
CinemaxGhinozzi

16 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 février 2023
Toujours dans la dernière ligne droite avant les Oscars dans un peu plus d'un mois, Tàr de Todd Field débarque en France avec l'Oscar de la Meilleure Actrice à aller chercher pour Cate Blanchett. Je dois dire qu'après Babylon, l'année 2023 commence sur les chapeaux de roue.
L'une des grandes forces de ce film réside dans son montage. Malgré les longs dialogues auxquels nous assistons sans forcément y comprendre grand chose, il y a des successions de plans que le spectateur parvient à comprendre assez simplement. Je pense notamment au passage spoiler: entre Lydia affalée sur son piano qui passe brutalement à un podium où on la voit diriger en contre-plongée, ou encore lorsque la cheffe lit les mails de Krista et qu'elle se retrouve en train de boxe
r sur le plan suivant. C'est (évidemment) un film qui est très bon au vue de ces atmosphères sonores. Todd Field a bien compris que le silence est aussi du son avec cette séquence spoiler: où règne un silence de cathédrale, mais un son lointain et inaudible pour le commun des mortels va réveiller Tàr, qui se retrouve en pleine nuit à chercher ce bruit qui l'empêche de dormir. On pourrait presque dire qu'elle rêve dans cette séquence où elle "étripe" un pendule : le fait de savoir que son temps est désormais compté l'a rend totalement hystérique.
Sans aucun doute, Cate Blanchett est splendide dans ce rôle, mais je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai était transcendé par cette performance. J'ai personnellement bien plus été marqué par son rôle de femme fatale dans Nightmare Alley de Guillermo Del Toro ou Carol de Todd Haynes : son rôle dans ce dernier ressemble énormément à celui qu'elle occupe dans Tàr tant sur le fond que sur la forme. En outre, ce long-métrage a aussi beaucoup fait parler pour la polémique qu'il a causé autour de Marin Aslop, célèbre cheffe d'orchestre qui s'est reconnue dans le rôle. Aslop a déclaré que "toutes les femmes et les féministes devraient être gênées par la représentation" que fait Todd Field. Je suis plutôt en accord avec la vision de Field sur ce point : ce n'est pas le fait que Lydia Tàr soit une femme ou homosexuelle qui fait d'elle un personnage délirant, c'est son statut social et le pouvoir qu'elle a sur les gens qui l'entourent. Field nous met tous sur un même piédestal en nous disant que personne n'est insensible au pouvoir, quelqu'en soit notre sexe, notre couleur de peau, notre orientation sexuelle, notre religion, etc. Danielle Arbid disait que "réaliser, c'était comme être Dieu" : après avoir trop usé de son pouvoir divin, Tàr finit par payer le prix de la mort social.
C'est un film assez éprouvant pour sa durée et ces longs dialogues mais qui n'enlève rien à la qualité du propos. Même si elle est donnée favorite, le sacre de Cate Blanchett aux Oscars n'est selon moi pas acquis face à Ana de Armas et Michelle Yeoh.
LeMeilleurPseudoDuMonde
LeMeilleurPseudoDuMonde

15 abonnés 89 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 février 2023
Il en fallait bien une : Tar est la première grande déception de l’année.

Les critiques élogieuses qu’on lit ici et là m’amènent à me poser une question : a-t-on vu le même film ? Autant le dire tout de suite, Tar est LE film pompeux et prétentieux par excellence.

La réalisation plan-plan ne souffre d’aucune fulgurance : où est la patte du réalisateur ? On enchaine les plans fixes sur des dialogues interminables et vides. La gestion du rythme est absolument catastrophique, il faut attendre le dernier quart du film pour commencer à saisir ce qui est raconté. Et c’est regrettable parce que parfois, on perçoit des bribes de propos intéressant (sur l’identité, sur le tribunal médiatique, sur les abus sexuels, sur la famille) mais rien n’est jamais plus que survolé. Le comble pour ce film sur la musique reste quand même que la musique est quasiment absente.

Le sentiment qui domine pendant le visionnage du film finit inéluctablement par être l’ennui. Et ce n’est pas l’acting de Cate Blanchett qui sauve les meubles. Plutôt correct et juste, on est bien loin de la « performance hallucinante » vantée par certains. Ce n’est pas parce qu’on a le droit à 2 minutes d’expressivité sur 2h38 de film qu’on est face à une performance. J’espère de tout cœur que les Oscars sauront récompenser Michelle Yeoh infiniment plus méritante que cette escroquerie.

Bref. Si vous souhaitez éviter de regarder un film de 2h38 qui en paraît 4, vous savez ce qu’il vous reste à (ne pas) faire.
Olivia Cornille
Olivia Cornille

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 février 2023
Quelle déception, surtout après avoir lu les avis quasi unanimes de la presse clamant le chef d'œuvre ! Le film commence par un interminable générique sans intérêt puis nous plonge dans le monde très sélectif non pas de la musique classique (d'ailleurs il n'y a pratiquement pas de musique dans le film, c'est la grosse deception de ce côté là ) mais des pratiques particulières des orchestres berlinois (complètement hermétiques pour les néophytes). C'est long, très long, sans structure, sans émois, et parfois ça frôle le n'importe quoi. Pour moi, c'est un film raté et Cate Blanchett ne m'a pas convaincu.
Guiciné
Guiciné

218 abonnés 1 372 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2023
Film ou documentaire ? Au vu des dialogues particulièrement réussis mais très poussés sur les musiciens classiques, peut-on conseiller à un novice de voir ce film?
A part l'ennui qui risque de le gagner très rapidement, il est évident que cette œuvre est particulièrement conçue pour les musiciens ou mélomanes avertis.
Beaucoup de longueurs au début mais une actrice au diapason qui interprète un scénario assez nonchalant.
Une réussite sans pour autant être exceptionnel.
garnierix

309 abonnés 617 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2023
Dès le début, on devine que ce film ne sera pas ordinaire. Il commence avec un générique de fin et de remerciements. Il continue avec un interview et un cours de haut niveau sur le concept musical d'une direction d'orchestre. Est-ce pour autant un film extraordinaire ? Est-ce pour autant un film « musical » ? Non et non.
Celui qui ne sait pas mettre de mots sur la musique sera vite largué. Et de la musique, il n'y en aura pas vraiment dans le film. Quant à la bizarrerie de la réalisation, elle deviendra celle de notre société — l'histoire est située clairement dans le sillage du mouvement MeToo, mais les pistes seront un peu brouillées, comme pour signifier "ne cherchez pas trop si ce personnage existe, de toute façon l'hypocrisie et l'hystérie sont partout".
Le film fait réfléchir sur l'utilité et sur la futilité des réseaux sociaux. Ce sont de vrais acteurs dans le film. Même si on ne les voit pas (ce qui est cohérent !). Ils font bouger le film, sans quoi on serait resté sur le portrait de cette femme multi tâches, femme de pouvoir, homosexuelle (so what?), qu'aucun élément filmé n'accuse de quoi que ce soit (si ce n'est des provocations quasi normales chez un personnage talentueux et puissant).
Ce n'est pas un film sur la place de la femme, ou sur le pouvoir, ou sur la musique. C'est un film sur un monde qui se fissure. Il se fissure sous les yeux d’un maestro reconnu. C'est bien que le maestro soit une femme. C'est bien qu'il soit joué par Cate Blanchett, insaisissable et fascinante. C'est bien que l'auteur, au passage, ait expliqué la musique classique en long et en large, brillamment. Mais c'est mal qu'on ne ressente aucune émotion. Très mal.
A.G.
liagorat
liagorat

4 abonnés 37 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2023
Mais que ça fait du bien de voir une oeuvre qui ne fait pas de concession au système.
La mise en scène d'une rigueur esthétique des plus envoûtantes (noir/gris/beiges) est quasi hypnotique sur la première heure où les dialogues peuvent nous laisser de coté si l'on se concentre trop à essayer de tout comprendre au lieu de se laisser porter par l'ambiance, les silences et les mots formulés.
Puis la faille arrive et laisse s'immiscer le doute et le questionnement. Et là tout devient passionnant grâce à Cate Blanchett qui incarne parfaitement son personnage ainsi que les seconds rôles tout aussi maîtrisés.
Je ne connais rien à la musique classique mais ça n'est finalement qu'un prétexte pour opposer un monde au monde.
C'est un film très exigeant, évidemment pas pour tout public, car il faut aimer participer activement à ce questionnement plutôt que d'attendre toutes les explications.
Et que ça fait du bien d'avoir de longs plans fixes avec d'excellents dialogues sans montage survolté.
Un film que j'aurais grand plaisir à visionner plusieurs fois ...
Jean-Marie S.
Jean-Marie S.

6 abonnés 25 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 janvier 2023
2h45 de longueurs pour finalement un message simplissime: les femmes de pouvoir se comportent comme les hommes.
On n'apprend pas grand chose.
Cate Blanchet est une grande actrice mais le scénario est vraiment mince.
velocio

1 571 abonnés 3 562 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 décembre 2023
Mercredi dernier, 25 janvier, sont sortis 2 films ayant comme sujet une cheffe d'orchestre. Vers lequel se diriger en priorité ? Facile ! Si votre approche de la musique est avant tout intellectuelle, "Tár" aura peut-être votre préférence. Par contre si votre approche de la musique est avant tout émotionnelle, il y a peu de chance que "Tár" arrive à vous satisfaire tellement ce film est d'une froideur prononcée. Par contre, "Divertimento", le très beau film de Marie-Castille Mention-Schaar adapté de l'histoire réelle des sœurs Ziouani, na manquera pas de vous plaire et de vous émouvoir.
QuelquesFilms.fr

368 abonnés 1 789 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2023
Un film dur, froid et implacable, à l’image du personnage principal. Un film qui prend d’ailleurs pour titre le nom de ce personnage. Pas le prénom, c’eût été trop sympathique (et ni le personnage, ni le film le sont). Pas le prénom et le nom, c’eût été trop classique (et le film ne l’est pas). Juste le nom, Tár, une syllabe comme une percussion sourde qui, à l’écrit, se transforme en « Rat » si l’on inverse l’ordre des lettres.
Dur et froid sont aussi des qualificatifs qui valent pour l’environnement du personnage : l’architecture brutaliste de son appartement ; le métal chromé de sa voiture de luxe… Autant d’écrins cohérents pour une femme qui s’impose comme un bloc d’assurance et de suffisance. Femme-artiste-despote, sûre de son talent et de sa toute-puissance (voir la superbe affiche du film), cultivant la relation maître-serviteur avec un art impitoyable de la manipulation.
Todd Field, réalisateur à la filmographie courte et clairsemée, muet au cinéma depuis le très bon Little Children (2006), propose un récit et un portrait qui s’inscrivent à la fois dans un type de dramaturgie antique (hubris, déchéance, ironie tragique) et dans une forte contemporanéité (abus de pouvoir, fulgurance des ascensions et des chutes sociales, importance des nouveaux modes de communication…). En choisissant un personnage féminin pour étayer son propos, il va à contre-courant des critiques actuelles d’une masculinité toxique et abusivement dominante, préférant dépasser la question des genres pour focaliser sur des situations et des actes.
Tout le film est basé sur des choix audacieux, concrétisés avec une intelligence et une précision redoutables. Choix de dérouter les spectateurs, de crédibiliser à fond les personnages, de créer un inconfort voire un malaise permanents. Ça commence par des scènes très longues, très intellos, très « jargonnantes », qui permettent, de manière perfectionniste, de poser le personnage principal dans sa réalité quotidienne. Puis s’opère un régulier et minutieux dérèglement de ce quotidien, via une inspiration qui s’éloigne du réalisme pour lorgner vers une inquiétante étrangeté. Un cri dans la forêt et autres sons domestiques perturbants. Changement de ton. Tout bascule. Changement de rythme. La dernière partie du film est plus elliptique, constituée de séquences courtes et tranchantes.
La radicalité du fond et la maîtrise de la forme impressionnent autant que la performance de Cate Blanchett : chaque regard, chaque intonation, chaque geste – le film est aussi, en soi, un documentaire sur son talent.
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2023
Oui ! Cate Blanchett est exceptionnelle dans ce rôle de cheffe d'orchestre prodigieuse rongée d'anxiété. Elle incarne magistralement la démesure du génie, la violence de la domination. Et Noémie Merlant, dans le rôle de l'assistante ambiguë et dévouée, tout en retenue, n'est pas mal non plus...
Tár est un film kaléïdoscope dont certaines facettes resteront sans réponse. Il accumule les mystères et les certitudes, met à jour l'assurance de son héroïne et instaure le malaise auprès du public. Ambiance épurée et scénario au scalpel. Les séquences s'imbriquent et le sens se construit -ou pas- jusqu'à la scène finale que chacun·e inscrira dans le fil de ses références.
Un grand film et une immense actrice.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

95 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2023
L’irrésistible ascension de cette femme chef d’orchestre à Berlin. L’exigence, la rigueur, le perfectionnisme de Lydia Tàr et une « cour » de personnes autour d’elle……..qui voudraient attirer ses faveurs…..

Et la « MUSIQUE » qui prend toute la place…………

jusqu’au jour où les journalistes trouvent la faille, chez cette femme invulnérable qui pouvait massacrer ses élèves musiciens, comme ses collègues.

Après avoir fait le vide autour d’elle, Lydia Tàr, est à son tour, lâchée par ses proches et un monde s’écroule, du jour au lendemain.

La prestation de Cate Blanchett, sort de l’ordinaire. La première partie lisse et tellement rigoureuse et la chute brutale d’une cheffe toute puissante….
Clementine Kruczynski
Clementine Kruczynski

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2023
Je n'avais pas été hantée par un film comme celui ci depuis longtemps. Tar n'est pas facile, c'est un dédale froid et lointain et il se mérite. Mais quelle beauté ! J'ai vraiment adoré. Du pur cinéma.
Lilicot
Lilicot

11 abonnés 277 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 janvier 2023
Immersion dans le monde fermé et impitoyable de la musique classique : rivalités, coups bas, quête de la performance...Focus sur une chef d'orchestre atypique et célébrée par ses pairs au début du film. Puis, la belle image se fissure peu à peu et c'est le chaos...Cate Blanchett est fascinante dans l'interprétation de cette femme puissante et pourtant si fragile.
etoile_du_jaguar
etoile_du_jaguar

4 abonnés 109 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 janvier 2023
Remarquable et remarqué par beaucoup.
Nombre de commentaires sont bons ou excellents.
Je voudrais ajouter que le monde de la musique classique dans lequel se déroule le film correspond à la réalité, fait d'intrigues et de coups bas.
Il manque un peu de musique (Mahler), on en prendrait un peu plus volontiers.
Les dialogues entre chefs d'orchestre, ou musiciens sont un peu compliqués à suivre au début.
Mais franchement très bien
Angel I
Angel I

113 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2023
Performance de Cate blanchett époustouflante ! Réalisation au top ! Sujet si rarement traité.

Hormis quelques longueurs film génial
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