Pas pour les amateurs de science fiction ou même de fantastique. Une sorte de film hybride ou passé le début intriguant , on s'ennuie rapidement , c'est confus , assez lent , ça peut être dérangeant pour pas mal de personne mais surtout au final , ça n"a aucun intérêt.
Je le déconseille d’aller le voir au cinéma. Film très lent qui devient aussi long et lourd a voir. Avec pleins d’idees idéologies futuristes assez complexe
Ce film m'a laissé un peu sur le côté, peut être un peu trop "bouillie intello/artiste". Léa Seydoux comme à son habitude est insupportable. Un second visionnage s'impose car pour le moment je ne pense pas avoir saisi tout ce que veux faire passer ce film.
Un film très unique, enfin un film qui se différencie des grands films aujourd'hui avec de la science fiction horrifique. Une belle surprise vraiment toujours avec Cronenberg qui exploite sa patte d'expert sur ce body horreur intéressant qui fait réfléchir. C'est assez spécial soit on aime soit on déteste mais pour ma part, j'ai vraiment bien aimé. Petit bémol : les scènes de chirurgie sont assez choquantes et la nudité présente font que je le conseillerais fortement d'y aller plutôt vers 15 16 ans même pour y comprendre l'idée générale du film. Je déconseille forcément si vous n'êtes pas fan du body Horror, c'est à dire le charcutage de corps etc. Sinon allez y, foncez. Vous avez le droit à un film unique (rare de nos jours !).
L'oeuvre body horror du vieux David Cronenberg est enfin de retour pour le plaisir de tout ceux qui apprécient depuis longtemps ses délires cinématographiques (à la base de pures séries B de Vidéodrome à eXistenZ), ce qui est bien sûr mon cas. Un petit film d'anticipation (scénario dans son tiroir depuis 20 ans, au petit budget, réalisé en pleine pandémie Covid), fiction post apocalyptique, épuré, intimiste, un petit thriller captivant avec une vraie histoire simple (finalement) et fascinante, que beaucoup aurait tort d'intellectualisé à outrance. Rien d'extraordinairement choquant donc, à l'image du magnifique film Titane (vous êtes prévenu). C'est un monde en mutation comme le notre ou la nature de l'homme cherche le moyen salvateur pour s'en sortir (belle fable je trouve).Si vous êtes choqué par un infanticide (le départ de l'intrigue), la vue de performance de scarifications de toutes sortes ou de spectacles d'autopsies, passez votre chemin. Viggo Mortensen et les autres sont magnifiques (Léa Seydoux enfin), les décors, effets spéciaux, et la musique, sont simples, envoûtants et surtout efficaces. Du fétichisme futuriste, de la sensualité, et une nouvelle réflexion sur une forme de transhumanisme organique et cauchemardesque. L'un de ses films les plus clivant comme Crash où quand certains seront perdus à l'incompréhension et aux dégouts, d'autres comme moi seront éblouis et captivés par ce conte morbide mais envoûtant du fantastique et de l'étrange. 5 étoiles pour les mauvaises critiques
Ce dernier film de Cronenberg est éminemment original. Ça se situe à une époque où l'homme devient autre chose, physiologiquement. Peut-être de son fait, peut-être pas. La douleur n'est plus la douleur, les défenses créent des organes idiopathiques. Le sexe n'est plus le sexe, l'orgasme perdure autrement. Mais le cerveau est resté ce qu'il était : agité, passionné, effrayé, chercheur de significations. L'art a ainsi perduré, mais sous des formes étranges ーcomme l'autopsie spectacle. C'est là que Cronenberg exulte. Et qu'on finit par dérailler ! On déraille parce que ce cerveau semble aussi victime du "désordre évolutif", et parce que celui de Cronenberg semble aussi dérailler... "The meaning that lies locked in the poem" ? ーUn des personnages dit cela à un moment, ça peut illustrer ce qu'on veut dire. Donc finalement, ce film est un peu barbant parce que ampoulé. Même s'il ne manque pas d'humour, comme quand l'un avoue qu'il n'est "pas bon en vieux sexe", ou quand un autre trouve que c'était une bonne idée de "manger nos déchets industriels". Ça reste un Cronenberg, c'est soigné, c'est léché. C'est à voir ーà condition de ne pas être trop impressionnable. A.G.
Plus de 20 ans après l'avoir abandonné, Cronenberg renoue avec le fantastique, à travers un film viscéral et intellectuel multi-strate: _ Une réflexion sur la relation entre l'homme et son corps, les transformations possibles ou subies du corps humain, "suis-je un corps ou ai-je un corps". _ Une réflexion sociale sur la différence, la mise à l'écart des minorités, mais également le monde des influenceurs _ Une peinture apocalyptique du monde post-crises, à travers des décors dégénérescents d'Athènes. C'est un film à énigmes, dont les clefs se livrent au fur et à mesure en exigeant du spectateur toute son attention, qui n'est pas facilitée par la photographie, chef d'oeuvre de glauque et d'austérité. S'il l'accorde, le spectateur savourera un des meilleurs Cronenberg.
En regardant la bande annonce on pense que le film est intriguant mais il n'en ai rienfilm très ennuyeux 辰et malsain! Une véritable arnaque!!!! Passez votre chemin et gardez votre argent!!!!!!!
C'est pas parce que c'est décalé que ça doit être automatiquement du grand cinéma ! Triste de voir un si grand réalisateur se casser la gueule dans son propre domaine. C'est long à mourir...et hyper plat ! Le message est bon mais il y avait largement mieux à faire pour un film qui marque ton retour après 8 ans d'absence dans le monde du cinéma.
Profondément mauvais, se prétend être une critique de notre futur mais fait que nous montrer des monstruosités sans queue ni tête. Autant j'ai apprécié le travail d’effet spéciaux sur cette œuvre autant je n'ai absolument pas compris ou l'auteur veut nous emmener avec ça.
Apparemment l'univers de Cronenberg ne plaît pas au plus grand nombre. Évidemment si on prend le film au premier degré sans vouloir comprendre ce que l'auteur veut réellement raconter avec tout ça.... Car à travers son lien avec la chair déjà évoqué dans plusieurs de ces films, Cronenberg nous parle du processus de la création artistique et des tourments de l'esprit qui lui sont nécessaires. Si on y rajoute la part d'humour et sa vision des mutations humaines liées aux plastiques on obtient son film le plus abouti. Entre parenthèses: la mère ne tue pas son fils juste parce qu'il mange du plastique..... C'est un peu plus complexe que çà. Après le jeu des acteurs est bon, la photo est bonne , le son est correct, c'est par son histoire et son scénario que ce film est excellent.
Film qui laissait espérer beaucoup, film dans la potentielle lignée d'un « faux-semblants » de 1988 en analogie à la thématique chirurgicale, de la mutation déifiée qui semble pourtant être une régression.
Je m’attendais donc à un bon film. Il n’en fut rien. Lent, pompeux, d’un esthétisme tant recherché qu’il en est creux. Une perte de temps. Pas une seule fois je n’ai ressentie une émotion mise à par de l’ennui. Bref décevant.
Vraiment dommage car la thématique soulevées étant extrêmement pertinente, le film aurait pu être magistral. Des sujets auraient même mérité d’être approfondies dans leurs approches psychologique. Mais le film a rien dans le bide… Il traite de la question de ce que nous avons physiologiquement en nous, mais c’est lui qui est vide. Et c’est clairement comble.
Et puis désolée hein mais Léa S joue toujours aussi mal…
On peut diversement apprécier le dernier opus, très gore et très abscons, de David Cronenberg, mais celui-ci demeure un formidable cinéaste, créateur d'univers glauques, malsains et morbides; dans le vieux Crash, il aimait voir le métal entrer dans le corps humain; ici, le corps humain est carrément ouvert, exposé, fouillé par le scalpel. Dans cet avenir qui me semble être plutôt le passé d'un monde parallèle déviant -tout est vieillot, sale, il n'y a pas de voitures, pas d'éclairage dans les ruelles et même les instruments chirurgicaux paraissent dater (si on excepte leurs télécommandes vaguement organiques...), les corps produisent d'étranges organes excédentaires, qui semblent n'avoir aucune fonction, comme d'inclassables cancers. La chirurgie a remplacé le sexe; les peep-shows et autres cabarets n'existent plus, on vient voir des performers qui ouvrent ces corps (la douleur a quasiment disparu et des sortes de stylos à cautériser referment les plaies en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire); ils extraient ces organes surnuméraires, et si auparavant ils ont été tatoués.... c'est le triomphe. Saul et Caprice (Viggo Mortensen et Léa Seydoux) sont un de ces couples de performers vedettes. Mais le corps de Saul se déglingue, à force de produire tous ces organes, il souffre, il se déplace difficilement, enveloppé dans une longue cape noire... Il dort dans un lit, coquille ou carapace d'animal accrochée au plafond par des sortes de pattes d'insecte qui en même temps, le massent; son fauteuil est une sorte d'exosquelette avec des bras... Inventivité qui n'a été atteinte que par le Giger d'Alien. Au fil du film vous rencontrerez une brigade des organes ou officie Timlin (Kristen Stewart), une sorte de groupe terroriste clandestin, un petit garçon qui se nourrit uniquement de plastique et que sa mère étouffe dans la première séquence (je ne spoile rien, car ce sont les deux premières minutes du film; le moment donc où les premiers spectateurs vont avoir envie de sortir) Vous n'y comprendrez rien mais on s'en fiche. Ce qui compte, c'est que Cronenberg est, et reste à 80 ans, un formidable concepteur d'univers, positionné on ne sait trop ou entre le fantastique, la science-fiction et la sociologie, et que Les crimes du futur est probablement son meilleur film depuis longtemps. Sociologie? Oui, car on peut y voir aussi une parabole sur l'évolution de notre société vers toujours moins de spiritualité et toujours plus de viandisation.
À la fois très psychanalytique, très mental et viscéral le réalisateur pousse à la confrontation morale, n'hésite pas à choquer, à bousculer via des séquences malaisantes souvent pertinentes au vu du récit, parfois trop gratuites. Les acteurs sont impressionnants d'investissement et d'implication, en premier lieu le sublime duo Mortensen/Seydoux, mais on peut rester perplexe sur une Kristen Stewart sous-exploitée et une duo de "techniciennes" qui impose des questions sans réponses. Finalement on est intrigué, fasciné par la vision de Cronenberg, on adore le côté hyper auto-référencé, certains passages sont prenant voir hypnotique mais ça reste aussi peu approfondit, pas toujours convaincant notamment sur les rôles réels du FBI et du Bureau du registre des Organes. En conclusion, Cronenberg déstabilise et questionne encore et toujours avec son cinéma singulier et audacieux, et on aime ça même si on a l'impression d'un manque de renouveau cette fois. Site : Selenie
Excellent cronenberg, dans la lignée d'existenZ, videodrome ou même crash. Le scénario est très bon, les acteurs impeccables, la musique est assez intrigante. Même si la fin ne m'a pas paru aussi intéressante que le reste, les crimes du futur reste un excellent film, avec des scènes bien trash (spoiler: la mort et l'autopsie du gamin, la scarification du visage d'une femme, la danse d'un homme cousu des yeux et de la bouche...