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Un visiteur
3,5
Publiée le 5 septembre 2015
Trouble Every Day est un film certes inégal, mais pas inintéressant. Marqué par un rythme lent qui fera vite décrocher certains, j'ai quand même trouvé les scènes très envoûtantes. Déjà, car elles s'entourent d'un mystère épais qui ne sera jamais totalement éclaircis. Ensuite, car la réalisation de Claire Denis se démarque par une sensorialité appuyée (notamment grâce au travail sur le sound design) et un jeu avec les points de vue déroutant. C'est au final grâce à ces deux points que Trouble Every Day mérite d'être vu. Pour le reste, on peut rester de marbre : les acteurs oscillent entre le bon et le moyen, la photographie semble parfois très soignée (c'est d'ailleurs amusant de noter que certains plans semblent avoir inspirés le cinéma d'horreur, il suffit de regarder l'affiche de Sinister pour s'en rendre compte) et parfois complètement délaissée au hasard, la bande-son est très bonne mais est beaucoup trop répétée tout au long... Imparfait donc, mais à voir pour l'expérience qu'il procure.
Une très belle réalisation de Claire Denis (on reconnait l’expertise d’une prof de la FEMIS), très innovant, très apuré, et esthétique à la fois. Pourtant le sujet du film est dur, violent, presque austère. Il y a d’ailleurs très peu de dialogues, et on ne connaîtra jamais tous les tenants et aboutissants du sujet. Un jeune couple américain vient passer sa lune de miel à Paris. Mais on comprend vite que le JH , chercheur en biologie, qui travaille pour un gros Labo médical, a d’autres objectifs pour sa visite. En parallèle, à Paris , une jeune femme est enfermée dans un pavillon de banlieue, elle arrive à s’échapper parfois , et va commettre des meurtres sanguinaires. On ne saura jamais pourquoi et comment elle entre dans cet état de transe meurtrière, avec un soupçon de cannibalisme. On comprend que Vincent Gallo, qui travaille pour un labo pharmaceutique est venu à Paris pour rencontrer un professeur/chercheur en biologie. On suppose qu’un médicament a été mis au point, sans contrôle, et qui a des effets secondaires terribles. Gallo lui même est touché par ses effets secondaires. L’intrigue en elle même a finalement peu d’importance, et on ne saura jamais le fin mot de l’histoire. Ce qui importe c’est le climat, fantastique, violent , oppressant qui est crée, à la limite de basculer dans le trash, mais qui garde toujours une force rare. Certaines scènes sont très dures à supporter si on les prend au premier degré : i.e. l’agression de Dalle sur Duvauchelle, ou la même transgression finale de Gallo sur la femme de ménage (excellente Florence Loiret) , avec cannibalisme sexuel. Le récit qui mêle intrigue et fantastique est envoutant, l’austérité et la qualité du style l’empêche de basculer dans le gore . On est « border line », mais avec beaucoup de style. Les acteurs sont très bons, Vincent Gallo, est lunaire, mystérieux et inquiétant, on plaint sa jeune épouse. Il nous rappelle son personnage déjà lunaire, dans son cultissime et magnifique film « Brown Bunny »,( à voir absolument en VOD). Béatrice Dalle est très bien, diabolique, impliquée, dans un rôle pourtant très difficile. Un film étrange, atypique, un peu révulsif par son sujet mais magistralement traité, avec beaucoup d’intelligence et beaucoup « d’élégance » dans la mise en scène.
Claire Denis fait partie de ces réalisatrices à part dans le cinéma français se risquant dans des oeuvres dures et originales, épaulée par une équipe technique et un panel d'acteurs souvent issus du milieu underground accoutumés aux productions indépendantes. Certes on peut qualifier "Trouble every day" de film d'horreur en règle générale mais sa vision de cette histoire l'a amenée à explorer le thriller à la manière de faire monter l'angoisse par de lents travellings dans les couloirs, le fantastique par le rapprochement vampirique de la méthode de nos assassins et biensûr le gore par les 2 monstrueuses scènes sanguinolentes et très dérangeantes qui sont le choc suprême de cette oeuvre (on vous aura averti!). La réalisation est très bonne avec la superbe photo d'Agnès Godard (éclairage au sodium, utilisation de caméras non conventionnelles), la musique de Tindersticks lancinante et le casting est excellent, Béatrice Dalle à l'honneur qui nous aura décidément ébloui de bout en bout dans sa carrière acceptant les rôles les plus difficiles. Il manque quelques explications dans le scénario, on ne saura pas l'origine de cette maladie ni son devenir, on n'en sait peu également sur les voisins qui décident de cambrioler ni pourquoi le collègue de Nicolas Duvauchelle n'intervient pas pendant son supplice et Vincent Gallo et Alex Descas ne font pas des chercheurs scientifiques très crédibles mais la mise en scène de Claire Denis vaut le coup d'oeil pour cette expérience étrange et de quailté...
A l’instar de ce qui s’est fait avec le porno, Claire Denis fait un film d’auteur en utilisant un genre, en traitant le thème par excellence du cinéma fantastique d’épouvante : l’érotisme cannibale, le parallèle de la pulsion sexuelle avec celle de dévoration. Le résultat est un peu maniéré mais intéressant. Le récit est lent, linéaire. La réalisatrice sait jouer des ellipses préalables (avec en particulier des gros plans occultant) pour mettre en valeur les quelques scènes horrifiques explicatives. Mais surtout elle évite tout ce que les conventions spectaculaires de genre peuvent avoir de déréalisant. Les effets de contrastes entre la suavité des nocturnes et de la bande musicale et les scènes d’horreur sont de grandes réussites.
y'a rien, c'est creux, c'est nul. Ca fait ni peur, ni réfléchir, ni rien, à part se demander "mais y'a t-il une histoire ?" Jusque dans les dix dernières minutes, j'espérais un dénouement, un semblant de cohérence, mais non... Une dizaine de morts, sans aucune suspicion de la police, tranquille... et puis une nana de 50 kg qui terrasse des gars, oui.. Mais qu'est-ce que c'est que ce nanard ? et qu'est-il arrivé à certains critiques pour mettre des étoiles à ce film ? Ils ont apprécié les litres de Ketchup ? ( car oui, dans ce film, les gens ont une centaine de litres de sang )
Quelle nullité... Le genre de film qui me dégoute à jamais de suivre les critiques de la presse. 4 étoiles à un navet pareil, sans queue ni tête, lent, très lent, trop lent... L'exemple type du mauvais cinéma français qui croit que l'art doit forcément être chiant et abscons.
Apparemment le film se veut classe, érotique ou je ne sais quoi mais qu'il est soporifique. J'ai pourtant été très intrigué par le synopsis mais quel déception. C'est lent, c'est long, toujours à attendre quelque chose à se mettre sous la dent et.... Non. Quant aux acteurs on peut dire que c'est vraiment très mal joué, aucun charisme, aucune personnalité, eux aussi sont très lents, trop lents pour que l'on reste captive ou tout de moins intéressé. J'ai vraiment trouvé l'idée super alléchante sur le papier mais en regardant ce film j'ai vite déchanté.
Généralement, je suis plutôt friand de ce genre de films sombres, peu bavards, dans lesquels l'ambiance prime sur le reste. Pourtant, je suis passé à côté de "Trouble Every Day". A part quelques bonnes idées de mise en scène, la réalisation de Claire Denis ne m'a pas semblé assez solide pour rendre captivant ce long métrage lent où domine l'atmosphère visuelle et sonore. Je ne vois pas où la cinéaste souhaite nous amener mais j'ai ressenti un puissant effet léthargique durant le film. Pour le coup, le mélange entre le cinéma d'auteur et le film de genre ne colle pas et rend l'ensemble plutôt prétentieux. "Trouble Every Day" ne me laissera clairement pas un souvenir indélébile.
Typiquement le genre de film que je n'aime pas. Le genre de film qui veut être subversif en te montrant de images chocs. Mais ce n'est rien que de la violence gratuite, sans aucun fond. Alors certains se palucherons sur le fait que c'est une mise en abyme des relations de couple qui peuvent être destructrices. Mais il n'y a rien à côté, les dialogues sont peu présents, le film est lent, et surtout les scènes s'enchainent en mode Random, sans que l'on comprenne les liens entre les personnages. Non le seul avantage est que l'on retire est la magnifique Bo signé par le groupe Tindersticks et le fait que certaines scènes sont visuellement réussies, et qu'il y a une tension même si elles sont gores. Le problème est que ce film est bien un défouloir cathartiques de Claire Denis qui met sur pellicules sur pulsions malsaines, avec une Béatrice Dalle qui fait vraiment peur. Je ne peux même pas dire que ça performance m'a éblouie, c'est plutôt le dégout qui en ressort. Comme ce film qui fait peur sur l'humanité, sur les troubles qui animent l'humain. Le problème de ce film est que le dégout qu'il procure es plus fort que l'attraction malsaine qu'il nous procure.
Un film assez décevant et relativement prétentieux. Avec Trouble Every Day, Claire Denis s'essaye au film d'horreur : rythme plan-plan , dialogues rarissimes et personnages sans épaisseur. Violence gratuite ? Peut-être, même si je persiste à croire que la violence n'est jamais totalement gratuite au cinéma, à partir du moment où cette dernière implique un effort de mise en scène ( l'un des rares films qui me semble parfaitement gratuit reste A ma Soeur ! de Catherine Breillat, long métrage dont la platitude ne laisse pas transparaître de réelles intentions artistiques ). Pour en revenir au film de Claire Denis, je dirais qu'il pêche d'un point de vue esthétique : la photographie fadasse d'Agnès Godard provoque rapidement l'indifférence. Vincent Gallo sauve les meubles avec sa gueule d'acteur et Béatrice Dalle réussit tant bien que mal à nous émoustiller en emballant son partenaire. Trouble Every Day aurait pu être excellent s'il n'avait pas été aussi conceptuel, aussi théorique, aussi abstrait en somme... Un gâchis d'intelligence de la part de Claire Denis. A vous de voir.
Claire Denis nous embarquait en 2001 dans ce poème sanglant et taiseux, au son d'une bande originale totalement envoûtante signée des Tindersticks, peut-être l'une des plus belles musiques de film de la décennie. Fascinant, passionnant, sachant prendre son temps, Trouble every day est un long-métrage remarquable, dans lequel les corps, les regards, les silences sont aussi importants, voire plus, que les dialogues. Cette mystérieuse histoire de cannibale est magnifiquement portée par des acteurs époustouflants, Vincent Gallo et Béatrice Dalle en tête, bénéficie d'une lumière d'Agnès Godard qui distille une atmosphère vénéneuse, et d'une mise en scène d'une maîtrise rare, qui réserve des séquences à la beauté violente et sauvage. Magnétique.
Trouble Every Day ou comment offrir une idée sympa, oser l'aborder de façon différente et assez original mais ne jamais savoir maitriser la chose . Dès le début j'ai sentis que ça n'allais pas passer pour deux raisons, le rythme est d'une lenteur déconcertante et les dialogues du film se comptent sur le bout des doigts .
Un rythme lent et pas de dialogues ça vous plonge vite dans l'ennui le plus profond qui soit, d'ailleurs les premiers dialogues n'arrivent qu'au bout de 10 minutes environ . Tellement peu de dialogues que l'on ne peut pas vraiment juger les acteurs sur leur quelconque talent, a la limite José Garcia qui parle bien Anglais et encore . Ensuite on a un scénario pas super bien écrit, souvent creux, vide, lourd et coté gore c'est raté, sans saveur et ça ne fait aucun effet .
Pour éviter l'ennui la réalisatrice a cru bon de rajouter une pseudo touche d'érotisme, mais non désolé des gros plans sur des pubis ne font pas un film, encore moins d'horreur, peut on même qualifier ce film de film d'horreur ? Personnellement non .
Trouble Every Day est aussi prévisible, le gros du scénario se devine avant la moitié, bref pas une réussite malgré quelques bonnes idées tout semble se noyer entre le trop peu de dialogues et le rythme soporifique c'est finalement pas terrible et pas maitrisé .
Bof. J'aime bien Béatrice Dalle, et il y a quelques idées intéressantes dans ce film (ce besoin insatiable d'aimer son partenaire jusqu'à le manger...). Plutôt bien fait, et des scènes étaient plutôt bien imaginées (ce face à face entre les planches, où on sent le désir de chacun monter avec intensité). Mais ça manque désespérément de rythme pour moi. Sans compter quelques petts détails que je n'ai toujours pas saisi.
Une atmosphère particulièrement prenante, on ne sait jamais de quoi il s'agit, la luminosité est particulièrement bien travaillée et un duo d'acteurs détonants. Vincent Gallo offre une nouvelle fois une performance incroyable, son magnétisme atteint ici des sommets. Béatrice Dalle nous bluffe et nous prouve par la même occasion qu'elle sait jouer. Cependant, cela ne suffit pas pour faire un film digne de ce nom. L'histoire est brouillon, certains plans et effets désastreux et les seconds rôles semblent avoir été choisit sur le tas. Ambitieux me direz-vous, je le conçoit, mais peu mieux faire.