3315 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
304 critiques spectateurs
5
132 critiques
4
109 critiques
3
36 critiques
2
18 critiques
1
6 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Benevaaucine
24 abonnés
58 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 14 février 2023
Ce documentaire est la mise en image du livre du même nom de @sylvain.tesson. On y retrouve Vincent Munier accompagné de l'auteur qui partent à la recherche de la panthère des neiges dans les hauts plateaux tibétains. Cette quête, initialement, paraît un peu folle parce que 1/elle est en contraste avec nos quêtes capitalistes et 2/rien ne prédit qu'elle puisse se réaliser : pas d'argent en jeu, de négociations, de chantages et autres méthodes pouvant permettre d'arriver à ses fins. Uniquement de la patience, de l'humilité, un profond respect pour la Nature et la volonté de s'ancrer en un point fixe pendant de longues heures. Ce film généreux, nous embarque en même temps que les deux protagonistes dans cette quête et c'est d'une beauté immense ! Tout au long de cette quête, la Nature se dévoile dans ce qu'elle a de plus harmonieux, majestueux, mystérieux et d'inaccessible à l'Homme moderne. On découvre des miracles de beauté dans les paysages et les animaux filmés et avec Munier, on apprend qu'en respectant la Nature, qu'en apprenant à la connaître et que dans une volonté d'être en communion avec elle, elle nous offre des cadeaux inestimables ! En témoigne la rencontre avec les ours et ...(attention spoilers)au terme de plusieurs jours d'affût la tant attendue panthère. La scène où elle apparait est d'une rare émotion : dans un moment hors du temps, elle s'offre aux deux protagonistes, elle sait qu'ils sont là et elle les regardent dans des mimiques presque humaines pendant plusieurs minutes. Nous sommes les étrangers dans cette Nature et logiquement les larmes de Munier coulent face à ce cadeau qu'elle nous fait. Ce sont les larmes d'un homme qui s'est donné corps et âme et qui trouve, l'espace d'un instant sa récompense. Lorsque le générique de fin a débuté, la salle est restée silencieuse et n'a pas bougé, pour profiter encore de ce moment privilégié avec la nature. Ce film tombe à point nommé dans l'ambiance anxiogène de l'urgence climatique. Il nous invite à l'émerveillement et à la contemplation desquels naissent le désir et la volonté de préserver la faune et la flore qui nous entourent et qui ont tant à nous apprendre
Sylvain Tesson et Vincent Munier nous offrent le privilège d'une immersion dans un monde resté sauvage et nous font re-découvrir l'importance de regarder la nature qui nous entoure. Un film sobre, magique. Des images d'une beauté inouïe.
L’écrivain Sylvain Tesson et la documentariste Marie Amiguet accompagnent Vincent Munier dans sa quête. Quelques réflexions philosophiques sur la relation de l’homme avec la nature viennent paraphraser cette immersion contemplative dans ce documentaire singulier et très beau sur l’art de l’affût.
Un très grand film. Le livre était intéressant mais pas abouti et relevait parfois de poncifs dont l'accumulation pouvait s'avérer pénible. Par contre le film donne toute son ampleur à la démarche en faisant alterner des images sublimes avec un sous-texte peu bavard et très drôle dans la distance que Sylvain Tesson prend vis-à-vis de lui-même. Chaque image dégage une puissance absolument folle et rarement vue dans des documentaires animaliers. Par la mise en contexte, par la démarche suivie, par l'humour aussi, ces images percutent et restent gravées dans la mémoire. Un vrai grand film qui a le potentiel de changer le regard du spectateur.
Le documentaire sur la Panthère des neiges du Tibet est un film poétique et d’une beauté sans pareil. Vincent Munier, écrivain et photographe français, prouve aux spectateurs que malgré toutes nos prouesses techniques sur le plan cinématographique rien n’est plus beau que la nature de notre belle planète. Rien n’est plus beau que nos paysages, notre flore et notre faune terrestre.
La quête du léopard des neiges ne serait pas assez intense et belle sans patience et sans courage. Durant ce voyage, les deux protagonistes rencontrent tout un tas d’animaux à la beauté remarquable, au plus près de la liberté. Ce documentaire est authentique, c’est bien ça qui fait toute sa force. Nous voulons être avec eux, à contempler l’écosystème tibétain durant ce voyage à la recherche du félin légendaire. La patience est une vertu suprême, la plus élégante et la plus oubliée, elle aide à aimer le monde.
La manière de s’exprimer pour nos deux héros est l’une des plus classe et élégante du patrimoine français. Un langage soutenu bien plus riche que notre dialecte familier ou sans âme des banlieusards.
Ce documentaire nous apprend à aimer la nature, il apporte un regard nouveau sur le monde. C’est tout ce à quoi nous avons renoncé, la liberté, l’autonomie, la connaissance parfaite de l’environnement.
Vénéré ce qui se tient devant nous, ne rien espérer, jouir de ce qui s’offre, avoir foi en la poésie, se contenter du monde, lutter pour qu’il demeure.
Film lent et nombriliste, à la contemplation bavarde. On y voit plus les deux compères se mettre en scène que d'images sur les animaux eux-mêmes, lesquelles n'ont rien d'exceptionnelles par-rapport aux autres productions.
Si le commentaire qui accompagne l'image en révèle bien souvent la poésie, on regrette quelques fois la surcomplexification, la recherche excessive de la belle phrase, qui alourdit alors le propos
Un voyage dépaysant mais un peu trop contemplatif, aux images sublimes mais au discours assez pompeux, qui suit au plus près deux passionnés, l'écrivain Sylvain Tesson et le photographe animalier Vincent Munier, dans leur quête insaisissable d'un animal mythique et majestueux de l'Himalaya.
La Panthère des neiges est un beau documentaire, bien rythmé, qui donne à voir de superbes paysages et les photographies étonnantes de Vincent Munier. C'est d'ailleurs Munier, bien davantage que Sylvain Tesson, qui est selon moi le héros de ce documentaire, celui qui lui donne un coeur, celui qui suscite l'émotion du fait de sa passion très pure pour la vie animale. Tesson est quant à lui un narrateur convaincant bien qu'un peu plus cynique ; ses commentaires sur l'art de la contemplation et de la retraite sont pour la plupart intéressants.