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Kouto
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3,5
Publiée le 7 décembre 2025
Racontant le combat d’une journaliste d’investigation indépendante pour que la nocivité des algues vertes en Bretagne soit reconnue, ce drame aurait gagné en efficacité avec une ossature plus solide. En effet, la mise en scène très académique de Pierre Jolivet n’a que peu d’impact tout comme l’interprétation sans grand relief. Demeure une histoire pertinente sur l’état de notre société et les risques sanitaires mis de côté sur l’autel du profit et du rendement agricole.
Un très bon film militant, avec un scénario qui rebondit, un très bon jeu d'acteur, des dialogues et des émotions authentiques. Ayant constaté cet été le dégât causé par les algues vertes sur les plages bretonnes, j'ai vibré à cette histoire vraie. Un combat à faire connaître, un film a promouvoir autour de vous.
Adaptation réussie sur l'investigation au sujet des algues vertes et du très vieux problèmes de cette guerre sans nom conséquence d'une agriculture sauvagement intensive dont sont victimes les plus fragiles, excellente mise en scène sur l'omerta régnant autour du sujet comme de l'effarante complicité à tout les niveaux de la puissance et autorité publique, la politique est devenue un métier au service des puissants qui n'a que faire de la démocratie ni de la liberté d'expression
Excellent film par sa sobriété mais aussi son courage et l'efficacité de son témoignage. Justesse des comédiens et beauté des paysages... malgré les algues.
Céline Sallette, trop rare au cinéma, réussit parfaitement à s’attribuer la carte de presse d’Inès Léraud, cette journaliste indépendante qui pendant deux ans va travailler sur la mort suspecte de personnes et d’animaux, sur les plages bretonnes. L’affaires des algues vertes, ou les conséquences d’une agriculture intensive, dont l’emploi des pesticides à l’origine du phénomène chimique provoqué par l’émanation d’hydrogène sulfuré. L’omerta est quasi générale en Bretagne, des pouvoirs publics aux lobbys agricoles ( « chaque famille a un proche qui travaille pour les coopératives » ) qui font barrage au travail acharné et documenté de la journaliste. Son diagnostic est terrible , mais irrésistiblement freiné par un environnement hostile que le réalisateur ne parvient pas à contourner lui non plus afin de donner un second souffle à son film. Il a le mérite d’exister et de poser le problème de manière conséquente : l’existence d’un scandale politico-écologique, qui perdure depuis des décennies. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Enquête sur un fléau environnemental. S’appuyant sur les investigations de la journaliste Inès Léraud et de la BD dérivée du même nom, Pierre Jolivet nous a pondu un thriller engagé, au schéma certes un brin trop classique, sur un sujet glaçant qui dérange beaucoup. Doté de solides seconds rôles, « Les Algues Vertes » est un film passionnant dans lequel brille Céline Sallette.
"Les Algues vertes" est un film que j'ai bien apprécié. L'histoire est intéressante et aussi plutôt prennente et les acteurs jouent très bien et j'ai trouvé que parfois ça tourne un peu en rond à certains moments du film.
Le sujet est passionnant et pas assez mis en lumière par les médias maintream et les partis politiques qui se disent soucieux d’écologie. Evidemment, certaines raisons ne sont pas étrangères à ce manque d’éclairage : des intérêts individuels qui viennent à l’encontre de l’intérêt collectif et la difficulté de reconnaître ses erreurs quand celles-ci sous-entendent un changement total de vision du monde professionnel… Néanmoins, ce film, engagé, tout sauf manichéen, montre très bien comment on en est arrivé là, la situation locale et les enjeux liés à l’enquête. Ce film a bien des points communs avec « Rouge » sorti en 2021 dont Céline Sallette qui incarnait déjà un personnage de journaliste.
Après avoir consacré une partie de son œuvre à réaliser des comédies sociales sur le travail comme « Ma petite entreprise », Pierre Jolivet continue à ancrer ses films dans le réel. Et, avec « Les Algues vertes » il frappe fort en prenant une histoire vraie très récente comme sujet qui flirte avec le meilleur du cinéma d’investigation. En suivant une journaliste qui va tenter de faire lumière sur un scandale sanitaire mettant en scène l’industrie agro-alimentaire française, il réussit un grand film pamphlétaire à la simplicité remarquable et à l’efficacité indéniable. On sait les américains très à l’aise avec ce type de productions, de « Erin Brockovich » de Soderbergh sur l’eau contaminée à « Spotlight » de Tom McCarthy sur les prêtres pédophiles en passant par le plus récent « Dark Waters » de Todd Haynes qui revenait sur la contamination des sols. Mais les français ne sont pas en reste depuis quelques années comme le prouve le magistral « Goliath » sur l’agro-chimie ou le récent « La Promesse verte » d’Edouard Bergeron sur les ramifications de l’industrie de l’huile de palme. Des longs-métrages puissants, importants et nécessaires qui mettent la lumière la corruption de notre monde régi par le fric et négligeant la santé des hommes et la conservation de la nature. Des œuvres qui font mal aux esprits, qui bousculent mais qui ont pour point commun de tirer la sonnette d’alarme tout en divertissant le spectateur.
On est ici en Bretagne et une jeune pigiste réalisant des chroniques sur le région va être interpellée sur des morts suspectes d’animaux et de quelques hommes sur le littoral breton. Entre la crainte des agriculteurs de perdre leur travail et qui font l’autruche, des autorités complices avec les gigantesques coopératives agricoles et des familles de victimes bafouées, elle va devoir se battre pour faire éclater la vérité et faire justice. De manière factuelle, avec un scénario implacable qui avance par à-coups de manière rythmée et sans fausse note, en gardant l’essentiel de l’histoire et sans digressions aucune, « Les Algues vertes » nous passionne, nous captive et ne nous lâche pas durant une bonne heure et demie. Et pourtant, il n’y a pas de scènes spectaculaires ou d’ajouts censés impressionner le spectateur. Jolivet garde le cap de l’ultra réalisme avec une mise en scène sage mais adaptée à un tel récit et il peut compter sur une Céline Salette impeccable entourée d’une palanquée de seconds rôles justes entre têtes connues (Jonathan Lambert impeccable en député pragmatique ou encore Julie Ferrier en veuve soumise à l’Omerta). Même les troisièmes rôles moins connus brillent par leur naturel comme cette tenancière de bar empathique ou cet agriculteur désespéré. On apprécie également que le rôle de la journaliste soit bien étayé avec une bonne balance entre l’enquête et sa vie privée, lui donnant beaucoup de coffre.
Mais ce qui marque peut-être le plus dans « Les Algues vertes », outre son traitement brillant et totalement en adéquation avec le sujet, c’est ce qu’il sous-entend. Certes, il ne révolutionne rien comme on a pu le voir avec les œuvres citées précédemment mais, sans esbrouffe, il nous fait réfléchir, nous bouscule et tente, à son petit niveau, de faire bouger les consciences. La loi du silence nous stupéfait, la complicité politique des élus nous scandalise et la corruption généralisée des instances publiques fait froid dans le dos. Encore une fois l’argent est roi et les victimes et l’environnement passent en second. Quant au métier de journalisme d’investigation, il est montré de manière juste et donne encore envie de croire à la beauté de ce métier quand il n’est pas soumis à des narratifs préfabriqués. On se dit que le passé récent avec l’ère Covid et toutes ses magouilles politiques et financières pourrait également donner un très grand film si la censure n’y met pas son grain de sel. Un grand et beau film qui donne à réfléchir.
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Un film pour éveiller les consciences sur un sujet grave. Plutot bien fait avec des personnages attachants et un décor grandiose et familier. Puisse ce film apporter sa contribution pour éviter que ce paradis qu'est la Bretagne ne devienne un enfer.
Tiré d'histoire vrai on plonge assez rapidement dans le vif du sujet avec cette honte écologique juste pour être dans le peloton de tête des pays les plus puissants dans le domaine agricole aux détriments de la nature et donc de l'humain. On voit comment on tait les choses pour garder les touristes, comment on détourne les choses, on ment, manipule, on met de côté ceux qui osent parler voir les menaces. Céline Salette incarne très bien cette journaliste qui veut découvrir la vérité et montre l'hypocrisie des politiques (oh étonnant mon petit!!) avec des photos des ministres venus en grande pompe pour dire "plus jamais cela"...parole en l'air (pollué)...on en ressort en colère et limite dégoûté quand on voit le résultat d'un des procès (toujours en cours suite à un appel)...mais qui rappel surtout que si on continue à rien faire...enfin vous savez la suite. NOTE : 8/10
Un film chirurgical, tendu, intime et passionnant. On pense à Erin Brokovich et à Goliath. Le film détricote avec brio les liens économiques, politiques, sociaux et humains qui, de tout temps, mènent inexorablement aux catastrophes. Aussi précis et pédagogique qu'il soit, il ne suffira sans doute hélas pas à prévenir les prochaines.
Je n avais pas lu la BD.Surprise très agréable que ce film avec un scénario bien construit .C est un film qui alerte avec le comportement et l’omerta des pouvoirs public face à un grave danger sanitaire.Pierre Jolivet est un excellent réalisateur. On ne s’ennuie pas une seconde.
A travers ce film, on découvre toute la manipulation à tous les étages de notre société en faveur des plus puissants. Manipulation des élus par les lobbies, et manipulation passive des agriculteurs en faveur des banques et des industriels. Dans notre monde où pour sauver ses intérets chacun manipule l'autre sans même qu'il s'en rende compte, on fait souvent porter le chapeau à la presse. Comme pour "petit paysan", ce film cherche à nous ouvrir les yeux sur un système dont il est devenu impossible de se défaire. Le jeu d'acteurs est parfois léger, mais l'essentiel n'est pas là.
"Les algues vertes" est de ces films qu'on n'oublie pas, de ceux qui montrent la réalité et la complexité du monde, avec nuance et humanité. Parce que le modèle agricole breton dépasse des limites, la nature est malade à certains endroits, les algues un symptôme. Et parce que tout est lié, depuis la vie de nombreuses familles jusqu'à l'économie d'une région il faut la détermination et la pugnacité d'une femme pour autoriser à ce que la vérité soit révélée. Rien n'est feint, l'engagement est total, sincère, magnifiquement servis par une réalisation qui laisse toute sa place à la sensibilité de chacun. Un film qui ravira ses spectateurs, capable de réconcilier des opinions contraires et d'aider à avancer ensemble. Quant aux acteurs, ils donnent toute la puissance à Céline Sallette qui elle-même s'appuie sur Nina Meurisse pour faire de ce film une belle réussite. À voir et à promouvoir.